Le projet El Pianista : le projet d’expédition

Cet article est rédigé par mon ami aventurier, Romain.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il est nécessaire que je vous fasse un petit rappel. Depuis l’année dernière, le projet de voyage au Panama a énormément évolué. Je ne suis plus seul puisque depuis l’année dernière, je travaille en équipe. Une équipe composée de Chris et de Matt (blog d’ImperfectPlan) avec lesquels je discute maintenant depuis plus de 10 mois. Pour celles et ceux étant familier avec le milieu anglophone, vous nous connaissez certainement sous l’appellation de “team ImperfectPlan”.

Ensemble, nous avons publié conjointement une série d’articles qui apportent de nouveaux détails sur l’affaire. Vous pouvez d’ailleurs les consulter sur ce blog dans la rubrique Projet Panama.

Désormais, nous souhaitons aller encore plus loin en allant chercher de nouvelles informations directement sur le lieu de la disparition.

Information sur la cagnotte

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous soutenir en participant à cette cagnotte francophone :

https://fundly.com/expedition-dans-la-jungle-panameenne

La cagnotte anglophone a déjà réuni 2 259$, et nous en sommes très reconnaissant ! En revanche, nous ne disposons pas assez de moyens financiers pour acheter tout le matériel que nous souhaiterions utiliser (batteries externes, panneaux solaires). Nous aimerions par ailleurs amortir nos coûts sur place. Individuellement, nous avons déjà réalisé de nombreuses dépenses. Par exemple, mon équipement jungle a coûté à lui seul près de 1000€. Si l’on compte mon équipement électronique, ce sont déjà plusieurs milliers d’euros que j’ai investis (un drone seul coûte 1000€). Mis à part cela, les coûts liés au recrutement d’un expert de la jungle s’élèvent à plus de 5000€ pour un mois !

Les coûts du projet sont très importants, et nous espérons pouvoir bénéficier de votre soutien.

Une recherche de terrain en amont de l’expédition

 Avant de débuter la phase d’expéditions, nous réaliserons d’abord des recherches de terrain autour du Mirador. Des recherches que nous ferons sur une distance nous permettant de rentrer en ville avant la tombée de la nuit. Il s’agira par exemple d’approfondir l’exploration du sentier après le Mirador réalisée en 2019. Il sera également question de réaliser des premiers vols de drone au-dessus de la canopée et le long des rivières.

Rivière se trouvant sur le chemin après le Mirador.

Je souhaite également vérifier un passage qui se trouve juste avant cette rivière. Je ne l’avais jamais mentionné jusqu’à présent, puisque celui-ci ne m’était apparu comme n’étant que le lit d’une ancienne rivière. Un passage impossible à confondre avec celui ramenant au Mirador, tant celui-ci est différent. Enfin, il est impossible de dire si ce passage existait ou non en 2014.

Passage à explorer sur la gauche.

Passage tout droit amenant à la rivière montrée plus haut.

L’expédition

L’expédition aura lieu sous la supervision de Yann. Un ancien parachutiste, expert en survie dans la jungle que j’ai décidé d’engager pour le projet. Il nous partagera son expérience de la jungle, ainsi que ses compétences en recherche d’indices et de personnes disparues.

Les secteurs indiqués sont délimités de façon approximative afin de servir d’exemple.

Avant de pouvoir conclure à l’implication d’une partie tierce, nous devons étudier minutieusement tous les autres scénarios.

Ainsi, nous imaginons les zones de recherche en trois secteurs.

Un premier secteur où un événement inconnu serait arrivé. Dans le cas d’un accident, nous chercherons des points de chute. Enfin dans le cas d’un scénario d’égarement, nous chercherons des sentiers cachés. Ensuite, un second secteur qui représente une zone d’égarement et/ou d’un second accident. Il s’agit également du secteur où a notamment été découvert le short de Kris. Ces deux secteurs pourraient abriter le lieu des photos de nuit que nous voulons trouver, ainsi que des éléments qui auraient pu échapper aux locaux. Enfin, un troisième et dernier secteur où le sac à dos et les os ont été découverts. Dans ce secteur, nous partirons à la recherche de nouveaux éléments qui auraient pu être transportés par le fleuve. En plus de ces objectifs, nous accomplirons des tâches que vous retrouverez dans une des sous-parties suivantes.

L’expédition sera en réalité une série d’expéditions.

Une première fois où nous réaliserons des premières recherches pendant une longue durée, avant de retourner en ville pendant quelques jours afin de recharger toutes les batteries et analyser l’ensemble des données récoltées. Puis une seconde fois avec de nouvelles recherches guidées par l’expédition précédente. L’usage de batteries externes, nous permettra de rallonger le temps de présence dans la jungle durant chaque étape. Le drone rythmera ces étapes puisqu’il aura un rôle particulièrement important à jouer en nous permettant à la fois de cartographier, de filmer et de repérer des endroits difficiles d’accès. Il est possible, selon le temps qu’il nous est donné, que nous réalisions plus de deux expéditions au cours du voyage.

La zone reste immense et difficile d’accès, mais nous pouvons toujours réaliser des découvertes.

Carte 3D de la zone à explorer (réalisée par Chris)

Pourquoi porter de l’importance à l’hypothèse de la chute ?

Avec le recul, je pense sincèrement avoir grandement sous-estimé la possibilité de l’accident. Cette hypothèse est d’ailleurs absente de la partie 3. Le long du sentier après le mirador, il existe certains passages étroits donnant sur des pentes. Il serait intéressant que nous y descendions en rappel, et d’y mener des investigations. Si une chute a eu lieu dans l’une de ces pentes, bien que j’en doute, il est possible d’imaginer qu’il ait été impossible pour les deux Hollandaises de remonter. Une chute qui aurait potentiellement pu provoquer des blessures.

Nos objectifs

  • Rechercher l’événement déclencheur des appels téléphoniques du 1er avril 2014
  • Délimiter une zone en reconstituant la randonnée jusqu’aux appels téléphoniques. Il s’agira de prendre toutes les directions possibles depuis le lieu de la photo 508 (marcher pendant environ 2h45 dans chacune de ces directions).
  • Rechercher un potentiel lieu d’accident après le mirador (chute).
  • Rechercher des routes qui auraient pu être empruntées par Kris et Lisanne (grâce aux compétences de profiling et de traqueur de Yann)
  • Rechercher le lieu des photos de nuit:
  • Utiliser le Canon SX270 HS sur un lieu similaire à celui des photos de nuit afin de comparer les résultats aux photos originales. Usage de jour et de nuit.
  • Prendre une longue série de photos sur le lieu des photos de nuit afin d’essayer de comprendre les motivations derrière la série de photos de nuit. Usage de nuit.
  • Tester les localisations théoriques du lieu des photos de nuit (1er pont de singe, Caldera, etc…).
  • Usage du drone au-dessus du lieu des photos de nuit, et des lieux théoriques.
  • Recherche approfondie du lieu des photos de nuits
  • Cartographier El Pianista (GPS et vidéo complète du sentier jusqu’à la barrière après le Mirador)
  • Cartographier les sentiers après le Mirador (GPS, drone et vidéos)
  • Cartographier les sentiers jusqu’aux lieux de découverte des éléments de l’enquête.
  • Chercher des sentiers cachés.
  • Explorer des cabanes en ruine.
  • Photographier et filmer en détail les lieux des découvertes.
  • Prendre les données GPS, ainsi que des photos/vidéos détaillées des lieux d’intérêt (ponts de singe, rivières, falaises, cascades, etc…)
  • Submersion d’un sac à dos dans le fleuve de la Changuinola afin de vérifier la possibilité qu’un sac puisse être transporté par le fleuve sans détruire complètement l’équipement à l’intérieur.
  • Rechercher les conditions environnementales qui influencent la vitesse de décomposition.
  • Rechercher de nouveaux éléments.

Objectif optionnel: se rendre à Alto Romero

Objectif abandonné: tester la décomposition dans la jungle en disposant des cadavres de porcs à des points clés de la jungle.

Raison: manque de temps et de moyens.

La réalisation de ces objectifs dépendra du temps que nous disposons et de la réalité du terrain. Nous ne pouvons donc pas garantir l’accomplissement de l’ensemble de ces objectifs.

Nos principes

Le respect des locaux :

Nous portons une grande importance au respect de la vie privée des locaux et à leur sécurité. Pour cette raison, nous veillerons à respecter des limites quant à nos relations avec eux lors de nos investigations. Notre objectif n’est pas de trouver un criminel, mais bien de trouver de nouvelles informations factuelles sur le lieu de la disparition. Des faits qui pourront mettre en lumière une hypothèse ou une autre. Depuis 2014, beaucoup trop de personnes ont souffert d’accusations infondées et diffamatoires. Pour cette raison, nous refusons d’enquêter sur des individus afin d’éviter de nourrir cette situation-là. Notre mot d’ordre est le respect des individus.

Le respect de l’environnement :

Lors de nos recherches, nous porterons une grande attention à ne pas abandonner nos déchets derrière nous. Pour cela, nous avons prévu des sacs poubelle qui nous permettront de conserver nos déchets jusqu’à notre retour en ville.

La sécurité :

Notre équipe veillera à garantir la sécurité de ses membres. D’une part, nous avertirons les autorités locales de notre présence dans la jungle pendant plusieurs jours. Si l’expédition tourne mal, les autorités connaîtrons les dates où nous sommes censés revenir et la zone que nous explorons. En outre des autorités, nous avertirons d’autres personnes avec lesquelles nous resterons en contact grâce à nos matériels de communication satellite. D’une autre part, nous ne prendrons pas de risques qui pourraient mettre en danger l’un des membres de l’équipe. La présence de Yann est d’autant plus importante puisqu’elle nous permettra de diminuer les risques liés à un séjour prolongé dans la jungle.

Les dangers

Dans la jungle, les dangers sont nombreux.

Le risque animal : les jaguars constituent un danger, mais ils n’inquiètent pas vraiment notre équipe. Ceux-ci ne représentent pas une grande menace puisqu’ils sont généralement effrayés par la présence humaine. Le vrai danger vient des serpents venimeux qui sont des animaux qui prolifèrent dans la jungle mais qui pourtant, restent très difficiles à repérer. Une de leurs morsures peut être mortelle si la victime n’est pas amenée à temps à l’hôpital. Cela peut sembler facile à gérer, mais il s’agit de transporter un homme incapacité par le venin sur plus d’une journée de marche au travers d’une jungle hostile. Bien sûr, il reste toujours l’hélicoptère mais il faudra quand même rejoindre un lieu d’extraction.

Le risque de l’accident : les conditions environnementales sont très variées. Entre les falaises, les pentes, les cascades et les rochers, il est possible de faire des chutes pouvant provoquer la mort ou des blessures graves. En outre, il existe un risque supplémentaire que nous ne pouvons absolument pas ignorer. La jungle est vivante et il peut arriver que des arbres chutent à l’endroit où nous dormons. C’est pourquoi nous devons porter une grande attention à l’endroit où nous posons notre camp, en évaluant le risque de chute des arbres.

Le risque de se perdre : bien que Yann nous accompagne et que nous disposons de GPS, le risque n’est pas absent. Par sécurité, en cas de défaillance des matériels électroniques, nous disposons des cartes papier de la zone ainsi que de plusieurs boussoles. Enfin, nos sifflets permettent de signaler notre présence sans se fatiguer.

Mon équipement

Un Mavic Air 2S

Portée théorique de 10 km sans obstacles et interférences
Autonomie pratique de 28 minutes
10 batteries
570 g
9 microSD (total: 1280 Go)

Un Mavic Air 2 (drone de secours)

Portée théorique de 10 km sans obstacles et interférences
Autonomie pratique de 30 minutes
570 g

Un camescope Sony AX700

Micro Rode VideoMic Pro + piles
3 batteries
1 stabilisateur Feiyu Tech AK4000
7 cartes SD sony tough (total: 1216 Go)

Une GoPro Hero black 8

8 batteries
1 stabilisateur
3 microSD (total: 656 Go)

Un appareil photo réflex Canon 700D

2 batteries
1 carte SD 32 Go

Un appareil photo numérique Canon PowerShot SX270 HS

1 batterie
1 carte SD 32Go

Un enregistreur ICD-TX650

Pour enregistrer des sons, des discussions.

Un GPS Garmin InReach Explorer+

Autonomie de 100h avec suivi toutes les 10 minutes
Autonomie de 30 jours avec suivi toutes les 30 minutes
Fonctionnalité SOS

Equipement jungle

1 hamac jungle avec moustiquaire
1 bâche
1 corde 9 mm x 7m
1 sac de couchage
1 sac à dos 110 l
1 sac étanche pvc 20 l
2 sacs étanches pvc 10 l
1 sac étanche 10 l
1 paire de gants
2 ensembles de vêtements jungle
1 couteau
1 trousse de soins
1 trousse de toilette
1 carnet étanche + stylos étanches
2 gourdes 1 l
1 quart (récipient militaire)
1 mini casserole
1 paire de couverts
1 savon de Marseille
1 boussole
1 mousqueton
1 lampe + piles
1 sifflet
1 ensemble d’équipements divers (ficelle de 10 m, briquets, etc…)

Equipements pour les descentes en rappel

Pour les situations où nous aurions à descendre d’une falaise ou d’une pente.

Equipement médical

1 lot de médicaments
1 garrot tourniquet
1 pansement israélien (+ des compresses et de l’antiseptique)

A quelle date le voyage aura-t-il lieu ?

Pour des raisons de sécurité, nous préférons rester discrets quant à la date du voyage. En revanche, vous pouvez vous attendre à voir du contenu être publié vers la fin de l’année 2021.

Merci de nous suivre nombreuses et nombreux dans cette aventure !

26 Commentaires

  1. Romain
    3 juin 2021 / 12 h 12 min

    Je vous souhaite bonne chance pour le voyage, en espérant que tout se passera bien.

    • CamilleG
      Auteur
      3 juin 2021 / 13 h 09 min

      héhé merci 🙂 il va cartonner, comme toujours !

    • RomainC
      5 juin 2021 / 19 h 46 min

      Merci beaucoup! Le voyage va être long, mais certainement riche en expériences.

  2. Maxime C
    10 juin 2021 / 13 h 04 min

    C’est un formidable projet.
    Vous avez tout mon soutien !

  3. Aguirre
    10 juin 2021 / 20 h 41 min

    This is great what you’re doing. May God be with you to find the evidence to bring swift justice to criminals who murdered the girls.

  4. Philippe C.
    16 juin 2021 / 18 h 33 min

    Faites attention de ne pas trop révéler d’informations avant votre départ car une cabane est vite démontée et les preuves définitivement perdues. Il s’agit d’une région surnaturelle où les femmes se promènent en sous-vêtements et les squelettes se déplacent et jouent à cache-cache.

    En tout cas, votre projet semble très sérieux et j’espère que les cabanes et sentiers cachés à proximité du ruisseau de la dernière photo seront enfin découverts. Le territoire n’est pas si grand si l’on considère que le jean de Kris n’a pas pu remonter le courant. Et qu’elles n’ont jamais retrouvé le réseau téléphonique.

  5. Philippe C.
    18 juin 2021 / 23 h 11 min

    Concernant les photographies (éléments qui poussent à déduire que les jeunes femmes n’ont pas poursuivi plus loin que la 508, en tout cas de leur propre gré), il est possible qu’il y avait d’autres photos après la 509 qui montraient la suite de leur après-midi du premier avril 2014. Elles auraient été supprimées avant les photos de nuit du 8 avril. Écrasées, remplacées par ces photos de nuit, les photos supprimées auraient pu être restaurées si, comme la 509, elles n’avaient pas été définitivement détruites par l’aller-retour via l’ordinateur.

    Dans ce cas, l’« effaceur » aurait d’abord supprimé la plupart des photos qui pouvaient l’identifier. Puis, après les photos de nuit, il s’est rendu compte que, déjà sur la 509, un élément particulier, comme la forme d’un arbre, pouvait le trahir ou localiser un lieu et a donc soigneusement supprimé la preuve.

    Concernant le peu d’appels aux secours, il est possible que les jeunes femmes aient été accompagnées de personnes suffisamment louches pour qu’elles se méfient, mais pas assez pour qu’elles n’acceptent pas leur aide. Les problèmes de communication à cause de la langue n’ont rien facilité. Elles ont peut-être passé les appels aux secours discrètement, lors de pauses WC. Logées et nourries, elles ont peut-être estimé que leur situation n’était pas désespérée, même si elles ont peu dormi. Cela a peut-être mal tourné le lendemain quand elles ont compris, petit à petit, qu’on n’avait pas l’intention de les aider, et que, plutôt que de les ramener vers Boquete, on les avait en réalité éloignées.

    Concernant le short en jean de Kris, il faut se rappeler qu’elle avait subi des diarrhées qui l’avaient obligée à rester dans sa chambre à Bocas. En outre, il est possible qu’elle ait eu ses règles. Elle s’est donc sans doute lavée dans la rivière du serpent ou un de ses affluents. Ce qui a peut-être été l’élément déclencheur.

    • CamilleG
      Auteur
      19 juin 2021 / 8 h 01 min

      Hello 🙂 la photo n’a pas été supprimée, Romain a expliqué le pourquoi du comment dans un précédent article !
      pour le moment tout laisser croire à un accident
      à voir donc

      • Philippe C.
        20 juin 2021 / 5 h 08 min

        Hello,

        Je ne trouve pas l’article concernant la photo 509 qui n’aurait pas été supprimée. Quel est le lien précis ?

        Concernant la théorie de l’accident, il semble alors invraisemblable qu’on ne les aient pas trouvées, qu’elles n’aient pas pris de photos, etc.

        Et puis un accident où ? Il n’y a pas de falaise. Début avril 2014, les ruisseaux se traversaient à pied en raison de la sécheresse.
        Leurs restes ayant été retrouvés dans la rivière, elles étaient donc près de la rivière, mais alors pourquoi être allées si loin, à des kilomètres ? Et surtout pourquoi ne pas s’être abritées dans les nombreuses cabanes qui longent le chemin vers la rivière (où l’on trouve sans doute de la nourriture) ? Pourquoi ne pas avoir écrit un SOS avec des branches dans les pâturages traversés ? Pourquoi n’ont-elles laissés aucune trace (inscription, excréments, …), pourquoi ne pas demander de l’aide aux fermiers ?

        Si l’accident a eu lieu dans la descente après le Mirador, comment leurs affaires se sont-elles retrouvées dans la rivière des kilomètres plus loin ? Et qui a transporté les jeunes femmes pendant des kilomètres vers le lieu des photos de nuit ?

  6. Sébastien
    1 juillet 2021 / 11 h 10 min

    Wow ! Je suis véritablement impressionné par votre projet ! Je n’ai pas eu le temps de parcourir tout l’article, mais je suis de tout coeur avec vous sur ce projet. J’espère sincèrement que votre travail permettra d’apporter un éclairage nouveau sur cette sombre histoire. Je connaissais déjà ton site, mais j’y suis revenu après avoir découvert l’analyse approfondie des photos de nuit sur le site « Imperfect Plan ». Tout comme la personne qui a commenté avant moi, je serais curieux de découvrir comment Romain peut affirmer que la photo 509 n’a pas été supprimée, je veux bien un lien vers l’article en question. Cet élément est très important car cela nous donne des indications sur ce qu’il leur est potentiellement arrivé.

    • RomainC
      12 septembre 2021 / 13 h 08 min

      Merci!
      Attention, je n’ai jamais dit que la photo 509 n’a jamais pu être supprimée. A vrai dire, je ne pense pas qu’on puisse trouver des explications définitives puisqu’au final plusieurs options sont possibles.
      Soit la photo 509 a été manuellement supprimée avant la photo 510. Alors, avec la prise des photos suivantes, les données se seraient effacées (les données se seraient réécrites par dessus les données restantes de la photo 509).
      Soit un criminel par le biais d’un ordinateur (personnellement, je n’y crois pas).
      Soit la police par erreur (ce qui peut arriver), ou par opportunisme (thèse accidentelle: si par exemple la photo montre un lieu où ils auraient pu facilement les retrouver; ou criminelle).

  7. Jerry
    10 juillet 2021 / 19 h 37 min

    @Philippe C. : L’article se trouve sur Imperfectplan, montrant à priori qu’il n’y a jamais eu de photo 509 sur cette carte SD. L’auteur de l’article montrait qu’il n’y avait aucun espace séparant la photo 508 de la photo 510. Si une photo avait été prise et supprimée elle aurait été stockée entre la photo 508 et 510, ce qui n’a pas été le cas. Probablement pour cela que les auteurs du livre Lost in the jungle envisagent une deuxième carte SD qui pourrait expliquer cette photo manquante qui serait sur cette deuxième carte SD. Je n’y crois pas trop mais ce n’est pas à exclure pour autant. Depuis le début j’envisage l’accident durant la prise de photo. Quelqu’un a d’ailleurs montré que la carte SD pouvait se déloger de l’appareil en cas de chute et rendre la capture impossible, tout en considérant la photo comme prise, puisque déclenchée.

    Concernant la théorie de l’accident, contrairement à vous, je pense qu’il s’agit là de la meilleure hypothèse pour justifier qu’elles n’aient pas été retrouvées. Dans le cas contraire, comme vous l’indiquez, elles auraient pu s’abriter dans la cabane, faire des messages SOS, etc. mais surtout remonter la piste jusqu’au mirador. Même dans le cas où elles seraient perdues, vu qu’elles descendent, il leur aurait suffit de remonter vers le point le plus haut. La théorie de l’accident est selon moi la plus plausible pour expliquer qu’aucune des filles ne soient remontées. Je dirais même, que les deux ont dû avoir un « accident », chute, etc. Raison pour laquelle elles n’ont pas été trouvées, car elles ne se déplaçaient pas. De nombreux cas similaires existent, de personnes blessées ayant perdu leurs voix à force de crier, ne pouvant se déplacer à cause de l’épuisement, dans un état second en raison du manque de nourriture… Ce qui peut aussi expliquer le peu d’appels au secours, le corps se mettant en pause pour économiser son énergie, endormissement, etc.

    Pour l’absence de photos, si la carte SD s’est délogée, la ou les filles ont pu malgré leurs essais penser que l’appareil était endommagé et ne fonctionnait plus. Tout du moins jusqu’à songer à ouvrir l’emplacement de la carte SD et de la replacer.

    Pour ce qui est de l’absence de falaises, le torrent qui descend le long des ponts de singe a creusé la montagne. Si le torrent pouvait effectivement se traverser à pied ce 1er avril, il n’était pas pour autant asséché. Le passage à ce niveau du 1er pont peut se faire en sautant de pierres en pierres. Pour autant, cela n’est pas non plus sans danger. Ces pierres restent glissantes. Un accident a ainsi aussi bien pu se produire sans qu’il y ait une hauteur forcément très importante.

    Pour ce qui est des restes retrouvés plus loin dans le torrent, cela n’implique pas forcément de déplacement des filles, je dirais même l’inverse. Le torrent a probablement poussé les restes des filles.
    Pour ma part, j’en suis arrivé à l’hypothèse que les filles sont tombées au niveau du 1er pont de singe, juste au fond de cette photographie : https://www.lostinthejungle-thebook.com/wp-content/uploads/2021/03/Area-around-first-and-second-monkey-bridge-05.jpg
    Le temps d’arrivée sur cette zone correspond selon mes calculs au temps passé avant les premiers appels (Romain pourra sûrement le confirmer lors de son expédition). Arrivée sur cette zone, j’envisage qu’au lieu de poursuivre en s’enfonçant de nouveau dans la jungle elles aient voulu rejoindre le bord du torrent pour voir si les la ville était encore loin. J’imagine que l’une d’entre elle a voulu faire une photo du paysage de cet endroit où l’on doit probablement voir le torrent zigzaguer au-dessous, ou alors l’idée n’était pas de prendre une photo, mais d’utiliser le zoom pour essayer de voir une zone précise (peut-être l’une des cabanes plus loin), chercher la ville… L’oeil sur l’objectif, la fille aurait alors glissé sur ces rochers glissant au bord du torrent, serait tombée plus bas. La deuxième fille aurait tenté de la rejoindre au plus vite tandis que la première appelait à l’aide. En la rejoignant la deuxième a pu chuter également. On sait que Lisanne a fait de l’escalade. Elle a pu tenter de rejoindre Kris, mais les rochers étant glissant, elle aurait pu alors glisser à cet endroit, raison de la chute probable indiquée par les ossements de son pied.

    Pourquoi ne se sont-elles pas abritées dans la cabane juste après le torrent, parce qu’elles n’y sont jamais arrivées. Sinon elles auraient pu laisser traces de leur passage…
    Idem, pour le fait qu’elles n’aient pas utilisé de branches pour écrire un SOS dans l’herbe autour de cette cabane… Elles n’y sont jamais arrives, et n’auraient d’ailleurs pas eu besoin d’y écrire un SOS, vu qu’elles auraient été visibles si elles étaient restées au milieu du pâturage…
    D’ailleurs concernant un SOS, il est probable que la branche avec les morceaux de sacs plastique aient été un SOS pour signaler leur position. Elles l’ont probablement agité en l’air en entendant un hélicoptère, mais celui-ci a pu se prendre dans la végétation et se déchirer, les démoralisant. J’ai lu également un autre cas d’une personne tombée d’une falaise qui avait utilisé une branche à laquelle elle avait accroché un sac plastique pour se protéger du soleil. Blessée, elle ne pouvait se déplacer. Seule solution qu’elle avait trouvé pour éviter de se déshydrater trop vite et de tomber dans les pommes. C’est donc quelque chose qui peut être aussi envisagé et qui accréditerait dans les deux cas la thèse de l’accident et de l’impossibilité des filles de se déplacer, sinon l’une d’entre elle ce serait positionnée dans les pâturages. A noter qu’il y a très peu de distance entre le 1er pont et le 2ème où a été retrouvé le short de Kris.
    Pourquoi n’ont-elles laissé aucune trace ? Rien n’indique qu’elles n’aient pas laissé de traces. J’ai lu qu’un « K » avait été retrouvé sur un arbre par exemple. Mais à prendre avec précaution, celui-ci a peut-être été taillé afin de motiver les équipes à poursuivre les recherches. Qu’aucune trace n’ait été trouvée à ce jour (traces volontaires en tout cas) ne signifie pas pour autant qu’il n’y en a pas ou qu’il n’y en a pas eu. Peut-être que l’emplacement n’a tout simplement pas été découvert car difficile d’accès ou tout simplement jamais parcouru.

    Pour ce qui est du transport des filles sur le lieu des photos de nuit, je pense que personne ne les a transportées, elles ont pris les photos de l’endroit où elles ont chuté ce premier jour. Ou si elles se sont déplacées, elles n’ont pas été plus loin qu’entre le premier pont et le deuxième. Il est d’ailleurs possible en fonction des rochers le long de ce torrent que des restes soient encore situés dans cette zone. Ont quitté la zone les restes « flottant », pelvis, chaussure, sac à dos. Une partie aurait pu rester piégée des rochers.

    Selon moi l’endroit peut tout à fait être retrouvé, et une fois trouvé permettra de retracer le déroulé. On voit sur les photos de nuit qu’elles sont sur le torrent. Les rochers, branches, etc peuvent identifier la zone. A la place de l’équipe d’Imperfectplan, en cas de manque de temps, pour ma part j’aurais établi mon campement à l’emplacement de cette première cabane, dans la zone de pâturage, moins dangereuse (animaux, chutes d’arbre, zone dégagée en cas de besoin, recharge solaire, etc.) Je pense que la solution se trouve sur le torrent entre ce 1er et 2nd pont. Si descente en rappel, j’envisagerai cet endroit sur la photo postée ci-dessus, et je pense que tout le reste découlera… Une fois trouvée l’endroit des photos de nuit, un détecteur pourrait être utile pour fouiller la zone…
    Pour le drone, je le lancerai effectivement depuis le mirador afin de survoler cette zone entre les deux ponts sans risque de perte de signal. Ensuite depuis la vue du ciel, il pourrait être envisagé de rechercher la branche qui s’élève sur les photos de nuit en espérant qu’elle soit toujours là pour marquer l’endroit où sont restées les filles.

    Bonne chance à Romain et à l’équipe d’Imperfectplan. Ce genre d’expédition comporte toujours des imprévus (perte de drone, blessure, etc.). Limiter les risques est important, raison pour laquelle j’envisagerais le pâturage. Il est vrai qu’il s’agit de mon intime conviction, mais je pense que trouver l’endroit au plus vite limitera les risques inconsidérés de déambulation dans la jungle. Je pense que c’est en partant de ce lieu des photos de nuit que l’on pourra remonter l’histoire, le fait qu’elles ont chuté, ne se sont pas éloignées, etc. Je doute que l’on remonte l’histoire à partir de la photo 508 et des hypothétiques chemin empruntés. Même un expert en jungle ne peut remonter le temps. Il est capable d’envisager un hypothétique parcours à la recherche de personnes récemment perdues mais difficile quand 9 ans se sont écoulés sur une jungle vivante, que les sentiers ont changé, que les habitants en ont créé d’autres, que les cabanes ont été démontées, le paysage changé, des arbres tombés pouvant désormais ouvrir un chemin, etc. Une somme de fausses pistes possibles…

  8. Charles.L
    28 juillet 2021 / 11 h 39 min

    Comme je l’ai écrit sous l’autre article, l’enquête officielle a formellement exclu toute perdition. Elles ont le plus probablement chuté à un endroit parfaitement connu des locaux si situant non loin de Boquete. Le pont de singe a également été formellement exclu en raison de conditions climatiques, de praticité ou de distance.

    Les conditions environnementales accélérant le process: l’eau riche en calcaire facile à deviner étant donné le nombre de rochers sur la Culebra, et les crues dégageant une puissance phénoménale dans ces régions tropicales.

    • CamilleG
      Auteur
      28 juillet 2021 / 16 h 21 min

      Si l’enquête officielle le dit alors !

  9. Charles.L
    29 juillet 2021 / 3 h 14 min

    Plus exactement les conclusions de l’enquête révélée en Mars 2015, et menée par trois légistes, une équipe néerlandaise cynophiles et des membres de SENAFRONT pour mettre fin aux scepticisme ambiant. Le tout soutenu par des témoignages de locaux indépendants les uns des autres. (Indiens, guides…)

    Le légiste Frank van de Goot a déclaré que la piste de l’agression était hautement improbable en raison des données techniques, géographiques et sociales. Il faut comprendre en creux que l’économie de Boquete est générée à 75% par le tourisme. Donc autant dire que 100% est relié directement ou indirectement à cette économie. Même si il y existe des antécédents, ce n’est pas un crime crapuleux puisque tout ce qui avait de la valeur a été retrouvé aux côtés des jeunes filles. Et ce n’est pas un meurtre puisque les filles ont survécu une semaine. Encore moins une tentative de meurtre improvisée, qui serait une gageure, étant donné que les deux ont chuté au même endroit. Le Rasoir d’Ockham et une bonne expérience de la nature obligent à une seule explication raisonnable:

    il n’est pas difficile d’imaginer que l’une des deux a glissé sur le flanc de ce ravin connu des autochtones. Incliné à 60 degrés et d’une profondeur de 30-40 mètres, donnant sur un lit de rivière dont l’environnement est semblable à celui observable sur les photos retrouvées dans l’appareil. Agrippant dans sa chute l’amie (tentant éventuellement de l’aider), on imagine sans mal la suite. En ce qui concerne le réalisme d’un tel accident, il faut prendre en compte que la végétation luxuriante dissimule des pentes abruptes, et que la fatigue après plusieurs heures de marches sur un terrain escarpé et montagneux, entraine un déficit de l’attention pour toute personne non expérimentée. Les conséquences de l’altitude sont à prévoir à partir de 1500 mètres, ainsi que celles de la chaleur… Les effets de l’hypoxie se ressentent particulièrement durant l’exercice.

    Au lieu de leur chute, le décors est planté: des cascades étouffant le son des voix affaiblies, une végétation envahissante dissimulant quiconque se trouve en dessous, et des rochers impraticables encerclent la zone, rendant la moindre sortie impossible. Un piège naturel s’est refermé sur les deux filles. Ceci n’est avancé nul part, mais si les corps ont séjourné durablement dans la rivière avant que les os ne soient à nouveau charriés sur les berges par les différentes crues, il est alors évident que le calcaire a joué un rôle abrasif important. Révélant ainsi des éléments chimiques naturellement présent dans la composition des os. J’ai beau visualisé cette affaire sous les angles, absolument rien ne contredit l’accident. Mais surtout, absolument rien ne soutient la thèse du double homicide.

    Dans cette affaire, in fine, le plus marquant et l’excitation qu’une écrasante majorité de commentateurs ont à imaginer la prédation sexuelle. Aussi bien les femmes que les hommes. Il y a, chez certains, une dimension fantasmatique refoulée que la moiteur de la jungle et les populations indigènes font ressurgir des profondeurs du Panama. Ainsi le rationalisme est laissé de côté pour un imaginaire habituellement refoulé dans l’inconscient. De cette façon, chaque nouvel élément de l’enquête doit correspondre à une vision tronquée d’une réalité beaucoup plus triviale: ainsi, un simple détail technique devient le propulseur vers une arborescence de pensées effrénées et destructurées; un témoignage mal documenté, la preuve tant attendue; une affaire aux contours semblables, une démonstration évidente. Alors qu’une démonstration empirique requière un ensemble de facteurs concordants, un faisceau d’éléments de preuves convergeant et non discutables. Mais c’est un travail plus fastidieux qui laisse moins de place à l’imagination.

    Dans tous les cas, cela fera de belle images. Si on ne vous retrouve pas, de bon papiers. 😉

    • BZ
      13 août 2021 / 12 h 31 min

      Analyse bien enlevée, mais si d’après vous les filles sont mortes accidentellement le 1er avril, que faites-vous des tentatives d’appel les jours suivants et des photos prises dans la nuit du 8 ? Ensuite vous lancez un rappel au rationalisme qui en d’autres circonstances serait opportun, mais en l’occurence les faits concernent un lieu de la planète dont la réputation n’est nullement usurpée… Autrement dit, le rationalisme en cette affaire consiste avant tout à prendre en compte la réalité humaine du terrain…

    • RomainC
      12 septembre 2021 / 12 h 50 min

      Oui, ces conclusions sont connues mais éloignées de la réalité du terrain. Non seulement, l’expédition hollandaise n’a durée que quelques jours (3-4 jours si les journaux ne sont pas erronés). 3-4 jours, c’est juste assez pour traverser vite fait le sentier près de la dernière photo et se rendre sur les lieux clefs des découvertes. Aussi, selon où vit le guide, son opinion changera (je parle bien uniquement de guides qui connaissent la zone). Le moment n’est pas le bon pour que je m’exprime là-dessus, mais attendez-vous à une annonce prochainement.
      PS: Je rappel que j’ai engagé un expert de la jungle, ex-commando du Craj, pour étudier les sentiers.

  10. Charles.L
    30 juillet 2021 / 2 h 00 min

    J’ai écrit ce post avec mes pieds, mais l’idée est là: si vous êtes capturé par des anthropophages -c youteube ki le di- restez multiculturel, tolérant, et surtout filmez jusque dans la marmite. Au pire, si la chaleur est trop importante, un petit #balancetoncannibale et le smiley inclusif qui va avec pour faire bien.

    • CamilleG
      Auteur
      30 juillet 2021 / 7 h 47 min

      Dit-il alors qu’il est chez lui à manger ses chips LOL

  11. BZ
    13 août 2021 / 13 h 09 min

    Analyse bien enlevée, mais si d’après vous les filles sont mortes accidentellement le 1er avril, que faites-vous des tentatives d’appel les jours suivants et des photos prises dans la nuit du 8 ? Ensuite vous lancez un rappel au rationalisme qui en d’autres circonstances serait opportun, mais en l’occurence les faits concernent un lieu de la planète dont la réputation n’est nullement usurpée… Autrement dit, le rationalisme en cette affaire consiste avant tout à prendre en compte la réalité humaine du terrain. Informez-vous : 51 disparitions dans le secteur de Boquete pour la seule année 2014…

    • Charles.L
      15 août 2021 / 2 h 28 min

      Une disparition, n’est rien d’autre qu’un signalement aux autorités. Dans la grande majorité des cas, les gens sont retrouvés. Et dans les cas restant les disparitions volontaires sont à prendre en compte. A titre, d’exemple, en France en 2015, 48 895 mineurs étaient inscrits au fichier des personnes recherchées. 47 970 étaient des fugues, 405 étaient considérées comme inquiétantes 511 concernant des enlèvements ou des détournements. Le tout sur une population de 66 millions d’habitants: https://www.116000enfantsdisparus.fr/fileadmin/users/116000/presentation-116000/CFPE116000_rapport2015_4.pdf

      Donc vous trouverez des chiffres semblables à ceux de Boquete sur des communes françaises à la densité de population équivalente.

      Pour le reste, vous trouverez les réponses à vos questions en navigant sur le site.

  12. Yovan
    16 août 2021 / 18 h 46 min

    Bonjour à toutes et à tous. Je viens tout juste de découvrir cette histoire terrible et très intrigante après avoir pris connaissance de l incroyable énigme Lars Mittank. Comme tout le monde je me pose énormément de questions sur ces deux filles. Quelque chose n’est pas clair dans l utilisation des téléphones ( désolé si je ne poste pas au bon endroit ) Si j étais perdu dans la jungle et en train de vivre mes derniers instants de vie, j essaierais d utiliser mon smartphone pour enregistrer une vidéo, où bien écrire dans le carnet de note du téléphone pour mes proches ou dans l’optique d être retrouvé. Çe fut le cas avec Aron Ralston qui avait enregistre une vidéo d adieu. Pourquoi n ont elles pas fait de tentatives d enregistrement alors qu au moins l une d entre elles en avait ( à priori ) la capacité ? Pas même de tentative d envoi de sms ou même un appel à un proche ( elles ne captaient pas d accord mais dans la panique l être humain tente par tous les moyens de s en sortir ) Elles avaient des smartphones d époque ( IPhone 4 pour Kris et Samsung pour Lisanne ) alors pourquoi ne pas avoir essayé ? Perso je trouve ça plus que louche.

  13. Jerry
    19 août 2021 / 0 h 19 min

    @Yovan : Il faudrait être sûr que toutes les données ont bien pu être récupérées des téléphones. Après il peut y avoir plusieurs raisons pour lesquelles il n’y aurait pas eu de message téléphonique. Chaque cas est différent. Ici tant qu’elles sont 2 j’imagine qu’elles ne pensent pas à laisser de tels messages qui reviendraient à baisser les bras devant l’autre. Après, si comme je le pense Lisanne est celle qui survit le plus longtemps, son téléphone n’a plus de batterie et elle n’a peut-être pas le code PIN pour accéder à la vidéo sur le portable de Kris. Après cela dépend également comme vous l’indiquez de leur état. En cas de faim, de froid, de stress, peut-être de soif, de fatigue, de blessures, de fièvre, de malaises, d’état délirant, etc. l’esprit ne raisonne plus correctement. Il est peut-être alors trop tard. Peut-être aussi qu’un message a été laissé sur un autre support. Les auteurs néerlandais supposent la présence d’une deuxième carte SD pour l’appareil photo par exemple. Peut-être aussi que celle qui survit ne pense pas être retrouvée un jour et n’imagine donc pas toute la médiatisation, l’intérêt, les questions qui se poseront par la suite. Pour ce qui est des sms, il me semble que j’avais lu qu’il était possible qu’elles n’aient pas de forfait téléphonique sms. Comme il s’agit d’un pays étranger, afin d’éviter de payer de trop, elles auraient pu ne fonctionner que par Whatsapp pour la messagerie instantanée durant leur voyage pour communiquer avec leurs proches. Et donc, ne pouvoir l’utiliser que lorsqu’elles avaient un accès Internet gratuit.

    @BZ : Le chiffre des 51 disparitions est indiqué par Romain qui indique l’avoir lu sur un article, mais l’article n’étant pas cité on ne peut savoir ce qui se cache derrière ce chiffre. Il peut s’agir de signalements par exemple, certains pays ayant peu de réseaux étant plus sujets aux signalements (exemple : si vous allez dans un pays, dans une région non couverte ou mal couverte par des antennes et que vous n’avez pas la possibilité de contacter vos proches, ces derniers risquent fort de signaler au bout de quelques jours votre disparition afin d’avoir de vos nouvelles, ce qui ne signifie pas pour autant que vous ayez disparu). Il peut donc s’agir de signalements mais pas de disparitions définitives, un mineur ayant fugué pouvant être comptabilisé même s’il est rentré chez lui le week-end suivant. Il y a aussi des disparitions volontaires, des gens qui décident de tout quitter, conjoint, enfants, travail pour redémarrer une nouvelle vie ailleurs, etc. D’ailleurs Romain dans son article cite les 10 000 disparitions inquiétantes non résolues chaque année en France. Pour autant la France n’est pas considérée comme un pays où l’on risque d’être enlevé.
    Prendre en compte la réalité du terrain, cela reviendrait plutôt à prendre en compte la réalité du sentier El Pianista et le fait qu’il soit fort improbable de se faire agresser et enlever dessus.

  14. Tim
    4 septembre 2021 / 19 h 15 min

    Bonjours!

    J’ai découvert le mois dernier cette affaire et entendu un peu tout et n’importe quoi alors je pense que j’ai 2 ou 3 petites choses à dire.

    Mon père est obsédé depuis 4 ans par l’affaire Gregory, se prend pour un justicier et ennuie tout le monde avec et a changé plusieurs fois d’avis sur qui est coupable, donc les justiciers autoproclamé qui veulent faire triompher leur vérité ça je connais.
    Alors quand j’en vois certains qui font d’interminables commentaires pour expliquer ceci ou cela par a+b mais en donnant des explications foireuses ça me rappelle mon père.
    Des fois je me demande si certains justiciers ne souffrent pas de problèmes psychologiques quand ils ont une affaire en tête du matin au soir pendant des années.
    De plus ils prétendent faire ça pour les victimes mais ils balancent toutes sortes de calomnies et je peux vous dire que ça aussi ça en fait des morts, on l’a vu avec l’affaire Maddie McCan ou encore Grégory. Ben oui, vos rumeurs elles ont des conséquences sur la vie d’autrui.
    En réalité il y en a qui n’en ont rien à faire des victimes, on l’a vu avec Natacha Kampush, qui est passée de pauvre enfant disparue à complice d’une machination impliquant ses parents et son geolier!
    Donc je pense qu’il y en a ils en ont rien à faire de Kris et Lisanne, ils s’amusent avec ça.
    Après il y a ceux qui vont carrément au Panama (bonjours le tarif et l’environnement avec voyage en avion), ça me rappelle mon père qui été faire un tour à Lépange sur Vologne l’an dernier…

    Sérieux, vous voulez vraiment faire quelque chose pour Kris et Lisanne? Ben déjà commencez par arrêter de faire les intéressants en voulant faire éclater votre vérité et arrêtez les rumeurs qui nuisent à autrui.

    Et puis il y a autre chose qui me gène avec ces histoire qui provoquent l’hystérie, c’est que ce sont surtout des disparitions et des meurtres d’enfants ou alors de jeunes femmes, on dirait que quand ce sont des hommes ou des personnes âgées ça attire moins l’attention.

    En tous cas si la vérité éclate ou si rebondissement il y a, ce sera dû soit à une avancée de la science, soit parce que quelqu’un qui sait des choses aura décidé de parler aux autorités locales et non parce qu’un internaute aura trouvé dans son coin la clé du mystère.

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