CamilleG

Sortir de la crise ? Elle a la solution…

Ce livre signé Marie May a attiré toute mon attention. C’est vrai que l’on en parle depuis tellement longtemps de cette fichue crise. Tout aurait commencé aux USA avec leurs foutues histoires de subprimes. Depuis ce mot est devenu une normalité et est utilisé à toutes les sauces. Grave erreur.

Ce bouquin est destiné à celles et à ceux qui savent qu’il est nécessaire de sortir de cette situation. Avez-vous remarqué que les solutions proposées par nos figures politiques ne portent par leurs fruits ? Savez-vous pourquoi ? Car elles n’émanent pas du peuple mais de quelques technocrates, explique l’auteur.

Le souci, notre souci, c’est qu’aujourd’hui comme avant, nous nous croyons impuissants, pieds et poings liés, à la merci de ceux que nous estimons plus forts que nous.

L’auteure insiste sur le fait que nous n’avons jamais osé croire au potentiel que nous avons, tous, ensemble, parce que nous n’avons pas réellement de but défini. Selon elle, pour créer un monde plus juste, il est indispensable de réduire à néant la croyance qu’il existe un rapport de forces entre les êtres humains.

Passons… Lisez le livre et vous comprendrez davantage sa réflexion.

J’ai envie de revenir sur un point qui m’a touchée et qui trotte dans ma tête depuis que j’ai parcouru ce livre.

Aujourd’hui, nos motivations en tant que consommateurs ont conduit l’économie là où elle se trouve.

Nous voulions des produits moins chers ? Les entreprises fabriquent désormais à moindre coût, en Chine, au Bangladesh, ou ailleurs. Elles vendent même sur internet pour casser les prix et éviter ainsi de payer des loyers et des vendeurs.

Modifier la conduite des ces PDG d’entreprises et créer des emplois en France ? Oui c’est possible.

En commençant par arrêter de bloquer les usines ou d’appeler à la grève. Les syndicats ne se rendent pas compte qu’ils accélèrent  par ce biais de rébellion les processus de désindustrialisation de la France. Pourquoi ? Car les investisseurs ne sont pas fan des comportements de résistants. La résistance, ce sentiment si propre à la France… Comme si se battre était encré dans nos gênes.

Et c’est ce que rappelle Marie May ! « D’une manière générale, en économie comme dans la vie, la guerre amène rarement une entente cordiale, et lors d’un bras de fer, il y a systématiquement un perdant. »

Selon l’auteure, le second pas est de revoir notre mode de consommation.

« Il existe solution très simple pour maintenir les industries en place et pourquoi pas, si tel est le choix du plus grand nombre, réindustrialiser le pays. Encore une fois, cette solution est d’une simplicité enfantine. Il suffit de consommer Français ».

Par le biais de notre consommation et des choix qu’implique celle-ci, nous pouvons, avec l’aide du plus grand nombre changer radicalement le monde. Il suffirait pour cela de savoir ce que nous attendons des entreprises que nous soutenons par le biais de notre consommation, et d’en exclure ceux qui ne respecteraient pas des valeurs importantes à nos yeux.

Et là où je la rejoins (oui bon on sait que les produits made in Asie sont compétitifs mais il faut penser plus loin que cela) :

Que préférons-nous ? Des produits moins chers ou des produits qui créent de l’emploi chez nous ? Nous construisons le monde économique avec notre consommation…  Le souci ? Dès lors que l’on se met à « boycotter » les marques étrangères, des pays font de même avec leurs importations made in France ! Airbus, vin, champagne…

Les difficultés économiques ne sont pas les seules que nous rencontrons dans notre pays.

Marie May revient sur un point non négligeable. Nous vivons dans un monde où l’entraide est inexistante parce qu’il n’y a plus de confiance.

« Que ce soit les patrons, les fonctionnaires, les étrangers, les ouvriers (…), tous portent le poids de la dé- route dans laquelle se morfond notre pays… Nous envisageons l’autre comme un ennemi, comme quelqu’un dont il faut se protéger… Nous avons oublié à quel point il était agréable de se détendre en compagnie d’autres personnes, de découvrir d’autres façons de vivre, d’autres cultures ».

Nous manquons cruellement de reconnaissance.

Beaucoup d’études sur les « biens relationnels » ont été menées et le constat est sans appel : le malaise des sociétés civilisées est directement lié au manque de ce type de biens qui ne s’achètent pas. Les résultats de ces études tendraient même à montrer que c’est un élément indispensable à la physiologie humaine et que le manque de biens relationnels est facteur de stress qui réduit la durée de vie.

J’ai aimé ce livre car il me donne l’espoir de croire que les humains ne sont pas tous si bêtes. Mais souhaitent-ils vraiment casser leurs habitudes et tenter de rendre le monde meilleur ?