Le projet El Pianista : le contenu du sac à dos

Cet article est rédigé par mon ami aventurier Romain.

L’objet de cet article est de rapporter des faits officiels sur le sac à dos de Lisanne Froon et son contenu. Pour ce faire, je me baserai sur des rapports des autorités panaméennes et néerlandaises. Aucune information de nature privée ne sera révélée dans cet article. Enfin, je tiens à vous prévenir que j’ai personnellement eu du mal à traduire ces documents. Par conséquent, je pourrais potentiellement écrire des choses inexactes.

La publication de cet article a pris un certain retard, mais mieux vaut tard que jamais ! Comme d’habitude, dans le cas où j’aurais omis des éléments, je signalerai tout ajout dans les commentaires. Enfin, je vous invite à lire l’article de Matt qui a publié à propos du même sujet il y a un mois. Je le remercie de m’avoir fourni les rapports officiels.

Vers 17h30, Le 11 juin 2014, une indigène découvre un sac à dos de la marque Burton le long de la rivière Culebra (Valle Risco, communauté d’Alto Romero). Près d’un arbre mort coincé sur la rivière, un objet se trouvait sous de gros rochers. Au premier abord, ne sachant pas de quoi il s’agissait, elle décide d’inspecter l’élément. Elle découvre un sac à dos fermé dans lequel se trouvent des téléphones, un appareil photos et d’autres affaires. Prenant conscience de la nature de l’objet, elle le ramène à son mari à Alto Romero.

Le lendemain, le 12 juin, les autorités se déplacent sur les lieux afin de récupérer le sac. A 9h40, ils emballent les affaires du sac dans des sacs plastiques. Par la suite, ils décident d’inspecter la zone de découverte. Vers 15h00, ils arrivent sur les lieux. Les autorités relèvent qu’à 20 mètres en amont, se trouve un câble permettant aux locaux de traverser la rivière et d’accéder à une ferme. A 100 mètres, dans la même direction, se trouve également un autre câble (équipé d’un panier) servant à traverser le fleuve lors des crues.

Pourquoi se trouvait-elle à l’endroit où se trouvait le sac à dos ? L’indigène cultivait du riz dans une ferme qui ne se trouvait pas loin. Voulant laver des vêtements avant de rentrer chez elle, l’indigène s’est rapprochée du fleuve. C’était la première fois qu’elle se rendait à cet endroit précis puisqu’elle avait pour habitude de laver ses vêtements dans une rivière près de sa maison.

Jürgen Snoeren et Marja West, les auteurs du livre “Verloren in de jungle” (Perdu dans la jungle) qui sortira le 22 avril 2021, ont publié la localisation exacte du lieu de découverte du sac à dos. Leur carte peut être trouvée sur leur site internet https://www.lostinthejungle-thebook.com/2021/03/03/official-coordinates-of-locations/

D’après ces deux auteurs, la localisation GPS du lieu de découverte du sac à dos est 8°55’40.9″N et 82°24’45.5″O.

Le contenu du sac 

Sac à dos de la marque Burton.

– Un soutien-gorge noir.

– Un soutien-gorge avec des motifs de fleurs.

– Une paire de lunettes roses (non endommagée).

– Une paire de lunettes à monture noire (non endommagée).

– Une bouteille d’eau. Elle n’est pas mentionnée dans les rapports, mais elle se retrouve sur les photos. Il s’agit de la même bouteille que l’on voit dans la poche de Kris sur la photo 505.

– Un appareil photo Canon Powershot SX270 HS avec une batterie.

Remarque : il est marqué qu’il s’agit d’un appareil Samsung, mais il s’agit d’une erreur. Les photos de l’inventaire du sac montrent bien un Canon.

– Une carte mémoire SanDisk de 16 GO.

– Un étui de caméra noir.

– Un téléphone Samsung blanc, avec une batterie et une protection de couleur bleue. L’inventaire n’inclut pas de carte mémoire. A noter qu’il y avait de l’argent sous la protection bleue du téléphone.

Remarque : l’inventaire panaméen n’inclut pas de carte SIM. En revanche, les autorités hollandaises ont bien analysé, répertorié et photographié cette carte SIM. Elle était donc bien présente dans le téléphone.

– Un iPhone 4 noir avec une protection de téléphone rouge.

– Un porte-clés bleu auquel une clé a été retrouvée attachée.

– Un petit objet personnel (nous avons choisi de ne pas publier la nature exacte de cet objet par souci de la vie privée de Kris et Lisanne).

– Un escargot.

– Une petite coquille.

– Une carte d’assurance de couleur bleue qui appartient à Lisanne.

– Un total de 88.30$:

Trois billets de 20$
Deux billets de 10$
Un billet de 5$
Deux billets de 1$
Cinq pièces de 25 centimes.
Une pièce de 5 centimes.

Remarque : aucun passeport n’est mentionné dans le rapport.

L’état des appareils électroniques

Les rapports n’incluent pas de description de l’état de l’appareil photo et des téléphones. En revanche, il y a des photos du matériel. Les appareils n’ont pas l’air d’être endommagés et nous savons qu’il a été possible de récupérer les données électroniques de chacun de ces appareils. Par conséquent, nous pouvons dire que les appareils ont été retrouvés en bon état (au minimum).

L’appareil photo a toutefois dû être démonté afin d’être analysé.

L’état du sac à dos

Voici l’étude scientifique telle qu’elle a été présentée dans le rapport hollandais :

Le sac à dos est constitué d’un tissu sur lequel un motif en losange est imprimé dans les couleurs noir, violet, marron, vert et bleu. Le sac contient des bretelles noires et colorées et des fermetures en plastique noir. Le nom de marque « Burton » est mentionné sur le sac. Une étiquette dans le sac indique que le matériau est du polyéthylène acétate de vinyle et de la mousse de polyéthylène. Du scotch est appliqué à l’intérieur et à l’extérieur du sac afin d’identifier toute trace qui pourrait être présente.

De manière générale, le sac à dos est en bon état. En revanche, il est rempli et contient divers dommages qui sont énumérés et numérotés ci-dessous.

  1. La fixation de l’une des sangles de transport s’est partiellement détachée.
  2. Les fermetures en plastique ont de profondes rayures.
  3. Les parties textiles présentent une décoloration blanche à différents endroits.
  4. Il manque un morceau rectangulaire du textile (environ 30×15 mm). Les bords de ces dommages sont droits. Ils contiennent des extrémités de fil effilochées.

Remarque : sur la photo incluse dans le rapport, ces dégâts sont indiqués sur la partie supérieure droite du sac (vu de face).

  1. Un dommage linéaire juste à côté du dommage 4. Cette lésion a une longueur d’environ 10 mm et contient d’un côté des extrémités de fils droits. De l’autre côté, les extrémités des fils sont effilochées. A proximité de ce dommage, le textile est décoloré (comme décrit sous le dommage 3).

Un corps étranger a été trouvé dans le dommage 5. Ce matériau a été analysé par micro spectrométrie infrarouge et celui-ci s’avère être du polyester uréthane.

Les interprétations et conclusions des autorités hollandaises :

Le dommage 1 concerne une couture desserrée. L’explication la plus simple de ce dommage est le relâchement de la couture. La nature de cette couture desserrée ne peut être indiquée et il n’est pas nécessaire de considérer qu’une force importante a été exercée. Il est possible que la couture soit faible en raison d’un défaut de fabrication et que le dommage soit dû à une utilisation normale.

Les dommages 2 et 3 indiquent tous deux une usure physique. Les rayures sur le plastique sont dues au frottement des fixations. La décoloration blanche du textile s’explique également par le frottement : la couleur du sac est appliquée comme une impression et seule la surface du textile est colorée. Les zones sous-jacentes sont blanches. L’usure peut enlever la couche de couleur superficielle et ainsi décolorer certaines parties du sac.

Les extrémités des fils dans le dommage 4 sont effilochées. Les extrémités des fils d’un côté du dommage 5 sont droites, les extrémités des fils de l’autre côté sont effilochées.

La déchirure du textile entraîne souvent l’effilochage des extrémités des fils. Le fait de couper ou de découdre conduit souvent à des extrémités de fil droites. Toutefois, il est possible que les extrémités droites des fils, créées par découpe ou incision, acquièrent un aspect effiloché par un mouvement ultérieur. Le textile perd ainsi une caractéristique importante permettant de reconnaître un dommage causé par un bord tranchant.

D’après l’enquêteur néerlandais, le dommage 5 est causé par un bord tranchant. La lésion 5 est située près d’un ourlet et parallèle à celui-ci. Les extrémités des fils droits se trouvent sur le côté de l’ourlet. Ils ont peut-être été protégés de toute influence extérieure par cet ourlet et sont donc restés intacts. Les extrémités des fils de l’autre côté du dommage sont effilochées. Ils ont probablement été moins protégés par l’ourlet.

Les bouts de fil droits trouvés dans le dommage 5 montrent qu’ils ont été créés par un bord tranchant. Il n’est pas possible de tirer des informations supplémentaires à partir des caractéristiques du dommage. Dans ce dommage, un matériau basé sur le polyester-uréthane a été trouvé. Ce matériau se présente souvent sous forme de mousse ou d’élastomère. L’origine de ce matériau est encore inconnue.

Le dommage 4 est situé près du dommage 5. Cependant, le dommage 5 montre que les bords droits peuvent s’effilocher. Pour cette raison, l’enquêteur néerlandais n’exclut pas la possibilité que le dommage 4 ait également été causé par un bord tranchant. Dans le cas du dommage 4, un morceau du textile est manquant. Cela peut aussi s’expliquer par une déchirure ou par l’impact d’un bord tranchant. En résumé, le dommage 4 peut être expliqué à la fois par des cassures ou par l’impact d’un bord tranchant.

L’analyse biologique

Le sac à dos :

Traces botaniques :

– Des fragments de feuilles brunes à l’intérieur du sac à dos.

– Fragments verts de plantes provenant de l’intérieur du sac à dos.

Traces de sol :

– Du sable s’est déposé à l’intérieur du sac à dos.

– De l’argile marron gélifiée sur les extrémités des sangles du sac à dos.

Autres traces :

– Un fragment blanc d’une coquille provenant de l’intérieur du sac à dos.

– Fragments de plastique transparents provenant de l’intérieur du sac à dos.

Soutien-gorge avec motif de fleurs :

Traces botaniques :

– Fragments de plantes et de feuilles.

Traces de sol :

– Sable.

Soutien-gorge noir :

Traces botaniques :

– Des fragments de feuilles brunes.

Traces au sol :

– Sable.

Autres traces :

– Fragments de plastique transparent.

A propos des traces d’argile sur les sangles du sac à dos, le rapport admet ceci :

– Le sac à dos a été transporté du site initial le long de la rivière jusqu’à un autre endroit où il a été déballé. De ce fait, il n’est pas possible de savoir si les traces d’argile à l’extérieur (sur les sangles) ont été acquises pendant le transport vers le site, sur le site lui-même, pendant le transport ultérieur du sac à dos ou pendant le déballage du sac à dos. Les recherches sur les traces d’argile ne permettent donc pas de connaître l’histoire du sac à dos avant sa découverte.

A propos du sable et des traces botaniques :

– Dans le sac à dos et sur les soutien-gorges, on y retrouve du sable meuble et des fragments botaniques. Une rivière à très fort débit, comme celle où le sac à dos a été trouvé, transporte des particules relativement lourdes comme le sable, le gravier et les pierres, mais aussi des particules légères comme l’argile et les fragments botaniques. Les matériaux transportés sont déterminés par la roche à travers laquelle la rivière coule et les plantes qui poussent le long de la rivière. Le sable meuble et les fragments botaniques peuvent être comparés à des échantillons de référence provenant de la rivière afin de déterminer si les traces trouvées peuvent provenir de la rivière. Cela peut être pertinent si des questions subsistent quant à la présence ou non du sac à dos dans la rivière. Toutefois, cette étude (l’étude établie dans le rapport) ne permet pas de déterminer où le sac s’est retrouvé dans la rivière.

Remarque : cette dernière phrase signifie, selon moi, que les autorités hollandaises ne disposaient pas des échantillons nécessaires pour faire la comparaison avec les éléments biologiques retrouvés dans le sac.

L’analyse ADN du sac à dos :

Apple iPhone :

– Aucun profil ADN n’a été trouvé.

Samsung Galaxy :

– Aucun profil ADN n’a été trouvé.

Sac à dos :

Echantillon 01

– Profil ADN principal d’une femme inconnue A.

– Caractéristiques secondaires de l’ADN d’au moins une personne inconnue, dont au moins un homme.

Echantillon 03

– Profil ADN d’une femme inconnue B.

Echantillon 05 (poignée supérieure du sac)

– Profils ADN mélangés avec au minimum ceux de deux inconnus, dont au moins un homme.

Soutien-gorge avec des motifs de fleurs :

– Aucun profil ADN n’a été trouvé.

Soutien-gorge noir :

– Profil ADN d’une personne. En revanche, il s’agit d’une contamination causée par un scientifique néerlandais.

Appareil photo :

– Aucun profil ADN n’a été trouvé.

De tous les profils ADN trouvés, aucun ne correspond à ceux de Kris et Lisanne. De plus, aucune correspondance n’a été trouvée dans la base de données criminelle.

Empreintes digitales sur les appareils électroniques :

Un total de 10 empreintes digitales a été retrouvé sur les appareils électroniques. Plus précisément sur :

– L’iPhone et sa batterie.

– Le téléphone Samsung et sa batterie.

– L’appareil photo et sa batterie.

Aucune empreinte digitale n’a été trouvée sur les cartes SIM de l’iPhone et du Samsung, ainsi que sur la carte mémoire de l’appareil photo.

23 Commentaires

  1. Mise à jour / Ajout
    16 avril 2021 / 11 h 58 min

    Espace dédié aux mises à jour.

    -J’ai oublié de parler de la bouteille d’eau. Elle n’est pas mentionnée dans les rapports, mais elle se retrouve sur les photos. Il s’agit de la même bouteille que l’on voit dans la poche de Kris sur la photo 505.

    • CamilleG
      Auteur
      22 avril 2021 / 10 h 27 min

      Je l’ai ajouté à l’article 😉

  2. 16 avril 2021 / 17 h 05 min

    Des pièces à conviction qu’il faut arriver à comprendre et interpréter de la manière la plus factuelle possible

  3. HarleyQueen
    21 avril 2021 / 20 h 02 min

    Merci pour ce travail et les recherches constantes que tu fais sur ce dossier, Romain.
    J’apprécie tout particulièrement le ton pragmatique tout en s’appuyant sur les faits concrets. Bon courage pour la suite aussi et l’expédition à venir !

  4. Vlad
    22 avril 2021 / 4 h 34 min

    Combien d’informations erronées ont été trouvées. Pourquoi ont-ils dit 83 $ avant? s’avère être 88,30

  5. Jerry
    24 avril 2021 / 19 h 15 min

    Comme indiqué sur mon message d’hier je fais un petit retour sur ce post.
    Romain donne la marque du sac à dos : Burton. C’est une information qu’il m’avait été difficile de trouver.
    Voici la photo que j’avais retrouvée de celui-ci. Il s’agit d’un modèle qui a été apparemment créé/vendu en 2013.
    https://www.crocoboardshop.com/5600/4801/1000/sac-a-dos-burton-day-kicker-pack-20l-transplant-plant-2013.jpg

    La qualité du sac a souvent été discutée sur les forums, certains estimant qu’il serait improbable que le sac puisse traverser le torrent, être retrouvé intact, sans dommages sur le matériel à l’intérieur.
    C’est un point effectivement important, tous les sacs à dos ne réagiront pas de la même manière, certains étant plus fragiles que d’autres. Comme je l’avais indiqué sur l’un de mes commentaires sur un article précédent, la photo du sac à dos présente sur cet article (photo à retourner pour qu’elle soit vue dans le bon sens) montre qu’il ne s’agit pas d’un simple sac à dos vu la protection intérieure en polaire que l’on peut voir, et les photos à l’aéroport montraient qu’il s’agissait probablement d’un sac de randonnée (poche latérale pour boisson), de même que les photos sur le Mirador montraient que les bretelles étaient solides.
    Nous avons donc avec cette marque la confirmation qu’il s’agit d’un sac dédié à la randonnée et donc plus solide que les autres. Burton est une marque qui se définit comme « Tout ce que nous faisons à Burton a commencé dans les montagnes ». Une marque dédiée à l’origine au snowboard et donc leurs sacs sont résistants, conçus pour la protection de matériel et le tissu résistant possède des propriétés imperméables pour une utilisation sous neige (ce qui ne signifie pas qu’il soit complètement imperméable s’il est plongé dans l’eau).
    L’une des descriptions que j’ai trouvé du sac :
    « Designed to withstand the rugged needs of the mountains while having the versatility to handle your everyday needs, the Burton Day Hiker 20L Backpack is the pack you have been looking for. Its strong, padded laptop sleeve is designed to do double-duty, and store your hydration needs as well. With a fleece-lined pocket, the Burton Day Hiker can carry your goggles, or your MP3 player and other small electronics just as safely anywhere you go, making it the only backpack you will need. »

    Traduction : « Conçu pour résister aux besoins difficiles de la montagne tout en ayant la polyvalence nécessaire pour répondre à vos besoins quotidiens, le sac à dos Burton Day Hiker 20L est le sac que vous recherchiez. Sa pochette solide et rembourrée pour ordinateur portable est conçue pour faire double usage et stocker vos besoins d’hydratation. Avec une poche doublée en polaire, le Burton Day Hiker peut transporter vos lunettes, ou votre lecteur MP3 et autres petits appareils électroniques en toute sécurité partout où vous allez, ce qui en fait le seul sac à dos dont vous aurez besoin.  »

    Il s’agit d’une description commerciale, mais on voit tout de même certains points notamment cette housse rembourrée qui a pu protéger le matériel (l’appareil photo, les portables) d’éventuels chocs contre les rochers lors de la flottaison sur le torrent. A noter aussi le nom du sac à dos Burton Day Hiker. Hiker = randonneur. Il ne s’agit donc pas d’un simple sac à dos acheté au hasard.
    Je reviens là sur un point que j’ai souvent lu et qui revient souvent, les filles auraient été inconscientes, n’auraient pas préparé leur randonnée. C’est quelque chose de facile à dire après coup. Pour ma part, je ne suis pas sûr que je me serais mieux préparé. Rappelons que nous sommes dans une zone touristique, un chemin emprunté quotidiennement, qu’elles font cette randonnée parce que leur programme est chamboulé du jour au lendemain. Elles font leurs courses le matin avant d’entreprendre la randonnée, elles ont probablement pris de quoi manger le midi et des boissons pour s’hydrater. On voit d’ailleurs qu’elles ont une bouteille d’eau et probablement qu’elles ont au moins chacune la leur. Probable également qu’elles aient une autre boisson dans leur sac en raison de l’effort et de la météo. Bien sûr elles n’ont pas fait leurs courses pour la semaine. Allant en randonnée pour quelques heures, l’idée n’est pas non plus de s’alourdir. Elles ont probablement pris des choses légères pour grignoter le midi, comme des Pringles ou un sachet de bonbons (on voit les deux sur les photos de nuit).
    Elles ont visiblement des chaussures de marche. Leurs portables sont chargé de moitié mais une moitié suffisante pour passer des appels lors d’une après midi. Ce qu’elles n’avaient pu prévoir c’est l’absence complet de réseau. Et avec le recul bien sûr en cas de perte, l’achat d’un sifflet. Les secours sont apparemment passés non loin sans les entendre cette nuit du 8 avril. Si les témoignages n’avaient pas été erronés au niveau des horaires de passage des filles, les secours se seraient aussi focalisés au delà du mirador et les filles auraient pu être secourues dans les temps.
    Pour autant, Lisanne préparait minutieusement ce voyage au Panama depuis un an, et la présence de ce sac à dos de randonnée acheté apparemment pour l’occasion en est la preuve. De ce que j’ai lu Lisanne était une fille réfléchie qui était loin de partir sur un coup de tête sans préparation. D’ailleurs il semblerait que les filles se soient renseignées sur El Pianista avant de s’y rendre. De ce que j’ai cru comprendre des recherches ont été trouvées sur un ordinateur, apparemment de la famille d’accueil. Et selon l’article de Romain sur les téléphones, Lisanne consulte l’application Maps une fois au Mirador avant de poursuivre le chemin. Peut-être veut-elle vérifier que le chemin fait une boucle. Apparemment c’est aussi l’idée que les auteurs de Lost in the Jungle semblent émettre. Elles auraient poursuivi en pensant rejoindre leur point d’arrivée. Ce que je pense également. Elles ont en face d’elles un chemin, celui-ci descend, elles ont rencontré un croisement de chemins lors de leur montée…

    Pour ce qui est du sac à dos retrouvé, comme indiqué dans l’article, celui-ci n’est pas retrouvé intact comme certains le pensaient. Et le matériel à l’intérieur non plus. L’appareil photo est hors d’usage de même que le portable de Kris. Le sac a visiblement parcouru le torrent et pris l’eau. Du sable retrouvé à l’intérieur. Le portable de Lisanne était en état de fonctionnement apparemment. L’une des raisons possible pouvant expliquer cela serait le fait que le portable était éteint, la batterie avait été épuisé. J’avais lu l’année dernière un article sur cela, les dommages étant causés si l’appareil tombe dans l’eau alors qu’il est allumé. Des vidéos existent sur Internet où l’on peut voir des personnes tester la résistance de téléphones portables plongés dans l’eau. De mémoire, tous s’éteignaient une fois plongés dans l’eau. En tout cas les anciennes versions. De nos jours les portables possèdent un degré d’étanchéité indiqué par l’indice IP. Le second chiffre derrière l’IP correspond à la résistance à l’eau et va de 0 à 9 (le premier de 0 à 6 correspond à l’étanchéité à la poussière). Ce second chiffre indique l’étanchéité du portable sous une profondeur d’eau sur un temps donné. Ici le sac a à priori été dans l’eau de manière prolongée, mais a-t-il été en profondeur ou a-t-il le plus souvent flotté ? Probablement que son tissu résistant a plutôt fait flotter le sac vu la force du courant. Je crois que c’est l’un des tests que souhaitait faire Romain sur ce torrent, tester le déplacement d’un sac. En tout cas le Samsung aurait donc pu être rallumé car celui-ci n’était pas allumé au moment où il a pris l’eau. Les personnes chargées de retirer les données à l’intérieur ont donc dû probablement soigneusement le sécher avant de mettre une nouvelle batterie et de le rallumer.

    L’un des éléments importants de l’article aussi qui démonte une rumeur coriace que l’on trouve sur Internet est que la femme qui retrouve le sac à dos vient à cet endroit pour la première fois alors qu’il est souvent repris sur de nombreux sites que la femme était certaine que le sac n’était pas présent la veille à cet endroit. On voit donc comment les faits sont parfois déformés pour donner de l’ampleur à certaines théories voulant que le sac soit déposé à cet endroit afin que la femme le trouve.

    Pour ce qui est du contenu du sac à dos, on voit que les portables présentaient une coque de protection. Certaines coques ont un indice d’étanchéité également. De ce que dit Romain de l’argent était sous la coque de Lisanne. Je ne sais s’il s’agit de tout l’argent trouvé, mais si c’était le cas cela aurait son importance. La thèse de l’agression est souvent réfutée car l’argent a été retrouvé dans le sac. Mais si l’argent était caché sous la coque c’est un élément que l’on ne pourrait plus prendre en compte. Bien que bien sûr un agresseur aurait toujours pu revendre les portables et l’appareil photo. Le fait qu’il n’y a pas de porte monnaie dans le sac me laisse à penser que les billets étaient bien tous cachés sous la coque. Les pièces ont peut-être été jetées dans le sac après leurs achats, il s’agissait peut-être du rendu de monnaie.
    La clef et le porte clef correspondraient à la maison de la famille d’accueil, peut-être que Romain a cette confirmation. J’avais lu l’année dernière que la clef n’avait pas été retrouvée mais apparemment il devrait s’agir de celle-ci.
    Des éléments ont apparemment été découverts dans le sac qui n’apparaissent pas dans l’article ci-dessus dont un emballage de bonbons que l’on peut discerner sur la photo de l’article. Mais aussi un petit cadenas avec une clef probablement pour fermer le sac. Le commentaire que j’ai lu indique aussi « a lock » qui peut se traduire par verrou ou mèche de cheveux mais peut-être s’agit-il d’une mauvaise traduction du néerlandais à l’anglais.
    La bouteille d’eau comporterait une faible quantité d’eau à l’intérieur ce qui est intéressant à analyser. Peut-être que la bouteille était percée mais il semble étonnant qu’elle soit retrouvée en si bon état après un séjour dans le torrent qui a dû cogner le sac contre plusieurs rochers. Cela montre la résistance du sac, de cette housse de protection. La bouteille semble déformée que sur la hauteur. C’est intéressant car on peut voir sur les photos que les filles portent leur boisson à l’extérieur du sac, principe du sac de randonnée, pouvoir se saisir de sa bouteille sans avoir à retirer son sac. La bouteille aurait du se trouver dans la poche extérieure mais je doute qu’elle aurait pu rester accrochée ainsi lors de sa traversée du torrent. Et si la bouteille était à l’intérieur du sac, j’imagine qu’elle aurait été pleine et qu’elle servirait de bouteille de réserve. On pourrait bien sûr imaginer que la fille (j’imagine qu’il s’agit de Lisanne) se déplace avec le sac et qu’elle a déjà bu la première bouteille, qu’elle a remplacé ensuite par la deuxième, raison pour laquelle la bouteille serait vide et la deuxième bouteille aurait été transportée par le courant. Mais si tel était le cas, le sac aurait-il été retrouvé dans le torrent ? Si tel était le cas cela signifierait que Lisanne ce serait éloignée du torrent et donc plus difficile que le sac s’y retrouve par la suite. Et dans le cas où elle suivrait le torrent alors j’imagine qu’elle se baisserait pour remplir sa bouteille vide plutôt que de changer de bouteille. Ce qui pour moi peut signifier que d’une part Lisanne est très près du torrent pour que le sac s’y retrouve, mais aussi qu’elle ne se déplace pas. La bouteille aurait été gardée parce que Kris n’en a plus l’utilité. Elle aurait été rangée dans le sac en cas de besoin futur si la bouteille de Lisanne se perçait à un moment donné afin de la remplacer. Lisanne n’en aurait donc pas l’utilité puisqu’elle se trouve près du torrent et doit y remplir sa bouteille régulièrement.
    Romain indique que se trouve dans le sac un « petit objet personnel », j’imagine qu’il ne s’agit pas du cadenas mais de quelque chose de plus « sensible » et donc que les auteurs du livre ont également décidé de le tenir secret. Il n’y a pas énormément de possibilités et les raisons indiquées associées au fait que cet « objet » ne soit pas désigné comme appartenant spécifiquement à l’une des filles réduit également le champ des possibles. Je respecte et ne développerai donc pas ici.
    Il serait d’ailleurs peut-être préférable de retirer cette indication sur l’article car indiquer son existence poussera forcément la curiosité des internautes à découvrir ce dont il s’agit et cette information finira forcément par tomber. A moins qu’elle ne soit déjà connue mais je n’ai pas souvenir de l’avoir lue.

    Ce qui m’intéresse particulièrement dans cet inventaire c’est la carte mémoire. Les auteurs du livre Lost in the Jungle semblent parler d’une deuxième carte mémoire. Romain, aurais-tu des informations sur cela ? Cette carte dans l’inventaire ne serait pas celle présente dans l’appareil photo mais une deuxième carte mémoire ?
    Ce qui me semble bizarre c’est que certains semblent l’attester tandis que d’autres semblent dire qu’elle est hypothétique. Que les auteurs semblent s’en servir pour justifier la photo 509 qui serait due au changement de cartes le temps d’une photo mais ne semblent pas savoir ce qui se trouve sur cette carte et semblent lancer l’hypothèse qu’il pourrait y avoir un message d’adieu sur celle-ci. Peut-être que cette deuxième carte serait inexploitable ou peut-être n’est elle qu’une supposition du fait de l’étui vide qui pourrait tout simplement être l’étui de la carte mémoire placée dans l’appareil.
    C’est une information importante sur laquelle il y a quelque chose de pas net selon moi. Autant je peux imaginer des raisons de prendre une photo ou vidéo sur une deuxième carte SD. Les auteurs semblent apparemment indiquer que ce changement aurait été fait peu après la photo 508 mais sans en justifier la raison pour laquelle ils indiquent cette précision. Ce qui est embêtant. J’ai l’impression après tous les retours que j’ai lu que les auteurs ont tout simplement fait ce qu’ils critiquent eux même, lancer des hypothèses sans les prouver ce qui est regrettable pour des journalistes. J’ai fait un retour sur l’article précédent sur les commentaires découverts hier suite à la sortie du livre et aujourd’hui je découvre en plus que les auteurs ne se sont même pas déplacés sur les lieux, ce qui signifie qu’ils n’ont pas enquêté et que les chemins qu’ils imaginent sont tout simplement un copié collé du rapport des autorités panaméennes qui ont du élaborer un scénario plausible pour expliquer la disparition des filles et le fait de ne pas avoir réussi à les localiser.
    Cela me déçoit profondément tellement j’avais d’attente sur ce livre. Il n’y aurait aucune preuve à l’intérieur justifiant ce cheminement des filles et même cette histoire de carte SD semble étrange. Comme dit précédemment je peux imaginer l’utilisation d’une deuxième carte SD pour une photo. On pourrait imaginer par exemple dans l’hypothèse où les filles se perdent, que l’une des filles se blesse gravement, rend son dernier souffle, que celle qui reste doive alors poursuivre son chemin et ne peut rester aux côtés du corps de son amie afin de survivre elle-même en essayant de trouver le chemin d’un retour. Il est difficile de laisser son amie. Ne sachant même si elle même s’en sortira, elle échange alors la carte mémoire pour enregistrer une vidéo à destination de ceux qui trouveraient le corps si jamais elle y restait elle-même, indiquant le nom, prénom, adresse, téléphone pour joindre la famille et expliquant peut être qu’elle poursuit elle même son chemin. Elle retire la carte et la laisse sur le corps de son amie. Elle réinsère alors l’ancienne carte contenant tous ses souvenirs pour reprendre son chemin. Si tel était le cas, je reste sur l’hypothèse que ce serait toujours Lisanne qui serait en vie. Car si c’était elle qui était abandonnée par Kris, Kris n’aurait pas eu besoin forcément d’enregistrer un message puisqu’elle aurait pu laisser la carte trouvée dans le sac avec les données de Lisanne. Carte client indiquée ci-dessus dans l’article, carte d’assurance apparemment selon les auteurs. Mais si tel était le cas, le changement de carte aurait été fait plutôt le 8 peu avant les photos de nuit. Car si l’idée est de laisser le corps derrière soi, les photos de nuit montrent que les filles seraient à priori toujours ensemble cette nuit-là. On peut alors imaginer que Lisanne se soit décidée à partir le lendemain matin au lever du jour, ce qui impliquerait qu’elle ne soit pas blessée ou peu, ou alors qu’elle se surpasse dans la douleur et la souffrance pour avancer. Mais difficile d’imaginer à ce moment là que la seconde carte SD soit retrouvée également dans le sac. J’ai du mal à imaginer qu’il s’agisse réellement d’une seconde carte SD. Non pas que celle-ci ne puisse exister mais sur le fait qu’elle ait été retrouvée dans le sac et que les journalistes ne s’y soient pas intéressés tout au moins pour dire qu’elle était inutilisable, inexploitable. D’ailleurs sur le rapport ci-dessus Romain indique « Aucune empreinte digitale n’a été trouvée (…) sur la carte mémoire de l’appareil photo. » Il n’est ici fait mention que d’une seule carte. S’il y avait bien deux cartes, alors celle restée en dehors de l’appareil aurait des empreintes. J’imagine qu’elle serait restée dans l’étui sinon. Si Romain tu as des infos sur cette deuxième carte. Et si tu as aussi des informations sur la cabane qui justifierait que les auteurs de Lost in the jungle imaginent que les filles s’y trouvent la première nuit.

    Enfin voilà, je pensais avoir des réponses avec ce livre et j’obtiens de nouvelles interrogations.

  6. RomainC
    24 avril 2021 / 20 h 59 min

    Salut Jerry!

    Tout d’abord, je dois admettre que je n’ai pas encore lu tous les rapports. Il y en a tellement que ça nous prendrai certainement 1 an pour étudier tous les détails. De plus, certains sujets se retrouvent sur différents rapports séparés entre eux par beaucoup de pages (c’est justement le cas pour le sac à dos). J’ai regardé pour le « cadenas » puisque ça me disait quelque chose. Sur une page de rapport, une clé et un cadenas sont mentionnés, mais le porte-clé disparait de la liste. Le problème de ces rapports, c’est qu’ils ne disent pas toujours la même chose et oublient parfois certaines choses. Ils ne mentionnent pas de bouteilles d’eau, et pourtant une est bien présente sur les photos et je pense en discerner une autre.
    Pour la carte client, à vrai dire je pense que les auteurs ont raison là-dessus. Les rapports n’ont pas indiqué la nature de cette carte, mais ils ont indiqués certaines informations (Lisanne, date de naissance, et des numéros). Et je viens juste de me rendre compte que l’indication « IZA alarmcentrale » est présente… Il s’agit donc bien d’une carte d’assurance. (Merci d’avoir relevé ce point!)

    Pour l’appareil photo, ils l’ont d’ailleurs démonté pour l’étudier.

    Une remarque par rapport aux horaires des téléphones : On doit corriger l’horaire du 6 avril qui indique 13:37 mais qui est en réalité 14:35. Les enquêteurs ont commis une erreur dans la retranscription des données dans le résumé (Le rapport inclue un résumé, l’analyse des enquêteurs, et des données brutes).

    Par rapport à la seconde carte SD, je n’ai rien vu de tel dans les rapports. Selon les auteurs, l’information vient d’un enquêteur néerlandais qui aurait été au Panama. Ils pensent que cette carte serait tombée par le trou du sac. Je ne vois pas sur quoi d’autre est basée cette information. Pour moi, ça ressemble plus à une théorie qu’à un fait.

    Pour la cabane, je vais devoir fouiller dans les rapports pour voir si je trouve quelque chose.

  7. RomainC
    24 avril 2021 / 21 h 10 min

    Je trouve également dommage que les auteurs n’aient pas attendu de se rendre au Panama avant de publier leur livre. De toute manière, même s’il n’existe que des théories pour le moment, l’expédition va permettre de vérifier beaucoup d’éléments et d’obtenir (peut-être) certaines réponses. Je fais entièrement confiance à l’expertise du militaire que j’ai engagé.

  8. Jerry
    25 avril 2021 / 12 h 26 min

    Salut Romain !
    Merci pour les infos. Oui c’est regrettable que les auteurs ne se soient pas rendus sur place mais ce qui me déçois le plus c’est qu’ils ont prétendu avoir toutes les réponses alors que sur les points essentiels ils n’ont visiblement que des hypothèses. Je les ai cru, je n’aurais pas dû. Sur l’un de ses commentaires par exemple que j’avais posté en début d’année, Marja disais : « Hello, yes, we were able to identify that place, and we got all the GPS coordinates. As usual in a police investigation, not everything has been discussed with the media. A few people have filled a lack of facts with assumptions that have led to a lot of speculation worldwide. (…) Our book will debunk it all. »

    (Traduction : Bonjour, oui, nous avons pu identifier cet endroit, et nous avons obtenu toutes les coordonnées GPS. Comme d’habitude dans une enquête policière, tout n’a pas été discuté avec les médias. Quelques personnes ont comblé un manque de faits avec des hypothèses qui ont conduit à de nombreuses spéculations dans le monde entier. (…) Notre livre va tout discréditer.)

    Elles s’est présentée comme possédant toutes les réponses alors que visiblement elle fait exactement ce qu’elle reproche aux autres. Elle comble un manque de faits avec des hypothèses. Elle n’a pas les coordonnées des photos de nuit. Elle fait l’hypothèse que les filles sont dans la cabane la 1ère nuit et peut-être la 2ème mais sans preuve visiblement. Elles partiraient le 3ème jour etc. Juste j’imagine parce que la cabane est visitée le 3ème jour et que les filles n’y sont pas ce jour là. Et les auteurs imaginent ainsi un déplacement imaginaire des filles pour les faire tomber le 4ème jour, parce qu’il pleut… J’imagine que s’il y avait eu réellement une preuve du passage des filles dans la cabane, les recherches se seraient dès lors focalisées sur ce chemin après le mirador.
    On ne peut pas quand on se présente comme journalistes se basant uniquement sur des preuves finir par imposer du brodage d’une déambulation hypothétique. Bien que j’imagine qu’ils ne font que reprendre l’hypothèse des autorités panaméennes. Mais c’est celle-ci également qu’ils auraient du vérifier en tant que journalistes.
    Leur livre est peut-être bien pour les lecteurs de sensationnel, j’ai lu le début qui est accessible gratuitement et on voit le style donné, mise en place, présentation des filles, contexte, suivi des filles lors de leur trajet, de leur voyage… Il y a un aspect littéraire qui est renforcé quand j’apprends que le livre finirait sur ce message d’adieu « hypothétique ». Une invention littéraire pour clôturer un livre.
    Le livre aura le mérite j’imagine de démonter les hypothèses farfelues qui circulent sur le net, ceux qui imaginent des photomontages, etc. et en font un business. J’avais parlé sur un commentaire d’un autre article qu’il me semblait que Juan faisait payer pour ses vidéos, après vérification il y a bien un système d’abonnement avec 4 formules (2 €, 10 €, 25 € ou 50 € par mois). Forcément pour maintenir l’intérêt il doit aller rechercher dans le plus spectaculaire et improbable, ce qui est regrettable puisque cela ne sert plus Kris et Lisanne mais ses propres intérêts. Le livre démontera probablement toutes ses théories, mais il n’y a pas de difficultés à cela, c’est d’ailleurs ce qui a déjà été fait sur ce site. Encore hier sur l’indigène qui découvre le sac alors qu’elle passe à cet endroit pour la première fois. Je m’attendais pour ma part à de vraies informations intéressantes pour ceux qui suivent avec sérieux ce dossier. Visiblement ce n’était pas la cible du livre. Je m’en veux d’avoir cru l’auteur, et ma déception est d’autant plus grande que j’espérais ce livre depuis plusieurs mois maintenant. Ils n’auraient pas du se vanter qu’ils avaient toutes les réponses alors qu’ils ne sont pas plus avancés que nous ici. Ils se sont juste contentés de recopier l’hypothèse des autorités panaméennes. Il est bien de la connaître, mais une hypothèse n’est pas forcément une vérité si elle ne peut être prouvée.
    Des enquêteurs ne sont rien d’autre que des êtres humains comme les autres, qui réfléchissent de la même manière que la majorité des personnes sur le net. Ils récoltent des indices, des faits, élaborent des hypothèses à partir de ces derniers et recherchent des preuves pour étayer. L’erreur est de penser que ce sont des super héros qui ont une supervision. D’ailleurs, puisque les auteurs ont fait dans la littérature, pourquoi n’en ferais-je pas de même en citant Jo Nesbo « La première leçon est que les enquêteurs criminels sont comme les autres. Nous ne sommes pas particulièrement intelligents, nous sommes même carrément bêtes pour certains d’entre nous. Nous faisons des erreurs, beaucoup d’erreurs, et nous n’en tirons pas tellement d’enseignements. Quand nous sommes fatigués, nous choisissons parfois de dormir au lieu de poursuivre notre traque, même si nous savons que nous pourrions être à un cheveu de la solution. Alors si vous pensez que nous allons vous ouvrir les yeux, vous inspirer et vous montrer un tout nouvel univers de subtilités de la technique d’enquête, vous allez être déçu. » (extrait de « La soif »)
    Tout est dit. Il faut aussi savoir comment fonctionne ce type d’enquête médiatique. La médiatisation c’est la dernière chose que souhaitent les autorités. Si une affaire est médiatique là où sans médiatisation vous pouviez travailler tranquillement sans nécessité de résultat, la médiatisation vous fait entrer dans une période de stress qui ne vous quittera pas tant que vous n’aurez pas une résolution acceptable pour les médias. La lumière est désormais sur vous 24h/24h. Là où en temps normal la personne peut faire son enquête tranquillement, la médiatisation lui met une pression importante sur les épaules puisque le N+1 veut du résultat, parce que son propre N+1 veut des résultats, parce que le N+3 veut des résultats et ne pas perdre la face devant les médias qui le harcèlent parce que quelques N+1 plus loin se trouve le gouvernement panaméen mis à mal en raison des Pays Bas qui demandent également des résultats et la pression exercée par les médias qui devient internationale. Et à ce moment là toutes les têtes de la chaîne peuvent sauter à tout moment. C’est pourquoi sur ce type d’enquêtes tous les moyens sont généralement donnés.
    C’est la raison d’être d’un scénario hypothétique basé sur aucune preuve. Le but est de se sortir d’une situation tendue en proposant un scénario acceptable dédouanant les autorités et le travail effectué. C’est ce que je comprends du scénario que j’ai découvert via les commentaires. Pas de preuves, mais la malchance est utilisée pour dédouaner les secours. Si les filles n’étaient pas parties ce 3ème jour de la cabane elles auraient été retrouvées et ainsi de suite. On renvoie la faute sur les filles, on insiste sur le fait qu’elles se soient perdues. On ne peut tout leur mettre sur les épaules alors on accuse la météo (qui ne pourra être condamnée…). Ainsi à cause de la pluie elles glissent, se blessent etc. Et on dédouane les secours en éloignant les filles des endroits où ils se situent lors des recherches pour justifier qu’ils ne les aient pas trouvées.
    L’histoire serait tout autre si les filles s’étaient blessées comme je le pense dès le premier jour et qu’elles n’aient pas bougé de cet endroit. Cela voudrait dire qu’elles ne se sont pas perdues et que les secours sont passés à côté d’elles sans les trouver durant tout ce temps. Elles les auraient attendus désespérément.
    Tout ça pour dire qu’un scénario hypothétique de plus n’est pas la réponse que j’attendais de ce livre. Et puisque j’en suis sur les super héros, un expert photoshop n’est rien d’autre qu’un spécialiste du logiciel comme de nombreux photographes. Le résultat du montage qu’il a effectué, visible sur le site Lost in the jungle est bien fait, et esthétiquement aussi, mais le montage n’est pas complet. Ce montage avait déjà été réalisé auparavant par d’autres spécialistes de photoshop et certains ont même été plus loin dans le montage dernièrement. S’y connaître dans un logiciel signifie juste que vous savez vous en servir techniquement (ici éclaircir les photos, faire des rotations, les redimensionner, les superposer, etc.) cela ne signifie pas que vous ferez un meilleur assemblage des photos que d’autres. Si vous ne voyez pas comment s’assemblent les pièces, vous aurez beau maîtriser la technique vous n’irez pas plus loin que d’autres. Certains ont ainsi montré que les photos forment un angle de 180 degrés et montrent l’autre rive sur le même assemblage.

    Plus haut je dis que les enquêteurs sont des êtres comme les autres et qu’ils commettent des erreurs, la preuve en est dans cette erreur d’horaire du 6 avril. Ils restent des humains qui font des erreurs. Ils ont les données qu’ils retranscrivent mais sur une suite de données il est souvent habituel de faire des erreurs, vous vous trompez de ligne sans vous en rendre compte puisqu’il s’agit d’un travail répétitif. C’est d’ailleurs le cas sur certains schémas partagés par les internautes, problèmes de dates, d’horaires, etc. Bon là cela ne vient pas des internautes mais des autorités, ou alors cela peut aussi venir des traducteurs. C’est peut-être aussi le problème des rapports qui ne disent pas la même chose, peut-être s’agit-il d’erreurs de traduction. Il faudrait avoir les rapports originaux en espagnol. Vu le nombre de pages (je ne sais plus si c’est plus de 1 000 ou 2 000) j’imagine qu’il n’y a pas eu qu’un seul traducteur mais plusieurs, raison pour laquelle il peut y avoir des choses qui ne collent pas. Les rapports ont du être divisés entre les traducteurs.
    Pour la clef et le cadenas mentionnés, je pense qu’il s’agit de la clef du cadenas. Vus qu’ils sont apparemment cités ensemble dans le livre des auteurs (le commentaire que j’ai lu indique « A small padlock with key »), j’imagine que la clef était accrochée au cadenas ou insérée dans le cadenas. Celui-ci n’était donc pas utilisé, sinon la clef ne serait pas avec. Lorsque le porte clef disparaît de la liste, la clef doit disparaître également. La clef citée doit donc être celle du cadenas. L’une des possibilités est que ce rapport soit postérieur au précédent. La clef et le porte clef ayant été identifiés comme appartenant à Myriam, celle-ci n’ayant pas d’impact dans l’enquête en cours, une fois les photos prises de la clef et les empreintes relevées, celle-ci a peut-être été rendue à Myriam tandis que le reste des objets ont été mis sous scellés ou rendus aux familles.
    A noter que les filles possèdent également un cadenas présent sur les photos de leur chambre, sur leur lit juste au dessus du prospectus de Feliciano. On peut le voir sur l’une des photos du deuxième article, en haut à droite :
    https://camilleg.fr/wp-content/uploads/2020/01/panama_feliciano.jpg
    Peut-être en ont-elles acheté plusieurs en même temps et qu’il doit s’agir du même modèle. La boucle a l’air fine. J’imagine que cela devait peut-être servir à protéger leurs sacs lors de leurs voyages. Mais le cadenas étant sur le lit peut-être l’utilisent-elles de manière plus quotidienne. Le problème des photos des chambres, c’est que les premières équipes de recherche s’y sont rendues et ont apparemment tout touché, déplacé, etc. Raison pour laquelle les positions des objets ne correspondent pas forcément d’une photo à l’autre et d’ailleurs qu’aucune empreinte n’a été apparemment recherchée à l’intérieur de la chambre en raison de cette contamination de la pièce.

    Les bouteilles d’eau ne sont peut-être pas mentionnées car parties en laboratoire pour analyse de l’eau. Il est vrai que je n’ai pas lu de choses traitant d’empreintes sur une bouteille d’eau alors qu’il devrait y en avoir si les affaires ont été sorties du sac dans le village. Peut-être les bouteilles d’eau font l’objet de leur propre rapport avec l’analyse de l’eau retrouvée dedans.
    D’ailleurs l’une des questions que je me pose est de savoir si les filles sont retournées dans la famille d’accueil ce matin là après leurs courses. Sur la photo présente sur l’article 2 juste au-dessus de la photo mise ci-dessus, on voit qu’il semble y avoir des bouteilles d’eau sous la fenêtre à gauche des produits de beauté, peut-être un pack. La photo n’est pas de très bonne qualité, mais sur d’autre photos on voit cela plus nettement. De même sur la table entre les deux lits se trouvent deux bouteilles d’eau (capsules apparemment blanches). Ce qui est étonnant car sur d’autres photos il s’agit de bouteilles de jus de fruit (capsules vertes) et positionnées autrement. Sur ces autres photos on voit également deux bouteilles au sol, dont l’une de 7up. Sur la photo de l’article on voit le lit défait tandis que sur d’autres photos sur Internet on voit que le lit semble avoir été fait. Ce qui confirme ce que j’ai dit auparavant toute la scène a non seulement été contaminée mais également modifiée. Ce qui m’intéresse c’est le sac rouge présent sous la table de chevet des filles. Celui-ci semble plein. Les filles seraient-elles revenues de leurs courses ce matin là avant de repartir. Il me semblait avoir en tête que le magasin était proche du sentier mais peut-être que je me trompe. Ou alors elles ont fait leurs courses la veille, ont pris des bouteilles du pack, leurs pastilles Vick et peut-être un paquet de Pringles (on en voit un sur la table de chevet) et sont parties, se sont arrêtées en chemin mais juste pour compléter leur repas.
    Dommage que Myriam n’ait pas été présente ce matin là, elle aurait pu donner plus d’informations. Elle aurait notamment pu donner des informations vestimentaires qui auraient permis d’identifier les filles lors des recherches. Au lieu de cela, les équipes de recherche ne sachant pas ce que portaient les filles ce jour là ont du demander partout si les gens avaient croisés deux filles européennes. Raison pour laquelle il y a eu ce quiproquo sur les horaires. S’ils avaient su que les filles étaient l’une avec un haut vert l’autre à rayures rouges, cela aurait pu permettre d’éliminer les quiproquo, les habitants sur le sentier étant tellement habitués à croiser des touristes qu’ils n’y prêtent plus d’attention. Mais malheureusement leur tenue vestimentaire n’a été connue que lors de la découverte du sac et de leurs photos.

    Pour la carte SD qui serait tombée du trou du sac, j’imagine qu’ils tentent un rapprochement par la forme du trou et les dimensions mais il me semble que celles-ci sont plus petites qu’une carte SD. Le trou est difficile à imaginer sans visuel.

    Pour la cabane, si tu peux trouver des choses. J’ai l’impression que peut-être c’est basé sur les recherches canines. Leurs photos sur leur site étant issues des recherches, la vidéo aussi, le site étant même sponsorisé par la recherche canine… Il me semblait avoir lu que ces recherches n’avaient rien donné. Pire, au moment de la découverte du sac l’un des membres de l’équipe aurait dit que les chiens avaient commencé à sentir une piste mais le dernier jour et qu’ils avaient du faire demi-tour pour rentrer chez eux. J’ai du mal à imaginer que les filles soit dans la cabane cette première nuit. Si tel était le cas peut-on réellement dire qu’elles sont perdues ? Elles ont suivi un chemin qu’elles peuvent reprendre en sens inverse le lendemain pour remonter au Mirador. Elles peuvent effectivement se dire qu’elles sont perdues puisqu’elles ne savent pas où elles sont alors qu’elles pensaient rejoindre la ville. Mais elles savent qu’il suffit de remonter. Elles auraient tenté d’appeler Myriam pour la prévenir. Pour ma part j’imagine l’accident. Comment également expliquer que les auteurs imaginent que les filles restent également cette deuxième nuit dans cette cabane sans envisager d’accident et d’impossibilité de se déplacer tout du moins à deux ? N’y aurait-il aucune trace de leur passage ? Même ne serait-ce qu’un papier de leurs pastilles pour la gorge que l’on voit sur les photos de nuit et retrouvé dans le sac également. On en voit également dans leur chambre, il y a un sachet sur leur table de chevet, un sachet comprenant 5 pastilles. Et de ce que j’avais vu ce type de sachet semble être vendu par boîte d’une vingtaine de sachets, soit une centaine de pastilles. Le paquet a été ouvert dans la chambre donc elles n’ont pas l’ensemble, mais vu les emballages des pastilles sur les photos de nuit le 8ème jour, j’imagine qu’elles en ont en nombre ou alors il n’y a pas de vent ou autre.

    Effectivement l’expédition pourra permettre d’obtenir des éléments du contexte essentiels voire de trouver avec certitude cet emplacement des photos de nuit, notamment avec une approche par drone au dessus du torrent entre les ponts. Ne serait-ce que déterminer une estimation du temps nécessaire pour atteindre cet horaire d’appels d’urgence et la zone sur laquelle elles seraient si elles avaient bien suivi le chemin. Pour ma part j’imagine qu’elles sont au niveau du pont N° 1 (qu’elles ne l’ont cependant pas emprunté) mais peut-être peuvent-elles atteindre ce pont N° 2 dans l’horaire donné, je n’en suis pas sûr, il me semble que non. Trouver l’emplacement des photos de nuit et en avoir une représentation à 360° serait l’idéal. Peut-être des réponses s’y trouvent encore.

    • Jerry
      26 avril 2021 / 16 h 50 min

      Juste un rectificatif sur les pastilles, je me suis emmêlé entre les deux pastilles de menthe Vick et Menta qui sont toutes les deux sur la table de chevet de Kris et Lisanne. Vick en bas à droite et Menta sous la bouteille de Lipton.
      https://www.allmystery.de/static/upics/5cc74a_pi.jpg

      • Jerry
        26 avril 2021 / 17 h 15 min

        L’emballage trouvé dans le sac à dos est celui d’une pastille Menta de la marque Pascual :
        https://pascual.com.pa/wp-content/uploads/2020/12/Captura-de-Pantalla-2020-12-23-a-las-8.02.38-p.-m..png

        Et en regardant de nouveau les photos de nuit, je ne suis pas sûr qu’il s’agisse d’emballages de pastilles finalement. L’impression d’avoir jugé trop vite. Il se pourrait qu’il s’agisse juste de bouts de la carte (que l’on voit déchirée sur la photo que l’on a coutume de nommer SOS). L’impression aussi qu’il y a quelque chose d’écrit dessus au stylo noir.
        Et pour la photo SOS je ne suis pas sûr que ce soit également un emballage de pastille Vick sous la feuille. Il semble y avoir une forme autour. Peut-être un paquet de biscuits (le blanc au milieu du bleu pourrait indiquer du lait comme pour les emballages Oreo par exemple), mais il me semble petit par rapport à la taille du fond de Pringles qui me semble bien grand. Peut-être juste un paquet de mouchoirs en papier.

        • Jerry
          26 avril 2021 / 17 h 24 min

          Apparemment le lien ci-dessus ne renvoie pas directement à l’image.
          En voici un autre :
          https://pascual.com.pa/mentas/

          Et par rapport au cadenas trouvé dans le sac, j’avais mis une photo hier il me semble montrant celui qui était sur le lit dans leur chambre, on en voit un autre qui semble plus solide sur la photo de allmystery postée ci-dessus.
          Sur la droite, derrière le flacon. Il me semble discerner 3 roue de chiffres pour composer un code. Mais peut-être que je me trompe. Je me demande si ce n’est pas là la différence que font les autorités quand ils notent l’inventaire du sac. J’ai lu dans un commentaire « Lock » et « padlock ». Pour « padlock » il s’agirait d’un cadenas qui s’ouvrirait avec une clef et pour « lock » qui peut vouloir dire « serrure » il pourrait s’agir d’un cadenas à code sans clef. Peut-être est-ce là la distinction.

  9. Jerry
    25 avril 2021 / 15 h 38 min

    @Romainc : Petite précision, suite aux nombreuses critiques Marja a publié un message indiquant qu’elle irait au Panama cet été ou à l’automne prochain. Est-ce vrai ou juste une manière de calmer les lecteurs pour ne pas impacter la sortie du livre. J’avoue ne plus avoir confiance et me méfier désormais. Peut-être aussi que le fait que vous ayez les copies des rapports et que vous en fassiez des articles ont précipité la sortie de son livre dont les infos « inédites » sont issues des rapports. Crainte peut-être que leur livre soit obsolète s’ils attendaient une année de plus.
    J’ai lu aussi qu’elle avait accordé de répondre à un entretien d’Imperfectplan sur les questions qu’ils souhaitaient. J’imagine que derrière cela il y a eu un accord passé. Probablement un accord du genre « je répondrai à toutes vos questions si vous ne révélez pas ceci ou cela ou si vous attendez que le livre soit sorti ».
    J’imagine qu’elle a négocié le temps.
    Sur son post elle indique que les recherches canines ne se sont pas éloignées des chemins, ou alors de quelques mètres en raison des serpents en dehors des chemins qui pouvaient perturber les chiens.
    Ils indiquent également que la semaine prochaine ils mettront une vidéo du lieu où a été trouvé le sac là où tout le monde n’attend qu’une chose c’est le lieu des photos de nuit. Mais s’ils indiquent qu’ils se rendront au Panama c’est qu’ils n’ont pas cette vidéo.

    • Vlad
      4 mai 2021 / 11 h 35 min

      Elle a longtemps promis de publier une vidéo, mais elle ne l’a toujours pas fait! Trop de mensonges! Il n’y a pas de réponses dans le livre, pas de vidéos, pas de réponses aux nouvelles questions.

  10. Jerry
    7 mai 2021 / 10 h 28 min

    @Vlad : Il était effectivement indiqué que des vidéos seraient mises en ligne sur leur site. L’indication datait cependant d’avant la sortie du livre. Je pense que les auteurs s’attendaient à une autre réception de celui-ci. Ils s’étaient positionnés comme ayant résolu le cas et se retrouvent sous le feu des reproches des lecteurs connaissant bien celui-ci.
    Selon ce que j’ai lu ils se positionnent dans une première partie de l’ouvrage comme dénonçant les fausses informations qui ont circulées alors que dans une seconde partie ils jouent à en transmettre de nouvelles (2ème carte SIM…).
    L’onglet vidéo était auparavant visible sur le site mais a été retiré depuis. De ce que j’ai vu il s’agissait de vidéos des recherches canines probablement réalisées par Rescue Dogs RHWW. Sur l’une d’entre elles on voit l’arrivée de l’équipe de recherche à Alto Romero, qui doit correspondre à janvier 2015. Cela doit être la raison pour laquelle ces derniers sont mis en avant sur le site en tant que sponsor, pour les vidéos qu’ils ont du leur fournir gratuitement ainsi que les photos des recherches disponibles sur leur site (recherches RHWW 2015 sur le site anglais, et on peut voir 2014 sur le site néerlandais). Je pense qu’en échange de ce matériel, les auteurs ont mis en avant le travail de cette équipe de recherche canine dans leur livre. Une manière de les remercier.
    Je pense qu’à l’origine les auteurs voulaient mettre ces images d’illustration qui doivent être inédites, mais que l’attente des lecteurs ne correspondait plus à celles-ci.
    Pour autant, il est intéressant de voir que les photos des filles en possession des auteurs sont de bien meilleure qualité que toutes celles vues jusqu’à présent. L’auteur en a diffusé certaines parties, dont la 505 où l’on peut clairement voir Kris s’amuser à saluer Lisanne en lui tirant la langue : https://jurgensnoeren.files.wordpress.com/2021/04/505-zoom.jpg
    Peut-être que le rendu provient du travail de l’expert photoshop, peut-être a-t-il rajouté des pixels.
    Espérons que d’autres éléments soient mis en ligne par les auteurs. J’espère pour ma part la photo dite « SOS » ainsi que celle de la branche.

    • Vlad
      8 mai 2021 / 17 h 09 min

      Ils ont promis une vidéo de la caméra thoracique de l’endroit où le sac à dos a été trouvé. Marja semble avoir supprimé cette entrée de reddit ainsi que l’onglet vidéo sur son propre site. désolé pour mon français, j’utilise google translate)

      • Jerry
        22 mai 2021 / 23 h 03 min

        Concernant le lieu où a été retrouvé le sac, certaines photos sont disponibles sur leur site.
        Je ne sais plus où cela était mentionné, mais selon ce que j’avais lu l’endroit serait placé en arrière plan de cette photo. Pas sûr cependant qu’il s’agisse des rochers au centre de la photo qui ne semblent pas correspondre aux photos plus proches. Il pourrait s’agir du rocher sur la droite de l’image derrière la branche tombante :
        https://www.lostinthejungle-thebook.com/wp-content/uploads/2021/03/011-Vindplaats-rugzak.jpg

  11. Philippe C.
    16 juin 2021 / 19 h 41 min

    Concernant le plan touristique que Lisanne consulte à Boquete sur la terrasse où les jeunes femmes mangent une croque-monsieur accompagné de frites, carte que l’on retrouve en petits morceaux sur le rocher des photos de nuit, il faudrait vérifier que le sentier Pianista n’y est pas présenté de « manière artistique », ou fantaisiste, sous forme de boucle… Ou un autre sentier de randonnée voisin, présenté sous forme de boucle, que le duo aurait confondu avec le Pianista.

    Observez par exemple votre photographie de la « carte du sentier le Quetzal » (sur la partie 2), moi qui n’y connais rien, j’y vois une boucle. Et il faut le savoir qu’il y a en réalité plusieurs sentiers pas éloignés qui se ressemblent. Si j’étais à Boquete et que je tombe sur cette carte, je comprends que le sentier est une boucle.

    Une responsable affirme les avoir prévenues de ne pas dépasser le Mirador, mais elle ne va pas avouer le contraire. Si elle doit prévenir toutes les visiteuses qu’elle croise, elle va rapidement se lasser.

    Néanmoins, quand je regarde les quatre dernières photos, j’ai l’impression que c’est Kris qui pousse Lisanne à aller plus loin, ce qui signifierait donc qu’elles sont au courant qu’il n’y a pas de boucle.

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