Expédition Panama 2021 : un aperçu du projet

Cet article est coécrit par mon ami aventurier Romain et Chris (du blog d’ImperfectPlan). Vous pouvez trouver la version anglaise en suivant ce lien.

Pendant notre séjour, nous avons cartographié le sentier, recueilli les coordonnées GPS pertinentes, pris des photos avec un Canon Powershot (le même modèle que l’appareil photo de Lisanne Froon), capturé des images aériennes par drone, capturé des images GoPro, documenté les conditions environnementales, rédigé de nombreuses notes, ainsi que de nombreuses autres tâches prédéterminées.

Les deux expéditions au Panama ont été très exigeantes sur le plan physique et psychologique. Les conditions de la jungle dans les zones montagneuses ne sont pas accommodantes. Elles ne ressemblent à aucune des aventures de camping ou de randonnées que nous avons vécues ailleurs dans le monde. Le projet était bien plus difficile à réaliser que ce que nous avions pu imaginer.

Plus d’un article est nécessaire pour transmettre toutes ces informations.

Nous pensons qu’il est beaucoup plus facile de transmettre l’information si elle est correctement organisée, plutôt que d’être écrite dans un seul article de plus de 100 pages. Cette approche nous donnera également plus de temps pour rédiger des articles approfondis et facilitera ainsi les références/liens entre les prochains articles. Comme vous le verrez ci-dessous, cet article de synthèse est assez complet. Nous voulions aborder le plus d’informations possible tout en restant organisés. Bien sûr, il ne s’agit que d’un résumé et d’autres articles aborderons des éléments qui ne sont pas mentionnés ci-dessous.

Plongeons dans le vif du sujet.

Notre équipe

 Lors de notre voyage au Panama, notre équipe comptait quatre personnes. Parmi ces personnes, trois étaient présentes au Panama pour réaliser les expéditions.

Chris, Yann et Romain.

Romain, Yann et Chris se sont rendus au Panama afin de réaliser les objectifs que nous avions prévus.

Membre d’équipe Rôle principal Secteur d’origine Pays
Chris Préparations et Fundly Ingénieur en informatique Etats-Unis
Romain Drone et vidéo Droit et communication France
Yann Navigation et expertise de la jungle Expert en survie dans la jungle, et commando militaire France
Matt Soutien à distance Technologie et expert en données Canada

Montant total collecté : 3 909 $.

Les dons ont été dépensés principalement pour les vols et les AirBNB.

Montant approximatif dépensé : 18 000 $.

Yann a été payé par notre équipe afin de nous aider à réaliser nos objectifs. Yann dirige une école de survie dans la jungle au nord-ouest de Panama City, appelée Survie Jungle. Il a participé à des opérations de recherche et de sauvetage. Il connaît très bien le comportement humain dans la jungle et enseignent des stratégies d’anti-braconnage à des organisations internationales, y compris à des agences de sécurité gouvernementales. Yann était bien informé sur le cas de la disparition de Kris Kremers et Lisanne Froon.

Matt était notre soutien à distance. Nous avons maintenu une communication quotidienne avec Matt par communication satellite. Matt était essentiel pour l’échange de notes sur la recherche et pour le suivi de notre position GPS. Il a également servi de point relais en cas d’urgence. Bien qu’il y ait eu quelques blessures très mineures, nous avons eu la chance de ne pas être confrontés à des situations d’urgence.

Arrivée à Boquete, Panama

Boquete, Panama.

Déterminer la période à laquelle nous devions nous rendre au Panama a été notre premier grand défi. Nous avons dû modifier nos plans à plusieurs reprises en raison de difficultés inattendues. Avec la pandémie de coronavirus, les limitations de vol, les obstacles au travail et à l’école, ainsi que l’approche de la saison des pluies, nous devions tous nous assurer que nos plans étaient mutuellement alignés de manière à ce que la conduite de nos recherches au Panama soit optimale.

Les saisons au Panama

La saison des pluies au Panama n’augmente pas de manière significative avant septembre. Les mois d’octobre et de novembre reçoivent généralement les plus fortes précipitations. Nous avons mené nos expéditions en juillet et août 2021, alors que le temps était très légèrement pluvieux.

Notre équipe aurait pu attendre le mois d’avril de l’année suivante dans l’espoir d’obtenir des conditions météorologiques identiques à celles de la disparition de Kris et Lisanne en avril 2014. Cependant, repousser le voyage pour plus de temps aurait présenté de nombreux défis pour notre équipe. Nous avons donc décidé de ne pas repousser davantage notre voyage.

Romain est arrivé au Panama en premier et s’est occupé de notre AirBNB. Une location où nous allions charger nos appareils électroniques, organiser notre équipement, stocker nos réserves de nourriture et faire un tour d’horizon de nos plans et des informations existantes sur l’affaire. Cet AirBNB était notre centre d’opérations.

Environ deux semaines plus tard, Chris et Yann sont arrivés au Panama et ont rejoint Romain à Boquete. Immédiatement, nous avons commencé à passer en revue notre matériel et à nous préparer pour la première expédition.

Une partie de notre équipement.

Yann nous a aidé à choisir de manière optimale les aliments qu’il serait bon d’emporter avec nous, en tenant compte des conditions de la jungle et de l’apport calorique nécessaire. Nous avons fait nos achats alimentaires au supermarché Romero de Boquete.

Supermarché Romero.

Certains articles dont nous avions besoin étaient difficiles à trouver. Par exemple, nous ne pouvions pas apporter des cartouches de gaz dans la soute de l’avion à destination du Panama et par conséquent, nous avons donc dû acheter un chalumeau à Boquete avant notre expédition. Le camping n’est pas courant dans les environs de Boquete, il nous a donc été difficile de trouver un réchaud et d’autres articles de dernière minute dont nous avions besoin. En fin de compte, nous avons trouvé des solutions alternatives qui nous ont bien convenu.

Deux expéditions

Nous avons effectué deux expéditions avec des objectifs spécifiques pour chacune d’elles. Nous avons regroupé nos objectifs en fonction des zones sur lesquelles nous allions concentrer notre temps :

Expédition n° 1 : nous nous sommes concentrés sur les zones proches du Mirador et du site Photo 508.

Expédition n°2 : visite des ponts de singes et du village d’’Alto Romero.

Excursion d’un jour : emplacement des photos de natation.

Cet article va se concentrer sur l’Expédition 1, tout en fournissant quelques détails sur l’Expédition 2. Nous parlerons d’une brève excursion d’une journée que nous avons faite jusqu’au lieu de la photo de natation. Plus tard, nous publierons un deuxième article pour couvrir l’Expédition 2 en détail.

En plus de ces deux expéditions, nous avons également effectué de nombreuses petites excursions d’une journée sur le sentier pour recueillir des informations, par exemple en enregistrant le temps de marche jusqu’au Mirador, en capturant des images de drone, etc.

Cartes et coordonnées GPS

Pour plus de commodité, nous avons regroupé toutes les coordonnées GPS et les données cartographiques de l’expédition n° 1 dans un article à part.

Article : Expédition 1 – Cartes et coordonnées.

Nous ferons référence à ces cartes et coordonnées GPS dans cet article.

Il est important de noter que les cartes et les données de l’expédition n°2 seront fournies à une date ultérieure. Au cours de l’expédition n°2, nous nous sommes largement appuyés sur les données GPS enregistrées par notre drone. Nous aurons donc besoin de temps pour compiler les coordonnées GPS et les trajectoires de vol importantes qui sont actuellement intégrées dans les fichiers KML du drone.

Expédition n°1 Aperçu

Durée : 6 jours, aller-retour

Date de début : 6 juillet 2021

Date de fin : 12 juillet 2021

Zone : Mirador, emplacement de la photo 508, collecte de données environnementales, recherche de rivières, paddock.

Équipe : Chris, Romain, Yann

Exp n°1 : Randonnée sur le sentier El Pianista

Le sentier El Pianista commence au restaurant Il Pianista, qui se trouve à la périphérie nord de Boquete. Il n’y a pas beaucoup d’activités dans la région et un Taxi ou un bus local est nécessaire pour y aller.

Restaurant Il Pianista.

Panneau Il Pianista.

Pendant les 10 premières minutes de notre randonnée, nous sommes arrivés à l’endroit de la photo où l’on voit Kris Kremers debout sur un petit pont. Ici, nous avons trouvé ce même petit pont :

Le pont.

Après ce pont, nous sommes entourés de champs :

Champs du sentier El Pianista.

Rapidement, le sentier se rétrécit et devient plutôt rocheux pendant un certain temps.

Chemin rocheux sur El Pianista avant l’entrée dans la jungle.

Après cela, nous sommes arrivé à l’entrée de la jungle :

Entrée de la jungle.

Le sentier est unique mais il existe une  bifurcation. Celle-ci a en revanche lieu bien avant d’atteindre le Mirador.

La bifurcation du sentier (Direction Mirador à droite).

Si l’on considère la chronologie des photos de Kris et Lisanne jusqu’au Mirador, il est clair qu’elles n’ont pas pris la mauvaise direction à la bifurcation du sentier. Elles n’auraient pas pu prendre le mauvais chemin et arriver aussi vite au Mirador.

Lorsque nous avons planifié notre expédition, nous voulions cartographier les « sentiers » (au pluriel) de la région au-delà du Mirador. Au départ, nous pensions qu’il y avait plus d’un sentier. Mais pendant la randonnée, nous nous sommes bien rendu compte qu’il n’y avait qu’un seul sentier que Kris et Lisanne auraient pu emprunter. Le sentier Pianista, et au-delà, est entouré d’une végétation épaisse. Le sentier est souvent taillé profondément dans le flanc de la montagne, ce qui limite régulièrement toute possibilité d’aller dans une autre direction.

Le sentier juste après le Mirador.

Parfois, le sentier se trouve au bord de pentes abruptes avec des arbres et de la végétation en dessous. Cela ne ressemble pas à des falaises rocheuses comme on pourrait l’imaginer, mais c’est certainement trop abrupt pour tenter de sortir volontairement du sentier.

Voici un bon exemple des contraintes qui font qu’il est difficile d’aller ailleurs que sur le sentier :

Le sentier avec sa végétation.

Sur la photo ci-dessus, remarquez combien il serait difficile de sortir du sentier. Sur la gauche, vous feriez face à une pente raide et lourde de végétation. A gauche, on fait face à une pente également couverte de végétation.

Au cours de la randonnée, Romain a failli glisser et tomber du bord du sentier, principalement à cause du poids de son sac à dos qui l’avait déséquilibrer. Romain grimpait El Pianista avec un sac à dos de 25 kg et a commencé à perdre l’équilibre près du bord du sentier. À cet endroit précis du sentier, s’il était tombé, il aurait fait une chute d’environ 10 à 20 mètres.

Alors que le matériel de son sac à dos le tirait vers la pente, Romain a réussi à s’accrocher au sol et à rester sur le bord du sentier. C’était une petite frayeur, mais cela nous a démontré que même avec tout notre équipement, il n’est pas difficile d’éviter de glisser sur le bord du sentier, surtout en raison de toute la végétation à laquelle on peut s’accrocher. N’oubliez pas que Kris et Lisanne avaient un sac à dos très léger, contenant seulement une poignée d’objets. Elles avaient donc probablement moins de risques de tomber que notre équipe.

Exp n°1 : Conditions du sentier El Pianista

Nous avons eu très peu de pluie pendant les deux expéditions. Seulement pendant deux nuits nous avons reçu une très légère averse, et certains jours, quelques fois dans la journée. Encore une fois, les mois de juillet et août ne reçoivent pas les fortes pluies qui arrivent plus tard en septembre. Bien que ce ne soit pas exactement la même chose, nous étions dans des conditions climatiques très similaires à celles que Kris et Lisanne auraient connues pendant leur randonnée. Il y avait certainement plus d’humidité dans l’air. Par ailleurs, la densité de la végétation est assez similaire à celle que l’on peut voir sur les photos de Kris et Lisanne.

Le sentier El Pianista en direction du sommet.

De temps en temps, nous avons rencontré de grands espaces de boue, surtout dans les zones planes en altitude où l’excès d’eau stagnante ne pouvait pas s’écouler.

Nous avons également trouvé des traces d’animaux sauvages au cours de notre randonnée. À un moment donné, Yann nous a montré les traces de ce qu’il pensait être un animal félin de petite à moyenne taille.

Trace de pas d’un animal.

Exp n°1 : Observations au Mirador

La localisation du Mirador était évidente quand nous y sommes arrivés.

Arrivée au Mirador.

Mémorial pour Kris Kremers et Lisanne Froon situé au Mirador.

Au Mirador, sur le retour vers Boquete.

Le sentier avant et après le Mirador présente des différences notables. Il n’aurait pas été possible pour Kris et Lisanne de se tromper accidentellement de direction. Le positionnement de la végétation, la vue sur les autres montagnes et la façon dont le terrain est positionné au Mirador sont tous des indicateurs très clairs de la direction à laquelle une personne fait face au Mirador. Il est même possible de voir Alto Boquete d’un côté de la chaîne de montagne, tandis que de la végétation est visible à perte de vue de l’autre côté. Par conséquent, Kris et Lisanne auraient su qu’ils avaient dépassé le Mirador sur leurs photos suivantes, comme sur les photos 507 et 508. Qui plus est, le sentier au-delà du sommet, continue dans la même direction vers le nord pendant plusieurs heures. Il est impossible de se dire que le sentier ramène vers Boquete. A cela, vous ajouter la vue que vous avez plus bas de l’autre côté de la chaîne de montagnes et les observations faites au Mirador. Ces deux éléments font que vous n’avez aucun doute sur le fait que vous entrez dans une région totalement différente.

Toute spéculation sur le fait que Kris et Lisanne auraient, sans le savoir, choisi la mauvaise direction depuis le Mirador peut être écartée. Ils avaient intentionnellement choisi d’aller au-delà du Mirador

Exp n°1 : Premier emplacement de camping

Après nous être reposés un certain temps au Mirador, nous savions que nous devions trouver l’endroit où nous installerons notre premier campement. En revanche, nous ne savions pas s’il était possible de trouver rapidement un lieu pour faire notre camp de l’autre côté de la montagne. Retarder le processus pouvait signifier installer notre camp dans l’obscurité, ce qui pouvait poser quelques menaces à notre sécurité. Des serpents et des araignées nocturnes venimeux sont présents, ainsi que des colonies de fourmis rouges. Nous devions être prudents. Au vu de la situation, nous avons donc décidé de revenir sur nos pas et de monter le camp un peu avant le Mirador.

Nous avons rapidement appris qu’il est très difficile de trouver un bon endroit pour camper sur cette montagne. Les pentes abruptes qui entourent le sentier font qu’il est très difficile de trouver des zones relativement plates pour installer un camp.

Yann, notre guide expert de la jungle, a trouvé un bon endroit pour installer notre camp pour la nuit.

Préparation du premier camp.

Camper dans ces conditions demande beaucoup de patience, de discipline et de vigilance. Nous avons utilisé nos machettes pour créer une ouverture pour nos hamacs. Nous avons testé les arbres pour nous assurer qu’ils ne tomberaient pas sur nous pendant que nous dormions. Nous avons fait de notre mieux pour débroussailler la zone afin de rendre visible toute menace animale (les serpents en particulier) et d’empêcher les insectes de s’introduire dans notre espace de repos. Chaque décision était méthodique. Il a fallu beaucoup de travail pour installer le campement.

Le lendemain matin, nous avons remballé notre matériel et avons poursuivi notre randonnée.

Exp n°1 : Rivière 1 et 2

Peu après le Mirador, nous avons trouvé deux petites rivières, que nous avons cartographiées à l’aide des coordonnées GPS. Voici des photos de chaque rivière.

Rivière 1 – Première rivière après le Mirador.

Rivière 2 – Seconde rivière après le Mirador.

Nous avons pris de nombreuses photos de ces deux rivières. Après cela, nous avons continué notre chemin.

Exp n°1 : Attention portée à une colline et une importante rivière (rivière 3)

Nous avons continué notre randonnée sur le sentier après avoir récupéré des photos et des données des rivières 1 et 2. Très rapidement, nous sommes arrivés à une colline délimitée par la rivière 2 et 3.

Colline entre la rivière 2 et 3.

Lors de notre randonnée, cette colline méritait que l’on y porte notre attention pour plusieurs raisons. Premièrement, c’était le premier véritable obstacle après le Mirador. La majeure partie de la randonnée sur le versant nord de la montagne, après le mirador, était relativement facile à descendre. Mais cette colline était un inconvénient, surtout après la randonnée jusqu’au mirador.

Kris et Lisanne ont dû faire cette même randonnée, ce qui suggère que cette colline a pu ralentir Kris et Lisanne pendant leur randonnée. Contrairement à la photo visible ci-dessus, il n’est pas certain que cet espace ait été à ciel ouvert mais nous tenterons d’y répondre dans un prochain article.

Pendant les jours ensoleillés où Kris et Lisanne ont parcouru le sentier, elles auraient eu plus chaud et auraient donc probablement consommé plus d’eau que prévu. Ceci nous amène à notre prochaine grande découverte, la rivière, que nous appelons la rivière 3.

Arrivée à la rivière 3.

Cette rivière était une importante découverte. C’était une bonne source d’eau potable, il y avait des trous de baignade avec une eau cristalline, la température de l’eau était très fraîche et confortable, et il y avait beaucoup de rochers au niveau de la taille, ce qui était parfait pour s’asseoir et se détendre.

Nous parlerons de cette rivière plus en détail dans un moment. Après nous être détendus pendant quelques minutes, nous avons continué sur le sentier à la recherche de notre deuxième camp.

Exp n°1 : Deuxième campement

Nous avons poursuivi la randonnée pendant 5 minutes après la rivière 3 et avons trouvé notre deuxième campement. Nous voulions être près de la rivière 3 si possible, car c’était la seule source d’eau à proximité et nous savions que nous voulions étudier la rivière davantage. Notre deuxième emplacement était donc parfait.

En réalité, les conditions du deuxième site de camping n’étaient pas optimales mais cela nous convenait. C’est là que nous nous sommes installés pour les 4 jours suivants. Les trous d’araignée, le nid de fourmis rouges et la grande quantité de branches mortes suspendues au-dessus de nos têtes suggéraient que ce n’était peut-être pas l’endroit le plus sûr pour camper, mais nous avons organisé notre campement de manière à ce qu’il soit raisonnablement sûr et débarrassé des dangers potentiels.

Le camp 2, au nord de la chaîne de montagnes.

Ce campement était rempli d’araignées. Nous avons souvent vu des araignées d’environ 10 centimètres, surtout après le coucher du soleil. Voici la photo d’une araignée.

Heureusement, nous avions des moustiquaires pour couvrir nos hamacs. Nous étions bien protégés la nuit.

Nous avons vu de nombreux locaux parcourir le sentier tous les jours. Nous avons surveillé le trafic piétonnier dans la région et avons pris note du nombre de personnes qui passaient devant notre camp. Environ 5 à 7 personnes passaient devant notre camp chaque jour, généralement vers 14h00.

Exp n°1 : Descente de la rivière 3

Après avoir installé notre deuxième campement, nous avons collectivement décidé de consacrer du temps à cette rivière au cours des jours suivants.

La rivière 3 nous a paru intéressante pour plusieurs raisons.

Premièrement, cette rivière est plus grande que les autres rivières situées dans les deux directions du sentier. Cette rivière n’est toutefois pas très grande, elle est simplement plus grande que les autres rivières dans un rayon d’au moins 30 minutes de marche dans chaque direction.

Deuxièmement, cette rivière était comme une oasis pour nous et aurait certainement attiré l’attention de Kris et Lisanne aussi. Tout simplement, c’est une belle rivière. Contrairement aux autres rivières des environs, elle était raisonnablement profonde à certains endroits, ce qui en faisait l’endroit idéal pour s’asseoir et se rafraîchir pendant une longue randonnée, surtout pour Kris et Lisanne pendant les journées ensoleillées du début avril.

Troisièmement, l’eau est limpide, potable et sûre. Cette rivière a été notre principale source d’eau pendant la majeure partie de la première expédition. Bien que la température de l’eau soit froide, elle était rafraîchissante pour la baignade.

Remplissage d’une gourde dans la rivière 3. A noter que le filtre était inutile puisque l’eau est potable.

Quatrièmement, cette rivière semble très bien correspondre à l’histoire de la disparition. Cette rivière, et cette rivière seule, aurait été un centre d’attraction après une longue randonnée pour de nombreuses raisons :

  1. C’est le seul endroit où une personne pourrait s’éloigner du sentier confortablement pour faire une pause. La rivière est suffisamment large et plate pour qu’une personne puisse marcher le long de la rivière sans être engloutie par la végétation.
  2. Il y a de nombreux gros rochers qui permettent à une personne de s’asseoir et de suspendre ses pieds dans l’eau.
  3. C’est la seule rivière où une personne peut nager pour se rafraîchir. Toutes les autres rivières proches du sentier étaient trop petites pour se baigner.
  4. C’est une rivière plus bruyante que les autres rivières voisines, en raison de sa taille. Les randonneurs peuvent donc entendre la rivière de loin.

Cette rivière nous a semblé être le point logique le plus éloigné qu’une personne aurait pu confortablement parcourir sur ce sentier avant de faire demi-tour et de retourner à Boquete. Immédiatement après cette rivière, se trouve une pente raide qu’il faut gravir pour continuer sur le sentier. Bien que nous ayons emprunté cette pente raide à plusieurs reprises (pour atteindre notre deuxième campement), un randonneur normal n’aurait probablement pas choisi de le faire à moins d’avoir une bonne raison de le faire.

Si Kris et Lisanne ont décidé d’aller plus loin sur le sentier que cette rivière, on peut se demander… pourquoi ? Cette rivière serait l’endroit parfait pour se rafraîchir, remplir les bouteilles d’eau et faire demi-tour pour retourner à Boquete.

Comme mentionné précédemment, cette rivière correspond bien à l’histoire. Deux jeunes filles partent en randonnée, décident de se rafraîchir avant de repartir, mais un événement inattendu les oblige à fuir la zone en courant dans la rivière et elles se blessent.

Nous avons remonté et descendu cette rivière plus d’une fois.

Chris marchant à travers la rivière 3.

Nous avons collecté de nombreuses informations auprès de la rivière 3, y compris des informations environnementales. Nous avons également pris une quantité importante de photos, de vidéos et d’images de drone de la zone immédiate. Nous publierons un autre article spécifiquement consacré à cette rivière.

Pendant la randonnée sur la rivière, Chris a glissé et est tombé et s’est un peu cogné le tibia sur les rochers. Heureusement, ce n’était rien de grave, mais nous avons appliqué les préparations médicales de base pour nous assurer que cela ne s’infecte pas.

Tibia de Chris.

Nettoyage de la blessure.

Expédition n°1 : Données environnementales

Nous avons recueilli une poignée de données environnementales. La température de la rivière était de 16,5 degrés Celsius et la température de l’air variait entre 16,8et 17,5 degrés Celsius, selon l’ensoleillement.

Récolte de données.

Pluviomètre.

Voici une liste des données environnementales que nous avons recueillies :

  1. Quantité de pluie pendant notre première expédition.
  2. Hauteur/largeur de la rivière avant et après les précipitations.
  3. Température de la rivière pendant la journée
  4. Température de la rivière pendant la nuit
  5. Températures de l’air pendant la journée
  6. Températures de l’air pendant la nuit

Les données environnementales seront publiées en détail dans un autre article, avec une analyse plus approfondie et leur pertinence pour l’affaire.

Exp n°1 : Recréer les photos de nuit

Nous avons fait de notre mieux pour prendre des photos de nuit dans des circonstances similaires à celles dans lesquelles Kris et Lisanne les auraient prises.

Remarque : ces photos n’ont pas été prises à l’endroit où ont été prises les photos de nuit. Elles ont été prises à un autre endroit.

La nuit, il est beaucoup trop dangereux de randonner dans les rivières.

Vous pouvez voir ci-dessous quelques unes des photos de nuit que nous avons prises :

Ces photos ont été prises à l’endroit où le sentier rencontre la rivière 3, avec le Canon Powershot, le même appareil photo que possédait Lisanne Froon. Nous avons pris ces photos vers 19h30.

Sous de nombreux angles, nous avons pris des photos des rochers, des arbres et de la rivière elle-même. Nous écrirons un article séparé pour discuter de ces photos en détail, en faisant des comparaisons avec les photos de nuit qui ont été trouvées dans l’appareil photo de Lisanne.

Exp n°1 : Visite du paddock

Sur le versant nord de la montagne, nous arrivons à un espace ouvert communément appelé le Paddock.

Pendant que Chris traversait la rivière 3, Romain et Yann ont du temps pour visiter le Paddock. Au Paddock, la jungle s’ouvre sur un espace clair avec beaucoup moins d’arbres et de végétation.

Romain a pris des images du Paddock avec son drone :

Vue aérienne de la montagne avec plusieurs paddocks.

Bien que beaucoup de gens imaginent que le paddock est un pâturage ouvert et plat, il est en fait très montagneux, avec des pentes et des déclins abrupts. Le terrain, à l’intérieur et autour, du paddock n’est pas plat, comme la plupart des gens le supposent. Ce n’est pas une randonnée aussi facile que la randonnée initiale sur le sentier Pianista.

Il n’y a pas de maisons ou de cabanes visibles depuis l’entrée Paddock, ce qui laisse dire que Kris et Lisanne n’auraient pas décidé de se diriger dans cette direction à la recherche d’un refuge

Vue aérienne d’une zone se trouvant derrière le paddock. Un enclos peut être vu sur la partie gauche de l’image.

Le paddock est utilisé par les agriculteurs locaux pour le bétail et des clôtures sont présentes dans la zone. En outre, derrière le paddock se trouve une cabane en ruine qui n’est pas visible sur la photo ci-dessus. Les images du drone seront publiées à une date ultérieure.

C’était l’Expédition 1. Une fois nos objectifs atteints, nous sommes retournés au Mirador et avons continué sur le sentier pour retourner à Boquete.

Expédition n° 2 Aperçu

Durée de l’expédition : 3 jours, aller simple, retour en bus (Norteno, nord-est d’Alto Romero)

Date de début : 18 août 2021

Date de fin : 20 août 2021

Zone : Ponts de singe, Alto Romero, Ferme de Laureano

Équipe : Romain. Accompagné de Plinio et Laureano.

L’objectif de l’expédition 2 était de couvrir le sentier El Pianista dans son intégralité tout en visitant des endroits clés tels que les ponts de singe.

Exp n°2 : D’El Pianista au Paddock

La première chose que l’équipe a remarquée en parcourant le sentier El Pianista jusqu’au premier pont de singe, c’est qu’il n’y a qu’un seul sentier visible sur toute la distance. C’est le même sentier que les locaux utilisent et il n’y a pas d’autres sentiers qui mènent au pont des singes depuis le Mirador. De temps en temps, le sentier principal se divise brièvement, avec des sentiers plus petits qui se détachent du sentier principal sur environ 5 à 20 mètres, mais ils finissent toujours par se rejoindre.

Le niveau de difficulté de la marche sur le sentier varie grandement d’une section du sentier à l’autre. Par exemple, entre le Mirador et l’emplacement de la rivière 2, il est assez facile de marcher sur le sentier. Même si le chemin est souvent étroit et qu’il y a beaucoup de zones rocheuses à traverser, notre équipe a quand même réussi à marcher confortablement à un rythme modéré.

Après les rivières 1 et 2, le niveau de difficulté de la randonnée sur le sentier augmente.

Comme nous l’avons mentionné lors de l’expédition 1, lorsque nous nous sommes approchés de la montagne située entre les rivières 2 et 3, nous avons commencé à grimper à nouveau en altitude.

Exp n°2 : Le Paddock et le premier pont de singe

Lorsque nous avons dépassé le Paddock, soit environ 30 à 40 minutes après la rivière 2, le sentier est devenu encore plus boueux et difficile à passer. Non seulement l’équipe s’est fatiguée plus facilement, mais nous avons également dû faire face à un sentier glissant.

Ces conditions n’étaient pas dangereuses, mais elles nous ont pris beaucoup d’énergie et nous ont ainsi ralenti.

Comme nous l’avons mentionné plus haut lors de la première expédition, il n’y a pas beaucoup d’endroits le long du sentier où l’on peut tomber. Une chute dans la pente peut certainement entraîner des blessures, mais dans la plupart des cas, la végétation est suffisamment dense pour vous ralentir et vous aider à remonter sur le sentier.

Après avoir marché pendant un certain temps au-delà du Paddock, nous sommes arrivés au premier pont de singe.

Sur le côté nord du premier pont de singe, les vents sont beaucoup plus forts et il est très difficile de faire voler un drone en toute sécurité. Le vent présent est suffisamment puissant pour pousser le drone contre les arbres, et pour cette raison, nous avons failli perdre un drone en survolant le premier pont de singe.

Au nord du premier pont de singe, le vent est une menace suffisamment élevée pour que les pilotes d’hélicoptères évitent généralement de faire voler leurs appareils au-dessus des montagnes de cette région. Il y a un risque accru de crash dans ces conditions. Toutefois, les hélicoptères peuvent voler vers des zones situées au nord-est et au sud du premier pont de singe.

Drone poussé dans les arbres.

Exp n°2 : L’état actuel des ponts de singe

Au début du mois d’août 2021, le premier et le deuxième pont de singe ont été rénovés par Plinio et Laureano, qui ont eux-mêmes couvert les coûts de construction. Ces ponts sont toujours constitués de câbles, mais les nouvelles rénovations ont consisté à ajouter des planches de bois pour stabiliser les ponts et les rendre ainsi plus sûrs à traverser. En 2020, une mère et ses deux enfants ont fait une chute mortelle en traversant un pont de singe pendant une tempête.

Les troisième et quatrième ponts de singe sont toujours des ponts avec des câbles, mais il est prévu que ceux-ci seront rénovés. Ces ponts à câbles (les troisième et quatrième ponts de singe), même s’ils sont effrayants à traverser, ne sont pas difficiles à franchir. Ils peuvent supporter des charges assez lourdes, telles que deux personnes en même temps. Cependant, même avec la force des câbles, il est imprudent que deux personnes traversent ces ponts en même temps. Chaque personne doit faire très attention à son équilibre et à ses mouvements. À chaque pas qu’une personne fait, les câbles se balancent d’avant en arrière sous la pression. Tenter de traverser le pont avec une autre personne est plus difficile et par conséquent, plus dangereux.

Premier pont de singe – Rénové en août 2021.

Troisième pont de singe.

Exp °2 : Direction Alto Romero

Le sentier continue jusqu’à Alto Romero. En approchant d’Alto Romero, nous avons observé de loin quelques petites cabanes, ce qui laisse supposer qu’il existe de nombreux petits sentiers qui se détachent du sentier principal. Invisibles pour quiconque ne connaissant pas la région, ces petits sentiers sont connus des locaux mais sont généralement difficiles à repérer. Par ailleurs, Romain a reçu une carte de la zone pendant son séjour au Panama. Cette carte dessinée à la main en 2014, illustre l’emplacement de ces sentiers cachés et de certaines cabanes invisibles depuis le sentier ou sur les images satellites.

Il a fallu 2 jours (16 heures) à Romain pour atteindre la communauté d’Alto Romero. Cependant, un natif de la région peut faire le chemin en une seule journée et peut même atteindre la zone de la photo 508 en approximativement 5 heures.

Alto Romero.

Exp n°2 : Couverture téléphonique

Au Mirador, il est possible d’établir une connexion cellulaire en raison de l’altitude élevée et de la proximité avec Boquete qui compte de nombreuses tours téléphoniques. Le réseau téléphonique n’est pas disponible dans la zone située au-delà du Mirador, y compris dans la zone entourant les ponts de singe. Par conséquent, vous ne pourrez pas vous connecter aux services, que vous soyez ou non dans une zone ouverte. Comme chacun sait, si l’on se trouve au milieu de nulle part et entouré de collines et de végétation, il est évidemment encore moins probable d’obtenir une connexion.

À Alto Romero, vous pouvez passer des appels téléphoniques car la connexion est assez forte. Alto Romero est beaucoup plus proche des routes nationales et des villes développées, qui sont situées légèrement à l’est. À certains endroits en dehors d’Alto Romero, vous pouvez parfois capter un signal. Par exemple, à la ferme de Laureano, il est parfois possible d’envoyer un SMS si le signal est assez fort. 

La zone montagneuse où Kris Kremers et Lisanne Froon ont disparu est à une distance considérable depuis Alto Romero. Cette zone montagneuse reste le plus souvent inhabitée car les conditions sont peu propices à de multiples égards. La montagne et le sentier servent aux habitants comme chemin pour faire des achats à Boquete, ou pour aller travailler dans leurs cabanes.

Prochains articles

Comme nous l’avons déjà mentionné, nous allons publier d’autres articles qui examineront plus en détail un grand nombre de ces résultats, avec davantage de données et d’analyses. Nous aborderons également la localisation de la Photo 508 dans un prochain article. Romain travaille avec la grande quantité de séquences vidéo que nous avons recueillies pour préparer quelques vidéos à publier. Une fois ces vidéos publiées, nous fournirons des liens vers ces vidéos sur le blog.

Nous sommes ravis d’avoir eu l’occasion de visiter le Panama et de recueillir toutes ces informations. L’organisation de toutes les photos, vidéos et données a été un énorme projet en soi et nous avons encore beaucoup de travail devant nous.

Merci à nos lecteurs et à nos soutiens !

Nous tenons à remercier tous nos lecteurs et contributeurs pour leur soutien et leur patience pendant que nous rassemblions et organisions toutes ces informations. Ce fut un voyage incroyable et nous n’avons pas encore terminé.

Merci encore.

26 Commentaires

  1. joe
    23 novembre 2021 / 14 h 13 min

    bravo à vous pour votre courage , détermination , et investissement .
    hâte de la suite.

    • RomainC
      24 novembre 2021 / 17 h 05 min

      Merci!

  2. Philippe C.
    23 novembre 2021 / 17 h 06 min

    Très bien et merci !

    Reste à déterminer ce qui a pu immobiliser les DEUX jeunes femmes sur un bord de la rivière 3, mais suffisamment loin du sentier pour que personne ne les remarque.

    Y a-t-il un trou, une grotte, une chute d’eau, quelque chose qui explique l’immobilisation totale des DEUX ?

    • RomainC
      24 novembre 2021 / 17 h 05 min

      Merci! Pour la rivière 3, nous y reviendrons dans un autre article.

  3. Charles.L
    26 novembre 2021 / 22 h 27 min

    Magnifiques images de cette forêt équatoriale… Seulement, le scénario que vous sous-entendez est irréaliste: deux jeunes filles ne décideraient pas de se baigner au milieu d’un chemin, sans maillot de bain, alors qu’elles ont déjà potentiellement croisé du monde dessus. C’est plus qu’improbable. D’ailleurs, aucune photo n’a été retrouvée de cet endroit qui, selon vous, aurait plus d’intérêt que les autres pour s’y attarder. Et vous savez néanmoins que toute suppression aurait laissé une trace numérique. Ajouté à cela, vous forcez le scénario de la mauvaise rencontre à cet endroit précis, alors qu’il ne repose sur rien, et ce afin de justifier un détour par cette rivière. Ce qui peut être un définit comme un biais de confirmation. Il est au contraire hautement probable qu’après la 2e rivière, le doute s’est installé quand à la bonne direction du chemin. Ce qui explique assez bien l’absence de photo à partir de cette étape.

    J’espère néanmoins que vous avez identifié la falaise décrite par l’expert légiste néerlandais, qui se situerait après le premier pond de singe, d’une hauteur conséquente et entourée de paysages semblables à ceux des photos…

  4. RomainC
    26 novembre 2021 / 23 h 42 min

    Nous y reviendrons dans un autre article, néanmoins je peux vous dire qu’il y a des raisons pour que quelque chose se soit passé dans cette zone autour de la rivière 2. Ensuite, un doute sur la direction après la rivière 2? Le sentier est un chemin unique, bien défini et sans déviation, qui amène au pont de singe. De plus à aucun moment, le chemin ne laisse penser qu’il retourne vers Boquete. Le sentier se poursuit vers le nord, et on s’en rend bien compte en chemin que l’on se dirige à l’opposé de Boquete. Il n’y a aucun doute sur la direction à prendre.

    • Charles.L
      27 novembre 2021 / 0 h 26 min

      La différence est que tu connais parfaitement la carte, ce qui peut influencer un ressenti que tu penses objectif. D’ailleurs ton affirmation est plutôt fausse. Le chemin tourne clairement à environ 30 degrés après le Mirador, puis se dirige plusieurs fois plein Ouest peu avant la 508 et longuement Nord Ouest après la rivière 3.

      Alors que sous l’angle de perception d’un trail complet, les pièces s’emboîtent impeccablement. Et je ne force rien, je me contente de continuer sur la lancée des deux filles, sans ajout scénaristique.

      • joe
        28 novembre 2021 / 11 h 15 min

        Charles L. je vous trouve tout de même bien sévère envers Romain et son équipe , c’est quand même eux qui sont sur place , et Romain a toujours était sincère et honnête , il n y a aucun sensationnalisme dans sa démarche . c est plutôt injuste , c’est grâce a lui et au blog de Camille qu’en France on peux suivre cette affaire.

        • CamilleG
          Auteur
          28 novembre 2021 / 11 h 17 min

          C’est un gros débile, laissons-le 🙂

          • Charles L.
            29 novembre 2021 / 9 h 45 min

            Réfléchissez un instant, si elles s’étaient effectivement attardées à la rivière 3, il devrait exister plusieurs suppressions et non uniquement la 509. çà ne tient pas. Je ne vise pas l’initiative, mais la conclusion. Il n’y a rien de personnel.

            • Charles L.
              29 novembre 2021 / 10 h 04 min

              Ou 1 suppression et plusieurs photos de la rivière 3. Tout dépend si votre vision alternative implique une suppression volontaire ou accidentelle.

      • RomainC
        28 novembre 2021 / 12 h 28 min

        Si justement, vous forcez un scénario ici. Vous remettez non seulement en cause l’expérience de randonneurs, mais aussi l’avis d’un expert de la jungle (qui a d’ailleurs déjà recherché des personnes perdus dans la jungle). Peut-être que ça nécessiterai un article plus complet pour mettre un terme à ce genre d’affirmations. Le chemin se dirige globalement vers le nord en descente et sans jamais se courber à 90-180°. La chaîne de montagne visible au sommet, ainsi que la vue sur la forêt, montrent que les deux zones sont séparées. De plus, ce n’est pas un angle de 30° sur le flanc d’une montagne qui va changer la perception d’un randonneur. Pour retourner à Boquete, un randonneur sait intuitivement qu’il faut regagner en altitude. C’est du bon sens. Bien sûr, au niveau de la rivière 2, mais plus particulièrement après la rivière 3, vous recommencez à gagner en altitude mais c’est toujours en s’éloignant des chaînes de montagne. Quand vous atteignez le paddock, ça devient encore plus une évidence. Après cette zone, au bout d’un certain temps, vous recommencez à perdre en altitude jusqu’au premier pont de singe. A cela vous ajoutez le temps de marche, et ainsi vous vous rendez bien compte que vous avancez vers nul part.

        • Charles.L
          28 novembre 2021 / 22 h 06 min

          L’avis que je soutiens est la conclusion considérée la plus probable établie par une équipe constituée de:

          1. Trois experts légistes néerlandais.
          2. Une équipe du groupement des forces spéciales de SENAFRONT.
          3. Des témoignages de locaux indépendants.

          Donc vous remettez vous même en question leur compétence et leur bon sens. Et désolé, mais je ne vois vraiment pas en quoi « gagner en altitude » serait le plus judicieux pour rejoindre une ville en contrebas. Dès lors que le chemin descend et se courbe, même légèrement, il est susceptible de contourner une montagne en formant une boucle. Et regardez à nouveau votre carte, je le répète, il tourne brusquement vers l’ouest mais également à l’est, ce à plusieurs reprises avant la 508, et se dirige longuement nord-ouest après la rivière 3. Typiquement, un chemin sinueux dans un contexte d’effort, est le meilleur moyen de perdre son orientation. Si les filles avaient une certitude, elles se sont maintenues durablement sur leur trajet.

          Et au passage, j’ai l’expérience de la randonnée. Nul besoin d’être un expert en quoi que ce soit pour savoir à quel point il est facile de se perdre en forêt.

          • RomainC
            29 novembre 2021 / 0 h 40 min

            1. Vous pensez à Frank van der goot? Lui-même pense qu’il est possible qu’elles soient retournées sur leurs pas (et qu’une chute aurait pu avoir lieu en remontant). De plus, ils ont estimés la possibilité de se perdre comme peu probable (d’où l’accident privilégié).
            3. Des guides, j’en ai rencontré et ceux-ci trouvent absurde l’idée de se perdre.
            Ce qui fait débat est la décision qu’elles ont prises après la photo 508 et comment un accident à pu avoir lieu.

            Ensuite, à la différence des spécialistes que vous avez énuméré, Yann est issu du CRAJ (Commandos de Recherches et d’ Action en Jungle) de l’armée française en Guyane et forme des unités dans le monde (il est déjà arrivé qu’il forme des unités au Panama). Il a 20 ans d’expérience. Il est le plus à même de donner son opinion.

            Ensuite, il faut gagner en élévation puisque depuis le sommet on voit la chaîne de montagne couper deux zones très différentes sur une très longue distance (ce qui est encore plus évident quand on est en bas). Même si elles s’étaient dit qu’elles pouvaient peut-être retraverser ces montagnes plus loin, elles auraient abandonné très vite l’idée en raison de la distance.

            Le sentier après le Mirador n’est pas celui à côté de chez vous. Je me suis déjà perdu et retrouvez bloqué en forêt, mais le même raisonnement ne peut pas se poser à chacune de ces situations. Chaque analyse doit être mise dans le contexte du sentier qui nous intéresse. Par contexte, j’entends l’élévation, la topographie, la nature de la végétation, etc… (tout ce qui rend unique un sentier).

            Enfin, je ne vois plus l’intérêt de poursuivre la discussion. Vous vous arrêtés sur une idée bien précise et je ne pense pas pouvoir vous convaincre. Un article répondant en détail à cette question serait plus adéquat.

            • Charles.L
              29 novembre 2021 / 3 h 08 min

              1. La conclusion de la seconde et dernière expertise de Van der Goot, était une chute au delà du premier pont de singe à un endroit précis. En effet, les guides et les sauveteurs n’imaginaient pas, lors de la première expédition, que les deux filles avaient pu s’éloigner aussi loin après le Mirador. Parce que l’idée de la « boucle » n’était venu à l’esprit de personne sur le moment. Ensuite, lorsque l’expertise néerlandaise conclue à une impossibilité de se perdre, c’est en terme de sentiers labyrinthiques et non en terme d’absolu. Aujourd’hui l’évidence est telle que les autorités panaméennes ont planté un panneau « sans retour » devant le sentier continuant au delà du Mirador.

              2. Aussi compétant que soit cet ancien commando Fr, juger des forces spéciales du Panama comme lui étant inférieur dans le domaine de la survie et de l’orientation en Jungle, est au mieux, d’une grande maladresse. Tu parles là de gens qui vivent dans la région depuis la nuit des temps. Ils n’ont pas attendu un français pour leur expliquer comme s’orienter et survivre en Jungle. La formation d’unités militaires panaméennes par un occidental, peut se restreindre à l’utilisation de matériel spécifique et à des tactiques de combat qui incluent de l’armement moderne. Ce qui est donc hors sujet. De plus ce spécialiste ne vous a pas accompagné au delà du premier pont de singe. Une contre expertise aurait pourtant nécessité sa présence sur l’ensemble du parcours couvert pas l’équipe néerlandaise. Donc ses compétences, même exceptionnelles, ne sont pas un argument recevable.

              3. La végétation dense est précisément ce qui peut empêcher de comprendre une topographie dans son ensemble. Quoi qu’il en soit, j’attends des images qui contrediraient de façon absolue, l’affirmation selon laquelle il est impossible de concevoir un retour en raison d’une vue globale sur la chaîne de montagne.

  5. Jerry
    28 novembre 2021 / 18 h 32 min

    Félicitations Romain pour avoir eu la persévérance de mener à bout ce projet d’expédition et de permettre d’apporter de nouveaux éléments sur le sentier. D’autant plus que ces expéditions semblent s’être déroulées dans de bonnes conditions humaines et matérielles.
    Je suis curieux pour ma part de découvrir les futurs articles, notamment concernant l’expédition 2 et la zone autour du 1er pont de singe. Je note que dans le commentaire précédent tu indiques que le trajet après le paddock met « un certain temps » jusqu’au 1er pont de singe. Comme ton appareil photo affiche les horaires, j’imagine que tu as les horaires de passage de cette deuxième expédition, au mirador et au 1er pont de singe, voire à la quebrada de la photo 508 ce qui pourrait permettre d’étudier l’avancée du groupe comparé à celui des filles et d’estimer la possibilité d’atteindre ce pont autour des appels d’urgence. Contrairement à ce que certains disent sur l’impossibilité d’atteindre ce pont, selon mes estimations cela serait tout à fait possible, voire même pourrait correspondre.
    Je note aussi que tu parles de faire un article sur la localisation de la photo 508. Selon ce que je comprends du fait que tu ne la cites pas mais que tu numérotes les rivières, j’imagine que celle-ci n’est pas évidente et n’a peut-être pas été identifiée. J’aurais tendance à imaginer la rivière 2 en raison de la forme d’un rocher mais sans certitude. Quant à la rivière 3, il s’agit visiblement de ce que l’on nomme la deuxième quebrada, lieu de la cascade dont certains s’étonnent qu’elle n’ait pas été prise en photo (ou plus précisément qu’il n’y ait pas de traces de photos de celle-ci).
    Les conditions ne sont effectivement pas les mêmes entre les mois d’avril et de juillet/août, non pas juste en raison de la météo du jour, mais en raison des conditions météorologiques qui précèdent l’expédition. Cette deuxième quebrada ou rivière 3 était ainsi d’un très faible niveau en avril 2014 suite à 4 mois quasiment sans précipitations (un total de 107 mm de précipitations en 2014 sur les 4 mois pour une moyenne inférieure de 0,8mm/jour) comparé aux 4 mois précédents cette première expédition (un total de 2 269 mm de précipitations pour une moyenne de 19 mm/jour) qui ont effectivement gorgé d’eau la montagne, le sentier et développé les rivières. C’est d’ailleurs indiqué dans l’article pour les deux expéditions, la présence de boue sur le sentier qui ralentit, fatigue et rend difficile l’évolution dans certains passages. Raison pour laquelle je serais intéressé d’avoir l’indication horaire du passage sur le lieu de la photo 508 en sus du mirador et premier pont de singe.
    Les horaires n’apparaissent pas sur les photos de l’expédition 2, j’imagine qu’elle a dû commencer tôt le matin mais peut-être avez vous suivi approximativement les horaires des filles. Si tel était le cas, je serais intéressé, même si le soleil était peu présent en raison des nuages d’avoir une estimation de celui-ci en fonction des lieux traversés au delà du mirador. J’imagine que si les filles ont traversé le paddock, le soleil devait taper en continu mais au-delà, le soleil étant passé à l’ouest, celui-ci serait-il présent sur le sentier menant au 1er pont ou le sentier en serait-il protégé par la hauteur des arbres situés à gauche de celui-ci.
    Je note que tu n’as pas pu lancer le drone sur la zone du pont N°1 en raison du vent et l’indication que les hélicoptères n’y seraient pas venus en raison du danger de crash pourrait expliquer pourquoi les filles n’auraient pas été retrouvées. Aurais-tu tout de même des photos qui suivent le cours de la rivière à ce niveau là, voire en contrebas ?

    Pour la 2ème quebrada/3ème rivière on pourrait effectivement transposer mon hypothèse sur le pont 1, les filles arrivent à cet endroit qui se distingue des autres, le flux est peu important, elles peuvent trouver intéressant de suivre ce chemin plutôt que remonter sur le sentier menant au pont 1. J’imagine que quand tu parles de grandeur tu entends au niveau de sa largeur comparée aux précédentes. Concernant la longueur possible qu’elles auraient pu parcourir sur celle-ci j’imagine que tu en parleras dans ton prochain article. Effectivement, ces rivières peuvent toutes mener jusqu’au pont N°2, cela pourrait être une piste, bien que du coup je m’interroge sur tout ce temps jusqu’aux appels d’urgence. D’un autre côté, cela pourrait peut-être expliquer pourquoi peu d’éléments ont été retrouvés, le parcours emprunté par ces rivières serait plus difficile pour transporter des éléments jusqu’au pont n°2 et au-delà… Pour ma part je privilégie toujours cette zone de la rivière au delà du pont N°1 menant au pont N°2, mais effectivement les autres rivières semblent mener au croisement qui se situe entre le pont N°1 et N°2 et donc restent également possibles.

    Félicitations pour ce premier article. J’attends les suivants avec impatience.
    Petite remarque, tu fais référence à un article « Cartes et coordonnées » que j’ai retrouvé sur Imperfectplan. Peut-être indiquer le lien vers celui-ci pour que les lecteurs puissent s’y repérer.

      • RomainC
        29 novembre 2021 / 2 h 35 min

        Merci bcp! Physiquement, ça été dure. Surtout pendant la 1ère expédition (j’ai perdu plusieurs kilos que j’avais pris pendant les différents confinements) mais avant la 2nd expédition, j’ai largement rattrapé le niveau. Avec 15kg sur le dos pendant la 2nd expédition, j’étais aussi rapide que les filles (peut-être même plus). En tout cas, toutes ces données de trajet sont enregistrées sur mon gps de manière précise (localisation, horaire, etc…). Je mettrai l’information pour le 1er pont de singe dans un prochain article.

        Pour la photo 508, on pense avoir identifié le lieu précis mais ce n’était pas évident. Je ferai un article précisément là-dessus pour donner plus d’arguments sur pourquoi nous pensons qu’une rivière en particulier est le lieu de la photo 508 (si je me contentais de désigner un lieu comme le lieu de la 508, beaucoup de personnes douteraient puisque ce lieu a énormément changé). Pour la rivière 3, oui c’est bien celle que tu mentionnes (c’est celle que l’on voit dans la vidéo des parents).

        Je suis totalement d’accord avec toi pour les conditions météorologiques. Il faudra bien sûr remettre ça dans le contexte des filles, mais je ne pense pas que cela fasse une grosse différence au final (pendant la 2nd expédition on devait maintenir une certaine cadence pour arriver à la ferme de Laureano avant la nuit).

        « Les horaires n’apparaissent pas sur les photos de l’expédition 2, j’imagine qu’elle a dû commencer tôt le matin mais peut-être avez vous suivi approximativement les horaires des filles. Si tel était le cas, je serais intéressé, même si le soleil était peu présent en raison des nuages d’avoir une estimation de celui-ci en fonction des lieux traversés au delà du mirador. J’imagine que si les filles ont traversé le paddock, le soleil devait taper en continu mais au-delà, le soleil étant passé à l’ouest, celui-ci serait-il présent sur le sentier menant au 1er pont ou le sentier en serait-il protégé par la hauteur des arbres situés à gauche de celui-ci. »
        -Étant parti très tôt, on n’était pas du tout au premier pont de singe à la même heures que les filles (si elles avaient été au premier pont de singe). En revanche, ayant été derrière les montagnes à différents horaires de la journée, je peux dire que le sentier reste bien visible vers 17h. Ce n’est pas aussi illuminé que de l’autre côté, mais pas au point de cacher le passage.

        « Je note que tu n’as pas pu lancer le drone sur la zone du pont N°1 en raison du vent et l’indication que les hélicoptères n’y seraient pas venus en raison du danger de crash pourrait expliquer pourquoi les filles n’auraient pas été retrouvées. Aurais-tu tout de même des photos qui suivent le cours de la rivière à ce niveau là, voire en contrebas ? »
        -Après quelques tentatives, j’ai réussi à le faire décoller 😉 J’ai filmé la zone du premier pont, et j’ai aussi filmé le fleuve du premier au second pont (un peu plus loin en réalité). Au début, le vent bloquait la caméra (l’appareil signalait la présence d’un poids). En vol, j’ai dû me concentrer sur la protection du drone (à certains moments je n’arrivais plus à l’éloigner des arbres). Pour le vol après le 1er pont de singe, ça été plus facile mais je n’ai pas trop tardé à le ramener vers moi (risque de perdre trop de batterie au retour en luttant contre le vent). Je publierai une vidéo sur youtube.

         » Effectivement, ces rivières peuvent toutes mener jusqu’au pont N°2, cela pourrait être une piste, bien que du coup je m’interroge sur tout ce temps jusqu’aux appels d’urgence. D’un autre côté, cela pourrait peut-être expliquer pourquoi peu d’éléments ont été retrouvés, le parcours emprunté par ces rivières serait plus difficile pour transporter des éléments jusqu’au pont n°2 et au-delà… Pour ma part je privilégie toujours cette zone de la rivière au delà du pont N°1 menant au pont N°2, mais effectivement les autres rivières semblent mener au croisement qui se situe entre le pont N°1 et N°2 et donc restent également possibles. »
        -Je suis totalement d’accord pour le transport des éléments. Je m’étais fait cette remarque en regardant les cartes, et je trouve que pour le moment c’est une bonne explication.

        « Félicitations pour ce premier article. J’attends les suivants avec impatience.
        Petite remarque, tu fais référence à un article « Cartes et coordonnées » que j’ai retrouvé sur Imperfectplan. Peut-être indiquer le lien vers celui-ci pour que les lecteurs puissent s’y repérer. »
        -Merci encore!
        Effectivement, je n’ai pas mis le lien… Je demanderai à Camille de l’ajouter.

        Je suis désolé de rester vague dans mes réponses. J’essaie de garder le plus d’éléments possibles pour les prochains articles.

        • Jerry
          30 novembre 2021 / 2 h 34 min

          – Pour le lieu de la photo 508, effectivement l’environnement change. Il serait même possible que la rivière ne s’écoule plus du tout sur le lieu précis de la photo 508. On voit sur les photos et vidéos que la rivière fait un détour particulier pour arriver sur cet emplacement. Il serait possible que ce détour ne soit plus et que la végétation ait alors repris sa place sur cet endroit le rendant difficilement reconnaissable. Je ne sais plus en quelle année était ta première randonnée, mais déjà sur la vidéo l’endroit où tu croisais une rivière n’était pas identifiable. On sait grâce à la vidéo des parents que la 508 se trouve à 20 minutes de la 2ème quebrada et grâce à la photo 508 que le chemin présent sur celle-ci remonte fortement.
          J’ai placé tes coordonnées avec celle que j’avais de la 508 et si les coordonnées sont correctes j’obtiens la 508 proche de la rivière 1, la rivière 2 ne s’écoulant apparemment pas de ce que l’on nomme la « Quebrada » mais la rejoignant plutôt. Par contre tu indiques la rivière 1 sur une élévation de 1874m (même niveau que le mirador) et la rivière 2 à 1610m là où j’ai une élévation quasi similaire entre les 2 rivières autour de 1630m. Ne serait-ce pas une erreur pour l’élévation de la rivière n° 1 ?

          – Pour les conditions météorologiques, j’entendais plus la différence de niveau de la rivière 3 au moment où vous faites l’expédition comparé au faible niveau de celle-ci lors du passage des filles en raison du manque de pluie les mois précédents, cela notamment dans l’hypothèse d’une baignade qui serait dès lors probablement difficile. Rien n’empêche cependant en effet de se rafraichir le visage. Pour ce qui est de boire l’eau de la rivière, je doute que cela soit une évidence ce 1er avril lorsqu’elles atteindraient cet endroit. Elles marchent depuis 3h mais n’ont pas l’air de souffrir de la chaleur au niveau déshydratation, en tout cas les photos du mirador ne montrent pas une sudation excessive. La peau est luisante en de rares endroits. Bien sûr cela a pu changer par la suite vu qu’elles arrivent au pic de chaleur vers 13h, mais possédant des boissons et n’étant pas forcément exposées directement au soleil sur le sentier, je doute qu’elles se risqueraient à tester une eau inconnue en plein milieu d’une randonnée, au bout de seulement 3h. Pour autant, il semble évident qu’étant encore en vie le 8 avril au soir, voire même jusqu’au 11 avril, l’une d’entre elles ou les deux se sont désaltérées sur une rivière, et si cela était possible l’ont donc suivi afin d’avoir de l’eau toujours à portée. Si tel est le cas, alors elles auraient pu survivre beaucoup plus longtemps que ce que l’on pense.

          – Pour ce qui est de la présence du soleil, ce qui m’intéressait surtout c’était de savoir si le sentier était régulièrement protégé de celui-ci, si de hauts arbres protégeait directement les randonneurs sur cette portion du chemin. Il est évident que l’on n’avance pas de la même manière selon que l’on soit protégé en partie du soleil et qu’on le ressente peu que si celui-ci tape continuellement au visage. Ou même au corps. Les filles n’ont pas de crème protectrice, si Lisanne a une peau qui peu résister voire s’adapter au soleil, Kris a visiblement une peau plus sensible aux coups de soleil et donc aux brulures. Qui plus est, étant rousse elle est de fait plus sensible et doit y faire particulièrement attention. Mon interrogation sur le soleil visait plus à estimer la possibilité qu’elles aient poursuivi le chemin jusqu’au pont N°1. On sait aussi qu’un individu confronté au soleil se tournera inconsciemment dos à lui pour ne pas l’avoir dans les yeux. L’hypothèse de la rivière n°3 pourrait être intéressante car il me semble que les filles seraient alors dos au soleil si elles la descendaient. Ce serait le cas aussi de la rivière de la 1ère quebrada.

          – Pour ce qui est de la zone du pont N°1 et du fleuve jusqu’au N°2, je suis impatient de voir la vidéo. Je pense que nous serons nombreux à l’étudier. Idem pour celle de la rivière n°3 si tu la publies également.

          – Pour le transport des éléments, on sait qu’à priori les filles étaient hors de l’eau mais très proches de l’eau. Tu cites que 3 rivières, est-ce parce que tu n’en as pas croisé d’autres sur le chemin menant au pont N°1 ou parce que tu considères qu’elles n’auraient pas été au-delà de la 3ème (ce qui correspondrait d’ailleurs aux dires de Feliciano qui s’était rendu me semble-t-il dès le lendemain de leur disparition au paddock et n’aurait trouvé aucune trace de pas). Les rivières expliqueraient beaucoup de choses. L’absence de traces, le fait que les chiens n’aient pu trouver leurs traces…

  6. Charles.L
    29 novembre 2021 / 5 h 07 min

    4. Non seulement, le scénario d’attaque sur la rivière 3 n’explique pas pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour tenter un appel d’urgence. Mais en plus, il nécessite d’accepter que surprises dans leur délassement, les deux filles aient eu le temps de récupérer leur sac, voir de se rhabiller.

    Là encore, hautement improbable puisqu’on parlerait alors d’une attaque brutale, et non d’un harcèlement, pour que les filles aient décidé de s’enfuir par la rivière plutôt que de simplement remonter le sentier en sens inverse.

    Au passage, tu demanderas à Yann, qui des indiens locaux ou des européens, ont formé les premiers moniteurs-instructeurs Jungle à la survie et l’orientation…

    • RomainC
      29 novembre 2021 / 12 h 22 min

      Je vais vous répondre une dernière fois.
      D’abord, je réitère, Frank van der Groot émet bien la possibilité d’une chute entre le lieu de la photo 508 et le Mirador (source: auteurs de Lost in the jungle).
      Enfin, nous n’avons pas encore donné de conclusions et vous les critiquez déjà. Nous n’avons pas encore exposés nos éléments, ainsi que nos potentielles explications.

      • CamilleG
        Auteur
        29 novembre 2021 / 17 h 16 min

        Perds pas ton énergie avec ce vieux mec 😀

        • Charles L.
          29 novembre 2021 / 22 h 09 min

          Camille, ha t’es là toi? Je me disais aussi, j’ai entendu un truc bourdonner hier, je pensais que c’était la tondeuse du voisin 😆

      • Charles L.
        29 novembre 2021 / 20 h 16 min

        Okay Romain!

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