CamilleG

Ces mystères qui me fascinent

Les affaires non résolues ou les histoires (vraies) extraordinaires me fascinent. Chaque jour j’écoute et je lis des récits sur des cas qui me laissent sans voix. Le comportement humain m’étonnera sans cesse.

Dans cet article, j’aimerais vous présenter des mystères qui me tiennent à cœur. J’espère que cela vous plaira et surtout que ça vous intéressera ! Cela change de ma ligne éditoriale habituelle. Oui j’ai un côté glauque que j’assume parfaitement 😉

Disparition de 2 hollandaises dans la jungle du Panama

EXCLUSIVITÉ : si cette affaire vous plait, découvrez le portrait de Romain, une aventurier qui a décidé de partir sur le terrain.

J’ai découvert cette histoire sur mon podcast préféré DISTORSION. Le 1er avril 2014, Kris Kremers  (22 ans) et Lisanne Froon (21 ans), deux étudiantes hollandaise en voyage au Panama, partent en randonnée (enfin en promenade) dans une réserve dans la région de Boquete en pleine saison des pluies. 24h plus tard, elle ne sont toujours pas revenues à leur hébergement, chez l’habitant. Le chemin de El pianista qu’elles ont emprunté avant de disparaître fait désormais parler de lui dans le monde entier. Un triste coup de publicité.

Les locaux avertissent la police locale le 2 avril. Des recherches intensives sont alors organisées dès le 3 avril (ils sont longs à la détente) avec les autorités, des bénévoles et même un hélicoptère. Le 6 avril, des renforts (inspecteurs de police et chiens policiers) des Pays-bas viendront leur prêter main forte. Une récompense de 30 000 dollars sera offerte à celles et ceux qui donneront des indices pour faire avancer l’enquête.

AUCUNE trace. Aucun vêtement, rien. Les recherches ne donnent rien. Un échec total malgré toute la médiatisation autour de l’affaire.

Deux mois et demi passent. Mi-juin 2014 dans une zone sauvage à 10 km du sentier El pianista, où vivent des autochtones, une femme trouve vers la rivière du serpent, un sac-à-dos dans un état quasi neuf !! Elle l’apporte alors au poste de Police en assurant que la veille ce sac n’y était pas. A l’intérieur : 2 soutifs, 2 mobiles, 2 paires de lunette de soleil, 1 bouteille d’eau, 1 appareil photo numérique, 83 dollars et le passeport de Lisanne. Les affaires sont parfaitement rangées dans le sac. Impossible d’avoir un objet dans cet état après autant de temps !

L’analyse de l’appareil photo

La carte mémoire de l’appareil photo révélera des détails troublants sur les derniers faits et gestes des deux copines dans la jungle panaméenne. Malheureusement la fonction GPS n’était pas intégré à l’appareil. Les premiers clichés, pris à 13h, sont ordinaires, les deux amies posent souriantes en photo. Les clichés prouvent qu’elles ont poussé la balade pour profiter certainement du beau temps. Elles commettent l’erreur de quitter les sentiers touristiques pour s’enfoncer dans des endroits où les locaux n’osent pas accéder. Les chemins ne sont d’ailleurs plus entretenus, il est pénible et déconseiller de les emprunter sans guide : zéro signalisation, rivière à courant, beaucoup de reptiles… Et on ne capte plus le réseau !!! A partir de 13h39, les analyses confirmeront que leurs mobiles ne pouvaient plus utiliser la fonctionnalité d’appel.

Dernière photo prise le 1er avril

Des photos étranges prises dans la nuit

1 semaine plus tard, l’appareil photo est ré-utilisé, en pleine nuit, pour prendre 90 photos entre 1h et 4h du matin. Seulement 3 photos exploitables sont retenus par les spécialistes. Les deux bouts rouges, accrochés à une branche alarmeront les internautes… Est-ce qu’elles utilisaient le flash pour voir quelque chose qui les effrayait ? Pour faire fuir des animaux ? Ou faire des signaux pour répondre aux signaux des chercheurs ? Et la dernière photo qui représente des cheveux… Glauque.

L’analyse des portables

le 1er avril elles ont appelé entre 14h et 16h59 plusieurs fois le numéro d’urgence 112 (appel d’urgence aux Pays-Bas) mais elles ne captaient et les appels n’aboutissaient pas. J’ai extrait la photo ci-dessous de la vidéo de Nuréa Tv. Elle récapitule l’utilisation des portables.

Une découverte macabre

En août 2014, pas loin du sac, la tribu ramasse, derrière un arbre, une chaussure de marque néerlandaise avec un pied dedans ! Le pied n’a pas été tranché, c’est un effet naturel lié au fait d’avoir été noyé trop longtemps ; les pieds se séparent du corps et peuvent rester intact des années. MAIS BIZARRE IL N’EST PAS RETROUVE DANS L’EAU MAIS SUR UNE BERGE DERRIÈRE UN ARBRE !

5 fragments d’os et 1 os du bassin sont également trouvés, à 800 mètres du sac. Je ne vous mets pas la photo c’est sordide. Le procureur du Panama se déplace dans la jungle pour voir les indices. L’ADN de ces os correspond bien à celui aux 2 filles. Le pire est donc arrivé. La tribu locale, Ngobe, est réquisitionnée pour continuer les recherches. 3 km après le sac à dos, elle trouve la côte de Kris, un short en jean soigneusement plié et posé sur un rocher (WTF ?!). Les médecins légistes expliqueront que les os ne présentent rien d’anormal : aucun signe de coups, de balles ou de coupures.

3 autres ADN n’appartenant pas aux filles ont été trouvés dans les ossements découverts… Encore un mystère. Rien est logique. Aucun vol des affaires des filles…

Ont-elles été victimes d’un tueur en série dans la région de Boquete ? Pire, ont-elles été tuées par des trafiquants d’organes ou par les narcos (trafiquants de drogue) ? Sont-elles tombées sur les Conejo, cette tribu de cannibales aveugles et nocturnes que les Ngobe disent craindre ? Ou ont-elles tout simplement été malchanceuses et dérapé au cours de leur randonnée ?

La réponse ? Le Panama n’a pas souhaité ouvrir d’affaire criminelle. La conclusion officielle du pays est basique, il s’agirait d’un dramatique accident qui a plongé les filles dans la rivière. Les corps auraient été déchiquetés par des charognards.

Aujourd’hui sait toujours pas ce qui s’est passé et l’affaire a été classée… En revanche, vu les éléments de l’enquête connus par le grand public, il est certain et LOGIQUE que les 2 amies n’ont pas subi d’accident genre chute MAIS plutôt connu un acte malveillant. Je m’explique : 3 autres squelettes et 1 chaussure bleue se trouvaient à côté de certains de leurs os. Et autre chose étonnante, que faisait le sac des filles soigneusement posé le long de la rivière ? Pourquoi est-ce que les vêtements étaient éparpillés à autant de kilomètres les uns des autres ?

Bref, si tous les détails de ce mystère vous interpellent, n’hésitez pas à écouter ce podcast ou à regarder cette vidéo très complète pour en savoir davantage. J’ai passé au moins 8h à me renseigner sur ce cas que je trouve vraiment fou.

La tribu de North Sentinel

L’île de North Sentinel ça vous parle ? Située dans le golfe du Bengale (océan Indien), elle s’étale sur une superficie de 72 km. Officiellement, elle est administrée par l’Inde depuis 1947 et fait partie du territoire des îles Andaman-et-Nicobar.

Dernièrement tous les médias ont titré sur le sujet ! John Chau, un américain de 26 ans, a été abattu, à coup de flèches, mi-novembre sur cette île.

Sa population ? C’est là que ça se corse. Présents depuis 60 000 ans, les « Sentinelles », au nombre de 150, sont considérés comme une des dernières tribus sur la planète totalement coupée du monde moderne. L’île est défendue par ces guerriers autochtones qui n’hésitent pas à tuer les intrus avec leurs flèches et leurs lances. Et on leur laisse ce droit… L’Inde, en a strictement interdit l’approche depuis 2010. La tribu rejette avec hostilité TOUTES les tentatives de contact du monde moderne. Deux pêcheurs échoués sur cette île ont également été tués par la tribu.

Pourquoi est-ce que John Chau avait décidé, malgré les mises en garde des locaux, de mettre les pieds sur cette terre ? Fan de Dieu, il voulait « apporter Jésus » aux Sentinelles. Après une première tentative avortée le 14 novembre, John Chau a soudoyé des pêcheurs qui l’ont transporté à proximité de l’île. Il a ensuite continué son voyage seul à l’aide d’un canoë. Selon les témoins, il aurait reçu une volée de flèches à peine débarqué sur l’île mais a continué à marcher. Les pêcheurs ont ensuite vu les tribaux nouer une corde autour de son cou et traîner son corps. Les témoins ont pris peur et se sont enfuis. Lorsqu’ils sont revenus le matin suivant, ils ont retrouvé le corps de John sur la plage.

Comment on fait pour récupérer les corps ? On ne peut pas. Rassurez-vous, les Sentinelles ne sont pas cannibales mais chasseurs-cueilleurs. Mais c’est compliqué, surtout quand tout le monde s’en mêle. Survival International, L’organisation non gouvernementale de protection des peuples autochtones, a exhorté les autorités indiennes à ne pas tenter d’opération de récupération de la dépouille de l’Américain « Toute tentative de cet ordre est extrêmement dangereuse, à la fois pour les fonctionnaires indiens, mais également pour le peuple des Sentinelles, qui risque d’être décimé si des maladies extérieures sont introduites ». Un simple rhume les tuerait.

Le cas d’Elisa Lam

Cette histoire ne date pas d’hier comme la précédente mais de 2013. C’est dans l’hôtel Cecil Hotel, à Los Angeles,  que s’est déroulée une drôle d’affaire plutôt effrayante… Je l’ai découverte par hasard en fouinant sur Internent il y a 4 ans.

Elisa Lam est une jeune femme étudiante canadienne de 21 ans souffrant de troubles mentaux. Diagnostiquée avec un trouble bipolaire de même qu’une schizophrénie, elle doit prendre des médicaments pour garder l’équilibre. Même si elle a évoqué quelques fois les difficultés de vivre avec ses maladies sur son blog, sa famille ne rapporte aucune idéation suicidaire.

En janvier 2013, Elisa décide de se rendre, toute seule, en Californie pour le tourisme. Une fois arrivée à Los Angeles, elle se rend au Cecil Hotel tout près du centre-ville. Cet établissement traîne une sombre réputation. Plusieurs meurtres perpétrés à Los Angeles y ont été commis (les tueurs en série Jack Unterweger et Richard Ramirez ont dormi entre ces murs).

Pendant son périple, chaque jour, elle donnait des nouvelles à ses parents. A partir du 31 janvier, elle ne donna plus signe de vie. Les employés de l’hôtel ont indiqué qu’Elisa était seule durant la journée du 31 janvier. La gérante d’une librairie locale affirme aussi l’avoir aperçue alors qu’elle achetait des cadeaux pour sa famille et qu’elle semblait « normale ».

La police fouille l’hôtel et utilise même des chiens pour pister l’odeur d’Elisa, sans succès. Après une semaine de recherches, les policiers décident de publier une vidéo dans laquelle on aperçoit Elisa pour la toute dernière fois. Et c’est assez étrange… Regardez la vidéo :

Son comportement étrange attire rapidement l’attention du grand public. Que faisait-elle ? Était-elle poursuivie par quelqu’un ? Avait-elle une crise de démence ? On dirait presque une vidéo paranormale.

Pendant ce temps, des clients de l’hôtel commencèrent à se plaindre de la pression et de l’odeur nauséabonde de l’eau… C’est ainsi que le 19 février, est découvert le corps d’Élisa dans un des quatre gigantesques silos d’eau, sur le toit.

Le dénouement ? L’autopsie a déterminé la cause de la mort par une noyade accidentelle fort probablement provoquée par le trouble bipolaire d’Elisa. Leur rapport a aussi indiqué que le corps de la jeune femme était à semi, voire aux trois quarts gorgé d’eau. Aucune agression sexuelle n’a été commise et aucun trauma physique n’a été décelé. On a bien trouvé des médicaments dans le sang d’Elisa, mais aucun alcool ou drogue récréative. La théorie voulant que la jeune femme ait consommé a donc été discréditée.

UN GROS MYSTÈRE PLANE

Comment le corps de cette jeune femme a-t-elle pu se retrouver dans le silo d’eau ? Les portes donnant accès au toit de l’hôtel étaient fermées et seuls les employés pouvaient y accéder. De plus, le silo est très HAUT. Il faut utiliser une échelle. Aucune porte forcée et aucun dispositif pour monter sur le silo n’ont été retrouvés.

J’ai lu sur Internet que le rapport d’autopsie mentionnait que la mort était accidentelle avant que, trois jours plus tard, elle ait été changée pour « indéterminée ». Étrange que les médecins aient ainsi modifié leur conclusion. Finalement, des traces de sang ont été observées dans l’anus de la jeune femme. Si certains croient que c’est un signe d’agression sexuelle, un pathologiste a déclaré que ce sang pouvait aussi résulter de la décomposition du corps.

Voilà j’espère que ces histoires vous auront intrigué ! Qu’en avez-vous pensé ?

Semaine prochaine, je sors une exclusivité de FOU, restez connecté ! BISES