LE PROJET EL PIANISTA : SUR LES TRACES DES DISPARUES DU PANAMA #3

Souvenez-vous (ou pas), fin 2018 j’avais publié un article pour approfondir le cas des 2 hollandaises retrouvées mortes dans une forêt du Panama en avril 2014. Par un heureux hasard, en effectuant quelques recherches sur Internet, je suis tombée sur Romain, un jeune homme de 21 ans, qui expliquait son souhait de partir sur les traces de ces 2 jeunes filles. Je l’ai interviewé au sujet de son projet. Vous pouvez retrouver l’article ICI. Il est enfin revenu, après plusieurs semaines sur place et nous explique ce qui sort de son enquête.

POUR RETROUVER LA PREMIÈRE PARTIE DE SON BILAN, C’EST PAR ICI.

ET LA DEUXIÈME EST DISPO SUR CE LIEN.

Dans cette dernière partie, nous allons imaginer des hypothèses après être revenu sur certains éléments de l’affaire. A la fin de l’article, vous trouverez les vidéos que j’ai prises du sentier après le mirador ainsi que deux podcasts auxquels j’ai participé. Un de Distorsion enregistré en janvier 2020, et un autre de Exitum enregistré en mai dernier, un nouveau podcast suisse.

La dernière partie, vraiment ?

 Je vous invite à lire l’annonce en toute fin de l’article, j’ai une très bonne nouvelle à vous partager.

Pour rappel, la partie 2 avait pour objectif de fournir une représentation globale et cohérente de cette affaire. Étant donné son rôle de colonne vertébrale au sein de cette réflexion sur l’affaire des Hollandaises, je tiens à préciser qu’elle est vouée à être complétée, améliorée et corrigée. Chaque modification étant datée et indiquée dans les commentaires, vous pourrez savoir ce qui a été modifié et à quel moment. La partie 3 est également ouverte à des modifications.

Les photos inédites et les journaux intimes ayant fuités fin 2019, je me permettrai alors de publier ici certaines de ces images.

Explication sur l’information ajoutée puis retirée du blog en février 2020

En février, j’avais reçu un message d’un contact de Boquete qui avait discuté avec un membre de la protection civile. Ce message m’indiquait simplement que l’un des pères des Hollandaises devait partir fin avril 2020 et  efaire le sentier en sens inverse avec un agent du FBI. Je l’avais ajouté à l’article du blog mais à la suite d’une discussion avec un journaliste hollandais, j’ai préféré retirer l’information. Il semblerait que des proches des Kremers ne soient absolument pas au courant de ce détail. Néanmoins, cela ne veut pas nécessairement dire que l’information était fausse. Dans le doute il valait mieux la supprimer. Si l’information se révélait en réalité être vraie, la randonnée n’a bien évidemment pas pu se tenir en raison de la pandémie de la COVID-19.

C’est parti pour une lecture inédite.

Les tests ADN

A la suite de certaines discussions et en lisant certains commentaires, je me suis rendu compte que des gens avaient des doutes sur la fiabilité des tests ADN en raison de la rapidité à laquelle ceux-ci avaient été réalisés. Étant donné que je dispose des tests ADN de Kris, c’est l’occasion de vous en faire un résumé.

Je prends la liberté de ne pas indiquer les informations privées tels que les indices de parentalité, ainsi que les autres données génétiques. Je tiens également à vous prévenir que ma traduction ne sera certainement pas sans erreurs.

« Informe pericial: UAB-DESC-0078-14 » du 15 août 2014

Le rapport ADN UAB-DESC-0078-14 concerne la côte de Kris Kremers, ainsi que les os d’autres individus non identifiés.

Objectif du rapport : obtenir les profils génétiques des échantillons décrits et réaliser une étude comparative de ceux-ci afin de déterminer s’il existe un lien de filiation parental.

Méthodes et instruments utilisés :

  • A. Extraction de l’ADN Les échantillons ont été nettoyés selon le protocole PRT-SE/109 du Consortium Génomique-Ibadesa :

– Nettoyage de l’échantillon : l’échantillon est placé dans de l’eau stérile, la surface externe est grattée avec un scalpel, et l’échantillon est laissé à sécher à température ambiante.

– Pulvérisation d’une zone de la pièce osseuse avec une mèche dremel.

– Digestion : la solution de digestion enzymatique est préparée avec le « BTA Lysis Buffer », du DTT 1M et de la protéinase K (20 mg/ml) du kit commercial « PrepFiler Express BTA Forensic DNA », et du protocole des restes osseux de la compagnie « Applied Biosystems ». Les échantillons sont laissés en incubation à 56°C pendant 16 à 18 heures de digestion, puis l’extraction est réalisée.

  • B. Amplification de l’ADN :

Est réalisé l’amplification multiple de vingt-quatre locis génétiques autosomiques STR, incluant : [liste de gènes].

Nous utilisons le kit commercial homologué « Powerplex Fusion System » de la marque « Promega ». L’amplification se fait avec l’équipement « Termociclador Geneamp PCR Systems 9700 » de « Applied Biosystems ».

 Locis : le locus (singulier de locis) est la position fixe d’un gène ou d’un marqueur génétique sur un chromosome.

STR : de l’anglais « Short Tandem Repeat », ou plus simplement «séquence microsatellite» en français, correspond à une séquence génétique formée par une répétitions de motifs de deux à cinq bases.

  •  C. Détection du profil génétique :

Les fragments ADN amplifiés ont été détectés à travers la technologie de l’électrophorèse capillaire dans l’appareil d’analyse génétique ABI 3500. Les produits amplifiés ont été utilisés avec la norme interne « ADN CC5 LS500 » et « HiDi-Formamida ». La détection des profils génétiques est réalisée avec le logiciel « Genemapper ID-X v1.2 » de « Applied Biosystems », en utilisant la « Matriz Standard Powerplex 5Dye » et l’échelle des allèles du kit « PowerPlex Fusion System ».

Référence : Applied Biosystems 3500/3500xL Genetic Analyzer User Guide. 2010 Life Technologies Corporation.

  • D. Analyse biostatistique comparative :

Dans un cas de paternité, deux hypothèses alternatives sont évaluées :

H1 : le père présumé est le père biologique de l’enfant.

H2 : le père supposé n’est pas le père biologique de l’enfant et est donc un autre individu de la population.

Lorsque les deux hypothèses sont analysées, la relation pour/contre la paternité est déterminée. Cette relation est définie par l’indice de paternité (IP), où pour l’hypothèse H2, les données génétiques obtenues de la population sont prises en compte et calculées pour chaque marqueur génétique analysé. Le résultat final est un IP total. Cette valeur indique le nombre de fois où la paternité est la plus probable par rapport à un autre homme dans la population.
Référence : Evett IW and Weir BS (1998) Interpreting DNA evidence. Sinauer. MA, USA.

Résultats :

Il s’agit ici de deux tableaux comparant les locis STR extraits des os, avec ceux des parents.

Conclusion :

Les parents de Kris correspondent au profil génétique de la côte et l’indice de paternité est de [valeur proche de 20 milliards].

Chose intéressante, le morceau de crâne et le radius retrouvés pendant les recherches appartiennent à des individus masculins.

« Informe pericial : UAB-DESC-0054-14 » du 24 juin 2014

Le rapport ADN UAB-DESC-0054-14 concerne le pelvis de Kris Kremers.

Objectif du rapport : idem

Méthodes et instruments utilisés : idem

 Résultats : idem

 Conclusion :

Les parents de Kris correspondent au profil génétique du pelvis et l’indice de paternité est de [valeur proche de 20 milliards et exactement le même que celui obtenu pour la côte].

Remarque : les tableaux de la section résultat comparent les allèles des vingt-quatre gènes sélectionnés et extraits des os, avec ceux des parents. De ce que je peux voir, les allèles correspondent bien avec ceux des parents de Kris. Il n’y a pas d’erreur.

L’intervenant anonyme du reportage « Lost in the wild »

Lors du reportage américain sur cette affaire qui a été publié en janvier 2020, un intervenant anonyme avait été interrogé sur les os. J’ai d’abord été dubitatif face à cette personne puisqu’elle contredisait les rapports d’autopsie que j’avais devant les yeux. Néanmoins, lorsqu’il disait être Mexicain, il a soulevé mon intérêt. Pour quelle raison ? Tout simplement car dans le rapport général d’autopsie, il est indiqué qu’un certain scientifique mexicain avait participé aux conclusions. J’ai alors comparé ses photos avec le peu qu’on pouvait voir du visage de l’intervenant, et cela semblait plus ou moins correspondre. Il n’y avait absolument rien de certain, mais c’était déjà une piste à étudier. J’ai donc essayé de contacter cette personne mais je n’ai obtenu aucune réponse à ce jour.

Spanish by the river

Lors de mon voyage au Panama, je me suis rendu compte que l’école « Spanish by the river » ne jouit pas d’une très bonne réputation auprès des locaux. J’ai pu entendre des anecdotes d’anciens employés de l’école qui racontaient que l’établissement laissait ses étudiants fumer de la drogue dans son enceinte, et qu’ils ne souciaient pas tellement d’eux.

Chez eux, l’enseignement fournit n’avait pas pour objectif de transmettre des compétences approfondies de la langue mais simplement un niveau suffisant pour voyager en pays hispanophone. Un avis que ne partageait pas un employé de « Spanish by the sea » rencontré lors de ma visite sur place, et qui m’assurait de la qualité de l’enseignement fournit par l’ensemble des écoles de « Spanish at location ». Quant au choix des familles d’accueil, j’ai pu en discuter avec certaines familles qui avaient décidé de ne pas choisir « Spanish by the river » car celle-ci ne paraissait pas suffisamment fiable et soucieuse dans l’encadrement de ses étudiants, et leur placement dans une famille d’accueil de confiance.

De mon côté, je me suis rendu un soir sur place après y avoir réservé un lit. L’endroit, du fait de son isolement, possède une atmosphère particulière qui aurait pu être agréable si je n’avais pas rencontré le peu de personnes qui y logeait. La toute première personne que j’ai rencontrée était une femme shootée au cannabis, avec un fils de mon âge qu’elle n’arrivait pas à gérer. Dans ma chambre, je me suis retrouvé avec une vieille dame qui m’envoyait des signaux contradictoires me faisant d’abord sentir comme n’étant pas le bienvenu pour ensuite me faire ressentir le contraire. Sans oublier qu’elle me parlait de complot gouvernemental et me demandait qui contacter pour révéler des méfaits commis par un État, tout en refusant de me dire pourquoi. Ce jour-là avec toutes les mésaventures que j’avais eues depuis mon réveil, j’ai préféré abandonner ma chambre pour décompresser en faisant la randonnée nocturne du volcan Baru.

Feliciano

Feliciano est un guide assez controversé qui n’a pas manqué d’attirer l’attention du public. Étant donné son implication dans l’affaire, il est raisonnable de s’interroger sur lui. Au sein de la communauté de Boquete, il travaille en tant que guide non assermenté. N’ayant certes pas de diplôme pour exercer ce métier-là, il accomplit toutefois son travail avec efficacité comme en témoigne la vaste majorité des avis Tripadvisor. Un guide très gentil qui permet aux étrangers de découvrir la région avec unœil expérimenté. Néanmoins, ce n’est qu’une facette de sa réputation. J’ai pu entendre quelques anecdotes de panaméennes ayant fait appel à ses services. Elles décrivaient son comportement comme étant inapproprié avec les femmes seules : des remarques sur le physique et un comportement trop tactile et dragueur. Durant mon voyage, un avis très critique avait été publié sur la page Tripadvisor de Feliciano. Ce retour d’expérience mentionnait son intérêt pour les femmes nord européen et déconseillait aux femmes seules de faire appel à ses services. Un potentiel fake mais qui se trouvait toutefois dans la même lignée que les quelques anecdotes entendues sur place.

Une mauvaise réputation alourdie par celle de son fils adoptif Henry qui, semble-t-il, était lié à des activités de petits gangs vers la Caldera et connu comme un élément turbulent de sa communauté. Un fils qui était lié à celui du propriétaire du restaurant El Sabroson qui avait été interrogé à l’époque par la police sans être incriminé, et qui est aujourd’hui décédé.

Aux premiers abords, tout cela est inquiétant mais cela n’en fait absolument pas un coupable mais tout au plus une personne d’intérêt. Je me sens dans l’obligation de le défendre après avoir constaté le harcèlement qu’il subit encore aujourd’hui de la part d’internautes croyant détenir la vérité depuis le confort de leur chambre.

Feliciano a certes une mauvaise réputation, mais cela n’est rien comparé à tous les avis positifs ventant ses qualités humaines. Il a été le premier à réagir à la disparition de Kris et Lisanne, et à faire en sorte que l’on commence à rechercher les filles. Dans les affaires de disparition, il est souvent reproché aux gens de ne pas réagir immédiatement alors que les premiers moments d’une disparition sont les plus cruciaux pour retrouver un disparu en vie. Pour une fois que quelqu’un réagit comme il le faut, il est traité comme un criminel. A quoi bon faire bouger les choses, si l’on risque de se faire accuser par la masse populaire ?

Feliciano a fait ce qu’il fallait faire et il ne devrait pas être harcelé pour cette raison. Toute cette pression contre lui, a dû être une véritable violence psychologique et lui faire perdre ses repères au point de ne plus vouloir être associé à Kris et Lisanne. Les menaces qu’il avait proféré (cf. Partie 2 anecdote d’Ernesto) sont parfaitement compréhensibles dans cette situation puisque c’était aussi son travail qu’il risquait de perdre. Sa vie aurait pu totalement s’effondrer si cela avait été plus loin. Certains rappelleront le fait qu’il possède une ferme dans la jungle, mais il n’est pas le seul. D’autres personnes comme Laureano Bejerano, un autre guide, qui a participé aux recherches, ont également des fermes là-bas et ont aidé à trouver les os. S’il suffisait de vivre près d’une zone de découverte pour être incriminé, alors beaucoup de personnes le seraient. C’est pour toutes ces raison qu’il est important d’affirmer qu’absolument rien n’incrimine Feliciano, et que jusqu’à preuve du contraire, c’est un innocent.

Plinio Montenegro

Je l’avais mentionné dans la partie 2 car il avait à l’époque attiré l’attention des familles. Une attention qu’il devait au fait d’avoir dit sur facebook qu’il avait vu les filles sur le sentier. Par la suite, il était revenu sur ses propos mais c’était déjà trop tard pour lui. Les gens ont commencé à l’harceler (certaines personnes l’ont encore fait récemment) et à voir en lui un potentiel coupable. Si Plinio l’était, pour quelle raison aurait-il dit les avoir vues ? Cela n’a pas de sens. Un coupable aurait évité toute connexion avec ses victimes, et surtout pas sur le lieu de la disparition. Plinio a peut-être bien vu les filles, mais dans ce cas-là, il les a sûrement simplement croisées ou leur a indiqué le chemin à prendre.

Le sentier El Pianista

Il y a quatre enseignements à tirer de ma randonnée sur El Pianista.

– Vous avez déjà dû vous en rendre compte en lisant mon expérience du sentier, mais il est bon de souligner le fait qu’il est difficile de trouver directement le sommet sans avoir reçu d’indications sur place. Le sentier n’est pas balisé et c’est donc au randonneur lui-même de savoir quel chemin prendre. Avec les deux touristes que j’ai rencontrés sur le sentier, et un autre durant mon voyage, nous nous sommes tous trompés au moins une fois. Si les filles ont pu atteindre le sommet en deux heures, c’est qu’elles ont sûrement atteint le sommet sans se tromper une seule fois. Ce qui signifie alors que Kris et Lisanne ont rencontré des gens qui les ont aidées en leur indiquant quelle direction prendre.

– Le second enseignement à retenir est que l’on croise obligatoirement des gens sur ce sentier. Dans la partie 2, je n’avais pas été assez précis à ce sujet-là. Lors de ma seconde randonnée, j’ai croisé à l’allée environ quatre personnes vers l’entrée, puis environ quatre autres vers le hangar et les habitations, et un indigène lors de mon ascension dans la jungle. Au retour, j’ai vu un jeune indigène vers le sommet puis un autre à la sortie de la jungle. En chemin, j’ai croisé deux touristes et enfin quelques personnes à l’entrée d’El Pianista. Que de personnes ! Alors que le temps n’était pas très clément et qu’on se trouvait en basse saison touristique. Le 1er avril 2014 était un jour très ensoleillé en pleine saison touristique, et puisque de mon côté j’ai pu tomber sur autant de gens sans ces conditions favorables, Kris et Lisanne ont assurément rencontré des gens durant leur marche.

– Le sentier se poursuivant au-delà du Mirador prend la forme d’un sentier unique et étroit. Là-bas, il est impossible de s’y perdre en poursuivant dans la même direction pendant au moins une heure trente. Dans cette configuration, il est également très difficile d’échapper à quelqu’un et de pouvoir fuir dans la direction de Boquete si une personne vient de là-bas.

– Enfin, les filles n’avaient aucune raison de continuer à marcher aussi longtemps qu’on suppose qu’elles l’aient fait. A la photo 508, avec déjà trois heures de marches, elles partaient pour une randonnée d’une durée totale de six heures avec un retour à 17h. Rallonger leur marche de seulement trente minutes, c’est logiquement rajouter une heure à cette randonnée et rentrer à 18h quand il commence à faire sombre. Sachant qu’elles n’étaient pas préparé pour une très longue randonnée, il me paraît très douteux qu’après trois heures, voire trois heures trente de marche, elles aient jugé qu’une randonnée totale de six ou sept heures n’était pas suffisante.

L’interprétation émotionnelle des visages

Regarder les photos prises par Lisanne et tenter d’analyser leurs expressions est une mauvaise idée, particulièrement sans prendre en compte le contexte. Lorsque vous regardez un visage sur une photo, vous apportez votre interprétation selon les informations dont vous disposez et extrapolez si ces dernières ne vous paraissent pas suffisantes. Un visage neutre, peut vous paraître inquiet si l’on vous raconte que la personne concernée à des soucis personnels, tout comme il peut vous paraître agressif si l’on vous raconte que cette personne a passé une mauvaise journée. Globalement on projette sur un visage, les émotions que l’on souhaite inconsciemment voir. Dans l’affaire de Kris et Lisanne, vous avez le contexte d’une potentielle agression ou d’une situation d’égarement, et par conséquent, vous allez chercher des signes d’inquiétudes. Certaines personnes soulèvent par exemple le fait que les filles sourient sur les photos jusqu’au Mirador et qu’après ce n’est plus le cas. Il est important de rappeler qu’il y a des photos avant le sommet où les filles ne sourient pas. Comme celle où l’on voit Kris avancer seule dans la jungle ou encore, avant cela, quand Lisanne prend la pose près des enclos.

Ensuite, lors d’une randonnée vous ne passez pas votre temps à sourire. Je vous rappelle qu’une randonnée de plusieurs heures est suffisamment fatigante pour enlever l’envie de sourire à tous les coins de sentier. Vous le faites principalement pour les photos quand vous êtes prévenus ou alors quand vous avez eu le temps de vous en rendre compte. Dans le cas contraire vous ne souriez pas devant l’objectif, particulièrement lorsque la photo est prise par surprise.

Un exemple que je peux vous donner ici est celui des photos 507 et 508. Vous avez une première photo où l’on voit Kris traverser la rivière, puis quelques secondes plus tard, une photo où l’on voit Kris, le visage inexpressif, debout sur une pierre. Non, ce n’est pas l’expression d’un visage inquiet que l’on voit mais simplement deux images qui ont été prises sur l’instant par Lisanne. Le fait que la première photo représente une action (celle de traverser la rivière) et que la seconde a été prise juste après, montre simplement que Kris ne savait pas qu’elle était prise en photo. Elle n’avait aucune raison de sourire.

Les interprétations des visages sont par conséquent à bannir, puisqu’elles ne nous permettront pas de savoir si une tierce personne était présente ou encore si les filles subissaient une pression extérieure.

Les appels téléphoniques

Le 1er avril, seulement deux appels ont été réalisés. Si les filles s’étaient trouvées dans une situation de stress et d’urgence, pourquoi n’ont-elles alors passé que deux appels? Dans une telle situation, vous n’insistez peut-être pas frénétiquement mais n’abandonnez pas non plus après deux essais. Vous tentez plusieurs fois à la suite, et vous tentez peut-être même d’appeler des proches et des amis. La situation est désespérante, vous avez toutes les raisons de persévérer et de perdre un peu votre calme.

Seulement deux appels. Cela laisse plutôt penser qu’elles nr pouvaient pas faire usage librement de leurs appareils ou même que ce n’était pas les filles elles-mêmes qui les avaient passés. Dans le domaine criminel, je n’ai jamais entendu parler d’une affaire d’enlèvement dans la jungle où l’agresseur passait des appels d’urgence pour faire croire à un accident. Il existe toutefois des cas où le tueur contactait lui-même les urgences pour se faire passer pour celui qui découvrait le corps et faire croire à sa bonne volonté et à son innocence. Si cela vous intéresse, cette article en parle: https://www.psychologytoday.com/us/blog/the-human-equation/201304/lying-murder-and-deceptive-911-calls

Néanmoins, cela ne correspond pas à notre cas et il est difficile de dire qu’un criminel peut avoir dès le départ l’idée de mettre lui-même en place un système de faux appels de secours pour un crime improvisé. On peut imaginer que les filles aient d’abord réussi discrètement à réaliser des appels et qu’en s’en rendant compte, l’agresseur a décidé de poursuivre ces appels afin de se dédouaner d’un enlèvement ou d’un meurtre.

Les appels réalisés sur la période du 2 au 6 avril sont étranges en raison de leur régularité. Les appels ont principalement été réalisés entre 10h et 11h du matin, et entre 13h et 14h de l’après-midi. En outre le 5 et 6 avril, on observe une coïncidence assez curieuse puisque deux appels sont réalisés exactement au même horaire (13h37). C’est un comportement qui reflète un individu qui a des obligations et des habitudes, mais vraisemblablement pas quelqu’un qui est perdu dans la jungle. Cette régularité des appels peut tout aussi bien refléter un individu qui doit baser son comportement sur son environnement, comme une sorte de « planning inversé ». Une plage horaire où l’individu serait sûr de ne pas être vu ou demandé par quelqu’un d’autre. Pour mieux me faire comprendre, je peux vous citer un exemple assez courant de notre quotidien. Lorsque l’on part faire ses courses au supermarché, on ne choisit pas uniquement un horaire où l’on est disponible mais principalement un moment où le lieu est peu fréquenté afin d’éviter la cohue.

A partir du 7 avril, les appels et les tentatives de connexions au réseau (et peut-être quelques erreurs PIN voir cf. Partie 2 correction info sur les erreurs PIN) sont réalisés d’une toute autre manière au point de penser avec conviction que ce ne sont plus les mêmes personnes qui réalisent les appels. Les tentatives sont réalisées de manières insistantes et on peut voir là une réelle volonté de faire fonctionner ces coups de téléphones. Durant cette période, on est, cette fois, vraiment témoin du comportement que l’on attend de quelqu’un qui est perdu dans la nature. Durant cette période, on peut sérieusement penser que Kris et Lisanne étaient libres de leurs mouvements.

Si enlèvement il n’y a pas eu, comment expliquer la différence de comportement entre la période calme du 1er au 6 avril, et celle plus tumultueuse qui débute le 7 avril ?

L’usage de l’appareil photo

Jusqu’à 14h, au moment de la dernière photo prise le 1er avril, une trentaine de photos ont été réalisées. Le premier appel ayant été fait à 16h39, il est quand même curieux qu’aucune photo n’ait été prise dans cet interval de deux heures quarante.

Si elles avaient continué plus loin pour explorer davantage, et les occasions ne manquant pas, il est certain que les filles auraient pris au moins une photo supplémentaire. Sachant qu’elles n’ont jamais atteint à nouveau le Mirador puisqu’elles n’ont pas retrouvé du signal, un évènement suffisamment inquiétant a dû leur enlever l’envie d’utiliser leur appareil ou la possibilité de l’utiliser. Ce n’est seulement que dans la nuit du 8 avril, soit une semaine après, que les filles ont recommencé à faire usage de l’appareil photo. Cette fois d’une manière frénétique. Une semaine sans en faire usage et l’utiliser à nouveau d’une manière si différente, c’est quelque chose de très curieux. Ce changement brusque de comportement laisse penser qu’un événement est arrivé durant cette période, les poussant à devoir prendre des photos en pleine nuit.

On peut aussi imaginer que ce qui empêchait ou dissuadait les filles d’utiliser leur appareil durant la première semaine, avait disparu vers le 7-8 avril. S’il est évident qu’elles sont perdues, les filles n’auraient plus eu l’envie de s’amuser à prendre des photos. Il est curieux qu’aucune occasion de marquer un repère ne se soit présentée durant cette première semaine.

La disparition de la photo 509

Ce paragraphe va potentiellement être modifié à l’avenir, car j’essaye de contacter des autorités néerlandaises pouvant apporter des informations fiables.

L’absence de la photo 509 est un élément de l’affaire dont on ne dispose pas tellement d’informations et qui nourrit beaucoup l’imagination. Beaucoup de personnes y voit nécessairement une intervention criminelle, mais ce n’est pas tout à fait le cas. On peut envisager quatre possibilités pouvant amener à la disparition d’une photo.

– Un défaut de l’appareil photo :

C’est une chose rare mais dont la probabilité n’est pas de zéro. Le Canon PowerShot SX270 HS n’est pas un des appareils les plus performants qui soit, tout du moins si l’on regarde les retours clients qui rapportent souvent des soucis techniques. Personnellement, j’ai acheté ce modèle, et je ne rencontre aucun des problèmes dont se plaignent certains acheteurs, notamment par rapport à la batterie.

– Un défaut de la carte SD :

C’est également une chose rare qui peut tout aussi bien se produire. Je ne suis pas sûr du modèle de carte SD que possédait Lisanne mais en regardant la photo du sac, je pense pouvoir discerner une SanDisk Blue Line. Cette carte mémoire est correcte mais c’est une entrée de gamme, et je ne serai pas surpris que certains rencontrent des soucis de corruption de mémoire à un moment donné.

– Une mauvaise manipulation de la police panaméenne :

Par erreur, la police panaméenne peut avoir elle-même supprimée une photo. Cela peut paraître surprenant mais ce n’est pas du jamais vu. Je peux vous citer le cas de Laetitia Czuba, une Française disparue en Italie, où une partie d’un enregistrement de caméra surveillance avait été effacé sans le vouloir par la police italienne.

– Une intervention criminelle :

Dernière possibilité, c’est une tierce personne qui a supprimé une photo. Pour cela, elle doit simplement télécharger un programme qui efface définitivement la photo que l’on veut. Une autre solution que j’imagine, est de transférer toutes les photos sur une autre carte mémoire puis de formater la première carte mémoire. Une fois cela, il suffit de transférer les photos que l’on veut sur cette dernière.

La mise en place de signaux d’alertes pendant la nuit du 8 avril

Une série de photos de nuit prise au même endroit

Il convient d’abord de souligner que l’utilisation de l’appareil est chaotique, ce qui laisse donc penser que les photos ont été uniquement prises pour déclencher le flash.

Le lieu où ont été prises les photos sont issues d’un seul et même endroit comme le démontre une vidéo de la chaîne Youtube Scarlet. J’en avais déjà parlé dans la partie 2, toutefois je vais tenter de vous le démontrer ici.

Bien sûr, il n’est absolument pas question ici de vous saturer d’images. Je vous en mets simplement quelque’unes afin que vous puissiez vous-même voir qu’il existe un lien entre ces photos.

Des photos tournées en face ou vers le ciel, dans une seule et même direction :

Le contraste de ces photos a été augmenté par logiciel.

Une place rocheuse :

Le contraste de ces photos a été augmenté par logiciel.

Un lien entre la place rocheuse et l’arbre que l’on voit en face ou vers le ciel :

Le contraste de ces photos a été augmenté par logiciel.

La branche avec des morceaux de sac rouge attachés

Cette branche à laquelle sont attachés des morceaux de sac rouge, a vraisemblablement dû être photographiée pour se rendre compte à quoi ressemblait à la lumière l’objet qu’elles avaient fabriqué. Sa fonction est difficile à déterminer mais je vois deux possibilités. Il s’agit soit d’un repère pour marquer le lieu, soit d’une sorte de drapeau qu’elles pourraient agiter pour attirer l’attention.

La photo d’un objet réfléchissant

L’objet réfléchissant que l’on voit sur la photo est peut-être un objet dont la fonction était de refléter les flashs de l’appareil photo et d’augmenter les chances que la lumière soit perçue par quelqu’un d’autre.

L’utilisation du flash sur plusieurs heures, la présence d’un objet réfléchissant pouvant amplifier la lumière ainsi que celle de morceaux de sac rouge attachés à une branche, témoignent d’une volonté forte d’être repéré. En prenant en compte tous ces éléments, il est raisonnable de penser qu’il s’agit d’une tentative d’alerte.

Les autres options seraient :

– Le repérage d’un lieu :

Non car les photos sont prises dans tous les sens et notamment vers le ciel. S’il s’agissait vraiment de repérer un lieu, les photos auraient désignées un endroit plus précis et quelques-unes auraient simplement suffi. De plus, si vous actionnez légèrement le bouton du déclencheur, l’appareil allume une lumière verte que vous pouvez éteindre en relâchant le doigt. Cette lumière verte aurait sûrement suffi à éclairer l’endroit. Enfin, si cela avait été fait dans le cadre d’une course poursuite, au lieu de rester au même endroit sur une période de trois heures, elles ne seraient pas restées aussi longtemps sur place.

– Effrayer une bête :

Étant donné que les filles ont pris ces photos sur la période de 1h à 4h du matin, elles auraient tout simplement quitté l’endroit pour s’éloigner du danger.

– Une mise en scène :

En l’état des choses, il est à la fois impossible de contredire et d’argumenter en faveur de cette possibilité. L’argument de la mise en scène pour valider la thèse du crime, est un argument irréfutable (au sens du raisonnement scientifique) et ne peut donc être pris comme un argument valable dans une démonstration. Toutefois, on peut toujours envisager cette possibilité.

La photo de la tête de Kris

Il s’agit certainement de l’élément le plus marquant dans cette affaire et qui a enflammé l’imagination des internautes, et c’est bien pour cette raison qu’il convient d’éviter de surinterpréter cette photo. Sur celle-ci, Kris ne semble pas être couchée mais plutôt debout, accroupie ou dans une quelconque position où la tête ne touche pas le sol. Si la tête se trouvait contre le sol, le flash se serait tout simplement reflété contre le sol.

On peut raisonnablement penser que Kris est vivante sur cette photo. Ensuite, il s’agit d’une photo prise de derrière car l’implantation des cheveux ne devrait pas descendre aussi bas si c’était une photo de face avec les cheveux retournés. Ces derniers sont d’ailleurs étrangement propres après avoir supposément passé une semaine dans la jungle, mais peut-être les a-t-elle lavés dans le fleuve ? Ou bien ils n’étaient que sales à la racine (excès de sébum) et ne présentaient pas de crasse sur la longueur. Difficile à dire. Enfin on pourrait croire discerner un bleu au niveau de la nuque, mais avec le peu que l’on voit, c’est déjà commencer à surinterpréter. L’explication la plus simple pour cette photo est que Lisanne a tenté de vérifier que Kris n’avait aucune blessure, saleté ou insecte dans les cheveux. Une autre possibilité aussi simpliste est que Kris est peut-être simplement passée devant l’objectif au moment où Lisanne prenait les photos.

Les ossements

La question que l’on se pose ici est de savoir si l’état dans lequel les os ont été retrouvés résulte d’un processus de décomposition naturel. Pour répondre à cela, je ne vais pas prendre en compte les articles d’Adelita Coriat et les propos de l’intervenant de Lost in the wild car cela ne correspond pas avec les rapports que j’ai en face des yeux.

En faisant des recherches sur la décomposition des corps en milieu tropical, je suis tombé sur une étude très intéressante d’un groupe d’universitaires ivoiriens. Dans le cadre d’une étude en criminologie, ils ont cherché à savoir dans quel état devrait être retrouvé un corps humain après avoir passé X temps dans la jungle. Pour cela, ils ont fait appel à des cadavres de porcs car ceux-ci possèdent la même constitution qu’un corps humain. Pour cette raison, les porcs peuvent être utilisés dans une expérience étudiant la décomposition du corps humain.

Je vous invite ci-dessous à lire cette étude mais je vous préviens, il y a des photos de porcs en décomposition.

Communication1PrsentationM.DjodjoA.F.Koffietal

Il convient d’abord de préciser que cette étude n’inclue que l’effet en milieu tropical de la température et de l’humidité, ainsi que celle des insectes nécrophages. Elle n’inclue pas un sol avec des caractéristiques biochimiques pouvant accélérer encore plus la décomposition.

Le climat de la Côte d’Ivoire n’est pas le même que celui du Panama, mais ils s’en rapproche.

Les résultats de l’étude montrent qu’un corps est réduit à l’état de squelette en à peine trois mois. Pour la côte, le tibia et le fémur, cela correspond bien à une décomposition naturelle puisque ceux-ci ont été retrouvés après plus de trois mois. Toutefois, qu’en est-il du pelvis et du pied ? Ces derniers ont été retrouvés sous forme squelettique après seulement deux mois. A première vue on dirait que ce n’est pas normal mais rappelez-vous, l’étude africaine n’a pas utilisé un sol biochimiquement riche.

Dans le cas des deux filles, on ne connaît malheureusement pas la nature des sols sur lesquels les os ont été retrouvés. Toutefois, on peut supposer un sol riche en éléments tel que le phosphore. Ces éléments ont pour effet d’accélérer la décomposition des corps. Un autre élément allant dans le sens de la décomposition naturelle, est la présence de traces de racines sur les os. Pourquoi ? Et bien, lorsque les racines poussent, celles-ci produisent de l’acidité qui laisse des traces sur les os*. Cette acidité est un facteur de décomposition. Pour ces raisons, il est raisonnable et pas surprenant de dire que les os ont subi un processus de décomposition naturelle. Néanmoins en raison du manque d’informations sur la composition des sols, on ne peut pas affirmer cela avec certitude.

*La traces de racine figurent dans le rapport d’autopsie. Les racines qui poussent, je l’ai lu dans un livre sur les autopsies.

D’ici 2021, le Panama va rendre disponible une étude sur l’ensemble des sols de son territoire. Lorsque celle-ci sera disponible, on pourra peut-être répondre avec certitude à la question de la décomposition des os de Kris et Lisanne. Le lien de l’article: https://www.tvn-2.com/contenido_exclusivo/Panama-Atlas-Sostenible-Tierra-descargable-mapas-Ministerio-Ambiente_0_5605689465.html

A propos du pelvis, une information intéressante à relever du rapport d’autopsie est que cet os montre également des traces de carnivores et de rongeurs. Je ne sais pas s’il s’agit de morsures ou simplement de marques de griffes et de pattes, mais cela nous donne une idée de comment le pelvis aurait pu être séparé du reste du bassin. La partie basse du pelvis où la séparation a eu lien, est une partie encore fragile chez les jeunes en début de vingtaine. Pour cette raison, un choc peut détacher le pelvis du reste du bassin. Étant donné que des bêtes ont vraisemblablement marché dessus, alors il est fort probable que le pelvis se soit détaché sous les chocs des pattes des animaux sauvages. Plus tard avec la crue du fleuve, le pelvis aurait été certainement un des premiers os à être déplacé par la force du fleuve. Une autre possibilité tout aussi valable est d’envisager qu’un animal ait lui-même déplacé le pelvis.

Le sac à dos

Après deux mois dans la jungle, le sac et les vêtements auraient dû pourrir avec l’humidité et les appareils électroniques devraient être inutilisables. Par conséquent au regard de l’état dans lequel le sac et les appareils ont été retrouvés, il est évident que le sac a été retrouvé très tôt. Pas nécessairement par les criminels, si crime il y a eu, puisque les indigènes auraient pu tout aussi bien le trouver et le garder avec eux avant de décider de le rendre. Les familles ayant annoncé plus tôt une récompense de 30 000$, il est très facile d’imaginer qu’ils aient cherché à obtenir la récompense en ramenant le sac.

Les horaires indiqués par les appareils sont-ils corrects ?

Il est intéressant de se poser cette question puisque l’horaire d’un appareil est une donnée manuellement réglée. Pour cette raison, les horaires peuvent êtres erronés si la personne qui a programmé l’appareil s’est trompée. De plus, il y a certaines personnes qui doutent de la fiabilité des données de l’appareil puisque celles-ci auraient pu selon eux être corrompues. Si on peut douter des données, alors à quoi doit-on se fier ? La réponse est simple, le soleil.

Cet astre n’est pas un objet fixe dans le ciel puisqu’il change de position tout au long de la journée et de l’année. Si l’on connaît sa position, on peut alors estimer la période à laquelle une photo a été prise. Pour connaître cette information-là, j’utiliserai ce site: https://fr.planetcalc.com/320/

Néanmoins, connaître la position du soleil ne fait pas tout. Il nous faut une photo où l’on sache le lieu exacte où celle-ci a été prise et vers quelle direction elle pointe (Ouest/Est/Nord/Sud). Enfin, la photo doit présenter des ombres bien visibles que l’on puisse aisément comparer à la taille des objets qui les projettent. Parmi toutes les photos que Lisanne a prises, une seule remplie toutes ces conditions.

Il s’agit de celle-ci:

Je reconnais ce lieu car Lisanne se tient sur un petit ruisseau que l’on ne retrouve à aucun autre endroit du sentier avant la jungle.

Il s’agit de la position 8°48’55’’N 82°25’30’’O

La montagne que vous voyez derrière, correspond à cette zone-là :

La photo est orientée vers l’Est:

Comme vous pouvez le voir sur cette carte orientée Nord/Sud, la ligne que je vous ai tracé est parfaitement orientée à l’Est.

 Les ombres des piquets sont parfaites car on peut aisément représenter leurs tailles par rapport aux piquets qui les projettent. Nous nous intéresserons plus particulièrement à l’ombre qui est projetée par ce piquet:

Maintenant, il nous faut connaître l’élévation du soleil. Pour cela, j’entre les coordonnées géographiques et temporelles de la photo sur https://fr.planetcalc.com/320/ .

Les résultats :

Ce qui nous intéresse ici est l’altitude au-dessus de l’horizon qui correspond à l’élévation du soleil par rapport à l’horizon.

A partir de toutes ces données-là, nous pouvons dès à présent vérifier la datation horaire.

Première chose à observer est que l’ombre est projetée vers l’Ouest, ce qui indique par conséquent que le soleil se trouve à ce moment-là à l’Est. Ainsi si le soleil se trouve à l’Est, cela veut dire que la photo a été prise le matin. Le soleil commence à se trouver à l’Ouest peu de temps après 12h30 comme nous l’indique la liste des résultats où l’on peut voir que l’azimut se trouve à 334° à 12h45.

Précision : l’azimut est la position du soleil par rapport à un observateur sur une indication Nord/Sud. Par exemple lorsque l’azimut est de 11°, cela veut dire que le soleil se trouve sur un angle de 11° vers l’Est à partir du repère Nord comme point de référence. Ainsi sous cette condition-là, si vous faites face au Nord, le soleil se trouvera au bout d’un angle de 11° que vous tracerez vers l’Est à partir du repère Nord. Attention, certains sites utilisent le Sud comme point de référence.

Regardons maintenant l’ombre du piquet que je vous ai entouré. Celle-ci fait un tiers du piquet. Pour que cela se produise, il faut que le soleil soit fortement élevé dans le ciel.

[Quand j’en aurais l’occasion, j’ajouterai une démonstration avec des photos prises en extérieures pour vous prouver les conséquences de l’élévation du soleil sur la taille des ombres]

 La plage horaire où le soleil est très élevé est sur la période 11h avec 66° d’élévation, jusqu’à 12h30 avec 84° d’élévation. Avant ces horaires-là, le soleil n’est pas assez élevé pour que l’ombre soit aussi petite. Néanmoins, l’ombre est trop grande pour que le soleil soit à 84° d’élévation. Ainsi, la photo ne peut correspondre à un horaire situé après 12h. Pour confirmer ces observations, j’utilise la fonctionnalité du calcul de la longueur d’une ombre que l’on trouve sur le même site: https://fr.planetcalc.com/1875/ .

Il est difficile d’estimer la taille du piquet mais imaginons que celui-ci fasse 150 cm. D’après les calculs du site internet, l’ombre devrait faire 66 cm à 11h soit près de la moitié du piquet. A 11h15, l’ombre devrait faire 55 cm, soit un peu plus d’un tiers du piquet. Puis à 11h30, l’ombre devrait faire 44 cm, soit près d’un tiers du piquet. Enfin à 12h, l’ombre devrait faire 25 cm soit un sixième du piquet. Si l’on regarde à nouveau le piquet que je vous ai entouré, l’ombre de celui-ci fait approximativement le tiers de sa taille. Par conséquent,  nous pouvons dire que la photo à plutôt été prise vers 11h10-11h30.

Nous avons donc la confirmation que cette photo a été prise aux environs de 11h15, ce qui correspond aux données de l’appareil photo. Les donnés de l’appareil photos sont par conséquent correctes, du moins pour le début de la randonnée.

Leonardo Arturo Gonzalez, le taxi des Hollandaises

Ce n’est que mon opinion, mais je considère que Leonardo n’a jamais eu de lien avec Kris et Lisanne ou une quelconque implication dans leur disparition. Nous savons qu’il avait déclaré avoir déposé les filles vers 13h40, mais cela ne correspond pas à leur randonnée qui a débuté vers 11h. Difficile d’imaginer une erreur aussi grosse tout en donnant un horaire si précis et situé après un moment clef de la journée, le repas du midi. Il est plus facile de situer un moment de la journée dans la matinée ou l’après-midi, si l’on sait que l’action a eu lieu avant ou après le déjeuner, ou bien par rapport à une pause habituelle.

Certaines personnes diront qu’il aurait pu mentir, mais sans éléments concrets, cela ne reste qu’une affabulation. Ici, il s’agit vraisemblablement d’une simple erreur d’identification. Bon nombre de personnes ont dit avoir vu les filles entre El Pianista, Boquete, la Caldera et d’autres endroits. A moins de maîtriser la téléportation, c’est tout simplement impossible. L’erreur d’identification est une chose assez commune dans les affaires de disparition et n’a rien d’extraordinaire, surtout pour un cas comme celui-ci qui a mis en ébullition une petite ville entière. Il est facile de se tromper lorsqu’il s’agit d’identifier une personne par le biais de photos, et également de se convaincre de l’avoir vue sur la base d’une bribe de souvenirs que l’on comble, volontairement ou non, à l’aide de notre imagination. Il est intéressant de remarquer que le 1er avril 2014, deux filles aux physiques similaires ont été déposées par un taxi avant 15h près de El Pianista (cf. Partie 2: statut Facebook de Ingrid Lommers mentionnant le témoignage de Pedro). Les horaires semblent à peu près coïncider et cela ne m’étonnerait pas qu’en réalité ces deux filles aient été celles que Leonardo avait conduites ce jour-là. Par conséquent, selon moi, Leonardo et sa mort mystérieuse, ne peuvent être associés à la disparition de Kris et Lisanne.

Remarque sur la mort de Léonardo : les Cangilones de Gualaca sont un endroit assez isolé de Boquete et sachant d’autant plus que la pauvreté est principalement présente dans les campagnes, il n’est pas étonnant que la criminalité locale y sévisse parfois. Il n’est également pas a normal que des accidents aient lieu en raison de la hauteur et de la proximité des roches qui composent cette rivière. Toutefois le lieu restant un coin touristique tant pour les panaméens que pour les étrangers, la police y fait de temps en temps des rondes afin d’assurer la sécurité des baigneurs et celle de leurs affaires.

 Remarque sur le témoignage de Pedro : sur le statut Facebook, il est indiqué qu’il était au moins à 15h. Toutefois, il s’agit vraisemblablement du dernier moment où Pedro les a vues et non de leur arrivée.

 Remarque sur l’erreur d’identification : l’erreur d’identification temporelle est également possible comme nous avons pu le voir avec certains employés qui avaient dit avoir vu les filles dans les locaux de l’école aux alentours de 13h.

Le rasoir d’Ockham

Il est maintenant temps d’imaginer ce qui aurait pu se passer durant cette journée fatidique du 1er avril, ainsi que durant les jours suivants. Il est important de préciser que ce sont simplement et uniquement des spéculations et que dans cette affaire, beaucoup d’éléments permettent de partir dans différentes directions. Le piège est souvent d’imaginer des scénarios extraordinaires qui n’ont que très peu de chance d’être vrais. En pratique, c’est souvent l’explication la plus simple qui se révèle être juste. Certains d’entre vous sont peut-être déjà familiers avec ce principe qu’est celui du rasoir d’Ockham, mais pour celles et ceux qui ne le connaîtrait pas, une explication s’impose.

Ce principe énonce une méthode de réflexion qui nous invite à chercher une explication qui cumule le moins de circonstances improbables pour que celle-ci fonctionne. Grossièrement, prenons par exemple l’observation d’un phénomène aérien inexpliqué. Les explications que l’on pourrait imaginer seraient l’origine humaine, naturelle ou extraterrestre. Dans ce cas-là, la thèse humaine ou naturelle est à privilégier puisqu’une explication extraterrestre demanderait différentes circonstances improbables pour que celle-ci tienne. Ainsi, il faudrait qu’il existe une civilisation extraterrestre qui ait survécu suffisamment longtemps pour développer une technologie qui maîtrise les voyages spatiaux sur des années lumières, et souhaitant nous rencontrer. La thèse humaine ou naturelle demande des conditions bien plus simples pour expliquer un phénomène aérien inexpliqué. Cela pourrait être un engin aérien humain, puisque nous maîtrisons cette technologie et l’utilisons aux quatre coins du globe sans jamais cesser de l’améliorer. Enfin, cela pourrait tout aussi bien être un phénomène météorologique puisque notre planète est loin d’être absente de phénomènes tout aussi impressionnants les uns que les autres.

En somme, il s’agit de dire qu’ici les thèses humaines et naturelles sont à privilégier. Je dis bien à « privilégier » car le principe du rasoir d’Ockham n’énonce pas que la théorie la plus compliquée est fausse, mais plutôt que celle-ci est la plus improbable et a donc le moins de chances de s’être produite. Il ne s’agit donc pas d’exclure, mais de se concentrer sur l’explication la plus simple car la probabilité que celle-ci arrive est la plus grande et par conséquent, celle qui est probablement juste. Dans l’exemple que j’ai choisi, le rasoir d’Ockham se vérifie puisque dans la majorité des cas de phénomènes aériens inexpliqués, l’explication humaine ou naturelle est donnée. Ainsi d’après le GEIPAN, une organisation gouvernementale chargée d’étudier les phénomènes spatiaux, seulement 3,5% des cas restent non-identifiés après enquête. J’espère vous avoir donné une explication suffisamment claire.

Au cas où, je vous joins ici une vidéo qui vous propose une meilleure explication que celle que j’ai pu vous présenter.

Ainsi, rasoir d’Ockham à la main, nous pouvons dès à présent commencer à imaginer le scénario de la disparition de Kris et Lisanne.

Les cas similaires

Les affaires s’enchaînent et les cas se ressemblent, et s’il était possible d’obtenir un semblant de réponse en regardant des affaires qui ont déjà été résolues ? Si cela ne nous donne certainement pas la réponse définitive à ce qui est arrivé ce 1er avril 2014, nous pourrions voir en revanche ce qui est possible.

Le meurtre de Cassandre Bouvier et Houria Moumni (Argentine, 15 juillet 2011)

https://www.lefigaro.fr/international/2011/08/08/01003-20110808ARTFIG00293-touristes-tuees-en-argentine-le-scenario-qui-se-dessine.php

Pour bon nombre d’entre vous, cette affaire ne vous est pas inconnue mais un rappel me semble plus que nécessaire. Cassandre et Houria sont deux jeunes étudiantes parties en Argentine afin de participer à un colloque à Buenos Aires. Elles profitent de ce séjour en Argentine pour explorer le pays. Le 15 juillet, elles se rendent dans la réserve naturelle de la Quebrada de San Lorenzo. Dans l’après-midi, elles y débutent leur randonnée afin d’atteindre le sommet « El Mirador » qui offre un point de vue sur la réserve. Malheureusement, près de celui-ci, elles font la rencontre d’un groupe d’argentins malintentionnés. Agressifs, ils leurs demandent leurs téléphones portables et leur appareil photo mais les deux filles refusent. Elles sont alors amenées dans la végétation pour y être violemment agressées après que leurs affaires aient été finalement confisquées. Cassandre est violée puis abattue sommairement, mais Houria se débat et s’enfuit avant d’être rapidement abattue à son tour.

Les corps abandonnés, le groupe commence alors à brouiller les pistes. Avec la complicité d’un guide du parc, ils modifient les registres du parc pour changer l’horaire de leur entrée et faire ainsi croire qu’un autre groupe était arrivé après les deux filles. La police faisant son travail, des interrogatoires sont réalisés et permettent de trouver une partie des coupables. Plus tard, grâce à des appels réalisés par les agresseurs avec les téléphones des filles, une perquisition est menée et permet de retrouver les téléphones et l’appareil photo qui leurs avaient été volés.

Le schéma à relever est le suivant. Une mauvaise rencontre se tient, puis les victimes sont amenées dans un endroit isolé. Bénéficiant de suffisamment de discrétion, les agresseurs confisquent les téléphones et l’appareil photo afin de leur enlever l’opportunité d’appeler les secours et de prendre des photos de leur visage. La situation étant sous contrôle, ils peuvent maintenant passer à l’étape de l’agression physique. Une fois cela fait, les victimes sont tuées sommairement. Le crime ayant été commis, les auteurs brouillent ensuite les pistes.

Il est intéressant de remarquer ici des ressemblances avec le cas de Kris Kremers et Lisanne Froon.

Dans les deux cas, il s’agit de deux jeunes touristes qui ont subi un malheur près d’un point de vue. De plus, les filles d’abord considérées comme disparues, sont par la suite retrouvées mortes dans la végétation. Dans le premier cas, les pistes ont été brouillées tandis que dans le second, des éléments laissent penser à cela. Là où cela commence à diverger concerne le fait que Kris et Lisanne semblent être restées en vie pendant une longue période et, que leurs téléphones et leur appareil photo ont été utilisés de différentes manières sur plusieurs périodes. Pour cette raison si l’on imagine que les téléphones ont été utilisés pour brouiller les pistes dans le cas de Kris et Lisanne, cela n’a absolument pas été le cas pour Cassandre et Houria. Malgré cela, si ces divergences nous rappellent que nous avons bel et bien affaire à deux histoires différentes, un début de réponse y est peut-être présent. Les premiers moments de l’agression de Cassandre et Houria le 15 juillet 2011, sont peut-être les mêmes que ceux qu’ont connu Kris et Lisanne le 1er avril 2014.

L’agression de Brit Matthew Lovane et Michelle Clemens (Papouasie-Nouvelle-Guinée, 2015)

https://www.thesun.co.uk/archives/news/112708/brit-and-girlfriend-kidnapped-stripped-beaten-and-tortured-by-jungle-tribe/

Avant de résumer cette affaire, je tiens à préciser qu’il existe des doutes quant à la réalité de cette histoire. Brit Matthew Lovane travaille pour des émissions de télévision et certaines personnes, qui trouvent des inconsistances dans ce qu’il a raconté, remettent en doute les évènements qu’il aurait vécus avec sa petite-amie Michelle Clemens. Pour plus de précisions, vous pouvez lire cet article du DailyMail: https://www.dailymail.co.uk/news/article-3420625/Locals-fury-couple-feared-eaten-cannibals-tied-mutilated-trek-Papua-New-Guinea-doubts-cast-story.html

Néanmoins, et c’est important de le dire, il existe des communiqués de police et des photos qui démontrent la réalité d’une agression.

En 2015, le couple entreprend la randonnée du sentier Kokoda situé en Papouasie-Nouvelle-Guinée. D’une longueur de presque 100 km, ce sentier ne peut être parcouru dans sa totalité qu’après cinq jours de marche. Motivé, le couple accompli les quatre premiers jours de randonné dans l’émerveillement de ce que la nature a pu leur offrir et des villages qu’ils ont pu rencontrer. En cours de route, ils sont toutefois abandonnés par le porteur qu’ils avaient engagé dans le but de se décharger d’un sac très lourd. Le dernier jour, ils reprennent leur marche en pensant conclure leur randonnée de la même manière que les jours précédents. Malheureusement, la journée a dérapé après seulement une heure de marche. Deux indigènes sont apparus sur le sentier, dont un derrière et un devant eux. Les deux hommes armés de machettes, dont un équipé également d’une lance, menacent le couple. Croyant être victimes d’un vol à main armé, le couple dépose alors leurs affaires en leurs disant qu’ils pouvaient tout prendre. Les indigènes, visiblement désintéressés, deviennent contre tout attente de plus en plus agressifs. L’un des deux déchirent les vêtements de Brit qui reste figé, trop terrifié pour réagir. Le couple a bien essayé de s’échapper mais, ralentis par la végétation, ils ont vite été rattrapés.

La suite des événements est encore plus douloureuse puisque leurs agresseurs mettent en place un jeu sadique avec eux. Brit et Michelle, les yeux couverts par un vêtement, sont séparés par les indigènes. Un de ces derniers s’amuse à donner des faux coups de machettes vers Brit afin de l’effrayer et vocifère des « kill you ». Il profite également de la situation pour le frapper et entailler ses doigts. De l’autre côté, Michelle subit également la violence de l’autre indigène. Celui-ci fouille ses affaires et demande le mot de passe de son téléphone. Michelle résiste et se bat avec lui sans toutefois prendre le dessus. Par la suite, Brit et Michelle sont de nouveau réunis et déplacés sur le sentier. Effrayés, ils guettent tout de même une occasion de s’enfuir et réussissent finalement à s’échapper en direction du sentier. Par chance, le couple finit par rencontrer des locaux qui leur viennent en aide. L’expérience fut traumatisante, mais ils sont en vie.

Le schéma ici que nous pouvons relever possède des similitudes avec celui de l’agression des deux Françaises en Argentine.

Tout comme dans cette affaire, une mauvaise rencontre a lieu, puis les victimes sont amenées dans un endroit isolé de la végétation. Les affaires sont dérobées, dont les téléphones, et les personnes sont agressées physiquement. Un élément que je trouve intéressant à soulever est que l’un des agresseurs à demander le mot de passe du téléphone d’une des victimes afin de pouvoir en faire usage. Vraisemblablement, cela a dû également être le cas pour les deux Françaises puisque leurs agresseurs ont utilisé leurs téléphones. Les seules différences que l’on peut voir entre les deux cas résident simplement dans la nature des agressions physiques et dans le fait que le couple Anglo-américain a pu s’échapper.

Ici encore, cela nous donne une idée de ce qui aurait pu se passer le 1er avril sur El Pianista.

L’agression d’une touriste allemande (Panama, décembre 2017)

https://www.midiario.com/uhora/nacionales/que-bueno-aparece-sana-y-salva-la-turista-alemana-desaparecida-en-veraguas/

https://www.panamaamerica.com.pa/provincias/condenan-12-y-15-anos-de-carcel-los-violadores-de-una-turista-alemana-1091356

En décembre 2017, une touriste allemande quitte son auberge de jeunesse de Santa Fe situé dans la province de Veraguas au Panam. Celle-ci part à la recherche de la cascade La Bermeja qui se trouve sur un sentier très fréquenté des touristes. Sur place, elle se perd et erre dans la jungle pendant deux jours sans rencontrer personne. Le troisième jour, elle parvient toutefois à rejoindre une zone peuplée où les équipes de Sinaproc travaillent d’arrache-pied pour la retrouver. Malheureusement, les premières personnes qu’elle rencontre sont trois hommes alcoolisés, qui voyant la détresse de la jeune touriste, décident de profiter de la situation. Avec l’aide de ses deux amis, le troisième homme du groupe abuse sexuellement de la touriste avant que celle-ci ne se saisisse d’une bouteille de verre pour infliger des blessures à son agresseur. Ce dernier étant gravement blessé, ses deux amis partent l’amener à l’hôpital tout en abandonnant derrière eux la touriste. Cette action l’aura finalement sauvée puisque plus tard dans la journée, elle sera retrouvée le long de la rivière Mulaba par les équipes de recherche.

 Le schéma est très simple ici puisqu’il s’agit d’une personne qui s’est perdue dans la jungle et qui est par la suite, tombée sur les mauvaises personnes.

Par rapport au cas de Kris et Lisanne, j’estime qu’en raison des arguments énoncés plus tôt dans l’article, leur malheur n’a pas pu commencer par l’idée de se perdre dans la jungle. En revanche, je trouve intéressant de mentionner ce cas puisque l’on peut voir une situation où des individus ont tiré profit d’un moment de détresse pour commettre un acte grave. Enfin, que se serait-il passé si la touriste n’avait pas réussi à se défendre ?

Qu’est-il arrivé à Kris et Lisanne ?

Je vais vous présenter mes hypothèses sous la forme d’une histoire. Il ne s’agit que de pures spéculations et je ne prétends aucunement avoir la réponse à cette affaire. Si j’énonce que les filles ont fait telle chose, ce n’est pas une information mais un moment imaginé. Il est important de lire les « précisions » car je viens y nuancer, voir même, contredire mes propos.

Nous sommes dans la matinée. Les filles se lèvent dans l’espoir de recevoir une réponse positive de la part de la « Casa Esperanza ». La séance de massage réalisée par Sigrid et la nuit qui a suivi, ont été d’un grand réconfort après toutes les déconvenues qui leur étaient arrivés la veille. Sans trop attendre, elles décident de se rendre à « Spanish by the river » dans le but d’être enfin fixées sur la poursuite de leur séjour. Une fois sur place, elles rencontrent un des employés de l’école qui après avoir passé un coup de téléphone, leur annonce qu’elles ne pourront malheureusement pas travailler avec « Casa Esperanza » et qu’il faudra encore attendre. Déçues, les filles se reposent à l’école afin de digérer la nouvelle et de prévoir des activités.

Précision : la dernière activité WhatsApp de Lisanne étant à 9h09 ce jour-là (cf. article Partie 2 : cet horaire, je le tiens du rapport de police hollandais destiné à la police panaméenne que j’ai pu obtenir en revenant du Panama). Cela démontre bien que les filles étaient présentes dans les locaux de l’école autour de cet horaire. L’accès au wifi ne semblant pas être présent dans leur famille d’accueil, c’est donc un bon indicateur de leur localisation. De plus, cela correspond au moment où Feliciano prétendait avoir rencontré les filles (cf. article Partie 2 : propos de Feliciano dans un journal hollandais sur sa rencontre avec les filles le matin du 1er avril). Une version qu’il nie maintenant, mais je pense sincèrement qu’il s’agit simplement d’une façon maladroite de faire cesser le harcèlement qu’il subit. Pour moi, avec le recul, il a bien rencontré les filles ce jour-là et a prévu directement une excursion avec elles.

 Lisanne dans son hamac et Kris regardant les cartes touristiques, un vieil homme à la recherche de potentiels clients fait irruption dans les locaux de l’école. Il s’agit d’un guide répondant au nom de Feliciano. Elles discutent avec lui de randonnées et sont séduites par l’idée d’une excursion le lendemain matin. Le marché est conclu, elles commencent enfin à trouver des activités pour les jours suivants mais que faire de cette journée ? Hors de question de gâcher 24 heures de plus. Leur attention se tourne vers un sentier en particulier, celui d’El Pianista. La randonnée n’est pas longue, car seulement 2 heures de marche seront nécessaires avant d’atteindre le sommet qui a l’incroyable particularité de donner une petite vue sur les caraïbes et le pacifique. En plus de cela, un restaurant se trouve à l’entrée du sentier. Celui-ci leur donnera l’occasion de se reposer autour d’une assiette après leur effort. C’est décidé, Kris et Lisanne se rendront sur ce sentier. Mais avant cela, elles ont besoin de se préparer et de faire quelques courses. L’excursion ne devrait pas être longue, et elles n’auront besoin que d’avoir de quoi manger et se rafraîchir au cours de leur marche. Un seul sac à dos fera l’affaire. Les filles quittent l’école à pied et se dirige vers la route 41 et décident d’abord de s’arrêter faire leurs courses ou de prendre un petit-déjeuner au centre commercial de « Plaza San Francisco » qui se situe à seulement 100 mètres de leur point de départ.

 Précision : j’imagine qu’elles se sont rendues au « Plaza San Francisco » en raison de la proximité du lieu mais aussi car ce centre commercial propose des sacs rouges. Les mêmes sacs que l’on retrouve déchirés sur une des photos de nuit. Avec les quelques supermarchés de la Palmira (lieu de résidence de la famille d’accueil qui se situe après l’école si vous venez de la route principale), c’est également peut-être le seul endroit qui en propose mais je n’ai pas pu le vérifier. J’ai fait le tour des supermarchés du coin, pas ceux de la Palmira mais de Boquete même, et la plupart offrent des sacs blancs ou marrons. Toutefois depuis 2014, certains supermarchés tel que le « Romero », ont changé leurs sacs.

De ce que j’ai pu trouver en parcourant les quelques blogs de voyage concernant la période de 2013-2014, je n’ai toujours pas trouvé la mention d’usage de sacs rouges pour ces autres supermarchés. Pour les restaurants permettant le prendre à emporter, je ne me suis pas amusé à en faire le tour mais des seuls que j’ai fréquentés, aucun n’en proposait. Enfin, ce jour-là, il est également possible qu’elles se soient arrêtées à un autre supermarché tout en ayant gardé avec elles des sacs rouges obtenus un autre jour, ou simplement, en les ayant empruntés à leur famille d’accueil. Il est également propable qu’elles disposaient déjà de quoi faire une courte randonnée à la suite d’achats antérieurs, et n’aient pas eu besoin de faire des courses ce jours-là. Je ne fais qu’une assomption.

Intérieur d’un café au «Plaza San Francisco» (photo google)

 Les courses faites, elles sont enfin parées pour réaliser leur marche. Kris et Lisanne quittent le « Plaza San Francisco » et empruntent l’arche piétonne se trouvant juste en face, afin de rejoindre la route en direction de Boquete. Elles n’ont ensuite plus qu’à attendre qu’un véhicule se présente pour les emmener sur El Pianista.

 Précision : Kris et Lisanne ont soit pris un taxi, soit un bus. Si elles ont pris un taxi, celui-ci pouvait les amener directement à El Pianista ou seulement les déposer en ville dans le cas où elles avaient prévu de s’y arrêter. En ville, elles auraient pu reprendre un taxi ou au contraire, prendre un bus. Si elles ont pris un bus, elles ont forcément dû s’arrêter en ville avant de reprendre un autre bus ou faire appel à un taxi. Je pencherai plutôt pour le bus car s’il s’avérait qu’aucun autre conducteur que Leonardo n’ait déclaré avoir transporté les filles (je n’ai malheureusement pas d’informations là-dessus), la discrétion du bus expliquerait peut-être pourquoi le trajet des filles est passé inaperçu aux yeux du véritable conducteur. Enfin, j’imagine une possibilité un peu folle et peu probable, qui ne reste toutefois pas impossible.

Lors d’une étape de leur trajet, en ville par exemple, une personne aurait très bien pu les aborder dans la rue et discuter avec elles, avant de leur proposer de les amener lui-même sur El Pianista et peut-être même de les accompagner pendant leur randonnée (s’il y avait une tierce personne ce jour-là). Elles auraient pu accepter en ayant en tête l’idée réjouissante et innocente de réaliser leur voyage au plus près du local, sans se méfier suffisamment. Après tout pourquoi pas ? Les gens au Panama se montrent très souvent accueillants et inoffensifs, et leur expérience de Bocas a dû probablement leur donner cette image. Personnellement, j’ai déjà agi de cette manière en voyage et la toute première fois, sans vous l’expliquer ici, je l’avais très amèrement regretté. Attention, cette dernière possibilité n’est que de la spéculation à l’état pur et sans éléments concrets, elle ne doit pas être prise au sérieux.

 Vers 11h, elles débutent l’ascension du sentier. La chance leur sourit puisque ce jour-là, le soleil est au rendez-vous. Une belle journée s’annonce et elle ne pourra sûrement pas être pire que les jours précédents. Les deux filles, et plus particulièrement Lisanne, ont besoin de s’échapper des soucis de leur projet de voyage et du sentiment d’être une étrangère au sein de leur famille d’accueil. Optimistes, elles cherchent le chemin menant au sommet mais ce n’est pas une mince affaire. Le chemin n’est pratiquement pas, voire pas du tout, balisé. Leur rencontre avec un local leur permettra finalement de trouver le sommet sans trop de peine.

 Précision : selon moi, il est improbable qu’elles n’aient croisé personne sur le sentier. Le chemin est fréquenté par des locaux qui habitent principalement au début du sentier et un peu au niveau de la jungle, ainsi que par les touristes et autres locaux qui viennent s’y promener ou se baigner. Il y a aussi les indigènes vivant dans la jungle de l’autre côté de la montagne, qui empruntent El Pianista afin de rejoindre Bouqueté et de repartir chez eux. Quand il fait beau, il est courant que des jeunes, ou même des adultes, viennent se baigner dans la rivière qui traverse la partie hors jungle de El Pianista. De mon côté, lors de mes deux randonnées, j’ai à chaque fois croisé le chemin de quelques personnes alors que je me trouvais en basse saison et qu’il ne faisait pas très beau. Le 1er avril était une très belle journée en pleine haute saison, il est donc très probable qu’elles aient croisé au moins une personne pouvant les orienter ou les suivre.

Vers 13h, Kris et Lisanne atteignent enfin le sommet. Leurs efforts sont récompensés par une vue magnifique. L’occasion est parfaite pour immortaliser ce moment avec des photos, mais doivent-elles se contenter de cette vue ? Après tout, elles n’ont marché que deux heures et le soleil n’est pas prêt de se coucher. Ce serait dommage de revenir à Bouqueté alors qu’elles n’ont aucune idée de ce qu’elles pourraient faire du reste de la journée. Elles n’ont pas envie de gâcher du temps qu’elles ont déjà perdu avec le projet de bénévolat, et de ressasser un échec qui les démoralise toutes les deux. Avec cet état d’esprit, les filles prennent la décision de poursuivre leur randonnée en suivant l’unique chemin qui se présente à elles. Que pourront-elles bien trouver de l’autre côté de la montagne ? Cela pourrait se révéler intéressant. L’envie de ne pas retourner chez elles, l’absence d’idées d’activité et enfin la curiosité, l’emportent sur leur prise de décision.

 Précision : de tous les randonneurs d’El Pianista avec qui j’ai pu discuter, aucun ne s’est aventuré à plus de 10 minutes du sommet. La raison principale que je relève est que le lieu paraît risqué et peu accueillant. Personnellement si cela n’avait pas été pour l’affaire, je ne serais pas resté plus de dix minutes au-delà de la montagne. Toutefois, je n’appliquerai pas ce raisonnement pour deux filles qui randonnent sous un très beau soleil en dehors des saisons des pluies. Selon moi, bien que cela soit possible, il n’est pas nécessaire qu’une tierce personne intervienne afin de les inciter ou de leur donner l’idée de poursuivre le chemin au-delà du sommet. Certains penseront qu’emprunter ce chemin qui ne fait plus partie de El Pianista les aurait effrayées et poussées à rebrousser chemin, mais il faut d’abord prendre en compte le fait qu’elles étaient deux. En binôme, on a tendance à se rassurer par la présence de l’autre et à s’encourager mutuellement. On est plus confiant qu’à l’habitude et on se pousse naturellement à rechercher la stimulation et l’excitation. Ce genre de configuration facilite souvent les prises de décisions inconscientes et risquées.

Kris et Lisanne empruntent le chemin et découvrent en à peine 5 minutes, un environnement bien différent de ce qu’elles ont pu voir durant leur ascension. La faille terrestre offre une scène assez magnifique et mérite décidément d’y jeter un coup d’œil. Les filles décident de continuer plus loin pour vérifier si le lieu n’offre pas d’autres merveilles cachées. Enfin, vers 14h, elles prennent leur dernière photo de la journée.

A partir de ce moment-là, nous sommes dans l’inconnu le plus total (ou presque…). Je vais ici vous exposer plusieurs thèses possibles. Il conviendra de faire correspondre ces dernières aux faits que sont les données téléphoniques et photographiques, ainsi qu’aux affaires et restes osseux trouvés.

Piste de l’égarement :

 Kris et Lisanne décident de s’aventurer bien plus loin sans vraiment se préoccuper du temps qu’elles devront prendre pour revenir.

Précision : rallonger la randonnée, revient à doubler son temps de marche global sur la journée. Si on marche deux heures dans une direction, cela résultera en une randonnée de quatre heures. En randonnée, il faut par conséquent prendre en compte le temps de retour en fonction de nos capacités physiques, de notre motivation et du temps qu’il reste avant que la nuit tombe. Si les filles étaient revenues sur leurs pas vers 14h (photo 508), elles seraient sorties de El Pianista vers 17h. Si les filles avaient poursuivi leur chemin une heure de plus (retour à 15h), elles seraient revenues vers 19h et donc durant la nuit. En raison de la proximité géographique avec l’équateur, la nuit au Panama commence à tomber après 18h et devient noire vers 19h.

Elles ont l’idée d’explorer quelques recoins cachés hors du sentier. Puis en voyant qu’elles ont marché beaucoup trop longtemps et qu’elles risquent de revenir de nuit, elles essaient de couper à travers la végétation afin de raccourcir leur trajet de retour.

Précision : ce comportement est possible, et ici c’est justement l’occasion de vous raconter une anecdote que j’ai vécue au Kenya. Avec une autrichienne, j’étais parti passer une nuit dans un camp de la jungle Kakamega avant de faire une randonnée avec un guide le lendemain. A l’exception du vieil homme et de son épouse qui s’occupaient des huttes, il n’y avait personne dans le camp et on s’ennuyait. Il nous restait encore du temps avant qu’il fasse nuit et nous avons alors décidé de nous promener dans la jungle. Au retour, l’autrichienne à l’idée de couper à travers la végétation afin de rejoindre le camp plus rapidement. Bien qu’ayant eu de mauvaises expériences par le passé, j’accepte quand même par égo en me disant toutefois que la végétation nous arrêtera et nous forcera à retourner sur le sentier. Un mauvais raisonnement car la jungle est un peu comme du beurre, car on s’enfonce à l’intérieur sans se faire mal et se bloquer.

Je me disais aussi que si ça tournait mal, cela nous ferait des souvenirs sur lesquels on rigolerait plus tard. On avance dix minutes et l’autrichienne commence à avoir peur (j’avoue que je commençais moi aussi à m’inquiéter). Heureusement, j’avais mémorisé globalement toutes les directions que l’on avait prises. J’avais adopté ce comportement car j’avais déjà eu de mauvaises expériences par le passé. Si j’avais été complètement inexpérimenté, je n’aurais sûrement pas fait attention et pas pris toutes ces précautions. Dans la végétation, on a tendance à perdre notre sens de l’orientation et cela peut être fatal. Pour revenir à mon anecdote, on a retrouvé le sentier et on est rentré au camp. Le lendemain, au sommet de la jungle, on a vu que la direction que l’on avait prise dirigeait vers nul part. En vous racontant cela, j’essaie de vous montrer qu’il est possible que des randonneurs en binôme prennent la décision de couper à travers la végétation et puissent se perdre. Ce comportement se vérifie au Panama parmi les touristes étrangers. A Bouqueté sur le sentier des trois cascades, une situation similaire s’était produite en 2015. Un couple de japonais avait décidé de couper à travers la végétation en pensant prendre un raccourci. Cette décision inconsciente leur avait valu de se perdre pendant plusieurs jours avant d’être secouru. Enfin, pour revenir aux filles, une heure de trajet supplémentaire après 14h aurait été au minimum nécessaire pour les amener à un lieu où elles auraient pu décider de couper à travers la végétation et se perdre. Le temps de quitter le sentier étroit et d’être suffisamment avancé dans la zone non étroite pour qu’au retour, elles se disent qu’elles pourraient couper à travers la végétation et rejoindre plus rapidement le sentier étroit.

Lorsqu’elles prennent enfin la décision de retourner à Boquete, il est déjà trop tard. Elles débutent leur retour et marchent quelques minutes, voire une dizaine, avant de se rendre compte qu’elles ne retrouvent pas le sentier. Pendant une dizaine de minutes, voire bien plus, elles persévèrent afin de retrouver le sentier et éviter de devoir faire appel aux secours. Finalement, après tant d’efforts sans succès, elles appellent les secours à deux reprises en l’espace de dix minutes (16h39 et 16h51). Dans le stress, au lieu d’appeler le 911, elles composent le 112. Ce dernier est le numéro d’urgence européen, mais il aurait tout de même fonctionné si les appels avaient été réceptionnés.

Précision : lorsque les filles commençaient à réaliser leur situation, elles n’auraient pas de suite pris la décision d’appeler les secours. Ceux-ci sont toujours un dernier recours que l’on souhaite éviter de faire venir, soit par honte de déclencher des recherches ou soit par déni de la gravité de la situation. On cherche d’abord à régler le problème par soi-même. Je repense à une autre expérience personnelle que j’ai vécue dans les montagnes du parc Simien en Éthiopie. Je m’étais éloigné seul à quelques minutes de mon camp afin de prendre des photos, et avant que je m’en rende compte, la nuit était tombée. Je ne retrouvais plus mon chemin et pendant 40 minutes de stress, je persévérais sans succès. Heureusement que je m’étais rappelé qu’une route en terre longeait le camp, et que je devais tout simplement traverser la colline afin de trouver cette route et ensuite la suivre jusqu’au camp.

Dans le cas contraire, j’aurai été obligé de passer la nuit dehors à subir le froid et à risquer une rencontre avec un léopard. La suite a été courte, j’ai retrouvé mon camp en très peu de temps. Toutefois en étant accueilli par des cris et des scouts braquant sur moi leurs fusils, doigts sur la gâchette. Me croyant en train de dormir au camp, ils pensaient que la lueur de la lampe qui s’approchait était celle d’un bandit qui rodait autour. Finalement tout s’est bien terminé et j’ai pu retourner tranquillement à ma tente. C’est un peu hors sujet vous me direz, mais là où je veux en venir, c’est qu’il est possible de se perdre pas loin d’un lieu repère (sentier, camps) et que l’horaire d’un appel de secours ne correspond pas au moment de l’égarement mais plutôt un certain temps après. Je repense aussi à des situations que l’on m’avait racontées par le passé, où des personnes s’étaient perdues de jour à seulement quelques mètres d’un sentier. Comme quoi il n’y a pas vraiment besoin de partir loin d’un sentier pour se perdre.

Ne voyant pas leurs appels fonctionner, elles décident d’éteindre leurs appareils afin d’économiser leurs batteries au cas où cela prendrait beaucoup trop de temps d’atteindre une zone avec du réseau. Les filles, après plusieurs heures et plusieurs jours, n’ont pas parcouru d’énormes distances car la vitesse moyenne dans la jungle (hors sentier) est de seulement 1km/h. Une fois face à un fleuve, elles décident de le suivre dans l’idée d’être sur un chemin cohérent et de trouver un lieu habité. Jusqu’au 6 avril, les filles gèrent leur situation de manière calme et ne réalisent des appels que de façon occasionnelle afin d’économiser le plus possible leurs batteries. Elles ont toujours l’espoir de retrouver leur chemin et d’être secourues.

Malheureusement après avoir passé une semaine dans la jungle, elles commencent à réaliser qu’elles sont peut-être condamnées. La panique commence à prendre place. Elles multiplient les tentatives d’appels et de vérification de signal, et par moment se trompent de code. Dans la nuit du 8 avril, elles entendent le bruit d’un hélicoptère. Ne voulant pas manquer cette occasion qui pourrait être la dernière, Kris et Lisanne se précipitent vers un lieu dégagé afin de faire des signaux d’alertes. Elles utilisent le flash de leur appareil photo mais cela ne semble pas fonctionner. Elles confectionnent alors un objet réfléchissant afin faire refléter la lumière du flash et/ou de leur téléphone, et de voir si cela change quelque chose. Elles utilisent également des morceaux de sacs plastiques rouges accrochés à une branche afin de les agiter comme un drapeau, ou d’en faire un point de repère. Des efforts qu’elles produiront pendant quelques heures, mais qui se révéleront malheureusement infructueux. Plus tard, Kris laissera son jean le long du fleuve afin de l’utiliser comme un point de repère (si retrouvé plié).

Précision : je pense qu’elles ont dû entendre un hélicoptère au lieu d’une équipe de recherche au sol, car si elles avaient été capables d’entendre ces derniers, eux aussi l’auraient été. Si elles avaient entendu des individus malveillants au sol qui les auraient finalement agressés, l’usage des téléphones aurait changé les jours suivants et se serait même plutôt interrompu. Enfin, si le jean a bien été utilisé comme un point de repère, je trouve étrange qu’elles n’aient pas plutôt utilisé un soutien-gorge à la place car cela aurait été plus simple et agréable pour la suite.

Les jours qui suivent, elles continuent leur chemin et finissent par mourir non loin d’un fleuve. Peu de temps après, le sac est retrouvé et gardé par des indigènes avant d’être donné aux autorités deux mois plus tard. Les corps se décomposent et à la montée des eaux, certains ossements et habits tels que le jean de Kris (si retrouvé trempé), sont transportés par le fleuve.

Précision : étant donné que le sac a probablement été retrouvé très tôt, on peut tout aussi bien imaginer que les filles aient été retrouvées mourantes par des indigènes qui les auraient finalement abandonnées à leur sort et/ou abusées.

Éléments favorables :

La nature imprévisible des comportements humains qui peuvent pousser à prendre des risques.

– Les photos qui montrent la mise en place de signaux d’alertes.

– Des appels destinés aux services de secours.

– Les os qui présentent un état de décomposition cohérent avec le milieu tropical.

Éléments défavorables :

– La décision absurde de continuer très loin alors qu’elles avaient déjà parcouru pas mal de chemin et devaient rentrer avant qu’il ne soit trop tard.

– Seulement deux appels le 1er avril en l’espace de dix minutes alors qu’il s’agit d’une situation extrêmement stressante.

– La différence d’usage des téléphones et de l’appareil photo entre les périodes du « 1er au 6 avril » et du « 7 au 11 avril ».

– L’état de conservation du sac.

– La disparition de la photo 509.

Piste criminelle :

Je précise que j’utiliserai le singulier pour désigner l’auteur de l’acte mais ayez à l’esprit que cela pourrait être formulé au pluriel.

 -Piste de l’indigène vivant dans la jungle

 Kris et Lisanne continuent quelques minutes leur descente, puis voyant l’heure et le chemin parcourues, elles décident de remonter vers le sommet avant qu’il ne soit trop tard.

Précision: je me répète mais je pense que cela vaut la peine de le redire, les filles avaient parcouru suffisamment de chemin pour qu’elles se disent que prolonger leur journée serait une mauvaise idée. Trois heures à l’aller, c’est trois heures au retour et par conséquent, six heures de marche au total pour un retour à 17h. Toute minute supplémentaire est un effort supplémentaire au retour et un risque de devoir revenir durant le coucher de soleil. Rien que trente minutes de marche en plus signifient que la randonnée se terminera lorsque la journée commencera à s’assombrir, et donc un total de sept heures. En revanche, j’aurais une nuance à apporter par rapport à cette notion de coucher de soleil. Kris et Lisanne, venant d’Europe, n’auraient pas eu conscience de la période à laquelle le soleil se couche au Panama puisque, inexpérimentées, elles pensaient qu’il n’y avait sûrement pas de différences avec le couché de soleil des Pays-Bas. Pour reprendre mon anecdote de l’Éthiopie, c’est justement cette méconnaissance qui m’avait rendu insouciant.

Possibilité 1 : durant leur remontée, les deux filles rencontrent un homme (ou plusieurs) qui décide de leur faire la conversation. Il leur parle d’un raccourci ou d’un coin intéressant à voir et que ce n’est pas très loin, et les invite à le suivre. L’homme, ne semblant pas menaçant et paraissant peut-être même sympathique, Kris et Lisanne le suivent après quelques insistances venant de sa part. Elles le suivent et le temps passe, et la situation devient de plus en plus inquiétante. L’homme les amène dans un coin isolé et tente de les rassurer en discutant avec elles sur le chemin. Il se fait de plus en plus tard, Kris et Lisanne voient le temps défiler.

Possibilité 2 : durant leur remontée, une des filles se blesse. Un homme (ou plusieurs) se présente et observe la détresse des filles. Il se montre rassurant et leur propose de se reposer un peu plus loin dans un coin tranquille, ou dans sa cabane (mensonge ou vérité) qui ne se situe pas très loin. Kris et Lisanne le suivent, rassurées de recevoir de l’aide et peut-être des soins. Le temps file, et la situation ne se révèle pas finalement des plus rassurantes. Elles continuent le chemin, ou au contraire arrivent et passent du temps dans la cabane de cet homme qui vit dans un lieu très isolé de la jungle.

Précision : puisque les téléphones n’ont pas retrouvé de signal, cela veut dire que les filles n’ont pas eu l’occasion d’atteindre à nouveau le sommet avant les premiers appels de secours. Dans ces deux possibilités que je vous ai énoncées, la situation initiale peut tout aussi bien partir d’une volonté honnête qui aurait dérapé sous une impulsion malsaine. Enfin, une photo a peut-être été prise durant ces moments-là qui a par la suite disparue pour une quelconque raison.

L’inquiétude monte mais l’homme refuse de les laisser partir, prétextant qu’elles disposent suffisamment de temps pour partir plus tard et revenir dans les temps à Boquete. Il les invite même à passer la nuit chez lui, afin de leur éviter de rentrer de nuit. Toutefois Kris et Lisanne ne sont pas dupent, et tentent d’appeler discrètement les secours. Après seulement deux tentatives, l’individu remarque cela, confisque leurs téléphones et les oblige à lui donner les codes de leurs téléphones. Il les éteint au cas où ils traverseraient une zone recevant du signal. Sous la menace d’une machette (ou de plusieurs personnes) dans un endroit aussi isolé, Kris et Lisanne coopèrent sans trop de résistance. Si cela n’est pas déjà fait, elles sont alors amenées dans un endroit où l’homme peut les retenir captives sans attirer l’attention.

Précision :

Les indigènes vivant dans la jungle transportent tout le temps, à quelques exceptions, une machette avec eux.

– Pour les deux premières tentatives d’appels, je doute que le criminel ait eu l’esprit suffisamment tordu pour décider de créer un scénario d’accident dès le départ. Bien que nous ayons pu voir plus tôt dans l’article qu’il y a déjà eu des cas où le tueur contactait les secours pour avertir de la découverte d’un corps, le contexte de la jungle et d’une mise en scène d’appels au secours de la part des victimes est à ma connaissance du jamais vu. Par conséquent, cela me paraît peu probable. Néanmoins cela reste possible, quand bien même il est peu probable que l’idée soit venue à l’agresseur dès le jour de l’agression. Il est plus simple d’imaginer que l’auteur du crime ait préféré la discrétion la plus totale, mais qu’ayant vu les tentatives des filles, il aurait continué d’effectuer des appels afin de réduire les soupçons d’un potentiel acte criminel. Du moins, c’est la solution la plus simple si l’on suit la théorie de l’acte criminel.

– Par souci de discrétion, un kidnappeur confisque dès le départ le téléphone de ses victimes.

Possibilité 3 (si on considère que les premiers appels sont des faux) : lors de leur remontée, les deux filles tombent sur un homme agressif. Avant de les agresser physiquement, ce dernier les amène dans la végétation pour leur confisquer leurs appareils électroniques. Son acte étant commis, il décide de garder les filles avec lui pour profiter davantage de ses victimes. Il met en captivité Kris et Lisanne, et décide d’un plan. Après 16h30, il commence à réaliser de faux appels secours dans l’idée que plus tard il devra camoufler son crime. Par précaution dans le cas où les autorités réussiraient à récupérer les données téléphoniques, il aura besoin faire croire que les filles s’étaient perdues par la répétition sur plusieurs jours d’appels aux secours.

Les jours suivants, il reste près du lieu de captivité des filles afin de garder un œil sur elles. Lorsqu’un moment ne lui permet pas de surveiller les filles, il saisit à chaque fois l’occasion de s’éloigner afin de passer des appels de secours dans un endroit où il est certain de ne pas recevoir du signal.

Précision : dans une situation d’enlèvement, l’auteur du crime est obligé de garder régulièrement un œil sur ses victimes afin d’éviter qu’elles ne s’enfuient ou attirent l’attention, et cela même si les victimes sont enchaînées à moins d’avoir les infrastructures adéquates (je doute qu’une cabane en bois puisse retenir indéfiniment quelqu’un). Les occasions de s’éloigner pourraient être dûes à diverses raisons. Les moyens mis en place pourraient être suffisants pour les laisser seules plusieurs heures sans risque de fuite, et les filles pourraient être sous l’effet de drogues, dans un sommeil profond, ou encore, surveillées par un complice. Les possibilités sont multiples. S’il s’agit d’un acte commis par un groupe, je tendrais à dire que l’utilisation des téléphones fut le fait d’une seule personne dont on aurait chargé du rôle de s’en occuper.

La régularité des appels correspond à un seul et même planning, et semble diriger vers cette possibilité-là. A moins que toutes les personnes impliquées aient les mêmes disponibilités. S’il s’agit du fait d’un groupe avec une seule personne responsable des téléphones, l’horaire des appels pourrait correspondre à son tour de garde si la cabane est dans une zone sans signal. Enfin, j’en ai parlé plus tôt dans l’article, les horaires des appels pourraient être le résultat d’un « planning inversé ». Un planning qui s’adapterait aux horaires des gens qui l’entourent. Des horaires où il serait sûr de ne pas être vu, car cela correspondrait à des moments où la plupart des habitants ou de ses fréquentations seraient occupés.

L’enlèvement prenant une tournure à laquelle l’homme ne s’attendait pas, il commence alors à paniquer. La région est en effervescence et tout le monde tente d’apporter son aide pour retrouver les filles. Il doit alors faire un choix avant qu’il ne soit retrouvé. Il ne veut pas prendre le risque de les garder avec lui trop longtemps.

Précision : les communautés indigènes vivant dans la jungle, constituent un monde à part. L’État panaméen s’intéresse peu à ces zones-là, et délaisse en partie ses habitants quand des affaires criminelles les frappent. En voyant que les recherches étaient réalisées avec la ferme intention de retrouver les filles, un indigène aurait sûrement paniqué à l’idée de devoir faire face aux juridictions du pays. D’autant plus qu’il était prévisible que des pressions venant des Pays-Bas auraient aggravé sa situation. Enfin, il n’aurait pas pu garder éternellement les filles car tôt ou tard cela aurait attiré l’attention.

La question qu’il se pose est de savoir de quelle manière il va pouvoir se débarrasser des filles sans qu’on ne puisse conclure à un crime. Il ne peut pas les relâcher vivante car cela reviendrait à se dénoncer, mais il ne peut pas non plus les tuer de ses propres mains puisque cela transformerait ces recherches en une enquête criminelle. La réponse est tout simplement devant ses yeux, la jungle. S’il les relâche dans la jungle, celle-ci les tuera à sa place. Perdues, elles mourront et leurs restes, difficilement trouvables, auront suffisamment le temps de se décomposer afin d’effacer toutes traces d’agressions sexuelles s’il y en a eu. Lorsque les gens retrouveront les corps des filles, les autorités ne pourront conclure qu’à la piste de l’égarement car les éléments dont ils disposeront ne permettront que de conclure cela.

Précision : le plan parfait en soi, mais pas absent de risques. Les filles pourraient effectivement réussir à rejoindre la civilisation ou tomber sur les équipes de recherches. Un risque que je ne saurais personnellement pas évaluer, mais que j’imagine ne pas être très haut si on le fait correctement. Il suffirait d’obstruer leur vision durant leur marche, puis une fois amenées dans un lieu éloigné, les faire tourner sur elles-mêmes jusqu’à vomir. Une technique dont m’avais parlé Yann (voir annonce en fin d’article), un militaire spécialiste de la jungle, qui permet de faire perdre toute notion d’orientation à celui qui en est l’objet. Par exemple, si l’on quitte une rivière et que l’on applique cette technique sur une personne, celle-ci sera incapable d’indiquer dans quelle direction se trouve cette rivière. Une autre solution aurait été de les droguer pour s’assurer qu’elles n’aient aucune idée de l’endroit où elles se trouvent. En amont, pour réduire les risques qu’elles soient sauvées, il aurait pu ne pas les nourrir et les faire boire. De cette manière, affaiblies, leurs chances de survie auraient drastiquement chuté tout autant que le temps qu’elles mettraient à succomber.

Le 6 ou 7 avril, une fois sa décision prise, l’homme amène les filles dans un lieu isolé et les relâche. Il s’assure que celles-ci ne voient pas la direction qu’il a pris ou alors, prend volontairement une mauvaise direction pour les pousser à l’erreur. Affaiblies, Kris et Lisanne, ne sachant pas où elles se trouvent, errent ainsi complètement perdues dans la jungle. En détresse, elles multiplient les tentatives de vérifications de signal, d’appels et se trompent parfois de code sur le téléphone de Kris. Dans la nuit du 8 avril, elles entendent un hélicoptère et tentent de l’alerter avec le flash de leur appareil photo et d’un objet réfléchissant. Elles accrochent des morceaux de sac plastique rouge à une branche pour l’agiter comme un drapeau, ou bien alors pour en faire un point de repère. Les tentatives sont infructueuses, ce qui amènent Kris et Lisanne à désespérer. Plus tard, Kris laissera son jean le long d’un fleuve afin d’en faire un point de repère (si retrouvé plié). Les jours qui suivent, elles continuent leur chemin et finissent par mourir non loin d’un fleuve. Peu de temps après, le sac est retrouvé et gardé par des indigènes avant d’être donné aux autorités deux mois plus tard. Les corps laissés se décomposent et à la montée des eaux, certains ossements et habits tels que le jean de Kris (si retrouvé trempé), sont transportés par le fleuve.

[Voir les précisions de la piste de l’égarement]

Précision : la possibilité que les filles se soient échappées est une autre hypothèse qui vaut la peine d’être envisagée. Cela correspondrait toujours avec ce qui a été dit juste au-dessus, mais dans ce scénario, le criminel aurait pu pister les filles ou au contraire les laisser mourir dans la jungle. Le sac aurait été retrouvé par lui, ou par un autre indigène qui l’aurait d’abord gardé par cupidité avant de le déposer ou de le confier à quelqu’un d’autre.

Quelques mois plus tard, des ossements et des affaires sont retrouvés. Le sac est déposé soigneusement près de la rivière, puis découvert ou redécouvert par une indigène. Les autorités ne disposant que de très peu d’éléments ne prouvant pas à un acte criminel, concluent à la piste de l’égarement.

Précision : les autorités, voulant certainement éviter de faire de cette disparition un acte criminel, avaient suffisamment d’éléments pour conclure à un accident. Quand bien même si des éléments troublants étaient présents, cela n’était pas suffisant pour que l’acte criminel puisse être la seule et unique explication. Sachant que beaucoup de personnes adhèrent encore à l’explication de l’égarement, démontre bien que cette décision était la voie facile pour les autorités car en soi, elle ne fait pas tant controverse que cela.

Éléments favorables :

– La décision absurde de continuer très loin alors qu’elles avaient déjà parcouru pas mal de chemin et devaient rentrer avant qu’il ne soit trop tard.

– Seulement deux appels le 1er avril en l’espace de dix minutes alors qu’il s’agit d’une situation extrêmement stressante.

– La différence d’usage des téléphones et de l’appareil photo entre les périodes du « 1er au 6 avril» et du « 7 au11 avril ».

– La disparition de la photo 509.

– Les photos qui montrent la mise en place de signaux d’alertes.

– L’état de conservation du sac.

– Les os qui présentent un état de décomposition cohérent avec le milieu tropical.

Éléments défavorables :

– La nature imprévisible des comportements humains qui peuvent pousser à prendre des risques.

– La prise de risque que constitue le fait de relâcher ses victimes en pleine opération de recherche.

– Des appels destinés aux services de secours dès le premier jour.

– Piste de l’habitant de El Pianista

 Kris et Lisanne continuent quelques minutes leur descente, puis voyant l’heure et le chemin parcourus, elles décident de remonter vers le sommet avant qu’il ne soit trop tard.

Possibilité 1 : idem que possibilité 1 piste de l’indigène vivant dans la jungle.

Possibilité 2 : idem que possibilité 2 piste de l’indigène vivant dans la jungle, à l’exception du fait que dans cette hypothèse l’excuse de la cabane ne peut être qu’un mensonge.

Par impulsion sexuelle, l’individu les agresse mais n’est pas capable de transformer cela en meurtre. Les filles passent des appels discrètement mais leurs téléphones leur sont rapidement retirés. Ainsi, il commence à paniquer et décide finalement de retenir les filles. A la nuit tombée ou à travers un chemin caché, il les amène discrètement sur sa propriété afin de les séquestrer.

 Possibilité 3 (si on considère que les premiers appels sont des faux) : idem que possibilité 3 piste de l’indigène vivant dans la jungle.

Pour la suite : idem que hypothèses de la piste de l’indigène vivant dans la jungle, mis à part que la séquestration à lieu du côté de El Pianista et que l’individu n’a pas les mêmes particularités qu’un indigène vivant dans la jungle.

Possibilité 4 : durant leur remontée, les filles rencontrent un groupe de jeunes qui se baignait dans la rivière au-delà de la montagne. Au lieu de le faire dans la rivière sur El Pianista comme le font la plupart des gens, ils ont décidé de partir dans un coin peu fréquenté où ils pourraient s’amuser tranquillement. Kris et Lisanne sympathisent avec eux, avant de peut-être accepter de se baigner dans la rivière. Le temps passe, et le groupe s’amuse. Ensemble, ils prennent peut-être une photo qui disparaitra par la suite pour une quelconque raison. A priori, rien ne devrait tourner mal. Malheureusement, un malheur arrive. Un des jeunes, sous impulsion sexuelle, agresse une des filles. La situation commence alors à dégénérer, mais le groupe éberlué devant cette scène, ne sait pas quoi faire.

Kris et Lisanne appellent les secours, mais dans la panique, le groupe décide de prendre les téléphones des filles afin d’éviter de perdre contrôle de la situation. Totalement décontenancés, ils décident de ne pas laisser partir les filles. Ainsi, ils veulent protéger leur ami et ne pas risquer une arrestation policière qui les concernerait tous à ce point. Dans l’attente de pouvoir déplacer les filles de l’autre côté du sommet, Kris et Lisanne sont amenées dans un lieu isolé tandis qu’un des membres du groupe part demander de l’aide à la famille du garçon qui a provoqué toute cette situation. Enfin, la nuit tombée ou par un autre chemin, ils déplacent discrètement les filles pour les retenir captives sur une de leurs propriétés.

Précision : l’atteinte physique sur une des filles doit être suffisamment grave pour que quelqu’un panique, mais pas assez violente pour qu’aucune des filles ne perde conscience et puisse réaliser un appel. Enfin, je n’ai pas inclus cette possibilité 4 pour un habitant de la jungle car je ne vois pas un indigène aller jusqu’à ce flanc de la montagne pour se baigner alors qu’il dispose certainement d’autres endroits bien plus proches pour le faire.

 Pour la suite : idem que hypothèses de la piste de l’indigène vivant dans la jungle, mis à part que la séquestration à lieu du côté de El Pianista et que les individus n’ont pas les mêmes particularité qu’un indigène vivant dans la jungle.

Éléments favorables :

– La décision absurde de continuer très loin alors qu’elles avaient déjà parcouru pas mal de chemin et devaient rentrer avant qu’il ne soit trop tard.

– Seulement deux appels le 1er avril en l’espace de dix minutes alors qu’il s’agit d’une situation extrêmement stressante.

– La différence d’usage des téléphones et de l’appareil photo entre les périodes du « 1er au 6 avril» et du « 7 au 11 avril ».

– La disparition de la photo 509.

– Les photos qui montrent la mise en place de signaux d’alertes.

– L’état de conservation du sac.

– Les os qui présentent un état de décomposition cohérent avec le milieu tropical.

Éléments défavorables :

– La nature imprévisible des comportements humains qui peuvent pousser à prendre des risques.

– La prise de risque que constitue le fait de relâcher ses victimes en pleine opération de recherche.

– Des appels destinés aux services de secours dès le premier jour.

 – Piste de la personne de passage

 Kris et Lisanne continuent quelques minutes leur descente, puis voyant l’heure et le chemin parcourus, celles-ci décident de remonter vers le sommet avant qu’il ne soit trop tard.

Possibilité 1 : idem que possibilité 1 piste de l’indigène vivant dans la jungle.

Possibilité 2 : idem que possibilité 2 piste de l’indigène vivant dans la jungle, à l’exception du fait que dans cette hypothèse l’excuse de la cabane ne peut être qu’un mensonge.

Possibilité 3 : idem que possibilité 4 piste de l’habitant de El Pianista.

Précision : le groupe pourrait tout aussi bien être mélangé de personnes vivant sur El Pianista et d’autre part.

Par impulsion sexuelle, l’individu les agresse mais n’est pas capable de transformer cela en meurtre. Les filles passent des appels discrètement mais leurs téléphones leur sont rapidement retirés. Ainsi, il commence à paniquer et décide finalement de retenir les filles. A la nuit tombée ou à travers un chemin caché, il amène discrètement les filles à l’endroit où il a garé son véhicule. Il transporte Kris et Lisanne dans un tout autre endroit, là où personne ne pensera les chercher.

 Possibilité 4 (si on considère que les premiers appels sont des faux) : idem que possibilité 3 piste de l’indigène vivant dans la jungle.

Pour la suite : idem que hypothèses de la piste de l’indigène vivant dans la jungle, mis à part que la séquestration à lieu du côté de Boquete et que l’individu n’a pas les mêmes particularité qu’un indigène vivant dans la jungle.

Éléments favorables :

– La décision absurde de continuer très loin alors qu’elles avaient déjà parcouru pas mal de chemin et devaient rentrer avant qu’il ne soit trop tard.

– Seulement deux appels le 1er avril en l’espace de dix minutes alors qu’il s’agit d’une situation extrêmement stressante.

– La différence d’usage des téléphones et de l’appareil photo entre les périodes du « 1er au 6 avril » et du « 7 au 11 avril ».

– La disparition de la photo 509.

– Les photos qui montrent la mise en place de signaux d’alertes.

-L’état de conservation du sac.

– Les os qui présentent un état de décomposition cohérent avec le milieu tropical.

Éléments défavorables :

– La nature imprévisible des comportements humains qui peuvent pousser à prendre des risques.

– La prise de risque que constitue le fait de relâcher ses victimes en pleine opération de recherche.

– Des appels destinés aux services de secours dès le premier jour.

Quelle piste privilégier ?

 L’explication la plus simple est souvent la meilleure. Si l’on ne pourra toutefois pas se mettre d’accord sur ce qui est le simple, ce principe nous permet en revanche d’éviter de nous attarder sur des hypothèses spectaculaires. Je pense notamment aux hypothèses des trafiquants d’organes qui auraient sa place pour un endroit comme Panama City, mais pas pour Boquete. Un phénomène qui existait il y a un temps à la capitale, lorsque de faux taxis récupéraient des voyageurs pour alimenter le trafic. Semblant avoir disparu aujourd’hui, on conseille toujours de vérifier les plaques d’immatriculations pour regarder s’il s’agit bien du Uber que l’on a commandé par exemple. A l’inverse, Boquete n’a jamais été touché par ce phénomène et il serait absurde qu’un réseau se soit implanté près de El Pianista, un sentier très fréquenté, pour baser son activité. La même chose peut être dite pour les trafiquants de drogue. Si cela avait été le cas, il y aurait eu de nombreux précédents et le phénomène aurait depuis attiré l’attention dans un coin aussi tranquille du Panama. Bien que la drogue soit présente à Boquete, elle ne l’est pas plus qu’à Bocas del Toro. Les zones de trafique se situeraient plutôt vers la Caldera ou au fin fond de la jungle mais pas sur El Pianista, bien loin de ces endroits-là.

La recherche de la simplicité nous invite davantage à regarder une théorie de l’individu opportuniste qui submergé par ces pulsions, n’a pas su se contrôler et s’est vite retrouvé submergé par la situation. Un individu qui n’aurait pas mis en place de moyens trop complexes pour retrouver le contrôle et qui aurait choisi la manière la plus simple afin d’être capable de réaliser son méfait sans être pris. Une méthode trop complexe aurait vite augmenté les risques de faire une erreur et de prouver une intervention humaine par la même occasion. Un scénario pas très absurde puisque El Pianista a déjà fait l’objet d’agressions par le passé (voir notamment le témoignage du 1er mars 2014 cf. article Partie 2) et prouve ainsi que des gens peu recommandables peuvent fréquenter le sentier par moment. En revanche, qu’en est-il de l’hypothèse de l’égarement ? Ne devrait-elle pas être considérée comme la plus simple ? L’accumulation d’éléments troublant ne nous permet pas réellement de le dire. S’il y a égarement, comment expliquer la différence d’usage des téléphones et de l’appareil photo entre deux périodes ? L’état du sac ? Pourquoi continuer aussi loin malgré toutes les contraintes que cela apportait ? Avec toutes ces questions, on est bien loin d’une explication simple. Qu’en pensez-vous ?

Vidéos de ma randonnée

https://www.youtube.com/channel/UC9ru2zH2Ep9f0L38HmLoqmw?view_as=subscriber

Podcasts où j’interviens

Distorsion

Merci encore à Distorsion pour m’avoir invité en janvier dernier.

Exitum : sur ce lien.

Merci à Exitum pour cette invitation qui m’a permis de m’exprimer avec davantage de recul sur cette affaire.

ANNONCE

L’objectif de ce premier voyage était peu ambitieux et consistait simplement à retracer le chemin de Kris et Lisanne de bout en bout afin de mieux comprendre leur mentalité et l’environnement dans lequel elles évoluaient. Un objectif qui a été dépassé grâce à l’obtention de certains documents officiels et d’un lien créé avec la ville de Boquete même. A mon échelle, je considérais cela comme suffisant mais j’ai peu à peu réalisé que je pouvais relever les limites de ce projet. La question que je me posais était de savoir s’il était possible de changer quelque chose à la situation actuelle. La recherches de témoignages et d’informations seule me paraissant inutiles, tant au fait qu’ils ne constitueront jamais des preuves mais surtout car cela pourrait nous faire éternellement tourner en rond. Un travail réalisé en privé par certaines personnes que je félicite, mais qui a ses limites. La raison principale est qu’un témoignage n’est pas une preuve et peut facilement ne pas représenter la réalité. Des rumeurs, ils en existent et notamment sur le groupe d’amis d’Henry (fils adoptif de Feliciano) mais celles-ci tiennent à mon avis difficilement la route. Ce qui compte du point de vue juridique est la démonstration rigoureuse et factuelle d’un crime, et d’un lien de ce dernier à un individu.

Il s’agirait par exemple de retrouver des affaires, des ossements ou un lieu démontrant une intervention humaine qui a provoqué la mort. En l’absence de ces éléments, il n’y a pas de crime d’un point de vue juridique. De mon côté que pourrais-je faire si je veux vraiment tenter d’apporter un changement ? J’y ai réfléchi et monter une expédition me paraît la chose la plus pertinente. Ainsi, courant 2021, je repartirai au Panama pour fouiller la jungle dans les limites de mes moyens financiers et de temps. Pour cela, je ferai appel au service d’un militaire français qui répond au nom de Yann. Spécialiste de la jungle et chef de commando au CRAJ (Commandos de Recherches et d’Action en Jungle), il est totalement qualifié pour ce type de recherches.

Sous sa supervision, nous retracerons les chemins qu’auraient pu prendre les filles et rechercherons des affaires, des ossements, ainsi que le lieu des photos de nuit. Cela sera notre objectif principal. Par précaution, je tâcherai également de vérifier certains lieux de Boquete afin de m’assurer que ceux-ci n’auraient pas pu servir à une mise en scène. Tout cela, je tâcherai d’en faire une série de vidéos dont une prendra la forme d’un documentaire. J’ai peu à peu réuni assez de matériels, quoique limités, pour envisager d’en réaliser un mais je reste novice en la matière. Je tenterai également de réaliser certaines interviews filmées avec, si je réussi à l’obtenir, le soutien de mon université qui pourrait augmenter mes chances de succès. Un article sera évidemment prévu pour résumer tout cela. Cette tentative sera ma dernière intervention sur l’affaire, avant de passer à d’autres cas. Enfin, je ne ferai pas appel aux dons car je vis ce projet comme une aventure personnelle mais aussi, car je considère d’abord devoir faire mes preuves en vous rapporter un produit vidéo et des résultats convenables. Je ferai face à des défis techniques par rapport auxquels je devrai m’adapter, avec notamment les capacités limitées des batteries de mon drone. Heureusement, j’ai assez de temps devant moi pour préparer tout cela.

Informations sur Yann : http://www.survie-jungle.com/formateurs.htm

En hommage à Kris et Lisanne dont la mémoire ne saurait être oubliée.

847 Commentaires

  1. RomainC
    7 août 2020 / 8 h 39 min

    Dans le cas où j’ajouterai du contenu à cet article, je mettrai la liste des mises à jour sous ce commentaire.

    • Anonyme
      15 août 2020 / 14 h 16 min

      Excellent ! Cohérent , intelligent , passionnant. Merci beaucoup . Juste une question, que pensez vous du fait qu’ aucun appel ou sms a été tenté vers famille, amis ou ecole? Meme une tentative…. Et pourquoi n avoir pas laissé de temoignage visuel ou sonore d apres vous?
      Merci 👍👍

      • RomainC
        17 août 2020 / 8 h 59 min

        Merci beaucoup!
        Par rapport à vos questions.
        -Si les filles ont passé les premiers appels, c’est curieux qu’elles n’aient pas essayé au moins une fois. Peut-être que puisqu’elles n’avaient pas de puces panaméennes, avaient pas énormément de batterie et que la priorité était de contacter les secours, elles évitaient d’utiliser inutilement leurs téléphones. Pour la période après le 6 avril, je dirais les mêmes raisons.
        -Je ne pense pas que tous les disparus en forêt laisse un message derrière eux. Il y en a qui le font, mais pas tous. Les filles n’ont peut-être pas abandonné l’idée qu’elles survivraient, et cela, jusqu’à la fin.

        PS: Cela ne vous dérange pas que l’on déplace votre commentaire plus bas? Je réserve cette partie commentaire pour lister les mises à jour. On ne le fera pas tout de suite puisque Camille n’est pas disponible en ce moment.

    • RomainC
      17 août 2020 / 8 h 47 min

      Mise à jour – 15 août 2020

      -Les données horaires de l’appareil photo sont-elles correctes?

      Merci pour tous vos commentaires! Les discussions améliorent les réflexions sur l’affaire.

      D’autres petits ajouts sont prévus, mais elles arriveront plus tard.

    • Pat30
      5 septembre 2020 / 19 h 26 min

      Bonjour
      Bravo à tous les enquêteurs de chambre pour le travail fourni. Mais j’arrive à une conclusion c’est qu’on tourne en rond!! Et impossible de vérifier toutes les belles hypothèses que vous avez faites… Pour moi je pense que le plus efficace serait de monter un groupe de recherche sur place, groupe qui pourrait être drivé par Romain s’il est d’accord…
      Romain pourquoi partir tout seul? L’Union fait la force et peut être qu’il y aurait des personnes intéressées dans ce blog pour venir t’accompagner pour les recherches. Il n’y aura qu’en trouvant de nouvelles preuves que l’enquête pourra se réouvrir si jamais il s’agit d’une affaire criminelle.

  2. Seb
    7 août 2020 / 9 h 49 min

    Plusieurs appels réalisés exactement à 13h37 ? mais c’est une référence évidente au leet speak !

    • CamilleG
      Auteur
      7 août 2020 / 9 h 51 min

      Genre Seb tu as lu en entier cet article ???

      • Seb
        7 août 2020 / 12 h 56 min

        Ce n’est pas parce je lis que ça veut dire que j’apprécie ou que je cautionne ce genre d’article.

        • CamilleG
          Auteur
          10 août 2020 / 10 h 49 min

          La grande question est : mais que cautionnes-tu ? AHAHA

  3. Romain
    7 août 2020 / 9 h 54 min

    J’ai rarement vu un article aussi complet ! En mettant bout à bout les textes des trois articles je me demande si cela ne dépasse pas mon histoire de manoir hanté en terme de longueur, et si mon histoire est plutôt courte pour un livre elle fait quand même 70 Pages sur Word.
    Donc bravo pour le travail accompli ! 🙂

    • RomainC
      8 août 2020 / 17 h 55 min

      Merci! Et oui effectivement, cela fait à peu près 70 pages 😉

  4. Solene
    8 août 2020 / 10 h 44 min

    Bravo Romain pour votre travail de qualité. Je suis allée au Panama en 2005. Je voyageais seule et avais 25 ans. Une personne m’a touché les cheveux dans le bus et son explication a été : « je n’avais jamais touché de cheveux lisses, tes cheveux sont beaux etc ». Les panaméens sont métissés pour la plupart et souvent un peu fascinés par les européens…

    • RomainC
      8 août 2020 / 18 h 05 min

      Merci!
      Je suis d’accord vous et je dirais même que c’est le cas partout dans le monde. Durant mon voyage au Panama, un jeune local, qui avait remarqué que j’étais un étranger, m’avait suivi dans l’ascenseur jusqu’à mon étage. Il l’avait fait dans le but de me faire des avances. D’ailleurs, l’une d’elles était très imagée puisqu’il n’avait pas hésité à se toucher le pénis (par dessus le pantalon) tout en me disant « you are sure, you are gonna love it ».

  5. jim
    8 août 2020 / 16 h 47 min

    Bonjour,

    sacrées recherches. Bravo pour ce travail.

    J’ai une petite question: Le Cybershot SX1270 est un appareil photo avec réglage manuel de la date et heure. Est-on sûr que l’horodatage des photos est le bon ?

    • RomainC
      8 août 2020 / 17 h 54 min

      Merci!

      Première chose à savoir est que l’appareil était réglé sur le fuseau horaire hollandais et sur l’année 2013 (rien d’anormal). Ensuite pour confirmer qu’il n’y avait pas de soucis avec les horaires, j’ai comparé une des premières photos avec l’orientation des rayons du soleil et cela correspond avec l’horaire indiqué pour le début de la randonné. Je vais ajouter la démonstration à la partie 3, mais étant donné que Camille est en vacance, je ne pourrais pas le faire maintenant. Pour la suite de la randonnée, je n’ai pas trouvé de photos de me permettant de les dater avec le même procédé mais puisque l’horaire des premières sont correctes, on peut raisonnablement affirmer que les autres horaires le sont aussi.

  6. Alex
    9 août 2020 / 13 h 03 min

    Kris aurait eu 28 ans aujourd’hui. Paix à son âme.

  7. MARIO, ITALIA
    9 août 2020 / 21 h 21 min

    Bonsoir Romain,
    je n’aime pas faire des hypotheses sur l’affaire, c’est pour ça que je pose juste des questions en esperant de ne pas vous harseler.
    On voit bien sur les photos nocturnes qu’il pleut. Je suis au courant que, à cause d’une illusion optique, les gouttes de pluie qui passent devant la lumière semblent être plus nombreuses de ce qu’il est en realitè, mais quand même il pleut pas mal. Alors je me demande pourquoi les cheveux de Kris (dans la photo nocturne) ne sont pas du tout trempés?! Si à ce-moment là nous disons qu’elles sont bien perdues dans la jungle ouverte, je trouve qu’il y a une incohérance.
    Je voudrais avoir votre opinion sur ça.
    Merci beaucoup.

    • Alex
      9 août 2020 / 21 h 51 min

      Bonsoir Mario !

      Vous faites une remarque importante…

      Les cheveux de Kris n’ont visiblement pas eu à subir les aléas climatiques… Et c’est exactement la même chose pour le sac à dos !

      À mon sens, cela signifie que les filles ont été détenues dans une cabane.

      • MARIO, ITALIA
        9 août 2020 / 22 h 12 min

        Le détention dans une cabane est possible et, en général, ça marche avec l’état du sac à dos.
        Ma référence aux cheveux de Kris était plutôt specifique de la niut des photos nocturnes.
        Comment et-il possible que ils n’étaient pas du tout trempés si, à ce moment-là, les fille étaient en train
        de prendre des photos lorsque elles étaient perdues dans la jungle sous la pluie…

        • MARIO, ITALIA
          9 août 2020 / 22 h 15 min

          Excusez-moi pour les fautes de Français… 🙁

          • Alex
            9 août 2020 / 23 h 15 min

            Ne vous excusez pas… J’admire les étrangers qui pratiquent notre langue.

            Le français est une langue compliquée et bon nombre de Français font des fautes… Je dois en faire également. 😉

            • Alex
              9 août 2020 / 23 h 16 min

              J’ai oublié de mettre mon nom dans mon précédent message. Oups.

        • Alex
          9 août 2020 / 23 h 03 min

          Je reste persuadé que les photos nocturnes n’ont pas été prises par les filles…

          Ce qui me fait penser cela, c’est qu’il n’existe aucun message d’adieu de la part des filles…

          Si j’avais vécu une situation totalement désespérée, me sentant proche de la mort, j’aurais utilisé mon téléphone pour enregistrer un message d’adieu à mes proches.

          Si les filles étaient à l’origine de cette série de photos nocturnes, elles auraient adressé un message à leurs proches, ou au moins fait une photo d’elles. Mais là rien.

          À mon sens, ces photos nocturnes ont été prises par le (ou les) meurtrier(s) pour faire croire aux derniers instants des filles. J’avais dit précédemment que, selon moi, une personne (ou plusieurs) particulièrement perverse(s) est (ou sont) à l’origine de la disparition des filles. Alors, je sais bien que pour tuer des gens, il ne faut pas être très sain d’esprit… Disons que là, on ressent la volonté de faire une sorte de jeu de piste macabre, et de défier les autorités. Je suis convaincu que le(s) meurtrier(s) a (ont) participé aux recherches uniquement pour côtoyer les parents des filles, voir leur souffrance et y prendre du plaisir.

          Romain a révélé qu’un morceau de peau de Lisanne avait été retrouvé longtemps après leur disparition… Il est donc très peu probable que Lisanne soit morte la nuit de la prise des photos nocturnes sinon de la peau n’aurait pas pû être retrouvée.

          Autre chose, on sait que d’autres ossements ont été retrouvés juste à côté de ceux de Lisanne & Kris… Peu probable qu’il s’agisse d’un pur hasard. J’y vois là, possiblement, la main d’un tueur en série…

          • Alex
            10 août 2020 / 15 h 43 min

            Bonjour Camille ! Bonjour Romain !

            La 3ème partie est là, nous l’avions attendu avec une telle impatience ! 😉

            Je vous félicite Romain pour votre travail très sérieux et documenté. Vous feriez un enquêteur hors-pair ! J’admire votre courage d’avoir été sur les traces des filles malgré le danger et les conditions météo difficiles. Vous l’avez peut-être déjà fait, mais n’hésitez pas à faire parvenir vos travaux aux autorités de Hollande via leur ambassade en France.

            Sacré nouvelle que vous nous annoncez à la fin ! Vous repartez donc sur place et cette fois-ci accompagné d’un professionnel… Ça va faire un sacré travail d’équipe ! Je suis convaincu qu’il en ressortira des éléments très intéressants. Il serait assez fantastique que vous puissiez retrouver le lieu où on été prises les photos nocturnes.

            À la lecture de votre 3ème partie, mon avis sur le sujet ne varie pas vraiment.

            Je pense toujours que ce n’était pas un accident mais bien un crime. Pas un crime d’opportunité, mais bien un crime prémédité par au moins 2 personnes connaissant Lisanne et Kris, leur intention de suivre le sentier « El Pianista », et connaissant parfaitement le terrain. Mais je me questionne toujours sur un point important… Ont-elles décidé par elles-mêmes de poursuivre la route après avoir atteint le Mirador ? Ça ne me semble pas impossible car, randonneur moi-même, je conçois parfaitement qu’elles aient pu être curieuses de savoir ce qu’il y avait après. Par contre, c’est étrange, elles ont marché longtemps après le Mirador… Volontairement ou pas ? C’est une question importante.

            Très étrange également les appels aux services de secours… On sent immédiatement une sorte de résignation… Le premier soir, on appelle uniquement 2 fois les secours… Ça ne traduis pas une grande panique de leur part… Et pourtant ! La perspective de passer une nuit isolée dans un environnement très hostile doit susciter une profonde inquiétude. L’inquiétude semble intervenir dans la nuit du 8 avril avec cette série de prise frénétique de photos… Elles auraient donc attendu 8 jours pour commencer à s’inquiéter ? Ça semble totalement improbable… Ça traduit très certainement une privation de liberté très rapide.

            Je me posais une question très importante… Avons-nous des témoignages de personnes ayant croisé Lisanne & Kris ? Sauf erreur de ma part, je n’ai rien lu à ce sujet. 2 filles Européennes comme elles, ça ne passe pas inaperçu… Surtout pour Kris et ses cheveux. Quand on voit les vidéos de Romain, la difficulté qu’il a rencontré pour randonner avec ce temps pluvieux et malgré cela il a rencontré des personnes sur son chemin, il semble totalement impossible qu’avec le temps magnifique qu’elles ont eu, elles n’ont croisé personne.

            La fameuse photo 509 effacée… Il fallait avoir une bonne connaissance de l’outil informatique pour savoir comment faire pour l’effacer totalement et bien sûr, un ordinateur… Ce qui exclut, à mon sens, les indigènes du crime.

            Aussi, comment se fait-il que malgré les importants moyens déployés, les filles n’ont pas été retrouvés rapidement ? Probablement qu’on les a mises hors de la zone de recherche.

            Fait étrange… Les autres ossements retrouvés à côté de ceux de Lisanne & Kris… Dans l’immensité de la jungle, il est très improbable qu’il s’agisse d’un pur hasard. Ça me laisse penser que la mort de Lisanne & Kris n’est pas un coup d’essai et que l’on ne peut pas exclure la piste d’un tueur en série. Je ressens l’œuvre d’une âme particulièrement perverse… On ressens une sorte de jeu de piste, un défi envers les autorités. Je suis convaincu que le criminel (ou les criminels) a (ou ont) participé aux phases de recherche uniquement pour voir la souffrance des familles.

            Que dire des investigations des autorités du Panama ? Menées avec tant de légèreté… C’est suspect… Comme si on cherchait à protéger quelqu’un.

            Quant à savoir si nous allons un jour découvrir la vérité, il faut l’espérer mais malheureusement je n’y crois pas trop. La lumière viendra si une personne souhaite soulager sa conscience.

            Le « destin » de certaines personnes est vraiment cruel. Quitter la vie aussi jeune et aussi brutalement, c’est profondément révoltant. (J’ai mis destin entre guillemets, car je n’ai jamais cru dans un destin tout tracé dès notre naissance. Je pense que chaque acte de notre vie conditionne notre avenir).

            J’aurais aimé rentrer dans la photo où elles se trouvent à l’aéroport en Hollande pour leur dire de ne surtout pas partir ! La photo de Lisanne serrant son père dans les bras juste avant le départ est déchirante. J’aurais pû aussi parler de rentrer dans la photo 508, mais à mon avis, il était déjà trop tard, elles s’étaient beaucoup trop éloignés du Mirador et le piège était déjà refermé.

            Je suis convaincu qu’il existe une vie après la mort et que l’on se retrouve tous un jour. Je pense que Lisanne & Kris sont toujours présentes… Physiquement bien sûr, les proches ne les voient pas, mais elles sont auprès d’eux, j’en suis sûr.

            Mes prières vont à Lisanne & Kris qui ont dû connaître une fin de vie très très éprouvante. Prières pour leurs proches.

          • Nick
            17 août 2020 / 7 h 52 min

            The serial killer angle is the one I arrived at too. It fits the scenario and lines up with everything, even allowing some of the more bizarre things (like night photos and meticulous schedule to find signal, and also the skin. What regular, relatively sane person makes a ball of skin?)

            Everything can be explained. Serial killers are crafty and clever, and who knows, the night photos could have been a lure; someone signaling THEM in the night (there is no reason to believe they even have their backpack, not something you would grab for purposes of escape or that the perp would even allow them to have anyway).

            The search area what it was, that must have made things more interesting; by the 8th they might have realized search teams…saw the flashing…..

    • RomainC
      10 août 2020 / 2 h 04 min

      Bonsoir,

      Je vous remercie pour la remarque que vous soulevez ici. Elle est intéressante, et je pense même que je devrais l’inclure dans cette partie. Samedi prochain, je vais faire quelques ajouts et cette question sera certainement ajoutée.

      Je vais vous répondre avec ce commentaire, mais je serai certainement plus précis lors de la mise à jour.

      PS: Je rappel que j’ai augmenté le contraste des photos.

      Alors effectivement, sous une pluie abondante, les cheveux de Kris ne devraient pas être aussi secs. En revanche, est-ce qu’il a vraiment plu cette nuit là? Je suis d’accord avec vous, les photos de nuit donnent vraiment l’impression qu’il était en train de pleuvoir. Néanmoins, seulement si on se contente de regarder les photos tournées vers le ciel ou en face (difficile d’être sûr de la direction). Si l’on regarde la photo de la branche avec les morceaux de sac rouge, on remarquera que le rocher est complètement sec (un rocher mouillé serait bien plus sombre). Ensuite si on regarde les photos de la place rocheuse, on remarque que celle-ci n’est également pas mouillée (sauf dans le coin en bas à droite de la photo en gros plan, mais cela semble plutôt venir d’un cour d’eau). Sachant que les photos où l’on semble discerner de la pluie ont été prises au même endroit que les photos de la place rocheuse, alors on peut dire que l’endroit était à l’abri de la pluie ou qu’il ne pleuvait pas. Néanmoins, peut-être que la pluie commençait à peine de tomber? Si c’était le cas, la photo de la branche (qui n’est pas une des premières photos) devrait montrer des signes de pluie. Or, ce n’est pas le cas.
      La seule photo où l’on peut discerner de l’humidité est celle de l’objet réfléchissant, puisque sur cette photo le papier parait mouillé. Est-ce que cela veut dire qu’il a plu? Pas nécessairement. La photo de la branche nous montre le fleuve en contre bas, et cela veut donc dire que les filles se trouvaient près d’un point d’eau. Le fleuve, et peut-être une cascade. Avec des projections d’eau, cette dernière pourrait expliquer les gouttelettes que l’on voit dans l’air.

      Par conséquent, l’état des cheveux de Kris me parait normal.

      PS: veuillez m’excusez de la réponse courte, je voulais vous répondre rapidement. Je prendrai le temps de détailler mon argumentation lors de la mise à jour de l’article.

      • Mario, Italia
        10 août 2020 / 11 h 34 min

        Merci Romain, je reste dans l’attente de votre mis à jour.

        1)
        « l’endroit était à l’abri » – voilà!
        Est-ce qu’elles étaient dans une grotte? Au dehors il pleuvait, mais pas à l’interieur?
        Ça expliquerait:
        – le cheveux secs;
        – le rochier sec parse qu’il était à l’interieur.
        Les gouttes de pluie se trouvent juste sur les photos prises vers le ciel au dehors ou en face de la sortie de la grotte lorsque les filles essaient de se faire remarquer.

        2)
        « La photo de la branche nous montre le fleuve en contre bas » – et s’elles étaient tout simplement des infiltrations d’eau dans la grotte?

  8. w00th3ck
    11 août 2020 / 13 h 25 min

    Bonjour,
    j’ai lu beaucoup de choses à propos de cette affaire et je trouve le dossier assez complet. Je ne suis pas complètement sûr de la nature de la disparition par manque de preuves, en revanche un point me turlupine : le temps passé au Mirador. D’après les photos cela ne représente que quelques minutes, avec une séance photo extrêmement rapide et quelques secondes à peine entre certaines photos. On sait aussi qu’elles ont été faire quelques achats avant l’ascension peut être pour un pic-nique, ce qui pourrait paraître logique au vu des horaires. Alors pourquoi si peu de temps passé au sommet ?

    J’ai cru comprendre que certains témoins prétendent les avoir vu diner avec deux jeunes, puis qu’on aurait aussi vu deux jeunes les aborder à une terrasse. Enfin une photo prise semble-t-il à la Caldera, si je ne me trompe pas, montrant peut être Lisanne et Kris avec 2 locaux.

    Elles avaient peut être autre chose en tête après le Mirador, quelque chose qui nécessitait de ne pas s’attarder trop longtemps au sommet sans quoi le timing aurait pu devenir un peu trop serré pour revenir avant la tombée de la nuit. Pourquoi pas simplement un petit spot tranquille et sympa pour faire trempette avec deux ou trois personnes rencontrées plusieurs fois auparavant ? On peut alors expliquer pourquoi elles ne semblent pas avoir utiliser l’appareil photo après 14h et on peut même envisager que l’endroit en question est assez près du lieu de la photo 508.

    Ce qui manque dans cette affaire, serait une carte regroupant tous les points d’intérêts de l’affaire. Il est très difficile de se faire une représentation claire du terrain, et les cartes existantes contiennent chacune des données différentes et sont difficiles à faire correspondre. Avec une meilleure vue de la topographie des lieux, il serait sans doute plus facile d’en tirer une quelconque conclusion. On parle notamment d’une grotte dans laquelle un sac avec des déchets et une semelle auraient été retrouvé autour du 10 avril je crois, mais je suis pas certains de l’avoir localisé au bon endroit.

    En tout cas merci pour ce dossier francophone très complet. Personnellement, j’ai fait une overdose d’anglais avec cette affaire.
    Bonne continuation.

    • Alex
      12 août 2020 / 18 h 36 min

      Je suis persuadé que sur la photo prise à La Caldera on voit Lisanne & Kris… On les voit parfois tête contre tête sur les photos, et là, c’est la même chose !

      Les 2 hommes sur la photo sont morts peu de temps après la disparition des filles… L’un le 4 avril 2014 !! Et l’autre en 2015 !

      • MARIO, ITALIA
        12 août 2020 / 19 h 16 min

        Est-ce qu’on sait avec précision qui a fait sortir cette photo, quand et ou elle est sortie? Est-ce qu’elle a été repérée sur la camera ou les smartphones des filles?
        Merci

        • Alex
          12 août 2020 / 20 h 33 min

          Bonsoir Mario !

          Je ne sais pas qui est à l’origine de la diffusion de cette photo… Peut-être s’agit-il du fameux Juan qui a déjà été à l’origine de certaines fuites dans cette affaire. Pas d’idée non plus sur la personne qui a pris cette photo. Peut-être que Romain en sait plus…

          Je suis convaincu que les 2 événements (la randonnée sur El Pianista & la baignade aux sources de la Caldera) ont eu lieu sur la même période… Pourquoi je dis ça ? Les filles ont fait quelque chose de très bien… Écrire un journal intime de leur voyage… Or, elles n’ont rien écrit à propos de la randonnée sur le sentier El Pianista, et rien sur les sources d’eau chaude de la Caldera… Si les 2 événements avaient été éloigné dans le temps, nous aurions pu lire sur le journal intime des filles le récit de l’une des 2 visites. Les 2 endroits sont tellement beaux qu’il apparaît inconcevable qu’elles n’aient rien écrit à ce sujet.

          Le sommet du Mirador et les sources de la Caldera sont distantes d’une vingtaine de kilomètres… Ça ne me paraît pas énorme !

          Il serait très intéressant de savoir s’il existe un chemin menant de la photo 508 (ou du sommet du Mirador) aux sources d’eau chaude de la Caldera… C’est un point très intéressant à creuser.

          Il convient toutefois de préciser que la présence des filles aux sources d’eau chaude de la Caldera est une supposition… Rien n’atteste à 100% de leur présence là-bas. Mais il faut reconnaître que les visages (même vus de loin) font vraiment penser à Lisanne et Kris… La gestuelle également… Elles sont souvent collées l’une à l’autre sur les photos. Elles sont très proches l’une de l’autre.

          • TRUCI
            13 août 2020 / 0 h 24 min

            Bonjour,

            Votre remarque sur le journal est très judicieuse même si comme vous le dites, la présence des filles à la Caldéra est une supposition.
            Cependant, ce fameux journal prouve au moins une chose ou confirme qu’elles ne sont pas allé au pianista le 31 avril mais bien le 1er Mai car sinon elles auraient écris quelques mots le 31 au soir ou même le 1 er Mai au matin sur cette excursion dans leur journal et il y en aurait eu la trace.
            A moins que quelqu’un ne soit parvenu a aller dans leur chambre et à arracher les pages en questions……
            Mais la j’ai probablement trop d’imagination et trop lu de polar.
            Mais quand même, ce Feliciano qui est évidemment présumé innocent, à passé beaucoup de temps dans la chambre des filles …….

            • Alex
              14 août 2020 / 1 h 09 min

              En premier lieu et avant de parler des personnes dans ce dossier, il faut dire que découvrir la personne ou les personnes responsable(s) de la mort des filles sera très très compliqué… L’enquête a été totalement bâclée (volontairement ou non ?). Donner un nom et dire « C’est lui le coupable ! » m’apparaît particulièrement compliqué.

              Vous parlez de Feliciano et de sa longue présence dans la chambre de Lisanne et Kris… On peut penser à beaucoup de choses… Toutefois, il est important de rappeler que personne ne sait où exactement les filles ont pris la décision d’aller… Peut-être que Feliciano recherche des indices pour découvrir où les filles ont pu se rendre et ainsi guider les équipes de recherche vers une zone bien précise. Clairement, le crime ne profite pas aux guides… Le tourisme, c’est ce qui leur permet de gagner leur vie… Une psychose sur la région de Boquete, c’est très mauvais pour leurs affaires. Mais bon, dans l’absence de certitudes sur l’identité du (des)criminel(s) toutes les options sont ouvertes. Cependant, je reste persuadé de 2 choses… Une excellente connaissance du terrain pour le ou les meurtrier(s) et sûrement la possession d’une cabane dans la jungle.

        • TRUCI
          13 août 2020 / 0 h 05 min

          J’avais vu cette photo sur la chaine you tube dédiée à cette affaire du fameux Juan, et qui en fait un traitement haut en couleur et avec lui bien au centre. Bref, un traitement de l’information digne des tabloïd anglais, c’est-à-dire « pornographique ».
          Mais honnêtement la photo que j’ai vu à vraiment l’ai retouchée et s’il est vrai que les deux filles dans l’eau ressemblent beaucoup à Kriss et Lisanne, c’est quand même très douteux.

          • MARIO, ITALIA
            13 août 2020 / 9 h 10 min

            Merci, Truci.
            Une autre doute:
            est-ce qu’on est sûr que les deux hommes sur la photo sont les deux mêmes qui sont morts plus tard (le 4 avril et en 2015)? Qui les a reconnus sur la photo? Qui a donné leurs noms?

            • w00th3ck
              13 août 2020 / 13 h 19 min

              Difficile de remonter à la source de la photo, donc toutes les informations autour doivent être prise avec précaution. Cependant, elle fait écho au témoignage des deux randonneurs francophone qui ont écrit sur leur blog avoir été averti par un garde que : le cri de deux jeunes filles auraient été entendu, ainsi qu’une chute dans l’eau, puis que trois jeunes auraient été aperçu en train de courir. La scène se serait déroulée supposément le 5 avril (sous réserve que ma mémoire ne me joue pas des tours).

              Si je ne me trompe pas, les recherches commencent tout juste à s’orienter vers El Pianista à ce moment là. D’où viens alors cette rumeur de la Caldera ? Et comme sur la photo, on retrouve bien trois personnes avec deux jeunes filles.

              Pour moi si un tiers est impliqué dans l’affaire, il ne les a pas « tuées » mais plutôt perdues ou laissées en dehors du sentier, peut être même accompagné dans un endroit protégé de la pluie (grotte ou cabane). Le mobile n’est ni l’agression gratuite, ni le vol mais une situation « normale » qui a dérapée pour X raisons. Une fois les filles « perdues » le tiers s’en serait remis à la nature pour faire le travail et maquiller un acte possiblement répréhensible ou compromettant (des coups, un viol ou tentative). Quand les recherches se seraient rapprochées de la bonne zone, une fausse rumeur aurait pu être lancé pour éventuellement détourné encore un peu les regard du Pianista. J’imagine que les filles seraient rester plus ou moins au même endroit jusqu’aux photos de nuit (surtout si elles ont été laissées dans un abri), les derniers espoirs disparaissant avec ce signal de détresse resté sans réponse. Le 8 avril au matin elles quittent leur abri.

              On peut également faire un lien avec l’obsession de Feliciano pour retrouver les deux filles si l’origine de la disparition est lié à des jeunes. Il aurait pu entendre une bribe de conversation de son fils et faire le lien le lendemain avec l’absence des filles.

              J’ai pas grand chose pour étayer cette théorie si ce n’est le redondance de témoignages ou rumeurs autour des filles et de jeunes locaux, et la vitesse d’ascension relativement soutenue qui me laisse penser qu’elles devaient peut être aller à la rencontre de quelqu’un au delà du Mirador. Le sac à dos invalide totalement le meurtre ou la séquestration pour moi, le faire disparaitre avec les corps auraient été bien plus simple. Les photos de nuits sont d’elles pour moi, et elles ont toujours été en possession des deux téléphones à mon sens. Donc si il est arrivé quelque chose c’est sûrement consécutif à la randonnée du 1er Avril, après elles étaient probablement perdues et seules.

              Maintenant, elles ont très bien pu se perdre seules avant de tomber sur un abri, la suite de l’histoire serait malheureusement la même. Mais je trouve ça très étrange malgré tout notamment à cause du trou de 2h30 sans photo dans la timeline officielle.

  9. MENO
    11 août 2020 / 17 h 38 min

    Bonjour,
    Tout d’abord merci pour tout ce travail d’investigation. Comme je l’ai déjà dit certains éléments sont difficiles à expliquer (arrêt des photos à la 508, pas de message enregistré dans les smartphones, présence des soutiens-gorges dans le sac à dos).Une possibilité serait que K&L ont été agressées et séquestrées (suivant une technique classique l’agresseur, sous la menace et ayant peut-être blessé les filles, demande à l’une d’attacher les mains de l’autre et lui-même attache la deuxième puis il les amènent dans une cache). L’agresseur ne cherche pas à voler et il sait qu’il y aura des recherches. Il est possible qu’il ait eu l’idée perverse de faire des tentatives d’appel sur les smartphones et de prendre les photos de nuit ou bien qu’il ait laissé leurs appareils aux filles, prisonnières dans une cache très sombre ; K&L n’auraient pas pris de photo pour économiser les batteries. Si K&L sont vivantes lors des battues organisées pour les retrouver elles ont pu entendre les appels des sauveteurs et arriver à se sauver dans la nuit du 8 avril où elles auraient actionné le flash de l’appareil photo. Dans les jours qui suivent elles meurent. Leurs cadavres sont découverts, elles sont enterrées et leur sac à dos avec leurs affaires est conservé jusqu’au jour où il est retrouvé. Le cas des soutiens-gorges viendrait du fait que K&L ne portaient plus que ces sous-vêtements quand les corps ont été retrouvés. La cache du ravisseur est donc dans une zone sans signal pour les smartphones.
    Dans l’hypothèse où K&L se sont perdues je ne sais pas s’il y a des rivières qui coulent vers le nord (alors que la plupart coulent au sud) pour expliquer que des ossements sont trouvés au nord.

  10. TRUCI
    12 août 2020 / 14 h 37 min

    Bonjour,

    Merci pour votre travail précis et complet, et votre persévérance qui va jusqu’à décider de retourner sur place.

    J’aurais une question , dans l’hypothèse ou les filles se seraient perdu, sans se blesser, et sans faire de mauvaise rencontre :
    Combien de temps ont-elles pu tenir seule, sans boire et surtout sans manger ?
    Pour des personnes qui n’ont pas de connaissances de la jungle, qui n’ont pas fait des stages de survie, et surtout qui n’ont pratiquement pas d’équipement : que peut on trouver dans la jungle qui soit comestible ?
    Je conçois qu’elles aient pu boire de l’eau de la rivière. Mais elles n’ont pas pu survivre pendant aussi longtemps sans nourriture et uniquement en buvant de l’eau (?)……Sauf à ce que quelqu’un leur ai donné de quoi manger ce qui irait dans l’hypothèse d’un enlèvement.

    Merci

    • Alex
      12 août 2020 / 18 h 22 min

      Vous parlez à juste titre des conditions de survie… Je me questionne également au sujet de la préparation de la randonnée de leur part… Sauf erreur de ma part, elles sont parti avec quasiment rien ! On parle de 50cl d’eau pour 2 pour une marche d’au minimum 4h !! En plus, elles ont continué de marcher bien au-delà du Mirador ! Et la famille d’accueil n’avait pas été avertie du projet de randonnée des filles ! Dès le départ, cette affaire est étrange !

  11. TRUCI
    12 août 2020 / 15 h 22 min

    Re bonjour,

    Je suis assez convaincu par votre interprétation des photos de nuit.
    Ils semble tout à fait possible qu’elles tentent d’utiliser le flash en le pointant vers le ciel pour se signaler.
    Est-on sur par ailleurs que cette nuit la, des hélicoptères ont tournés , et dans ce créneau horaires (puisque les photos indiquent la date, et l’heure ?).

    Sur les nombreuses vidéos plus ou moins sérieuses qu’on trouve sur you tube au sujet de cette affaire, je me souviens que l’une d’elle semblait voir sur un des clichés un câble au dessus de la rivière ce qui tendrait à montrer qu’elles étaient à ce moment la sous un pont de singe traversant la rivière. Possible ?

    Pourquoi selon vous aucune des deux n’a laissé un message audio ou vidéo dans son smartphone ?
    Comme ceux-ci ont été récupérés et qu’à priori, personne n’est parvenu à cracker le mot de passe…..Le contenu des téléphones est donc intacte ?
    Par ailleurs, si un éventuel agresseur se trouve en possession des portables , et de tout le reste, pourquoi ne pas les faire disparaitre dans le doute.
    Après tout, une des filles au delà de faire des tentatives d’appel d’urgence aurait aussi pu enregistrer une vidéo ou un son pour rapidement dire « nous sommes perdu », « Kriss ou Lisanne s’est blessé », « des types nous retiennent dans une cabane »…..etc.
    Et même si elles se sont perdu toute seule et qu’elles sentent qu’elles sont au bout, comme elles ont l’habitude de tenir un journal, je suis surpris qu’aucune des deux n’ait laissé un message pour ses proches …….

    Si elles étaient vraiment perdues et seules et qu’elles aient tenu 8 jours et même plus, elles devaient être dans un état lamentables, et peu lucides. Mais comment expliquer qu’elles n’aient croisé personne pendant tous ces jours alors qu’elles doivent se douter qu’on les cherche. Et qu’elles avaient visiblement fait ce que la plupart des gens dans ces circonstances auraient fait : trouver la rivière , la suivre et rester près des berges , en particulier la nuit.

    • Anonyme
      15 août 2020 / 15 h 35 min

      Bonjour , il me semble qu il n y avait aucun hélicoptère de nuit .ce qui parait logique en jungle..

  12. TRUCI
    12 août 2020 / 16 h 44 min

    Re-bonjour ,

    Aller chercher des traces ou d’éventuels restes des corps des filles me parait impossible.
    Si comme vous le pensez c’est criminel alors les corps peuvent être enterré n’importe ou entre le sommet du pianista et bocca del torro. La zone à couvrir est immense sans compter que le ou les assassins ont pu bouger les restes ailleurs et même les jeter dans la mer ou les dissoudre etc……….. Et ça fait 7 ans………
    Si d’autres restes n’ont pas été retrouvés depuis, et si la mort des ces deux jeunes femmes est criminelle, alors le reste des squelette peuvent peut être montré la façon dont elles sont mortes (traces de coups sur le crane ou même balles).
    Et si les quelques « morceaux » trouvés l’ont été, c’est que les auteurs ont voulu indiquer la mort qu’ils ont voulu faire passer pour accidentelle mais ils ne veulent pas que le reste des corps soient retrouvés à mon avis.

    Mais tenter de convaincre certains de parler la oui, ça peut être utile car en dehors des auteurs (si c’est criminel), il est probable que d’autres gens savent des choses mais ont peur de parler.
    Et donc faites attention à vous car à force d’insister, vous pouvez vous mettre en danger, en particulier si vous vous rapprochez d’une certaine vérité ou de gens à qui on a dit de se taire et qui pourrait fléchir et vous parler.

    Encore une fois si c’est criminel, le ou les auteurs feront tout pour ne jamais être découvert……..Et je ne suis pas sur que les locaux et les autorités Panaméènes soient très enclins à vous aider puisque à chaque fois ça remet la lumière de façon négative sur leur Pays……Soyez prudent.

    • Alex
      12 août 2020 / 20 h 58 min

      Je pense exactement comme vous… Les restes des corps présentaient très certainement des traces de violence, et il fallait impérativement qu’ils ne puissent pas être retrouvé. Je ne pense pas que Romain parte sur place pour retrouver des ossements, mais plutôt pour repérer les lieux, aller encore plus loin dans la jungle, et tenter d’obtenir des témoignages des locaux. Romain ne pourra absolument pas compter sur les autorités du Panama… Les investigations ont été menées avec une telle légèreté que c’est suspect. Donc rien à attendre d’eux. Romain sera accompagné d’un militaire spécialiste de la jungle. Il fait bien, il sera en sécurité. 😉

  13. Geronimo
    12 août 2020 / 21 h 46 min

    Merci pour cette enquête très intéressante !

    Je cite le début des événements:

    « Aux alentours de 11h : Kris et Lisanne commencent leur ascension du sentier El Pianista. Le chien Blue les aurait accompagnées. Les batteries de Kris et Lisanne sont à moitié pleine.

    A 13h: elles atteignent le sommet, appelé le Mirador. Elles partiront s’aventurer au-delà du sommet très peu de temps après.

    Vers 13h39 : les téléphones perdent contact avec le réseau téléphonique.

    A 13h54 : elles prennent la photo 508. Dernière photo de la journée à notre disposition, car la photo 509 est irrécupérable malgré les traitements informatiques appliqués. La photo montre Kris à côté d’une rivière, regardant vers la caméra.

    A 16h39 : le téléphone de Kris appel le 112.

    A 16h51 : le téléphone de Lisanne appel le 112.
    »

    Selon moi un scénario d’accident plausible est le suivant:

    Entre 13h54 et 16h39 l’une (ou les deux) des filles s’est blessée (blessure immobilisatrice) alors qu’elles étaient déjà perdues dans un endroit isolé du sentier. En effet l’hypothèse d’un simple égarement ne tient pas, quand on part pour une rando de 2 ou 3h (aller) à 11h du matin, on ne se déclare pas perdu au point de devoir appeler les secours à 16h39.

    Il faut donc qu’il y ait eu blessure(s) immobilisatrice(s), et qu’elles se soient retrouvées hors du sentier (sinon quelqu’un les aurait trouvé en quelques heures/jours, vu que c’est fréquenté), et à proximité d’une source d’eau (sinon elles n’auraient pas tenu plus de 3j).

    On peut ensuite imaginer qu’elles n’aient été vues de personne pendant une semaine, et qu’elles aient survécu tant bien que mal, en tentant d’appeler les secours de temps à autre. Puis quelqu’un les a trouvées alors qu’elles étaient déjà mortes, a volé leur sac, et a manipulé leurs appareils (d’où les photos de nuit étranges et les tentatives d’appels frénétiques). Cette personne ou ces personnes ont pris peur et n’ont pas alerté les autorités.

    Les éléments qui ne collent pas avec cette version:
    – pourquoi ont-elles tenté d’appeler les secours avec cette régularité étrange pendant les premiers jours ? En état de fatigue et de stress extrêmes ça n’est pas trop le comportement qu’on attend
    – pourquoi certaines photos de nuit font-elles penser à une tentative de SOS ? mais c’est peut-être une fausse impression (on ne voit pas grand-chose)

    Inversement j’ai du mal à imaginer un scénario criminel où on les aurait laissées avec leurs téléphones pendant une semaine… l’hypothèse que c’est l’agresseur qui manipulait les téléphones n’est pas vraiment crédible non plus, c’est trop risqué.

    En tout cas je pense que si on retrouvait le lieu où ont été prises les dernières photos suspectes, on apprendrait beaucoup.

    Ce qui est terrifiant dans ce type d’affaire c’est que les filles étaient probablement vivantes

  14. Geronimo
    12 août 2020 / 21 h 49 min

    Merci pour cette enquête très intéressante !

    Je cite le début des événements:

    « Aux alentours de 11h : Kris et Lisanne commencent leur ascension du sentier El Pianista. Le chien Blue les aurait accompagnées. Les batteries de Kris et Lisanne sont à moitié pleine.

    A 13h: elles atteignent le sommet, appelé le Mirador. Elles partiront s’aventurer au-delà du sommet très peu de temps après.

    Vers 13h39 : les téléphones perdent contact avec le réseau téléphonique.

    A 13h54 : elles prennent la photo 508. Dernière photo de la journée à notre disposition, car la photo 509 est irrécupérable malgré les traitements informatiques appliqués. La photo montre Kris à côté d’une rivière, regardant vers la caméra.

    A 16h39 : le téléphone de Kris appel le 112.

    A 16h51 : le téléphone de Lisanne appel le 112.
    »

    Selon moi un scénario d’accident plausible est le suivant:

    Entre 13h54 et 16h39 l’une (ou les deux) des filles s’est blessée (blessure immobilisatrice) alors qu’elles étaient déjà perdues dans un endroit isolé du sentier. En effet l’hypothèse d’un simple égarement ne tient pas, quand on part pour une rando de 2 ou 3h (aller) à 11h du matin, on ne se déclare pas perdu au point de devoir appeler les secours à 16h39.

    Il faut donc qu’il y ait eu blessure(s) immobilisatrice(s), et qu’elles se soient retrouvées hors du sentier (sinon quelqu’un les aurait trouvé en quelques heures/jours, vu que c’est fréquenté), et à proximité d’une source d’eau (sinon elles n’auraient pas tenu plus de 3j).

    On peut ensuite imaginer qu’elles n’aient été vues de personne pendant une semaine, et qu’elles aient survécu tant bien que mal, en tentant d’appeler les secours de temps à autre. Puis quelqu’un les a trouvées alors qu’elles étaient déjà mortes, a volé leur sac, et a manipulé leurs appareils (d’où les photos de nuit étranges et les tentatives d’appels frénétiques). Cette personne ou ces personnes ont pris peur et n’ont pas alerté les autorités.

    Les éléments qui ne collent pas avec cette version:
    – pourquoi ont-elles tenté d’appeler les secours avec cette régularité étrange pendant les premiers jours ? En état de fatigue et de stress extrêmes ça n’est pas trop le comportement qu’on attend
    – pourquoi certaines photos de nuit font-elles penser à une tentative de SOS ? mais c’est peut-être une fausse impression (on ne voit pas grand-chose)

    Inversement j’ai du mal à imaginer un scénario criminel où on les aurait laissées avec leurs téléphones pendant une semaine… l’hypothèse que c’est l’agresseur qui manipulait les téléphones n’est pas vraiment crédible non plus, c’est trop risqué.

    En tout cas je pense que si on retrouvait le lieu où ont été prises les dernières photos suspectes, on apprendrait beaucoup.

    Ce qui est terrifiant dans ce type d’affaire c’est que les filles étaient probablement vivantes pendant plusieurs jours le temps des recherches, autrement dit avec de la chance on aurait pu les sauver. C’est dramatique.

    • MARIO, ITALIA
      13 août 2020 / 14 h 09 min

       »
      En tout cas je pense que si on retrouvait le lieu où ont été prises les dernières photos suspectes, on apprendrait beaucoup.
       »
      Je suis tout à fait d’accord avec ça!

    • Anonyme
      15 août 2020 / 15 h 39 min

      Bonjour , il faut précisé que lizanne etait malade légèrement la veille..et qu elle se plaignait des jambes lourdes et douloureuse ..extrait du journal ,

  15. TRUCI
    12 août 2020 / 23 h 55 min

    Bonjour Romain,

    Dans votre enquête vous expliquez que selon vous il est impossible de se perdre sur le sentier.
    Or je me souviens que vous disiez qu’il est possible de se tromper de chemin lorsqu’on monte le pianista jusqu’au sommet.
    Par ailleurs, vous donnez des ex de touristes qui se sont perdus sur ce pianista.
    Je pense qu’elles auraient pu se perdre car c’est Kriss qui menait la marche et je pense qu’elle était un peu plus téméraire que Lisanne qui suivait et faisait de photos.
    Par ailleurs dès qu’on passe le sommet, la nature est plus sauvage et donne envie de découvrir.
    Kriss a pu avoir envie d’aller dans une direction juste pour voir en imaginant qu’il serait possible de rattraper le sentier après. Mais comme le disent certains pratiquants, parfois en 50 mètres, on n’arrive plus à retrouver son chemin.
    Ce qui n’interdit pas qu’elles aient ensuite pu faire une mauvaise rencontre.
    Bref, quand elles réalisent qu’elles sont perdus, malgré leur tentative de retourner sur le sentier qui mène au sommet ( car effectivement je suis d’accord avec vous, on a pas envie d’appeler les secours tout de suite. On tente de s’en sortir seul d’abord. ) , elles tentent d’appeler les secours chacune avec leur smartphone.
    Elles n’insistent pas car il n’y a pas de réseau. Inutile de perdre de la batterie en tentant 20 ou 30 fois de refaire le numéro. Pas de réseau. Point barre. Il faut qu’elles se débrouillent autrement.

    Modestement, j’éssai de partir sur la thèse de l’égarement qui finit par la mort par épuisement.
    Je sais que ce n’est pas votre sentiment et que vous penchez plutôt pour la thèse criminel.
    Je ne l’exclu pas non plus, c’est sur.
    Mais c’est la raison pour laquelle je posais la question concernant la capacité de survie de jeunes femmes sans équipements dans la jungle. Sans eau potable mais avec une rivière. Et surtout sans nourriture à priori.
    Combien de temps peuvent survivre ces deux jeunes femmes dans ces conditions avec le stress, la nuit ou elles ne doivent pas dormir facilement. Puis l’épuisement qui s’accentue jour après jour.
    Vous dites que certains touristes ont été retrouvé 3 jours après mais étaient ils dans le même condition,sous-équipés, sans nourriture, sans poncho, sans allumettes ni briquet etc etc.
    Je pense que votre partenaire doit pouvoir savoir ça. Et ce qu’ils pensent qu’elles auraient pu tenir 8 jours ? 10 jours même ? Ça me parait invraisemblable même si le corps humain sait s’adapter et à des ressources insoupçonnées.

    • Geronimo
      13 août 2020 / 9 h 08 min

      On ne connaît pas la date exacte de leur mort. Peut-être dès le premier jour, et c’est quelqu’un d’autre qui a manipulé les téléphones (ce qui n’implique pas forcément que ce quelqu’un d’autre les ait tuées). Ou peut-être elles sont mortes à J+6, et les photos de nuit ont été faites par quelqu’un qui a trouvé les corps et a volé leurs affaires (l’hypothèse qui me semble le plus plausible).

      Ce qui reste incompréhensible ce sont les tentatives d’appel au secours la première semaine, seulement deux fois par jour et toujours dans les mêmes créneaux.

      A part ça, avec de l’eau elles ont a priori pu tenir une semaine et plus. Ici un exemple d’une jeune fille qui s’est perdue (sans ressources) dans la forêt vers Seattle, et qui a été retrouvée 9 jours plus tard, complètement désorientée:
      https://www.nytimes.com/2020/08/04/us/giovanna-gia-fuda-found.html

      • TRUCI
        13 août 2020 / 19 h 23 min

        OK, impressionnant, je ne pensais pas qu’on pouvait tenir aussi longtemps.
        Alors la possibilité d’un égarement est possible et pendant plusieurs jours.
        Elles auraient donc pu être, les deux ou l’une des deux, vivantes le 8 avril en ayant passé tout ce temps perdu dans la jungle.
        Alors dans ce cas il est possible que ce ne soit pas criminel, et que comme je l’ai déjà évoqué dans un de mes scénarios sur ce blog , leur corps ont été retrouvé après leur mort par des « détrousseurs de cadavres ».
        Si les photos sont prises non pas pour faire des photos mais pour tenter de se signaler à un hélicoptère, c’est cohérent. Mais à cette date la , le 8 avril elles doivent être totalement épuisé et avec peu d’heure de lucidité par jour.
        L’explication de Romain concernant ces photos me semble la bonne.
        Elles ont du entendre l’hélico, vidé leur sac à toute vitesse sur le rocher pour tenter de trouver quelquchose, les téléphones par ex , et finalement décidé d’utiliser le flash de l’appareil pour tenter de se faire repérer et sauver ce qui reste de batteries de téléphone.
        Car avec les lampes de smartphones, la lumière aurait été continu et peut être plus facile à repéré alors que le flash, il fallait que le pilote et les occupant de l’hélico regardent précisément et au bon moment dans leur direction pour le voir.

        La téléphonie est certes difficile a comprendre mais je pense me souvenir qu’elle n’avait que la moitié de leurs batteries chargées au départ. Donc elle font très attention lorsqu’elle tente d’appeler.

        La photo manquante à pu être supprimée par erreur par les policiers, plus tard, quand le sac est retrouvé, et ils se sont bien gardé de le dire ne voyant pas la un problème puisque à l’instar de la majorité des photos de nuit, elle était noire.

        Finalement, pour qu’elles puissent s’être perdu à ce point sans croiser personne, il faut qu’elles aient pris une direction qui est moins fréquentée, donc pas à proximité du, des principaux sentiers.
        Plus les jours ont passés, moins elles étaient lucides, plus elles se sont éloignées. Peut être ont elles tenté d’aller sur une hauteur par ex en pensant qu’elle y retrouverait du réseau.

        Puis elles se sont mortes, l’une après l’autre.

        Plus tard, comme tout le mode cherche, des locaux ou des gens des tribus ont pu élargir le champs des recherche et tomber sur les corps. Etc…..

        • TRUCI
          13 août 2020 / 20 h 33 min

          J’ajoute que cette hypothèse de l’égarement est renforcée par les conditions de départ qu’on oublie un peu : Le 2 Mai, après avoir constaté l’absence des filles, personne ne sait ou sont allé les filles ce 1er Mai.
          Elles ont contacté Feliciano pour faire une excursion au volcan le 2 Mai, mais elles n’ont dit à personne qu’elles allaient aller au Pianista par elles même. Pas plus qu’elles n’ont dit à qui que ce soit qu’elles avaient l’intention de continuer un peu au delà du sommet, ce qu’elles ont pu décider une fois sur place, j’en conviens.
          Cette excursion elles l’ont choisit en regardant sur internet, sans passer par un guide.
          Par conséquent, dans l’hypothèse d’un égarement, lorsqu’elles comprennent qu’elles sont vraiment perdu et qu’elles ne parviennent ni a retrouver le chemin, ni à contacter les secours faute de réseau, alors elles doivent aussi se dire que personne ne sait qu’elles sont la.
          Ce qui a pu les inciter , non pas à rester sur place en attendant d’être retrouvé mais à bouger d’avantage pour continuer de chercher, et donc de se perdre d’avantage.

          • Alex
            13 août 2020 / 23 h 57 min

            Je n’ai jamais cru en la thèse du simple égarement…

            Parce que l’utilisation des téléphones est étrange et ne reflète pas une profonde inquiétude… Elle indique une sorte de résignation dès le 1er jour… On téléphone seulement 2 fois malgré la perspective de passer une nuit entière dans un environnement très hostile sans visibilité. Et les jours suivants confirment cette tendance.

            Je persiste à croire en une privation de liberté très rapide.

            • TRUCI
              14 août 2020 / 0 h 18 min

              Que vouliez vous qu’elles fassent? Il n’y a pas de réseau et leurs batteries sont à la moitié.
              Quel intérêt si il n’y a pas de réseau à insister et insister encore puisque le petit symbole , les bâtons , sont absents et que de toute évidence aucun appel ne peut aboutir. A part bouffer les batteries ça ne servait à rien sauf à réessayer à chaque fois qu’on a bougé d’endroit et trouver un lieu un peu en hauteur éventuellement.
              Elles ont du vérifier de temps en temps si elles parvenaient en bougeant à avoir du réseau mais juste très rarement et vite on coupe le tel pour sauver les batteries.
              C’est d’ailleurs ce qui me convainc aussi qu’elles ont du essayer de trouver leur chemin et bougé. Et se perdre encore plus.

            • TRUCI
              14 août 2020 / 1 h 25 min

              Regardez à nouveau la partie 2 de Romain concernant la téléphonie.
              Elles ont tenté à plusieurs reprises de voir si elles ont du signal puis elles ont éteint leur portable.
              C’est logique. Et les premiers jours elles ont évidemment bougé d’où les tentatives rares mais,logiques.
              Et du reste , 1 fois elle ont accroché un signal mais finalement ça n’a pas aboutit. Elles étaient peut être pas si loin du bon versant à ce moment la……..

              Et à partir du 4 avril, elles n’ont plus qu’un téléphone car celui de Lisanne n’a plus de batteries.

              Quant aux multiples tentatives du 7 au11 avril, elles ont pu être réalisé par Lisanne qui est probablement à ce moment la seule encore vivante. Kriss à pu mourrir le 7 avril ou faire une chute , ou simplement être atteinte d’épuisement.

              Dans ce cas ce serait Lisanne qui a pris les photos de nuit le 8 avril , et tenté de se signaler à un hélicoptère. Et elle prend une photo de l’arrière de la tête de Kriss qui est à mourante ou déjà morte.

              Mais Lisanne est dans un état totalement inimaginable , peut être avec des hallucinations (10 jours dans la jungle) et elle a du mourrir peu de temps après , du reste, elle n’a pas éteint la portable. Peut être Kriss lui avait donné un jour son code mais dans son état, Lisanne ne parvenait pas à s’en souvenir (ça nous est touts arrivé d’oublier un mot de passe et d’essayer des tas de fois). Peut être à ce moment la Lisanne voulait laisser une trace, un message car elle sentait que c’était la fin, mais elle n’a pas pu.

              mardi 1er avril 2014

              A 16h39 : le téléphone de Kris appel le 112.

              A 16h51 : le téléphone de Lisanne appel le 112.

              mercredi 2 avril 2014

              A 6h58 : le téléphone de Lisanne appel le 112.

              A 8h14 : le téléphone de Kris appelle le 112. Un imprimé d’écran de son téléphone est également pris, suivi par l’action d’un doigt glissant sur l’écran de l’iPhone.

              A 10h53 : le téléphone de Lisanne appelle le 112 et le 911.
              A 13h56 : le téléphone de Lisanne appelle le 112 et le 911. Le téléphone établit un contact avec le réseau téléphonique mais les appels n’aboutissent pas.

              mercredi 2 avril 2014

              A 6h58 : le téléphone de Lisanne appel le 112.

              A 8h14 : le téléphone de Kris appelle le 112. Un imprimé d’écran de son téléphone est également pris, suivi par l’action d’un doigt glissant sur l’écran de l’iPhone.

              A 10h53 : le téléphone de Lisanne appelle le 112 et le 911.
              A 13h56 : le téléphone de Lisanne appelle le 112 et le 911. Le téléphone établit un contact avec le réseau téléphonique mais les appels n’aboutissent pas.

              jeudi 3 avril 2014

              A 9h33 : le téléphone de Kris appelle le 911

              A 13h50 : le téléphone de Lisanne est allumé pour regarder s’il y a du signal.

              A 16h: le téléphone de Kris est allumé pour vérifier le signal.

              A 16h19: le téléphone de Lisanne est allumé pour vérifier le signal.

              vendredi 4 avril

              A 4h50 : le téléphone de Lisanne est allumé pour vérifier le signal.

              A 5h : le téléphone de Lisanne est de nouveau allumé, mais il s’éteint à cause de la batterie qui est à présent vide.

              A 10h16 : le téléphone de Kris est allumé pour vérifier le signal.

              A 13h42 : le téléphone de Kris est allumé pour vérifier le signal.

              samedi 5 avril 2014

              A 10h50: le téléphone de Kris est allumé pour vérifier le signal.

              A 13h37: le téléphone de Kris est allumé pour vérifier le signal, toutefois aucun code PIN n’est entré.

              dimanche 6 avril 2014

              A 10h26: le téléphone de Kris est allumé afin de vérifier le signal. Le code PIN n’est pas rentré.

              A 13h37: le téléphone de Kris est allumé afin de vérifier le signal. Le code PIN n’est pas rentré.

              lundi 7 au jeudi 10 avril 2014

              Ce sont 70 à 90 tentatives d’entrer le bon code PIN, qui sont réalisées sur le téléphone de Kris.

              vendredi 11 avril 2014
              A 10h51 : le téléphone de Kris est allumé sans entrer le code PIN, afin de vérifier le signal. Il ne sera pas éteint après cette utilisation.

          • TRUCI
            14 août 2020 / 2 h 01 min

            Désolé, je voulais dire 1er Avril et 2 Avril, vous aurez rectifié.

            • Alex
              14 août 2020 / 9 h 46 min

              Bonjour Truci !

              Romain a donné des informations très importantes… Autant sur le sentier El Pianista, il est fréquent de se perdre autant après le Mirador, il n’est pas possible de se perdre. Il affirme cela après ses propres observations sur place. Les filles auraient pu donc retourner au Mirador sans trop de difficulté. Si les filles s’étaient blessé, elles seraient resté sur place et elles auraient été découverte par les équipes de recherche.

            • MARIO, ITALIA
              14 août 2020 / 9 h 48 min

              Comme Romain nous l’a bien expliqué et nous avons pu le vérifier dans sa vidéo tournée au-delà du Mirador, il n’y a qu’un seul chemin qui est très bien défini. En fait, les filles ont marché sans problème jusqu’à la photo numéro 508. Pensez-vous qu’il soit possible que soudainement, après une promenade aussi réussie et paisible, les filles aient décidé de plonger dans la jungle avec le risque de se perdre?
              Car c’est le seule façcon de se perdre, puisqu’il n’y a qu’un seul chemin et donc il suffirait de le suivre pour revenir en arrière ou continuer. Je me demande: le chemin se terminera quelque part et donc même s’ils avaient continué à le suivre, ils auraient atteint la destination …

            • Anonyme
              15 août 2020 / 15 h 54 min

              Pas d helico la nuit..
              C est etrange l appel de 13h56 d avoir 1 sc de co et de ne pas insisté jus qu au lendemain

            • TRUCI
              16 août 2020 / 17 h 24 min

              Bonjour, @ Alex, MARIO, ITALIA

              Il n’est pas possible de se perdre SI on reste sur le sentier.
              Donc si on veut élaborer des hypothèses , il faut s’autoriser à imaginer qu’elles pu ont quitter le sentier et tenter d’en trouver la raison.
              Comme je tente d’exploiter au maximum la thèse de l’égarement, à laquelle je crois à 60%, je tente de trouver quel a pu être l’enchainement des évènements.
              Elles quittent le sentier donc :

              1/ Elles, surtout Kriss à mon avis, ont pu avoir envie de jeter un coup d’œil dans une direction en dehors du sentier en imaginant qu’il serait facile de revenir sur ses pas. Or il suffit de quelques dizaines de mètres dans une forêt sauvage pour se perdre si on s’éloigne du sentier.

              2/ L’une des filles a pu se blesser juste après la photo 508, Lisanne en l’occurance, en rejoignant Kriss en contrebas. Si vous regardez la photo ou Kriss traverse, elle fait bien attention ou elle met les pieds avant de grimper sur son rocher. Peut être lisanne , plus grande et fine, glisse ou dérape et chute.
              Elles décident de revenir évidemment mais Lisanne boite, claudique lentement, et se sent incapable de continuer sur un terrain aussi accidenté, la ravine par ex. Quand on fait une chute, la douleur s’installe après la chute de plus en plus. Peut être à ce moment la tentent elles d’appeler chacune après l’autre avec leur portable…mais elles réalisent qu’il n’y a pas de réseau.
              Puis, devant cette impossibilité de contacter qui que ce soit, prenant conscience que personne ne sait ou elles sont allé ce 1er Avril , elles décident de tenter de couper en terrain plus plat en ayant l’impression de garder la bonne direction, mais elles se perdent.

              3/ Elles sont sur le chemin du retour , les deux filles sont indemnes. Elles s’engagent dans la ravine et au bout d’un moment (mais j’ignore quelle est la longueur de cette ravine) elle constate qu’il y a des serpent au beau milieu de cette ravine qui semblent installés la. Impossible de les contourner et inimaginable de les enjamber. Alors au bout d’un moment elle reviennent sur leurs pas, sortent de la ravine et tentent de la contourner en pensant pouvoir rejoindre le chemin plus loin, et elles se perdent.

            • MARIO, ITALIA
              17 août 2020 / 11 h 17 min

              Bonjour à tous.

              J’apprécie cette discussion parce que toutes les hypothèses sont rationnelles et logiques, pas comme on lit ailleurs sur Internet où il y a des commentaires farfelus. J’espère que le même ténor sera maintenu à l’avenir.

              @TRUCI
              Merci pour vos clarifications.
              Évidemment je ne peux pas écarter vos très bonnes hypothèses, mais je reste convaincu à 90% que la SEULE raison pour laquelle les filles quittèrent le chemin est l’enlèvement par quelqu’un. Qui et pourquoi? Je ne sais pas, je peux juste faire des suppositions.

            • Fab
              21 août 2020 / 10 h 24 min

              Bonjour
              On peut lire que le chemin qui s’enfonce dans la jungle après le Pianista est unique. Mais est-ce le cas à l’aller comme au retour ? Il n’est pas rare de se perdre en forêt parce qu’on ne remarque pas des sentiers convergeant sur les côtés et au retour on se retrouve devant plusieurs directions possibles.

        • Anonyme
          15 août 2020 / 15 h 44 min

          Pas d helico la nuit..

          • TRUCI
            16 août 2020 / 17 h 52 min

            @ANONYME

            Bonjour,

            Vous faites la remarque si j’ai bien compris que la nuit il n’y avait pas de recherche par hélicoptère.
            Je comprend que les hélicoptères, même de recherche et secours, ne volent pas la nuit au dessus de la jungle ?

            Mais même si c’est vrai, il est aussi tout à fait possible que les filles qui sont retranchées au bord de la rivière mais en contrebas, c’est à dire, d’une certaine façon en dessous du niveau de la jungle, aient pu apercevoir des faisceaux lumineux agités de façon aléatoire dans pleins de directions par les équipes de recherche à pied.

            Voyant ça, même si c’est assez éloigné, elles tentent de se manifester en utilisant le flash de l’appareil photo ce qui expliquerait que l’on ai le sentiment qu’elles visent vers le haut. Donc vers la jungle qui est en hauteur par rapport à leur situation , et d’où provenaient ces lumières.
            Mais si les lampes torches utilisées par les sauveteurs sont certainement très puissantes et donnent des faisceaux continus, les flash d’appareil photo sont eux, comme le fait remarques un intervenant, de faible portée et surtout fugace.
            Et pour leur flash comme pour leurs éventuels cris , tous ont pu être absorbé par la jungle et ne pas être entendu par les sauveteurs qui n’étaient pas forcément tout prêt de la.

            Et la journée, comme elles ne peuvent pas faire de feu, elles utilisent une branche à laquelle elle accrochent le sac en plastique rouge pour tenter de se faire repérer par l’hélicoptère qui pour le coup vole de jour.

  16. MARIO, ITALIA
    13 août 2020 / 14 h 29 min

    Bonne après-midi,
    dans la vidéo tournée par les parents de Kris qui accompagnent Feliciano et d’autres indigènes sur le chemin parcouru par les filles, on remarque une plante particulière (de la minute 10:45 à la minute 11:21). Y a-t-il quelqu’un qui puisse me dire de quelle plante il s’agit?
    Il y a une raison spécifique pour laquelle je pose cette question, mais je ne veux pas la révéler pour le moment.
    Merci beaucoup.

  17. MENO
    13 août 2020 / 17 h 19 min

    Cette triste affaire est l’occasion de rappeler que lors de randonnées (surtout hors d’Europe) il est conseillé d’avoir un smartphone avec la carte de la région utilisable sans réseau et d’avoir un chargeur de smartphone par cellules solaires. Sauf logiciel local adapté on peut télécharger une zone avec google maps (avant la randonnée en utilisant une borne wifi) qui sera lisible sans signal gsm. Et bien sûr il faut avoir de l’eau.

    • Alex
      13 août 2020 / 23 h 47 min

      Vous faites bien de rappeler les règles de sécurité.

      On peut se poser beaucoup de questions au sujet de l’organisation de cette randonnée par les filles…

      Elles ne préviennent personne du fait qu’elles vont partir en randonnée, elles partent avec 50cl d’eau pour 2 pour un minimum de 4h de marche, les batteries des 2 téléphones sont à moitié pleine.

      C’est étrange… Que peut-on en déduire ?

      • TRUCI
        14 août 2020 / 0 h 05 min

        Bonjour,

        Moi je crois qu’elles ont été déstabilisé par le fait qu’elles n’ont pas pu commencer à travailler pour l’école et qu’elles se sont retrouvé avec 1 semaine sans rien de prévu.
        Tout vient de la en fait quand on y pense.
        Elles auraient du commencer la 1er Mai à l’école en fait…….
        Alors elles ont improvisé, booker une excursion Volcan pour le 2 mai avec Feliciano, et le 1er Mai, elles ont regardé sur internet, ou le 31 au soir, et elles ont décidé d’aller faire cette excursion sans guide car pas trop loin et considéré comme facile.
        Mais elles n’avaient aucune expérience. Si elles avaient demandé conseil à des randonneurs, ils auraient pu leur conseiller pour emporter un kit médical, télécharger la carte des lieux sur leur portable ou la prendre dans un site touristique, prendre plus d’eau, de quoi manger (des barres énergétiques), un poncho, un couteau, un briquet ETC.
        Si elles avaient été un peu plus au courant elles auraient vu que passer le sommet il n’y a plus de réseau etc etc
        Et aussi, prendre en compte le levé et le coucher du soleil sous les tropiques.
        Donc partir plus tôt par ex, même si ça na les aurait pas empêcher de se perdre.
        Mais après tout, elles sont arrivé au sommet vers 13h30; Et il fallait 2h30 pour redescendre donc retour au pied vers 16H00; Or le soleil se couche à 18h00……etc etc
        Bref, elles ont improvisé cette excursion alors qu’elles auraient du être au travail dans l’école. Semaine annulée curieusement au dernier moment du reste et de façon assez sèche par la directrice de ce centre……
        « Une journée bizarre » avait noté Lisanne dans son journal, et elle était contrarié et déçut c’est évident.

        • TRUCI
          14 août 2020 / 2 h 02 min

          Désolé, je voulais dire 1er Avril et 2 Avril, vous aurez rectifié.

  18. Geronimo
    14 août 2020 / 11 h 09 min

    @Truci

    Pour les appels aux secours les premiers jours, ça n’est pas le fait qu’ils soient rares qui est étonnant (ça s’explique effectivement par le nécessité d’économiser la batterie et l’absence de signal réseau), mais le fait que ces tentatives aient toujours été faites dans les mêmes créneaux horaires: si un appel n’aboutit pas (pas ou peu de réseau) j’aurais plutôt tendance à essayer à plusieurs moments différents (sachant que la réception d’un signal faible dépend de la météo, du vent, du taux d’humidité…), plutôt que d’attendre le lendemain et de réessayer à la même heure.

    D’autre part il faut aussi supposer que les deux filles aient été immobilisées (blessures graves) très vite, sinon au moins l’une d’elles aurait essayé de marcher jusqu’à trouver des gens ou du réseau.

    • TRUCI
      14 août 2020 / 12 h 29 min

      @GERONIMO

      Si vous regardez bien les copier coller de la téléphonie, je ne trouve pas que les appels soient toujours dans les mêmes créneaux horaires. (Attention en les copiant, j’ai mis deux fois le 2 avril).
      Je pense qu’elles bougent et cherchent leur chemin et que lorsqu’elles pensent être dans un endroit adéquate, elles tentent d’appeler. Et parfois aux mêmes heures mais pas toujours aux même heures, regardez bien la liste.

      Par ailleurs, il ne s’agit pas d’un signal faible mais d’une absence de signal de ce côté la. Pas d’antennes relais. Ce qui explique qu’elles vérifient si il y a du réseau à plusieurs reprises mais sans appeler.
      Les fois ou elles ont tenté d’appeler , ça peut être le moment ou une petite connexion s’est établie (elles se sont déplacé en hauteur par ex ou rapproché du bon côté sans le savoir ), et la elles tentent mais c’est fugace et ne tient pas suffisamment pour faire un appel.

      Pour ce qui est d’une blessure de l’une des filles, j’avais imaginé que Lisanne aurait pu chuter juste après la dernière photo ou elle prend Kriss un peu en hauteur. Mais même si elles sont immobilisées ou ralenties, je ne crois pas que la fille valide, Kriss en l’occurrence, ait laissé celle qui est blessé toute seule. En revanche, après s’être remis de l’évènement, elles tentent d’appeler sans succès constatant l’absence de réseau. MAIS elles réalisent qu’elles n’ont prévenu personne de leur excursion au Pianista et du fait qu’elles sont allé au delà du sommet. Après effectivement, en restant sur place, elles ont pu faire une mauvaise rencontre. Ou même, si la fille blessé parvient à marcher très lentement, elles font une mauvaise rencontre avec quelqu’un qui prétend vouloir les aider.

      Mais dans le cas ou il n’y a pas de blessure, et puisqu’elles sont passé de l’autre côté du sommet , la il n’y a que deux solutions : elles se perdent ou elles sont agressées.
      Je sais que Romain explique que d’après lui, il est impossible de se perdre……. mais uniquement si on reste sur le sentier.
      OR, comme j’ai le sentiment que c’est Kriss qui ouvrait la voie, qu’elle était un peu plus téméraire que Lisanne qui suivait, elle aurait pu avoir envie de s’écarter pour aller dans une direction qui lui semblait intéressante. Juste pour un moment en pensant qu’il serait facile de revenir sur ses pas et reprendre le sentier. Elle a même pu imaginer couper en pensant faire de ce fait un raccourci rapide à travers la jungle.
      J’ai déjà lu de la part d’internaute que même des randonneurs chevronnés arrivent à se perdre en s’écartant de 50m de leur sentier. C’est peu probable si vous voulez, mais c’est pas impossible.

  19. TRUCI
    14 août 2020 / 14 h 09 min

    @GERONIMO

    J’ajoute pour finir qu’il est possible que Lisanne se soit blessé mais pas une blessure mortelle ou gravissime.
    Elle a pu se fouler la cheville par ex. Elle est grande, 1,84m, un gabarit moins à l’aise pour crapahuter.
    A partie de la, évidemment elles ne font plus de photos, d’autant que à partir du moment ou elle sont allé au delà du sommet, il n’y a plus de photos de Lisanne , uniquement de Kriss qui ouvre la voie. Elle va plus vite, c’est elle à mon avis qui avait le plus envie de pousser plus loin, et Lisanne suit.
    Bref, Lisanne se foule la cheville juste après la photos 508. Au bout d’un certain temps, elles décident de revenir vers Bokete, d’autant qu’elles n’ont dit à personne qu’elles étaient la, et après le sommet.
    Lisane peut encore marcher mais en boitant, lentement, et en faisant des pauses tout le temps.
    Mais à un moment, elles se rendent compte que dans cet état la, Lisanne ne peut plus emprunter le sentier car il est beaucoup trop escarpé (comme la ravine) et impossible pour elle dans son état de repasser par la.
    C’est donc peut être à ce moment la qu’elles tentent de prendre un raccourci en terrain plus plat , en prenant une direction qui semble pouvoir recouper le sentier plus loin. ……. Et en fait elles se perdent.
    Et c’est après qu’elles tentent d’appeler les numéros d’urgence mais….pas de réseau.
    Elles se perdent de plus en plus, et les recherches ne commenceront que bien plus tard puisque personne ne sait encore ou elles sont partit ce 1 avril. ……Etc

  20. Geronimo
    14 août 2020 / 15 h 36 min

    OK pour les créneaux horaires, j’avais lu ça quelque part mais c’est assez faux en effet. Par contre:

    « [J+1] A 13h56 : le téléphone de Lisanne appelle le 112 et le 911. Le téléphone établit un contact avec le réseau téléphonique mais les appels n’aboutissent pas. »

    Il y a donc eu au moins une fois où le signal était présent mais trop faible. La réaction « normale » dans ce cas, serait de rayonner autour de ce point jusqu’à ce que l’appel aboutisse. C’est pour ça que je pense que dès le début les deux étaient blessées/immobilisées.

    C’est vrai qu’à deux, si une personne se blesse, l’autre a toujours le dilemme de rester, ou de partir chercher des secours. Mais si on décide de rester et si rien ne se passe pendant 1, 2 ou 3 jours ça n’a aucun sens de rester, la seule option est de partir chercher des secours, surtout si comme le dit Romain il n’y a en gros qu’un seul sentier et qu’il est très fréquenté.

    Peut-être une explication est le problème de l’eau. Apparemment elles sont parties avec très peu d’eau (ça me paraît dingue, dans un tel endroit, mais je sais que beaucoup de gens sont très imprudents avec l’eau). Le premier jour elles se perdent, pas forcément loin du sentier/signal mais en tout cas dans un endroit sans eau. A J+1 un appel est proche d’aboutir, mais elles crèvent de soif et il faut choisir entre chercher le sentier/signal et chercher de l’eau: dans ce cas on n’hésite pas, l’eau est le plus important. Elles prennent des risques pour accéder à une rivière (les berges sont souvent abruptes), elles trouvent de l’eau mais n’arrivent pas à remonter, soit parce que c’est trop raide, soit parce qu’elles se sont blessées. Et là s’il n’y a pas de réseau ni de sentier, c’est foutu…

    • TRUCI
      14 août 2020 / 16 h 50 min

      @GERONIMO

      Oui ça se tient cette histoire de l’eau. Déjà qu’elles n’ont pas à manger à mon avis.
      Le fait qu’elles soient partit avec aussi peu d’eau et aussi peu d’équipement montre qu’elles ont improvisé cette excursion en voulant se passer d’un guide.
      Autre erreur, elles n’ont prévenu personne de leur intention. Elles ont juste consulter les infos sur internet et en voyant les photos des autres internautes qui avaient fait cette rando, elles se sont décidé comme ça. Et de plus elles ont du voir des photos prises après le sommet (ravine , rivières etc) et donc arriver en haut elles ont du se dire qu’elles avaient le temps d’aller jeter un coup d’œil par la.

      Pour la téléphonie et le jour ou il y a eu une connexion, à mon avis la fille qui tente d’appeler ce jour la ne s’est peut être pas rendu compte qu’il y avait eu un semblant de connexion pendant quelques secondes.
      Sinon elle aurait insister je pense. Et l’autre aussi avec son téléphone car les deux marchaient encore à ce moment là. Et c’était le 2 avril, donc elles devaient être encore lucides et combatives.

      Pour le fait qu’une des deux filles auraient pu décider au bout d’un moment de partir chercher de l’aide, je pense que comme elles sont perdu toute les deux, il était peu prudent qu’elles viennent en plus à se séparer.
      La fille valide aurait été plus vite certes, mais étant perdue, ça n’aurait pas vraiment aidé à part les isolé l’une de l’autre ce qui aurait été encore plus cauchemardesque. Mais c’est peut être ce qui est arrivé ……….
      Évidemment ,si mon hypothèse est juste, alors il aurait fallu que Kriss parte seule sur le sentier en laissant Lisanne AVANT qu’elles ne se perdent. Mais je suis persuadé qu’elle n’aurait pas pu laisser son amie toute seule dans la jungle et blessé. D’autant que je ne suis même pas sur qu’elles savent qu’à partir du sommet, elles peuvent avoir du réseau. A ma connaissance, elles n’ont pas appelé ou envoyer de message quand elles sont arrivé au sommet. Elles ont juste pris des photos avec les smartphone.
      Donc dans leur esprit elles doivent considéré qu’il n’y a pas de réseau sauf à revenir à Bokete ou en bas vers le restau de l’entrée. Donc elles doivent revenir dans la vallée, pas d’autres solutions. Et donc si Kriss était partit seul , ça voulait dire laisser Lisanne pendant des heures jusqu’à ce qu’elle parvienne en bas vers le restau. Elles ont du préférer tenter de faire ça ensemble.

    • TRUCI
      14 août 2020 / 18 h 03 min

      @GERONIMO

      Je reviens sur cette histoire d’eau.
      Je pense que vous mettez la, dans l’hypothèse d’un égarement bien sur, le doigt sur un fait majeur.
      Non seulement il faut qu’elles aient de l’eau mais en plus elles n’ont rien pour la transporter , à part une petite bouteille d’eau 50 cl.
      De ce fait elles ont du se sentir bloquer au bout d’un moment car pour repartir crapahuter dans la jungle en sachant que ça va être long et sans être sur de retrouver le sentier, il aurait fallu pouvoir se constituer une réserve d’eau suffisante à emporter.
      Donc elles ont assurément passé quelques jours au bord de la rivière. Par ailleurs , c’est souvent ce que font les gens perdus dans les forêts, trouvé une rivière, c’est trouvé une sorte de chemin d’eau qui peut amener en le suivant vers un pont.
      Mais est-il possible qu’elles n’aient croisé personne pendant tout ce temps ? Etaient-elles réfugiées dans une cavité ouverte naturelle près d’une rivière ? Ont-elles chaque jour lentement avancé en suivant la rivière mais en allant dans une direction qui les éloignait au lieu de les faire revenir dans la bonne direction ?

      Mais de toute façon, si elles ont survécut aussi longtemps dans cet hypothèse de l’égarement , elles ont tout fait pour ne pas rester, surtout la nuit , dans la jungle. Donc au bord d’une rivière, dans un endroit dégagé mais peut avec une cavité pour la nuit ou la journée se protéger du soleil. Et surtout avec la possibilité de boire sans restriction puisque sans eau, elles seraient mortes très vite.

      • Geronimo
        15 août 2020 / 15 h 20 min

        A première vue ça paraît une bonne idée, quand on est perdu, de suivre un cours d’eau parce que ça amène forcément à un endroit habité. Mais très souvent, en particulier dans une jungle tropicale, ça n’est pas possible parce que c’est trop escarpé. Et si c’est difficile d’accès, alors personne ne passe. L’hypothèse que les filles soient restées coincées près d’une rivière me paraît donc plausible, surtout si elles se sont blessées.

        Si en plus cet endroit correspond à celui où ont été prises les dernières photos de nuit, alors la police aurait pu retrouver des traces, si elle avait pris la peine de faire une enquête en bonne et due forme…. que c’est triste.

        • TRUCI
          15 août 2020 / 22 h 03 min

          Oui c’est terrible, si cette hypothèse est la bonne, elles ont vraiment joué de malchance.
          Ce qui est rageant c’est de se dire que ce jour la, elles auraient du se trouver dans l’école pour leur travail.
          L’annulation au dernier moment et le sentiment de s’être fait véritablement jeter les a déstabilisé , c’est sur.
          Elles se sont dépêché de remplir cette semaine, le 2 avec l’excursion du volcan , et le 1er, seules, avec le Pianista. Peut être seules pour économiser l’argent du cout d’un guide pour une excursion qu’elles pensaient facile et sans danger.

          Dans le fond leur plus grande erreur, mais je ne les blâmes évidemment pas, c’est de n’avoir prévenu personne.
          Il aurait suffit que la veille au soir, elle le dise , si elle l’avait déjà décidé, à la masseuse , et je pense qu’on aurait pu les retrouver. Mais elles ont du décider ça tard le soir avant de se coucher en regardant internet ou le matin du 1er Avril.
          Car ensuite, plusieurs jours ont été perdu pour organiser les recherches et déterminer ou chercher.
          Si ils avaient su dès le Lundi soir qu’elles étaient allé au Pianista, alors les guides et les locaux auraient pu partir tout de suite, même de nuit, pour commencer les recherches.
          A ce moment , ils auraient eu de bonne chance de les trouver je pense………….
          Finalement, allez dans une forêt sauvage, c’est comme prendre la mer, il ne faut jamais oublier que la nature est toujours plus forte que nous.

  21. Geronimo
    14 août 2020 / 16 h 04 min

    En fait c’est les 4/5/6 avril que les appels sont bizarres:

     »
    vendredi 4 avril

    A 4h50 : le téléphone de Lisanne est allumé pour vérifier le signal.

    A 5h : le téléphone de Lisanne est de nouveau allumé, mais il s’éteint à cause de la batterie qui est à présent vide.

    A 10h16 : le téléphone de Kris est allumé pour vérifier le signal.

    A 13h42 : le téléphone de Kris est allumé pour vérifier le signal.

    samedi 5 avril 2014

    A 10h50: le téléphone de Kris est allumé pour vérifier le signal.

    A 13h37: le téléphone de Kris est allumé pour vérifier le signal, toutefois aucun code PIN n’est entré.

    dimanche 6 avril 2014

    A 10h26: le téléphone de Kris est allumé afin de vérifier le signal. Le code PIN n’est pas rentré.

    A 13h37: le téléphone de Kris est allumé afin de vérifier le signal. Le code PIN n’est pas rentré.
     »

    Si on ne le fait pas exprès, quelle est la probabilité d’appeler 2x/j pendant 3j dans les mêmes créneaux horaires ? Et si c’est fait exprès, pourquoi ?

  22. TRUCI
    14 août 2020 / 17 h 18 min

    Oui je dois dire que c’est difficile d’expliquer ça , à moins d’accepter que c’est juste une coïncidence.
    Peut on imaginer qu’elles aient décidé de faire des appels uniquement à ces heures, comme un protocole mais pourquoi ? Après que le portable de Lisanne soit out, il n’y a plus que celui de Kriss. Il faut donc redoubler de prudence pour préserver la batterie le plus possible.
    Elles auraient décider de ne plus utiliser le portable restant que 2 fois par jour. Et dans ces heures la…?
    Elles ne vont appeler que deux fois par jour, probablement parce qu’il n’y a plus qu’un téléphone.
    Pourquoi à ces heures la , oui, c’est la question.
    Est-il possible qu’elles aient eu le sentiment d’avoir du réseau à un endroit particulier (en hauteur) et à une heure spécifique et que donc elle persistent à essayer dans le même créneau horaire et au même endroit ??
    Est-ce que tout simplement, elles ont une sorte de rythme qui alterne les moment de sommeil et les moments de réveil et que ça correspond au moment ou elles font leurs deux appels journaliers ?

    Une chose est sure, quand le portable de Lisanne est out, elles ont du en prendre un coup au moral car même si elles ne parvenaient pas à avoir du réseau, c’est quand même un peu d’espoir qui s’éteignait……….

    Mais dans une hypothèse criminel, je ne vois pas les auteurs faire ce genre de manip.
    Je crois que ce sont elles qui ont tenté d’appelé les urgences malgré cette téléphonie curieuse.

  23. Jerry
    15 août 2020 / 0 h 37 min

    Il ne s’agit pas d’appels, mais de téléphones allumés. D’ailleurs l’indication « pour vérifier le signal » me semble une « interprétation » donnée à cet allumage. D’où proviennent ces données ? De quelle manière ont-elles été récupérées ? Sont-elles seulement complètes ? A-t-on l’indication du temps passé allumé après chaque allumage ? Par exemple Romain que je félicite pour sa motivation, sa détermination et sa persévérance indique que les téléphones sont coupés après les tentatives d’appels le premier jour. Si tel est le cas, alors les filles ont déjà conscience qu’elles risquent de rester un long moment dans la jungle ce qui privilégie la thèse de la perte dans la jungle, qui pour ma part est celle qui me paraît la plus plausible après cette troisième partie de Romain et son explication sur l’état des restes retrouvés des filles qui pourrait résulter des effets de la jungle.
    Ce premier jour, l’hypothèse de la blessure est aussi envisageable « en sus » de la perte. Si l’une était blessée mais non l’autre et que le chemin de retour était connu, alors la personne en bon état aurait été chercher les secours…
    Le fait que les 2 appels ne soient pas simultanés m’interrogent, si l’une tente d’appeler mais n’obtient pas de réponse alors elle demande à l’autre de vérifier si son téléphone « passe »… Mais peut-être que les horaires des 2 téléphones n’ont pas été synchronisés une fois récupérées les données.
    Concernant les allumages des téléphones, il est effectivement probable que cela soit afin de vérifier le réseau. Pour ma part je n’ai pas non plus l’impression qu’il y ait une telle régularité dans les allumages, certains horaires peuvent apparaître se regrouper, mais cela peut être en raison du contexte où se retrouvent les filles. A savoir que si elles sont perdues « au sens géographique », il me semble qu’en dehors de ces portables elles le sont également au sens « temporel », vu que je n’ai pas vu de montres à leurs poignets sur les photos. Ce qui veut dire qu’une fois éteints leurs téléphones elles n’ont pas de notion du temps qui s’écoule et distinguent probablement les jours en fonction de l’emplacement du soleil qui leur parvient.
    Pour rester sur les téléphones, il est à remarquer le passage du 112 au 911. Peut-être que l’une des filles s’est souvenue du 911 et l’abandon du 112 provient du fait qu’elles aient constaté que l’appel vers le 911 était passé, ces 2 secondes si je ne me trompe pas. Ce qui est étonnant alors que d’autres tentatives n’aient pas suivi directement. Mais peut-être se sont-elles dit qu’au lieu de gâcher leurs appels elles allaient tenter de se déplacer ou d’atteindre une certaine hauteur pour tenter de capter un réseau…

    Pour ma part, j’ai découvert l’histoire en début de mois via un article de bfm sur celle-ci et au fil des recherches, dont ce blog, mon hypothèse a évolué vers une perte dans la jungle. Notamment lorsque le sens des photos de nuit est apparu et que je trouve d’ailleurs étonnant que peu de personnes relèvent le lien. Comme indiqué dans la partie 2 faite par Romain : « Sinaproc et les forces spéciales de Senafront passent la nuit sur un des lieux de recherche. (lequel ?) Les forces spéciales de Senafront réalisent pour la première fois des recherches la nuit en utilisant des signaux d’appel et de lumière. »
    Il est alors fort probable que les photos ne visent qu’à une utilisation du flash afin d’indiquer sa position en réponse aux signaux lumineux qu’elles aperçoivent. C’est d’ailleurs le pire que de se dire, que cette fameuse nuit, elles voient les signaux lumineux et comprennent qu’on les recherche, que l’espoir apparaît et que pendant 3 heures elles essayent de se faire remarquer sans succès. J’ai été voir le mode d’emploi de leur appareil photo et le flash allait jusqu’à 3m50, la végétation l’a probablement absorbé puisque personne ne l’a remarqué. Un hélicoptère l’aurait peut-être vu de haut, mais peut-être n’y en avait-il pas de nuit. Peut-être ont elles crié si des forces leur restaient mais idem que la lumière, il est probable que le son ait été absorbé par la végétation. Peut-être étaient elles aussi aphones à force d’avoir crié auparavant. Cela est déjà arrivé que des randonneurs passent à côté d’un randonneur blessé qui ne pouvait plus signaler sa présence car aphone et immobile.
    Ici, certains internautes ont remarqué que les photos avaient été prises au même endroit. C’est à dire que les filles n’avaient pas la force ou la possibilité de se déplacer vers les secours. Elles ont visé le ciel qui semble dégagé, ce qui pourrait indiquer qu’elles sont près d’une rivière puisque les arbres ne semblent pas cacher le ciel, de même que l’on retrouve une pierre qui semble caractéristique de celles que l’on retrouve aussi bien sur la dernière photo de jour près de l’eau que des vidéos faites de la jungle. La pierre où se trouve « l’outil » fabriqué peut-être par les filles, auquel cas le sens de cet outil interroge. Peut-être, comme les hélicoptères tournaient au dessus d’elles depuis le 3 avril me semble-t-il, alors elles savaient déjà qu’elles étaient recherchées. Elles ont ainsi confectionné une sorte de drapeau sur une longue tige de celles que l’on voit également sur la dernière photo de jour, fine mais haute. Probable que le sac était attaché dans son intégralité dressé au vent pour attirer l’attention des hélicoptères (et qu’il s’est déchiré en se prenant dans d’autres branches). Contrairement à ce que j’ai lu plus haut dans les commentaires, il me semble que les filles avaient fait des courses avant de faire la randonnée, bien que l’on ne sache pas ce qu’elles ont pris, à part probablement cette boîte de Pringles, dont elles se sont probablement servies du fond pour essayer d’attirer l’attention des hélicoptères avec cet effet miroir, mais encore faut-il capter la lumière au fond de la jungle.
    La carte apparaît d’ailleurs sur cette photo avec le fond de la boîte de Pringles mais je n’ai pas vu de représentation de celle-ci me semble-t-il. Pourtant si les filles étaient perdues, elles se sont probablement dirigées avec cette carte avec les éléments qu’elles avaient en leur possession, soit le levé et couché de soleil pour déterminer les points cardinaux qui devaient j’imagine aussi apparaître sur la carte, où les rivières qu’elles ont pu essayer de suivre. Les villages apparaissaient-ils sur cette carte. Sur une carte postée sur la 2ème partie de Romain on voit la ferme de Feliciano. L’emplacement de cette ferme laisse place à l’insinuation. Pour ma part pour avoir vu une interview de Feliciano il m’a paru « sincère » de par ses mouvements oculaires ponctuant ses rappels des faits. Bien que dans une hypothèse criminelle, il pourrait apparaître comme suspect de par son omniprésence, il ne faut pas oublier que cette affaire l’a mis en lumière et qu’il a pu se sentir investi de la mission de retrouver les filles, tout autant que les nombreux internautes qui se penchent sur cette affaire des années après. Feliciano connaît les lieux, avait rendez-vous avec les filles, l’affaire prend de l’ampleur, il doit apprendre à les découvrir au fil des jours et des informations et s’investit totalement dans leur recherche. D’autant plus que s’il avait un lien dans leur disparition, quel serait son intérêt à venir dans leur famille d’accueil pour se mettre en danger ? Les filles auraient pu sortir de la jungle et l’accuser. Quel intérêt de lancer les recherches pour leur porter secours s’il était coupable de quoi que ce soit ?
    Pour revenir à cet emplacement de la ferme de Feliciano, si je ne me trompe pas, celle-ci est à quelques jours à pied de distance du Mirador. Feliciano ne venant pas à pieds, des routes doivent mener jusqu’à sa ferme, auquel cas, s’il vit dans un village, celui-ci était peut-être indiqué sur la carte en possession des filles… Elles ont pu tenter de le rejoindre. Raison pour laquelle on retrouve le sac à dos non loin. Quelqu’un citait ci-dessus le cas récent de Giovanna Fuda, celle-ci perdue dans les montagnes avait fini par abandonner son sac, de même que de se déshabiller avant d’être retrouvée.
    J’ai lu des théories qui verrait dans ce sac une tentative de manipulation, que les photos seraient trafiquées, etc. Pour ma part j’y vois un geste respectueux d’une personne qui a remis le sac trouvé contenant toutes les affaires, sans même toucher apparemment à l’argent. Même s’il y a eu une longue hésitation puisque le sac semble en très bon état et donc a dû être trouvé et récupéré bien avant. Puisqu’il y avait une récompense proposée, il est possible que ce soit la personne qui l’ait trouvé qui l’avait déjà depuis quelques semaines, raison pour laquelle elle aurait indiqué que celui-ci n’était pas là la veille pour se dédouaner de l’avoir gardé autant de temps. Si tel était le cas, en raison du « respect » cité ci-dessus, je pense que la femme a indiqué le réel endroit où elle a trouvé le sac quelques semaines plus tôt…

    Je me rends compte que j’ai fait un roman. Il y a tellement d’éléments de réflexion que l’on est face à cette histoire comme face à un puzzle avec cette impression qu’en assemblant toutes les pièces, la solution émergera. Peut-être serait-il intéressant Romain si tu en fais un sujet pour tes études de créer un site Internet dédié où tu pourrais réunir tous les éléments dans des parties dédiées (les appels, les photos, les journaux, etc. tes vidéos, les interviews que tu comptes faire, etc) de manière à ce que chaque visiteur puisse accéder directement aux éléments qu’il souhaiterait étudier, d’autant plus si tu as accès à des documents officiels car sur le net on trouve de tout, même des photos trafiquées, des théories loufoques, etc qui du coup peuvent mettre en doute les éléments. Par exemple, est-on sûr que la photo de nuit présentant une chevelure rousse est bien issue de l’appareil original ? Où pourrait-ce être une photo récupérée d’Internet qui pourrait être fausse ? Pour ma part j’ai eu du mal avec celle-ci et l’intention derrière la photo. Si on lance des flashs de détresse on ne se positionne pas devant, d’autant plus que j’ai l’impression que les photos de nuit sont prises quasi à ras du sol. La seule hypothèse qui me vient serait une erreur dans la tenue de l’appareil qui aurait déclenché celui-ci vers le bas au lieu de vers le haut, ce qui aurait donc pris la personne prenant la photo, tête baissée pour ne pas être aveuglée par la succession des flashs, mais personne ne semble pouvoir même dire s’il s’agit de l’avant ou de l’arrière de la tête…
    Pour ce qui est de la photo manquante, j’ai lu quelque part qu’il y avait 2 version de la photo 508, telle que je l’ai compris, il s’agirait donc d’une version « éditée » de la 508. La photo 508 a été prise, puis quelqu’un a été dans les options de l’appareil pour l’éditer (soir la recadrer ou autre). En lisant le manuel, j’ai vu que dans ce cas, une fois la photo éditée, l’appareil demande si celle-ci doit écraser la photo originale ou en créer une version « bis » en quelque sorte. Si 2 versions c’est qu’il y a eu une version « bis » enregistrée. Auquel cas, la photo 509 n’a peut-être jamais existée, raison pour laquelle rien n’a été retrouvé sur la carte mémoire. La photo 509 pouvant peut-être être cette photo 508 « bis » et l’appareil photo calculant qu’il y a 509 photos poursuivrait sa numérotation à partir de la 510…
    Sur la photo 508, le short est sali comme si Kris s’était assise sur une pierre mouillée. Peut-être qu’il y a eu une pause à cet endroit, raison pour laquelle l’appareil photo a peut-être été sorti. D’ailleurs on constate que les jambes de Kris sont sales vers l’intérieur et non vers l’extérieur de celles-ci, ce qui pourrait confirmer l’hypothèse d’une pause, les mollets de Kris ayant peut-être frotté une pierre. Mais il pourrait tout aussi bien s’agir d’une blessure puisqu’ayant de l’eau devant elle elle n’en profite pas pour se laver…
    Voilà, un long commentaire qui m’a dépassé, je pense y avoir mis de nombreuses de mes réflexions en espérant que cela puisse aider. Comme dit plus haut je pense pour l’hypothèse de la perte. Ce qui pose la question de savoir à quel moment (sachant qu’elles sont jambes nues) et pourquoi elles quittent le chemin (pique nique, envie pressante, elles entendent le bruit de l’eau…). Peut-être ont elles imaginer prendre un raccourci pour rentrer plus vite. Romain parlait de 2 chemins , l’un qui montait, l’autre qui poursuivait. Peut être qu’arrivées au Mirador elles ont pensé que le chemin devant elles, vu qu’il n’y avait pas d’indications, menait à ce premier chemin qui montait. Pensant revenir sur leurs pas elles continuent tout droit. Au bout d’un moment ne retrouvant pas le premier chemin, elles décident de couper sur la gauche pour essayer de retrouver leur chemin de départ et se perdent…

    Bonne continuation à Romain pour ses recherches. La jungle conserve encore son mystère. Plus haut quelqu’un s’étonnaient que les filles n’aient pas enregistré de messages sur leur portable. Peut-être ont-elles économisé au maximum leur batterie, peut-être aussi qu’aucune n’a voulu enregistrer un tel message devant l’autre de peur de démoraliser… Et qu’ensuite il était trop tard, plus de batterie, plus de PIN, peut-être bloqué par 3 tentatives erronées… Peut-être ont-elles laissé d’autres messages en espérant que la jungle ne les ai pas recouvert…

  24. MARIO, ITALIA
    16 août 2020 / 14 h 07 min

    Bon dimanche,
    ces derniers jours, j’ai regardé une vidéo et lu un livre de Lionel Camy sur ce sujet.
    Dans les deux cas, Lionel mentionne un autre guide touristique en plus de Feliciano (le gentil guide, comme l’appelle Lionel).
    Il dit et écrit que cet autre guide a également fait l’objet d’une enquête policière, mais en vain.
    Je me demande si cette autre personne existe vraiment ou il s’agit tout simplement de Feliciano et il y a juste un petit peu de confusion là-dessous.
    Merci.

    • TRUCI
      16 août 2020 / 16 h 40 min

      @MARIO, ITALIA

      OULALLALLALA Lionel Camy……….On va très vite arriver vers le Terrrrible Dogman , ou des chaman défoncés à l’opium qui rentrent en contact avec des esprits , sans parler des extra-terrestres……..Au secours.

      • MARIO, ITALIA
        16 août 2020 / 17 h 25 min

        Je remarque un certain sarcasme dans ce commentaire 🙂
        Cependant, pour être honnête, Lionel était assez réaliste à cette occasion.

    • Alex
      16 août 2020 / 18 h 19 min

      Bonjour Mario ! Il existe effectivement un autre guide… C’est Plinio Montenegro.

      • MARIO, ITALIA
        16 août 2020 / 18 h 53 min

        Merci Alex.
        Je ne suis pas sûr que Lionel parlait de Plinio. Est-ce qu’il a une mauvaise reputation?
        Parse-que le guide mentionné par Camy peut être impliqué dans la disparition des filles…

        • Alex
          16 août 2020 / 19 h 16 min

          De rien !

          Est-ce que les guides sont impliqués ? Difficile à dire.

          Peut-être le sont-ils mais de manière indirecte. Peut-être connaissent-ils la vérité sans oser la dévoiler car elle pourra condamner une personne proche.

          Quoi qu’il en soit, cette affaire ne profite pas aux guides !

          • Alex
            16 août 2020 / 19 h 21 min

            J’avais d’ailleurs lu que l’épouse de Feliciano était morte peu de temps après l’affaire.

  25. TRUCI
    16 août 2020 / 14 h 57 min

    Bonjour,

    Si on accepte la théorie élaborée notamment avec les remarques judicieuses de GERONIMO, ça veut dire que les filles sont mortes la ou elles se sont réfugiées. Lisanne en dernier après avoir tenté frénétiquement de composer le code Pin du tel de Kriss.
    Et donc c’est un endroit très difficile d’accès, éloigné des zones de passages, et au bord d’une rivière.

    Alors nous avons deux cadavres qui vont se décomposer très rapidement puisqu’ils sont à l’air libre avec un climat tropical.
    Des cadavres en décomposition dégagent une odeur très forte et facilement repérable par tout un tas de prédateurs à plusieurs kilomètres à la ronde.
    Est-il possible, l’endroit n’ayant été trouvé par personne, que pendant tout le temps, assez rapide, de la décomposition, des prédateurs soient intervenus et prélever des parties des corps pour les emmener dans la jungle et les dévorer ou même les ramener dans leur tanière. Plus le temps à passé après leur mort, plus il était facile pour des prédateurs qu’ont peut imaginer divers et nombreux, de faire des prélèvements.
    Quant à l’endroit, plus le temps à passé, le saison des pluies arrivant, il a été totalement nettoyé.
    Ça expliquerait qu’on ai retrouvé très peu de partie des deux corps, et que ceux retrouvé soient dispersés.
    Bien sur je n’oublie pas que sur les os retrouvés, on a trouvé aucunes traces de dents ou de griffes , pas plus que des traces de chocs liés à un passage prolongé dans l’eau et des chocs sur des rochers.
    Mais le pourcentage de squelette retrouvé est ridicule par rapport à la totalité de deux squelette humain.
    Est-il possible que certains os n’aient pas eu à subir les marques de rongeurs ou autres prédateur ? Les parties prélevées par ceux ci n’ont pu être utilisées qu’en partie, et le reste enterré de façon superficielle par ces prédateurs qui par la suite ne sont pas revenu. Ils ont pu en délaisser quelques uns en étant dérangé.

    • TRUCI
      16 août 2020 / 15 h 35 min

      Désolé pour les fautes d’orthographe, je ne me suis pas relu avant d’envoyer. 🙁

  26. TRUCI
    16 août 2020 / 16 h 28 min

    @ANONYME

    Bonjour,

    Vous faites la remarque si j’ai bien compris que la nuit il n’y avait pas de recherche par hélicoptère.
    Je comprend que les hélicoptères, même de recherche et secours, ne volent pas la nuit au dessus de la jungle ?

    Mais même si c’est vrai, il est aussi tout à fait possible que les filles qui sont retranchées au bord de la rivière mais en contrebas, c’est à dire, d’une certaine façon en dessous du niveau de la jungle, aient pu apercevoir des faisceaux lumineux agités de façon aléatoire dans pleins de directions par les équipes de recherche à pied.

    Voyant ça, même si c’est assez éloigné, elles tentent de se manifester en utilisant le flash de l’appareil photo ce qui expliquerait que l’on ai le sentiment qu’elles visent vers le haut. Donc vers la jungle qui est en hauteur par rapport à leur situation , et d’où provenaient ces lumières.
    Mais si les lampes torches utilisées par les sauveteurs sont certainement très puissantes et donnent des faisceaux continus, les flash d’appareil photo sont eux, comme le fait remarques un intervenant, de faible portée et surtout fugace.
    Et pour leur flash comme pour leurs éventuels cris , tous ont pu être absorbé par la jungle et ne pas être entendu par les sauveteurs qui n’étaient pas forcément tout prêt de la.

    Et la journée, comme elles ne peuvent pas faire de feu, elles utilisent une branche à laquelle elle accrochent le sac en plastique rouge pour tenter de se faire repérer par l’hélicoptère qui pour le coup vole de jour.

  27. Jerry
    16 août 2020 / 23 h 03 min

    Concernant la question de l’eau. Ce n’est pas parce qu’une seule bouteille d’eau a été retrouvée dans le sac à dos qu’elles n’en avaient qu’une en leur possession. De même qu’elles ont pu acheter d’autres boissons comme des jus de fruits avant de faire leur randonnée. Vu qu’elles sont deux j’aurais tendance à imaginer qu’elles en ont emmené deux. Si on a dans l’idée de partager une bouteille, il serait alors plus logique de prendre une grande bouteille. 50 cl c’est une dose individuelle.
    D’autre part, l’eau présente dans la jungle peut être bue, sur certaines vidéos on voit des personnes la porter à leur bouche. Vu qu’il semblerait que plusieurs personnes vivent dans cette jungle, dans des « cabanes », il est possible que cette eau soit même utilisée au quotidien. En tout cas, si les filles sont assoiffées et qu’elles trouvent de l’eau, j’imagine qu’elles vont la boire.
    L’eau ne me semble donc pas un problème. Peut-être qu’elles n’en ont pas dès le premier jour mais à priori vu les photos de nuit une semaine après leur disparition elles en ont trouvé. De même, Romain n’indique pas dans la partie 2 si la bouteille présente dans le sac était pleine, mais j’ai l’impression sur la photo que celle-ci est bien à moitié pleine.
    Dans ce cas, une fois qu’on a l’eau on peut boire à loisir et rien n’oblige à rester figé au même endroit, d’autant plus si on a des bouteilles d’eau. On peut suivre la rivière par exemple, d’autant plus que j’imagine que les rivières peuvent être des éléments « remarquables » représentés sur la carte en leur possession.
    Si elles entendent bien les hélicoptères dès le 3 avril et pensent que ces derniers sont à leur recherche (ce dont elles ne peuvent être cependant sûres à 100% à part si ceux-ci restent effectivement longtemps dans les airs au dessus de la jungle), alors elles doivent chercher par tous les moyens à se faire repérer depuis le ciel. Le sac en plastique rouge peut en être un. Leurs vêtements peuvent également servir, mais à priori au lieu de s’agiter dans la jungle, l’idéal est de trouver un endroit à découvert où leurs hauts seront les plus visibles, de même que le sac rouge, leurs mouvements de bras, etc. La logique voudrait que l’on essaye de se rapprocher le maximum du ciel, de monter en hauteur pour trouver un espace dégagé ou alors si on est blessé par exemple de se diriger vers la rivière qui permet d’être à découvert au dessus d’elle, de rechercher peut-être l’endroit où elle est la plus large, où elle est le plus jonchée de pierres au sol sur lesquelles leurs silhouettes pourront se détacher.
    J’ai lu et vu des images extraites apparemment d’une vidéo sur laquelle on indiquait qu’un sac de déchets avait été trouvé près d’une cavité près d’une rivière, il me semble si je ne me trompe pas une douzaine de jours après leur disparition. Dans ce sac il y avait une boîte de pringles, un jus de ceux que Lisanne semble boire à peu près similaire à la boisson qu’elle a à l’extérieur de son sac à l’aéroport, etc. Une semelle rose est trouvée à côté, d’une couleur qui pourrait correspondre aux baskets roses. Un cheveu roux ou blond aurait été trouvé sur cette semelle. Le sac contenant les déchets provient du magasin où les filles auraient fait leurs courses avant la randonnée (logo visible). Apparemment, on ne sait les résultats de l’expertise, si expertise il y a eu. Mais l’idée de la cavité est me semble-t-il une piste sérieuse. Perdues dans la jungle, une fois le problème de l’eau résolu, reste celui de la nourriture et celui de l’abri vu qu’apparemment il semblerait qu’il ait plu durant les recherches. Les filles auraient ainsi très bien pu se réfugier dans une cavité afin de se protéger de la pluie. Mais il semblerait que cet endroit où se trouvait le sac de déchets n’ait pas été retrouvé.
    Pour ce qui est de la question des prédateurs, il me semble que c’est aussi autour du 12 que sont repérés des vautours volant en cercle au dessus de la jungle. Je ne sais plus qui les aperçoit, mais en tout cas cette personne voit cela comme un très mauvais présage.

    @Truci : Pour ce qui est du fait que les filles auraient fini leurs jours là où elles se sont réfugiées, cela me semble improbable. Elles sont 2 ce qui peut avoir joué dans le fait de s’être écarté du chemin. Les parents ont dit qu’elles ne seraient jamais sorti du chemin, mais il faut prendre en compte l’effet de groupe, si individuellement aucune ne se serait aventuré, à 2 le danger est psychologiquement diminué, on peut ne plus le voir, on compte sur l’autre, on lui fait réciproquement confiance… Certains l’ont peut être déjà expérimenté, on marche avec un ami dans la rue et au bout de 10 mn on lui demande où il nous emmène… C’est là que l’ami vous regarde surpris et vous répond qu’il ne sait pas, qu’il vous suivait.
    Si les filles sont perdues, alors la logique voudrait qu’elles ne se séparent pas de peur de se perdre toutes les 2 et de se retrouver seules dans la jungle. Dans ce cas là elles peuvent avancer ensemble dans la jungle. Mais si l’une d’entre elles est blessée alors la personne non blessée se retrouve devant un dilemme, rester auprès de la personne qui supplie que vous restiez ou partir chercher de l’aide et se sauver. Le fait d’entendre les hélicoptères peut faire pencher vers la première possibilité. Ce qui peut expliquer aussi que l’on ne tente pas d’appeler à tout va si l’on considère que les secours s’activent et que l’on va bientôt être retrouvées.
    Cependant une fois que l’une rend son dernier souffle, l’autre n’a plus de raison de rester auprès d’elle. Ce qui expliquerait le sac à dos. La fille encore en vie fait face à son instinct de survie qui lui intime de partir, elle prend le sac après avoir rempli sa (ou ses) bouteilles d’eau, peut être une bouteille dans le sac, une autre à la main (sur une photo qui précède le jour de la disparition, il me semble que l’on voit ainsi Kris avancer, sac au dos, sac plastique à la main gauche et bouteille d’eau à la main droite). Il s’agit alors probablement de l’énergie du désespoir. La fille avance en suivant son seul repère, la rivière. Sur le chemin, ses forces s’épuisent, elle abandonne le sac, raison pour laquelle la personne ayant trouvé le sac, n’a rien trouvé d’autre. Car si les filles étaient restées au même endroit alors la personne ayant trouvé le sac aurait trouvé les filles et d’autres affaires.

    Après, la personne qui reste, comme elles sont amies, à peut-être procédé à une forme d’adieu en raison de la douleur d’abandonner son amie, comme une protection du corps. Peut-être pas l’enterrer car cela aurait demandé une énergie qu’elle ne devait pas avoir, mais peut-être le déplacer, le recouvrir de branches et de feuilles, etc. J’ai cru comprendre que le passeport de Kris était manquant. Peut-être que si Lisanne est celle qui reste alors il est possible qu’elle lui ait laissé un élément permettant de l’identifier dans le cas où elle serait retrouvée. Peut-être lui laisse-t-elle d’autres objets plus sentimentaux.

    Ensuite la fatigue, les vautours, la pluie, la rivière se mêlent…
    Après, il est aussi possible que la personne valide quitte chaque matin (au moment où le soleil se lève et où la chaleur n’est pas à son maximum) la personne blessée afin d’aller explorer les alentours, en suivant la rivière par exemple et qu’elle revienne ensuite. L’allumage du portable pourrait alors servir aussi à vérifier l’heure pour s’assurer de revenir dans les temps auprès de son amie avant la nuit…

  28. TRUCI
    17 août 2020 / 14 h 58 min

    @Jerry

    Bonjour,

    Vous faites des remarques intéressantes et édifiantes , merci.

    . Pour ce qui est du sac , j’avais vu des infos sur d’autres sites et sur you tube. Mais il est invraisemblable qu’aucune analyse ADN n’aient été faites? En plus le sac semble avoir été retrouvé près d’une cavité au bord de la rivière…..Cet endroit serait donc peut être le lieu ou elles se sont réfugiés. Il s’agirait du lieu la pandura . Je pense que Romain envisage certainement de se rendre sur ce lieu .

    . Pour ce qui est des vautours , alors la c’est la première fois que j’en entend parler (?). C’est pourtant une info capitale car ces oiseaux sont les rois des charognards et repèrent leurs proies à des kilomètres à la ronde.
    Il serait intéressant d’interroger des spécialistes de la faune de cette région. Il doit y en avoir qui connaissent et étudient la faune de la jungle du Panama. Ils pourrait même peut être connaitre avec précision la population de vautours présente dans cette jungle , et les lieux de nichages habituels ou repérés. Allez savoir, en allant voir sur place près des nids, on pourrait peut être trouvé des ossements……

    . Vous parlez des habits. On a retrouvé un short sans savoir précisément à quel endroit, ni si il était plié ou juste posé sans soin. Mais si on a retrouvé dans le sac leur soutiens-gorge , en revanche pas de trace du haut vert de Lisanne et de son short, pas plus que du haut rayé rouge et blanc de Kriss……. Si elles sont mortes avec, ce qui est probable, et que des charognards aient ensuite agit, alors il peut y avoir aussi dans leur tanière ou nid des résidus de tissus en conséquence.

    . Je pense que les filles ne sont pas mortes en même temps. J’ai le sentiment que Kriss est morte en premier.
    En revanche, est-ce que Lisanne aurait pu dans son état décider une fois seule de longer la rivière ?? En avait elle la possibilité si c’est un endroit ou elles on atterris en chutant de la jungle. Un endroit escarpé duquel on ne peut pas longer la rivière. En avait elle seulement la force ?
    Je pense qu’elles sont mortes au même endroit mais je peux évidemment me tromper.
    Cela dit la différence trouvé sur les os et les restes, montre que la décomposition et l’état des os n’ont pas subit les même processus chimiques naturels.
    Peut être Lisanne a voulu comme vous l’indiquez, recouvrir le corp de Kriss et le mettre à un endroit protégé. Alors que quand elle même est morte, elle se trouvait à un autre endroit ou la décomposition s’est déroulé de façon différente. Sans reparler évidemment des prédateurs qui auraient pu emporter des restes un peu partout et sur des sols chimiquement différents.

    . Votre explication sur la disparition du passeport de Kriss est aussi intéressante. Oui, il est tout à fait possible que Lisanne ait voulu laisser ce document avec le corps de Kriss.

    • MARIO, ITALIA
      17 août 2020 / 16 h 27 min

      Juste une clarification: la passport de Kris a été retrouvé dans la chambre où le filles logeaient chez la famille d’accueil.

      • MARIO, ITALIA
        17 août 2020 / 16 h 28 min

        le passport de Kris a été retrouvé par Feliciano et Eileen

  29. Alex
    17 août 2020 / 17 h 57 min

    Merci beaucoup à Romain pour son super travail sur l’horodatage des photos.

    L’horodatage des photos est un point capital.
    Selon qu’il soit correct ou non, ça change beaucoup de choses.
    Je pense notamment à la fameuse série de photos nocturnes… Nous aurions pu penser qu’il s’agissait de photos prises dès la première nuit, ça aurait permis de pencher plutôt vers la thèse de l’égarement des filles… Mais là, on sait que l’horodatage est le bon… Il semble inconcevable qu’elles aient attendu 1 semaine pour essayer de se signaler de cette manière là. Je persiste donc à penser à une privation de liberté très rapide pour les filles.

    • Anonyme
      17 août 2020 / 18 h 41 min

      « Il semble inconcevable qu’elles aient attendu 1 semaine pour essayer de se signaler de cette manière là »

      Je suis d’accord avec ALEX.
      Je crois que les filles étaient prisonnières quelque part dans la jungle jusqu’à la nuit du 7/8 Avril.
      Pour des raisons inconnues:
      1) Les ravisseurs se sont-ils momentanément détournés ou distraits?
      2) Les filles ont-elles réussi à s’échapper?
      à ce moment-là, et seulement à ce moment-là, Kris et Lisanne ont eu l’occasion d’essayer de se faire remarquer.
      Peut-être qu’alors les ravisseurs soient revenus ou les aient repris et àpres … c’est la fin.

      • Anonyme
        17 août 2020 / 18 h 41 min

        MARIO, ITALIA

  30. Anonyme
    17 août 2020 / 18 h 39 min

    Je me permets de parler d’un point très important…

    Existe-t-il des témoignages de personnes ayant croisé Lisanne et Kris durant la randonnée ?
    Très étonnamment, je n’ai absolument rien trouvé à ce sujet !

    L’affaire a eu une importante couverture médiatique au Panama, il serait étrange que personne n’ai été en mesure d’apporter un témoignage sur les filles.

    Romain, malgré les conditions météo difficiles, a croisé des personnes. Impossible de penser qu’avec une météo magnifique, Lisanne et Kris n’aient croisé personne. De plus, dans cette région du monde 2

    • Alex
      17 août 2020 / 18 h 40 min

      … 2 Européennes passent difficilement inaperçues… Surtout Kris d’ailleurs.

      • Jonathan
        21 octobre 2020 / 8 h 58 min

        Tout a fait d’accord ! Cette couleur pour certains indigènes est appelée la toison d’or et est très apprécié côté curiosité. Macabre mais la première chose que j’ai pensé en voyant la photo des cheveux de Kris est que son cuir chevelu lui a été enlevé et la photo demontre un trophée.

    • TRUCI
      17 août 2020 / 21 h 20 min

      Oui, je me suis posé la question hier et j’ai zappé de la poser. Probablement parceque je creuse l’hypothèse égarement et pas encore vraiment l’hypothèse criminelle.
      Mais j’avais relevé cette remarque de Romain sur la fréquentation de Bokete à cette période.

      Si Romain à raison et que cette période Mars/Avril est une période de grande fréquentation touristique, alors comment expliquer que lorsqu’elles montent jusqu’au Mirador (entre 11H et 13h30) elles n’aient croisé absolument personne, ni touristes, ni autochtones ?
      Elles ont un look reconnaissable , une grande et une plus petite, Kriss est rousse avec un haut rayé rouge et blanc….Bref, si quelqu’un aperçoit les deux en montant ou en descendant, il parait impossible qu’il ne s’en soit pas souvenu , surtout après ce qui est arrivé ensuite.
      Or elles sont bien arrivé la haut et c’était bien le 1er Avril.
      C’est lundi, donc les occidentaux qui travaillent sont à leur boulot, seuls les touristes visitent et font des excursions.
      Je me demande si il aurait été possible de savoir , par les guides par ex ou auprès des hôtels et autres maisons d’hôtes, si des touristes ont été ce 1er Avril au Pianista pour une excursion.
      Peut être aussi en consultant internet et autres Facebook puisque les gens ont l’habitude de poster leurs photos de vacances et autres.

      Restent les autochtones. Il travaillent eux aussi je pense. Il est possible que certains aient vu les filles et même les ont croisé , comme Romain quand il a fait l’ascension, mais qu’ils préfèrent se taire non pas qu’ils aient quelquechose à cacher mais comme c’est une sale affaire, ils ne veulent pas y être mêlé de près ou de loin.

      Il est aussi possible que certains aient vu les filles, et aussi d’autres autochtones, mais qu’ils préfèrent se taire pour éviter les ennuis.

      Mais pour ce qui est d’autres touristes, il faudrait savoir si il y en avait vraiment ce jour la pour cette excursion.
      Peut être que non. Ou alors on a pas vu passer l’info.
      Et certains ont pu faire comme les filles, y aller par eux mêmes sans passer par un guide.
      Dans le fond , le seul témoin de leur ascension c’est le chien………..qui est revenu tout seul, mais qui n’apparait jamais sur les photos.

      . A propos de photos, moi il y a quelquechose qui m’a frappé quand j’ai commencé à les regarder : jusqu’au sommet du Pianista, au mirador, elles se prennent en photo ensemble, l’une prend l’autre ou elles font des selfies ensemble, tantôt avec les i phones, tantôt avec l’appareil.
      Elles sont radieuses, il fait beau, elles s’éclatent.
      PUIS, elles passent le sommet et à partir de la il n’y a plus aucunes photos de Lisanne, jamais.
      On peut supposer que c’est parceque les deux portables sont dans le sac à dos avec Lisanne et que c’est elle qui prend les photos avec son appareil , OK. Mais pourquoi de temsp à autres, Kriss n’est pas venu pour aussi prendre des photos de Lisanne ou faire quelques selfies ?? Par ex dans le ravine, c’est un endroit particulier, très sauvage, on pourrait imaginer que Lisanne ait eu envie aussi d’avoir un souvenir de cet endroit avec une photo. Peut être songe t elle à en faire eu retour, je ne sais pas.
      Mais tout de même, pas une seule photo de Lisanne après la mirador.
      Peut on imaginer que c’est Kriss qui veut absolument aller de plus en plus loin et que sentant que Lisanne freine un peu, elle ouvre la voie en obligeant Lisanne à suivre ? Ce faisant, elle oublie un peu de prendre ou de proposer à sa pote de la prendre en photos.
      De plus, il y a quand même une petite distance entre le mirador et l’endroit de la dernière photo. Beaucoup d’endroit ou pour moi Kriss aurait du ou Lisanne aurait pu demander de faire des photos ensemble ou d’elle.
      Mais non , encore une fois , pas une seule photo de Lisanne.
      Moi , ça m’interroge………Peut on imaginer qu’à ce moment la elles ne sont plus seules et que ça a changé le comportement qu’elles avaient l’une vis à vis de l’autre jusqu’au sommet ??

      • TRUCI
        17 août 2020 / 21 h 49 min

        Cela dit je me souviens, et je crois que Romain l’évoque, il y a une guide, un certain Plieno ou quelquechose comme ça, qui a prétendu dans un premier temps qu’il avait croisé les deux filles puis il s’est rétracté en disant qu’il avait confondu avec deux autres touristes…. Alors soit il ment et c’est bien elles qu’il a croisé, soit il dit la vérité et ça prouve qu’il y avait d’autres touristes sur le Pianista ce jour la….Y compris lui.
        C’est ce guide qui a fait une photo dont certains pensent qu’il a imité la posture de Kriss au sommet. Au minimum un humour très douteux………

        • Alex
          18 août 2020 / 0 h 58 min

          Merci Truci de partager mon questionnement au sujet du fait qu’il n’est fait nulle part mention de témoignages de personnes ayant croisé Lisanne et Kris.

          Je pense qu’il y a des locaux qui savent des choses mais qui ont peur de parler. Attention, ça ne veut pas dire qu’ils connaissent le déroulé précis des événements, mais ils possèdent sûrement des bribes d’information qui pourrait permettre à l’enquête d’avancer.

          Je pense qu’il aurait été particulièrement intéressant de connaître le profil psychologique et le parcours de vie des personnes étant autour de cette affaire. Ça pourrait permettre d’ouvrir des portes mais également d’en fermer.

  31. Jerry
    17 août 2020 / 23 h 56 min

    Apparemment les filles ont été vues par plusieurs personnes ce jour là lors de leur randonnée jusqu’au Mirador. Par des habitants notamment. Mais ces témoins oculaires ne peuvent dire plus que ce que disent les photos, confirmer qu’elles étaient présentes ce jour là.

    Le fait que l’on ne voit pas Lisanne sur les dernières photos ne me choque pas, c’est assez aléatoire. Kris est de plus en avance sur le chemin. La dernière photo semble être une photo « artistique », le paysage y prend toute sa place, le regard y est guidé, si on devait suivre le cheminement du regard, il partirait de la diagonale de la rivière qui traverse la photo pour arriver sur les pierres qui font monter le regard jusqu’à Kris debout et le regard s’évade ensuite sur le chemin qui monte et sort sur le bord droit de la photo. Si je devais analyser la succession des deux photos 507 et 508, je dirais que Lisanne voit le paysage elle prend son appareil et fait une photo de « situation » avec Kris qui avance vers la rivière avant de tourner son appareil à l’horizontal, de voir que la composition se prête à une photo « esthétique » et d’attirer l’attention de Kris pour la photo. A priori, Lisanne à ce moment là n’est pas dans l’inquiétude. Cependant, certains ont vu dans cette photo une inquiétude sur le visage de Kris. Comme certains l’ont dit, on ne peut réellement discerner ce qu’exprime son visage. Chacun y verra quelque chose de différent. Cependant, si on ne voit pas l’expression du visage, je pense que cette perception par certaines personnes est due inconsciemment à la gestuelle de Kris. Inexistante sur cette photo. Aucune pose contrairement aux photos précédentes (mains sur les hanches, bras écartés, pouces levés…). Ses bras sont tombants, inexpressifs. Son corps n’exprime plus la joie. Ses pieds vont en direction du chemin qui monte. Généralement on a tendance à dire dans l’analyse de la gestuelle, que les pieds ne peuvent mentir. Si quelqu’un vous parle face à vous et que ses pieds ne vous pointent pas c’est que la personne ne souhaite pas vous parler, souvent dans ce cas là les pieds de la personne se tournent inconsciemment vers la sortie. Si on appliquait l’analyse des pieds sur cette photo on pourrait considérer que Kris est prête à monter le chemin devant elle. Cependant le regard en arrière pourrait exprimer un doute (à part si celui-ci est dû à un appel de Lisanne). Une rivière c’est inconsciemment une « frontière », s’il s’agit de la première rivière qu’elles rencontrent alors la franchir c’est aller au-delà de cette délimitation naturelle. Peut-être l’hésitation de Kris à cet instant, mais cela n’est qu’une interprétation de la photo.

    Pour le fait qu’il soit « inconcevable » que les filles n’aient pas tenté de se signaler avec le flash les jours précédents, il ne faut pas oublier qu’en plein jour c’est inutile et que la nuit elles ne sont pas recherchées à part cette nuit là. Elles ont un appareil photo mais ne songent pas forcément qu’elles peuvent s’en servir autrement, détourner l’objet à une autre fin que de capturer un instant. C’est lorsqu’elles voient des signaux lumineux de nuit que dans l’urgence elles font le rapprochement avec le flash et doivent se précipiter pour l’activer. Certains qui penchent sur la thèse de la manipulation des preuves considèrent que ces photos de nuit ont été réalisées par une autre personne pour lancer sur la thèse de l’égarement dans la jungle. Pour ma part, j’ai du mal à imaginer qu’une personne se soit donné tant de mal pour aller de nuit dans la jungle avec l’appareil photo pour lancer un flash régulièrement avec des écarts qui doivent être de 2 mn en moyenne, déclenchant 90 flashs alors que les secours parcourent la zone. 90 photos durant 3 heures.

    De même pour la thèse de l’enlèvement, j’ai du mal à l’imaginer. La personne leur laisserait leurs portables dont elles pourraient se servir (donc mains non ligotées), leur sac, les garderait en vie une semaine (sans demander de rançon…) avec le risque que cela comprend vu qu’elles sont recherchées par tout le monde, que des équipes de recherche parcourent la jungle, que plusieurs hélicoptères la survolent, que la (ou les) personne(s) malgré le risque ne puisse(nt) les empêcher de s’échapper, etc.

    @Truci : Pour ce qui est du sac de déchets, voici la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=wrMCM9grpkA
    A 1mn42, on peut effectivement voir un cheveu briller à la lumière. De ce que j’ai lu aujourd’hui, des analyses ont été faites mais « perdues ». Il y a eu pas mal d’incompétences dans cette histoire. La vidéo est issue d’un volontaire qui s’est porté à la recherche des filles. On voit qu’il n’hésite pas à toucher au sac, à la semelle, la retourner, la reposer, etc. De même je crois que le lieu exact n’a ou n’était pas retrouvé car s’agissant de volontaires ils ne sont pas formés à ce genre de situation, le volontaire a trouvé le sac, l’a rapporté sans repérer le lieu.
    Quand on voit que les vidéos de surveillance du magasin où les filles font leurs courses n’ont pas été récupérées à temps et ont malheureusement été supprimées. Apparemment un article montrait l’incompétence des autorités dans cette affaire. Si j’ai bien compris les familles des filles ont du engager des enquêteurs de leur côté, le pire c’est qu’ils auraient entendu des cris au pied d’un ravin, ainsi qu’un bruit qu’ils auraient identifié comme une canette jetée contre une paroi à plusieurs reprises durant plus d’une minute. Ils auraient demandé l’aide aux autorités qui n’ont envoyé personne.

    Pour ce qui est des vautours, il s’agit d’un post du 12 avril après-midi d’un journaliste Casper Van Der Kruit. Le message original en néerlandais « Een berggids uit Boquete vertelde ons dat hij gieren boven jungle heeft gezien. Dat zou minder goed nieuws zijn. » La traduction serait selon google trad : « Un guide de montagne de Boquete nous a dit qu’il avait vu des vautours dans la jungle. Ce serait moins une bonne nouvelle. »
    Je ne sais pas si les vautours emportent quoi que ce soit avec eux, je penserait plutôt qu’ils nettoient sur place.
    Je ne vais pas détailler car c’est une partie sur laquelle je ne suis pas à l’aise, mais à priori les animaux qui déplacent sont plus imposants, ils déplacent en prévision des jours à venir et notamment afin de préserver des autres animaux comme les vautours par exemple.

    Pour ce qui est de celle qui rend son premier souffle, c’est difficile de savoir, certains considèrent que ce serait Kris, d’autres Lisanne. Pour ma part j’alterne régulièrement. A savoir qu’il semblerait que les enquêteurs des familles aient retrouvé sur un (ou plusieurs) tronc(s) la lettre « K » gravée. Est-ce que celle-ci si il n’y en avait qu’une indiquerait un emplacement ? Serait-ce pour se repérer dans la jungle ? Dans ce cas d’autres signes auraient été plus simples. Le « L » de Lisanne par exemple. Ou alors une manière d’indiquer qu’elle passe par ces endroits pour les secours qui tomberaient dessus. Peut-être alors qu’à ce moment là, effectivement Kris est celle qui poursuit seule son chemin dans la jungle et laisse « sa » trace…

  32. TRUCI
    18 août 2020 / 2 h 02 min

    @Jerry

    Merci pour la vidéo, c’est impressionnant si on se dit que ce sont peut être leur sac et la semelle de l’une d’entre elle (Lisanne? Le pied à l’air grand…).
    Mais c’est incroyable que le lieu n’ai pas pu être repéré et surtout que les analyses faites sur ce sac et son contenu et la semelle aient été perdues. Les vidéos du magasin demandées trop tard……… La je dois dire que ça dépasse l’entendement.

    Pour ce qui est de l’absence de photo de Lisanne , chacun effectivement peut avoir son ou ses interprétations.
    Ça peut être normal mais je dirais que ça traduit au moins une chose, j’ai vraiment le sentiment que c’est Kriss qui avait le plus envie de pousser plus loin, qu’elle marchait devant et Lisanne suivait avec peut être moins de conviction.
    De toute façon elles n’avaient ni le même physique, ni le même tempérament. Et aussi le fait que Lisanne fatiguait plus vite que Kriss à mon avis et qu’elle rencontrait des problèmes de circulation sanguine dans les jambes à cause de la chaleur.

    Pour les vautour je n’avais jamais vu cette interview, mais je n’ai pas le temps d’écumer tout , et il y a tellement de site sur cette affaire.
    Mais vous avez raison au sujets des charognards comme les vautours, ils font leur travail sur place à priori. En fait, il faudrait savoir quel type de prédateur carnivore il est fréquent de trouver dans cette jungle en plus des vautours. Et qui seraient suffisamment gros pour embarquer avec eux des morceaux d’une « proie ».

    Pour ce qui est d’une thèse criminel, je ne crois pas à l’enlèvement pour une rançon.
    Je pense que si crime il y a eu, c’est un crime opportuniste , une mauvaise rencontre sur le sentier, une tentative d’approche des 2 filles qui tourne mal, agressions sexuelles suivi effectivement d’une rapt mais pour empêcher les filles de porter plainte et de raconter. Ce qui évidemment implique leur meurtre à la fin.
    Mais je suis comme vous, je ne conçois que très difficilement qu’on leur ai laissé leur portable même si c’est un local qui sait qu’il est impossible de les utiliser de ce côté la. Et je n’arrive pas non plus à croire que ce serait les auteurs qui auraient utilisé les portables pendant 10 jours pour donner le change et faire croire à un égarement.
    Idem concernant les photos de nuit. Ça ne me parait pas crédible qu’il(s) passent 3 heures dans la jungle pour faire 90 photos avec l’appareil des filles. Et avec une des filles probablement morte à côté dont il(s) aurait pris une photo de l’arrière de la tête………
    Pour moi, si c’est criminel, le sac avec les téléphones et l’appareil photo n’auraient jamais été retrouvé. Juste les morceaux de squelette pour indiquer leur mort.
    Du reste, c’est précisément ces photos et cette téléphonie qui mettent le doute et font pencher certains vers l’hypothèse criminelle.

    (« Si j’ai bien compris les familles des filles ont du engager des enquêteurs de leur côté, le pire c’est qu’ils auraient entendu des cris au pied d’un ravin, ainsi qu’un bruit qu’ils auraient identifié comme une canette jetée contre une paroi à plusieurs reprises durant plus d’une minute. Ils auraient demandé l’aide aux autorités qui n’ont envoyé personne. »)
    La encore je n’avais jamais entendu parler de ça. Vous êtes bon visiblement pour trouver des infos inédites, en tout cas pour moi…….. Si je comprend bien ce sont les enquêteurs engagés par la famille qui sont allé dans la jungle et qui ont entendu ça et il n’y aurait pas eu de suite , ni de la part des autorités , ni de la part de ces mêmes enquêteurs?? Et pas de localisation de l’endroit ?? Ils ne sont jamais revenu par eux mêmes ?? C’était donc dans les 10 jours après la disparition des filles ? Comment est-ce possible?? La j’avoue que j’ai du mal à y croire. Etait-ce lorsque la famille est arrivé à Bokete avec l’équipe cynophile hollandaise ??

    Le « K » trouvé sur un arbre ?? La encore je ne connaissais pas cette info. Mais je ne vois pas comment elles auraient pu graver un tronc, elles n’avaient pas de couteau à priori ou d' »outil » qui aurait pu leur permettre de graver un tronc non ?
    Ce sont les enquêteurs qui ont trouvé ça, je serai intéressé si il y a une vidéo de ces enquêteurs qui résumerait leur travail et recherche puisque apparemment ils ont trouvé pas mal de choses.

    Mais entre le sac de provision avec la semelle qui est trouvé par un volontaire mais avec des analyses perdues et le lieu de découverte géographiquement non répertorié. Les enquêteur des familles qui entendent la canettes mais qui ne vont pas plus loin après avoir alerté les autorités……On finit pas croire que tous le monde s’y est mis pour ne pas les retrouver et pour ne pas savoir ce qui leur ait arrivé…….
    Pourtant aujourd’hui, il me semble qu’avec les données GPS on peut avoir et mémoriser les données d’un lieu ?

    Bref, pour le moment je reste sur l’hypothèse de l’égarement même si de toute évidence, les autorités locales ont vraiment tout fait pour ne pas exploiter tous les éléments afin de pouvoir établir les faits et trouver la vérité. Et de cette incompétence coupable, nait un flou qui transforme cette disparition suivi de mort en énigme que chacun tente de résoudre mais sans avoir jamais 100% de certitude.

    • RomainC
      18 août 2020 / 9 h 37 min

      @Truci Si ça vous intéresse, il y a cet article https://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=auto&tl=fr&u=http%3A%2F%2Felsiglo.com.pa%2Fcronica-roja%2Ffamilia-holandesas-desconfia-procuraduria%2F23771963 (je t’ai mis un lien google translate). L’enquêteur privé est Emigdio Miranda.
      Comme autre enquêteur il y a aussi Verísimo Fuentes qui a travaillé avec Emigdio Miranda. Il y a aussi deux autres enquêteurs privés dont je n’arrive plus à me souvenir des noms (un panaméen ancien garde du corps et un expatrié hollandais). Puis il y a aussi eu d’autres enquêteurs privés mais venus des Pays-Bas.

      • RomainC
        18 août 2020 / 9 h 38 min

        Peut-être que je devrais écrire un article qui rassemble toutes les enquêtes privées. De cette manière, on pourra avoir un point de vu général des actions qui ont été menées.

      • RomainC
        18 août 2020 / 9 h 42 min

        Pardon, je viens de me souvenir du nom de l’expatrié hollandais. C’est Erik Westra.

        • Jerry
          18 août 2020 / 10 h 57 min

          Tout article est bon à écrire. Il est vrai qu’il y a tellement d’infos sur Internet et dans plusieurs langues (néerlandais, anglais, espagnol…) mais pour ceux qui ne sont pas à l’aise avec ces langues il me semble que ce pourrait être bien d’enrichir en langue française afin de permettre à chacun de pouvoir aborder l’histoire de Kris et Lisanne. L’idéal, comme je disais sur mon premier post serait même de dédier un site à celle-ci de manière à ordonner tous les éléments. La clarté me semble essentielle. Je suis tombé sur des pages de blogs où toute l’affaire était insérée sur une seule page, avec des centaines de photos etc. ce qui engendre un temps de chargement de page considérable. Un site sous wordpress devrait être simple à réaliser et gratuit.
          Concernant l’article d’El siglo, celui-ci indique le nom du détective privé, ancien garde du corps : Martín Ferrara O’Donnell. Quant à Verísimo Fuentes, il est présenté comme guide du groupe de recherche de par son expérience de la jungle. Le journal panaméen El Siglo d’où provient l’article (et sur le site duquel de nombreux autres articles sont toujours accessibles sur leur couverture de cette histoire) est également présent pour donner du crédit à cette exploration.
          On trouve par exemple sur leur site la thèse officielle retenue par les médecins légistes des Pays-Bas qui ont été sur place, celle de l’accident : http://elsiglo.com.pa/cronica-roja/kris-lisanne-fueron-asesinadas-accidental/23848489
          Selon eux, les filles n’ont pu se perdre, il n’y aurait pas de possibilité. Il est vrai que de tout ce que j’ai lu ou vu, les personnes qui ont vu les lieux étaient sceptiques sur l’égarement de départ.
          La thèse du crime (vol, viol, crime violent, enlèvement) est également rejetée de par son improbabilité en raison des conditions géographiques, sociales et techniques. En effet, une personne souhaitant voler ne ferait pas 2h de rando aller et 2h retour, elle aurait plus vite fait de détrousser les gens dans la rue. Idem pour le viol, auquel se rajoute le fait qu’elles sont 2, s’il n’y a qu’un seul chemin et que celui-ci est très fréquenté à cette époque cela complique la chose, sans oublier les cris vu qu’il y a des habitations autour. Idem pour l’enlèvement, etc.
          @Truci « agressions sexuelles suivi effectivement d’un rapt mais pour empêcher les filles de porter plainte et de raconter. Ce qui évidemment implique leur meurtre à la fin » Dans ce cas là, la personne leur aurait ôté la vie immédiatement après le viol. Si enlèvement à cet endroit ce serait donc à priori forcément une personne habituée à la jungle. Dans ce cas là, elle serait équipée d’une machette. J’ai vu des vidéos où même les enfants se promènent avec leur machette. Si on ne veut pas qu’elles racontent, il y a donc beaucoup plus simple que d’enlever « 2 » personnes pour ne pas être inquiété.

          La thèse retenue par l’équipe de médecins légistes qui se sont rendus sur place est celle de l’accident malheureux qui pour eux et la seule acceptable. L’article peut être intéressant pour Romain et servir de point de départ pour les recherches de lieux. Ils considèrent que l’accident est possible sur la descente d’El pianista où se trouvent des zones pentueuses présentant des possibilités de chûtes. Et de cette zone on peut arriver à une rivière qui finit sa course en rejoignant le rio Culebra. Les photos des filles correspondraient à cette zone.
          Si cet endroit d’El pianista présente une vue dégagée peut être ont-elles voulu se prendre en photo. J’ai du mal à l’idée qu’elles soient tombées toutes les 2 en même temps. La seule possibilité que je verrais pour cela serait celle du selfie qui diminue le sentiment de danger. Elles se mettent presque au bord, dos au précipice, lèvent leur appareil vers le haut pour avoir le paysage en bas et l’une se déséquilibre (en levant la tête ou autre) et entraîne l’autre.

          Pour ce qui est du « K » comme l’indique l’article d’El Siglo, une seule marque aurait été trouvée, d’une hauteur de 4cm. Il serait intéressant également de trouver celle-ci.

          Pour ce qui est des autorités locales, peut-être n’ont elles pas apprécié qu’une équipe d’enquêteurs privés vienne faire leur travail, ce qui sous-entendait quelque part qu’ils ne savaient pas le faire. Sentiment puéril qui du coup ne les pousse pas à les aider afin d’empêcher qu’une équipe d’enquêteurs retire la gloire de les retrouver à leur place.

          • RomainC
            18 août 2020 / 12 h 54 min

            Je vais commencer à préparer un article là-dessus, cela me semble de plus en plus nécessaire. A la base je comptais contacter certains d’entre eux avant de repartir au Panama, afin de les rencontrer sur place. Selon des gens qui font leur enquête de leur côté, il semblerait qu’ils aient des informations inédites qu’ils refuseraient de partager publiquement. Plus particulièrement Westra et Ferrara, mais pour ce dernier, il semblerait qu’il en fasse un petit business ( par rapport à ses enquêtes, si je ne me trompe pas, cela vient de lui l’histoire du camion rouge). Étant donné que je vais écrire un article là-dessus plus tôt que prévu, je vais commencer à les contacter bien avant le voyage au Panama. Avant cela, je dois d’abord faire certains ajouts à l’article 3 (et le 1 aussi). Par exemple, je n’avais pas parlé de la présence des gangs dans la région (mais pour aborder un point de vu critique là-dessus et je ne vois aucun lien apparent avec cette affaire).

            Je vais ajouter un fichier avec toutes les photos de nuits, cela sera plus simple d’accès pour tout le monde.

            Je vous remercie pour vos commentaires très intéressants. Dans les discussions, le thèse accidentelle n’est pas assez défendue. Je suis plutôt du côté de la thèse criminelle, mais je considère que l’accident reste une possibilité qui reste toutefois moins probable.

            Je remercie également tout le monde ici pour les réflexions apportées.

            PS: Je vais ajouter un second commentaire plus tard dans la journée pour vous répondre. Je suis très occupé en ce moment.

            • RomainC
              18 août 2020 / 23 h 10 min

              Un site dédié à la recherche de cette affaire?
              L’idée est très bonne mais je ne peux pas me séparer du blog CamilleG. C’est pour son blog que j’écris et c’est grâce à Camille que j’ai eu de la visibilité. Sans Camille, je n’aurais pas commencé à écrire des articles et je n’aurais peut-être pas poussé le projet aussi loin. J’aurais tout gardé pour moi, et fait mes recherches anonymement. Je dois beaucoup à Camille.
              Par contre, on peut arranger le blog à ce que tout soit fait de façon claire. A cause de la longueur des articles, est-ce que vous avez des soucis à charger les pages?
              Pour les éléments, je peux rajouter une section où les éléments sont accessibles facilement. Créer un tableau qui résume les données digitales. Mettre un fichier à télécharger qui contient toutes les photos, etc… Enfin, créer un fichier pdf téléchargeable qui réunis tous les articles.
              J’ai organiser les articles de la façon suivante: Partie 1: le contexte, Partie 2: la chronologie, Partie 3: les éléments et les thèses, puis à l’avenir Partie 4: les enquêtes et les thèses officielles. Le plan pour les articles qui viendront après le second voyage au Panama, n’est pas encore décidé. En revanche, cela sera vraisemblablement des articles sur la préparation, les démarches, les méthodes mises en places, et enfin les résultats et conclusions de l’expédition.

              Par rapport à l’expédition, avec le militaire, on va étudier la thèse de l’égarement et de l’accident. On va fouiller toutes les directions que les filles auraient pu prendre et faire du profiling. Yann est compétent dans ce domaine de recherches, et il a plusieurs fois participé à des recherches de personnes perdues dans la jungle. Son expertise en la matière va être extrêmement intéressante. Ensuite, même si je tend vers la thèse criminelle, hors de question de ne pas faire une étude sérieuse sur cette thèse de l’accident et de l’égarement. Personnellement, j’espère que nos recherches vont nous amener à valider la thèse accidentelle. La conclusion sera plus douce pour les familles, et on ne se trouvera plus dans la complexité d’une affaire criminelle. Étant donné que toute la démarche sera expliqué et filmée, on pourra faire la démonstration de la validité de cette thèse. Plus particulièrement, si l’on trouve des éléments qui prouvent nos dires.

              Si je n’adhère pas à la thèse de l’égarement ou de l’accident, c’est pour les raisons suivantes:
              -l’usage des téléphones
              -le comportement sur le sentier et la nature du chemin. Oui, il y a des endroits où les filles auraient pu chuter mais comme pour la thèse de l’égarement, ce ne sont pas des endroits très proches. Je bloque sur l’idée que les filles n’ont pas continué à aller très loin. En revanche, je reconnais que ça n’est pas un argument invalidant la thèse non-criminelle.
              Pour le reste, je pense que l’on peut donner des explications raisonnables.

              Par rapport au contexte du sentier, je n’adhère pas à la thèse de la préméditation. Pour moi si crime il y a eu, cela n’a été que par opportunisme (le contraire est trop improbable et trop de facteurs extérieurs entreraient en jeu). La zone n’est pas à l’abri de la criminalité, même si elle reste sûr la plupart du temps. Par exemple en février dernier, un détenu en fuite était recherché dans la zone. Il y a aussi de la pauvreté et des frustrations aux alentours et il arrive que des gens peu recommandés puissent fréquenter le chemin. Les sentiers ne sont pas à l’abri d’actes criminels comme on a pu le voir dans certains cas, comme celui des deux françaises assassinées en pleine randonnée en Argentine. Les crimes cela arrive de partout. Enfin, si le sentier reste relativement fréquenté, la jungle permet d’isoler une victime en l’amenant dans la végétation.
              En revanche, les éléments principaux qui me font douter de la thèse criminelle:
              -le fait que les filles n’aient pas été tuées immédiatement.
              -Une mise en scène téléphonique ou, si l’on considère que les filles ont passés elles-mêmes les appels, que les ravisseurs n’aient pas confisqué leurs affaires dès le départ.

          • TRUCI
            18 août 2020 / 14 h 05 min

            @JERRY

            La thèse de l’accident sur la descente de retour …..Pourquoi pas mais alors pourquoi les appels ne sont pas passés ?? J’avais imaginé qu’à partir du moment où l’on repasse le sommet et qu’on redescend vers bokete, alors il ya du réseau car on se retrouve à l’intérieur de la vallée en quelque sorte. Non?
            Mais peut être qu’il y a quand même des endroits dans la vallée ou il n’y pas de signal…..

            • TRUCI
              18 août 2020 / 14 h 32 min

              @JERRY

              Si elles chutent dans un gouffre, il me semble a que les locaux doivent connaitre l’existence de ce gouffre ? Si en plus certains ont entendu un cri , ou des bruits comme un signal etc . Si c’est au même endroit au abords de la descente , il est invraisemblable que jamais personne n’ait tenté d’aller jeter un coup d’œil dans ce gouffre, ou ces gouffres (peut être y en a t il plusieurs).

              A vrai dire , il est difficile de se faire une idée de la topographie des lieux , je vais essayer de trouver des cartes pour mieux me rendre compte des distance et de la situation de bokete , des rivières etc
              J’en ai déjà vu mais elles sont trop globales.

            • TRUCI
              18 août 2020 / 14 h 47 min

              @JERRY

              Saur erreur, je crois avoir lu je ne sais plus ou il y pas mal de temps qu’il y a des chutes d’eau qui sont situées avant le sommet du Pianista (?). Et je me souviens qu’il était expliqué que pour les atteindre, il fallait traverser une petite partie de jungle (?).
              Si c’est vrai, est-il aussi possible que sur le chemin du retour , elles aient eu envie d’aller voir ces chutes d’eau et qu’elles se soient perdues ou qu’elles aient eu un accident par la ?

      • TRUCI
        18 août 2020 / 10 h 45 min

        @ROMAIN

        Merci Romain pour le lien , je vais le regarder attentivement car je n’avais jamais vu ça avant .

        L’idée de faire un article qui rassemblerait les enquêtes privées est une bonne idée je pense.
        Car il semble que des choses aient été trouvées qui peuvent avoir de l’importance, si elles sont avérées, dans l’interprétation et l’enchainement des évènements dans cette affaire.

  33. Alex
    18 août 2020 / 16 h 09 min

    Bonjour Jerry.

    Je lis vos commentaires avec beaucoup d’intérêt.

    La thèse du crime ne fait pas sens selon vous… Une personne ne serait donc pas capable de faire 4h de marche pour voler, violer, tuer. Vous réagissez comme une personne saine d’esprit pour qui certaines choses sont inconcevable. J’ai travaillé longtemps en service de psychiatrie en tant qu’infirmier… Vous n’imaginez pas l’énergie que certaines personnes atteinte de pathologies psychiatrique lourdes sont capables de déployer et les scénarios morbide que certains criminels peuvent imaginer. L’âme humaine est très complexe.

    De mon côté, je penche vraiment pour le scénario criminel. Je ressens une personne très perverse qui a mis en place une sorte de jeu de piste macabre (utilisation étrange des téléphones, la série de photos nocturnes, les objets des filles éparpillés un peu partout, mais surtout le fait que d’autres ossements ont été retrouvé juste à côté de ceux de Lisanne et Kris). Je pense sérieusement à l’œuvre d’un tueur en série qui prend un immense plaisir à jouer avec les autorités et les familles des victimes. Je suis convaincu que le responsable de ce drame a participé aux recherches juste pour voir le malheur des proches de Lisanne et Kris et en jouir.

    Il aurait fallu faire une étude psychologique des personnes ayant côtoyé les filles.

  34. MARIO, ITALIA
    18 août 2020 / 21 h 11 min

    Bonsoir,

    de toute façon, je crois que la découverte du sac à dos est toujours l’aspect le plus énigmatique de cette histoire.

    Que ce soit une affaire criminelle (on a volé le sac à dos après avoir enlevé et tué le filles) ou d’une découverte occasionnelle par quelqu’un dans la jungle: pourquoi on a fait retrouvé le sac à dos deux mois après les événements/la fin des recherches?

    La tempête calmée, plus personne qui cherche les filles activement, pas d’enquête criminelle à l’horizon, aucun intérêt à mettre en crise le tourisme qui enriche tellment de gens là-bas…

    • Alex
      19 août 2020 / 1 h 20 min

      Bonjour Mario !

      Oui, la découverte du sac à dos est vraiment énigmatique… Très énigmatique également la disparition de la photo 509. Effacement complet de la photo grâce à un ordinateur, équipement informatique que les filles n’avaient pas.

      Ces 2 éléments sont la preuve qu’il y a eu intervention d’une main extérieure.

  35. TRUCI
    18 août 2020 / 21 h 34 min

    @MARIO ITALIA

    La récompense. Dans le reportage en anglais fait sur place, on voit bien comme ils sont déçu de ne pas avoir reçu la récompense, ils le disent à la journaliste. Si il avaient su je vous fiche mon billet qu’ils n’auraient jamais rendu le sac à dos.

    Or si pas de sac, pas de photos, pas de téléphonies. Et donc une disparition et la découverte de restes. On aurait chercher à comprendre aussi mais la plupart des gens auraient alors considéré ça comme un égarement qui finit mal pour deux jeunes filles mal préparées, sans équipements, n’ayant indiqué à personne leurs intentions, et improvisant sans guide une excursion qu’elles prolongent au delà du sommet. Fin de l’histoire.

    • MARIO, ITALIA
      18 août 2020 / 21 h 52 min

      Oui d’accord TRUCI, mais cela ne justifie pas le fait qu’ils ont rendu le sac à dos deux mois plus tard.
      La récompense de $30,000 avait été offerte dès le 6 avril, pourquoi attendre si longtemps?
      Tenu compte de l’état de conservation du sac à dos, il est sûr qu’il était en possesion de quelqu’un depuis longtemps, il n’a certainement pas passé des semaines dans la jungle …

  36. TRUCI
    18 août 2020 / 22 h 23 min

    @MARIO ITALIA

    Ils ont pu découvrir le sac pas très longtemps avant et le nettoyer. Puis comme ils sont deux, peut être que l’un veut le garder et l’autre veut le restituer. Pour la récompense certes, mais l’hésitation à pu venir du fait que celui qui trouve le sac à dos va être obligatoirement suspecté ou au moins interrogé. Or dans une affaire comme ça, en particulier dans des petit villages ruraux, personne n’a envie de voir la lumière sur lui pour de telles raisons.
    On voit ça aussi très bien dans le reportage en Anglais quand les journalistes arrivent en hélicoptère avec tout leur barnum. Les gens ne sont pas du tout heureux de les voir arriver et du reste au début je me souviens que la journaliste est obligé de négocier (probablement avec de l’argent) avec le chef du village pour pouvoir interviewer les gens qui ont trouvé le sac.

    J’en ai profité pour regarder à nouveau le reportage/enquête de Romain (la partie 2).
    Il est quand même important de noter que les recherches de nuit ne commencent que le 7 Avril.

    EXTRAIT DE LA PARTIE 2 DU REPORTAGE DE ROMAIN :

    (« Jungle de Boquete et sa ville, lundi 7 avril 2014

    Journée : les recherches continuent.
    Sinaproc et les forces spéciales de Senafront passent la nuit sur un des lieux de recherche.

    Les forces spéciales de Senafront réalisent pour la première fois des recherches la nuit en utilisant des signaux d’appel et de lumière. »)

    OR les photos prises de nuit par l’appareil de Lisanne datent du 8 avril …………. Avant pas de recherches de nuit en utilisant des signaux lumineux. Pas d’utilisation de l’appareil photo avec flash. A partir du du 7 avril, on peut imaginer que c’est la nuit du 7 au 8 avril, premières recherches de nuit avec des signaux lumineux, utilisation de l’appareil photo avec flash : Il y a la quelquechose qui ressort quand même d’un rapport de cause à conséquence , Non??

    • MARIO, ITALIA
      18 août 2020 / 22 h 39 min

      « Ils ont pu découvrir le sac pas très longtemps avant et le nettoyer. »

      Je crois que ce n’est pas possible. Si le sac à dos avait resté même deux semaines aux aléas climatiques, la camera et les smartphones auraient subi des malfoncionnements, pas de doute.

      Enfin ils ont rendu le sac à dos, et alors pourquoi ils n’ont pas reçu la récompense?

      • TRUCI
        18 août 2020 / 22 h 54 min

        Je sais qu’ils n’ont pas reçu la récompense mais j’ignore pourquoi. Mais c’est sur en tout cas.
        Pour la sac, dans un de mes scénarios que j’avais écrit sur la partie 2 (il s’y trouve encore) , j’avais envisagé que les corps et donc le sac aient pu être trouvé par des gens des tribus qui ont gardé le sac et caché les corps. Donc pas très longtemps après leur mort.
        Des détrousseurs de cadavres en quelque sorte.
        Ils rendent le sac , retournent à l’endroit ou les corps ont été enterré pour prélever des os et les dispersé vers bocca del toro, loin de l’endroit.
        Ils sont coincés car ils n’ont pas tué les filles mais ils ont volés des affaires et d’une certaine façon fait du recel de cadavre. Ils ne peuvent pas parler sauf à avouer ce qu’ils ont fait.
        Pourquoi le font-ils, d’une part la récompense c’est sur, mais aussi parceque l’affaire devient nationale et même international, et que à présent ce sac leur brûle les doigts. Et quant au ossements déplacé, c’est pour prouver que les filles sont mortes. Plus besoin de chercher ou d’enquêter. Les choses vont pouvoir revenir à la normale.

        • MARIO, ITALIA
          18 août 2020 / 23 h 19 min

          Merci pour votre reponses.

          Je crois que votre scènario est logique et cohérent et je le respecte.

          Malgré cela, je reste convaincu qu’il ya une main/des mains criminelle/criminelles derriére cette affaire, pas des simples Ngöbes qui trouvent les cadavres et volent le sac à dos pour la récompense.

          • TRUCI
            18 août 2020 / 23 h 48 min

            Comme je vous l’ai dit je tente de prendre l’hypothèse de l’égarement jusqu’à la tordre dans tous les sens , et jusqu’à la j’ai le sentiment, mais ce n’est que mon sentiment, que ça peut coller.
            Pour l’hypothèse criminelle, j’ai plus de mal.
            Dans la plupart des cas de disparitions , malgré des apparences mystérieuses et même surnaturelles, les explications en fait sont très rationnelles et logiques. Elles peuvent être criminelles bien sur, mais pas que.

            Il y a quelques temsp j’avais vu l’histoire d »un type qui a disparu alors qu’il était employé dans un petit magasin aux états unis.Pendant 20 ans personne ne l’a vu, personne n’a jamais su ce qui lui était arrivé.
            Sa voiture était garé sur le parking du personnel, les caméras ne le montrait que le matin quand il rentrait pour travailler. Puis , plus rien. Évidemment on peut imaginer que ses proches et tout le monde ont élaboré des scénarios multiples.

            20 ans plus tard, il font des travaux ou quelquechose comme ça et ils sont obligé de déplacer un énorme réfrigérateur dans la réserve…..Derrière, coincé entre le réfrigérateur et le mur , il trouve le cadavre momifié du type. Il était monté sur le frigo, on suppose pour fumer sans être vu ce qu’il lui arrivait parfois , et il était tomber de l’autre côté en se fracassant la tête.

    • RomainC
      18 août 2020 / 23 h 27 min

      @Truci
      « OR les photos prises de nuit par l’appareil de Lisanne datent du 8 avril …………. Avant pas de recherches de nuit en utilisant des signaux lumineux. Pas d’utilisation de l’appareil photo avec flash. A partir du du 7 avril, on peut imaginer que c’est la nuit du 7 au 8 avril, premières recherches de nuit avec des signaux lumineux, utilisation de l’appareil photo avec flash : Il y a la quelquechose qui ressort quand même d’un rapport de cause à conséquence , Non?? »

      Vous permettez que j’ajoute cette réflexion à l’article? Je peux vous citer si vous voulez.
      Cela expliquerait justement que les filles auraient perçu la présence des équipes, non pas à cause de bruits de voix mais grâce aux lumières qui ont une plus grande portée. Puis, les flash n’ayant pas une aussi bonne portée que les lampes des équipes de recherches, cela expliquerait pourquoi les filles n’auraient pas été repérées à leur tour.

      • MARIO, ITALIA
        18 août 2020 / 23 h 42 min

        Bonsoir Romain,
        est-ce que vous savez jusqu’à où les recherches se sont éloignées dans la jungle pendant les nuits? Le membres du SENAFRONT étaient à pied, n’est pas?
        Merci

        • RomainC
          18 août 2020 / 23 h 53 min

          Je ne connais les zones où ils se sont aventurés, mais ils sont certainement allé très loin. Sur les photos du camp des équipes de recherche, l’endroit ressemble beaucoup à la ferme du guide Laureano (qui a participé aux recherches). C’est un peu difficile de vous l’indiquer sans une carte mais pour faire simple:
          -Je vous invite à aller voir la carte dans la partie 2.
          -Vous voyez la distance entre la zone approximative d’Alto Romero et le fleuve qui se trouve juste en dessous? De mémoire, vous rajouter ou doubler cette distance en dessous du fleuve. C’est là où se trouve la ferme.
          Les équipes ont donc été au moins un peu plus loin.

          • RomainC
            18 août 2020 / 23 h 56 min

            De nuit, les zones parcourues sont inconnus il me semble. Avec les photos du camps, on sait au moins qu’ils ont fait leurs recherches très loin.

            • MARIO, ITALIA
              19 août 2020 / 0 h 16 min

              SINAPROC, SENAFRONT, guides, volontaires, Ngöbes, chiens, helicoptères, specialistes du Pays Bas cherchent les filles pendant 12 jours (3-14 Avril) sens de succès, c’est incroyable, surtout si on pense que les filles étaient vivantes au moins jusqu’à 11 Avril (jour de la dernière fois qu’elles ont utilisé le smartphone de Kris)…

      • TRUCI
        19 août 2020 / 0 h 05 min

        @ROMAIN

        On sait à quelle heure ces photos ont été prises à priori.
        Alors si on parvient à avoir un schédule de recherche des équipes pour tenter de savoir ou ils cherchaient à cette heure la dans la nuit du 7 au 8 Avril, on peut déjà avoir une idée de l’endroit.
        Peut être un des membres de cette équipe de recherche peut se rappeler de cette première nuit de recherche et ce qu’ils ont couvert cette nuit la . Heure de départ, Heure de fin. etc

        • RomainC
          19 août 2020 / 0 h 10 min

          Plinio avait refusé de me parler de l’affaire, mais je peux essayer de lui renvoyer un sms. Si cela ne marche pas, je vais essayer de trouver le contact d’un autre membre.

          • MARIO, ITALIA
            19 août 2020 / 0 h 29 min

            Le members de SENAFRONT étaient à pied, si les filles ont vu les lumières éclarantes et ont tenté de signaler leur presence, ça signifie qu’elles n’étaient pas trés loin. Je ne connais pas la distance à laquelle on peut noter des èclarantes lancées par des gens à pied. Serait bien de savoir où se trouvaient les membres du SENAFRONT la nuit 7/8 Avril entre 1 at 4 heure du matin, quand les 90 photos étaient prises

            • TRUCI
              19 août 2020 / 0 h 58 min

              Oui, d’autant qu’à mon avis ils ne devaient pas avancer trop vite et qu’ils ont fait des recherches de nuit pendant plusieurs nuits. Mais comme c’est la première nuit qu’elles font des photos, alors je suis d’accord sur le fait que ça ne doit pas être trop loin.

      • TRUCI
        19 août 2020 / 0 h 38 min

        Ce qui me glace le sang c’est que si l’hypothèse est bonne, alors les filles étaient encore vivantes le 8 avril, au moins l’une d’elle, et même après jusqu’au 11. Coincées dans leur trou.
        Les équipes de recherche sont passé très près mais elles devaient être complètement épuisées et incapables de crier.
        Impossible de faire du feu et de la fumée. Il aurait suffit d’un briquet ou même d’une paire de lunette de vue pour s’en servir de loupe avec le soleil. Impossible de faire un bruit suffisamment fort pour être repéré.
        Juste cette branche avec un sac rouge qu’elles ont peut être agité au passage de l’hélicoptère la journée.
        Jusqu’à ce moment, la nuit du 7 au 8 avril ou elles ont probablement appercu ces faisceaux lumineux auxquels elles ont tenté de répondre avec leur flash.
        Et leurs parents sont a quelques kilomètres de la, dans leur hôtel.
        Terrible et insuportable.

  37. TRUCI
    18 août 2020 / 23 h 57 min

    Pas de soucis

    • RomainC
      18 août 2020 / 23 h 58 min

      Merci!

  38. MARIO, ITALIA
    19 août 2020 / 11 h 16 min

    Bonjour Romain,
    est-ce qu’il y a la possibilité de vous envoyer une paire de photos que je voudrais vous vérifiez?
    Merci.

  39. Jerry
    19 août 2020 / 12 h 35 min

    @RomainC : Je réponds ici car je n’ai pas la possibilité de répondre sur le post de 23h10.
    Pour le site dédié, je comprends la situation, vous pourriez créer ce site à 2. Pour être sincère, niveau clarté, que cette enquête soit diluée entre du shopping, de l’huile d’olive et des articles coiffures, cela me surprend. Un site dédié si cela est en plus fait dans le cadre des études me semble plus cohérent pour « réunir » tous les éléments qui sont fort nombreux. Pour autant cela n’empêcherait pas de continuer à faire des articles « résumant » les avancées sur ce blog en tant qu’expert du sujet. Pour ce qui est de la visibilité, je pense que ce sont les articles qui attirent la visibilité. Pour ma part, ce sont eux qui m’ont attiré sur ce blog. Le bénéfice est réciproque à vous 2, Camille a probablement joué le rôle de « Mentor » vous poussant à l’écriture, mais vos écrits ont probablement contribué à la fréquentation de ce blog. Il suffit de voir le nombre de commentaires par sujet pour voir lesquels font le plus réagir.
    Comme dit plus haut, vous pourriez vous associer autour de ce site, Camille gérant celui-ci, la partie technique et mise en page et vous le contenu.
    Pour le chargement de pages, je n’ai pas de souci sur ce blog. Par contre il m’est arrivé d’avoir des soucis de connexion au blog lui-même, celui-ci étant inaccessible à certains moments. Le souci que je rencontre sur cette enquête c’est la difficulté d’accéder rapidement aux éléments que l’on souhaite étudier, vérifier, etc. Plus il y a d’articles plus on jongle pour rechercher ce qu’on se souvient avoir lu et que l’on souhaite vérifier.
    Si l’objectif est de rester sur ce site, j’aurais pour ma part dédié un onglet direct dans le menu d’en-tête. L’enquête prend une telle proportion sur ce blog, qu’elle mériterait selon moi son propre onglet. Et dans le menu déroulant, j’aurais inséré les articles, Informations sur les filles, Info sur le voyage prévu, Carnets de voyage, Le jour J, El Pianista, Données téléphoniques, Photos de nuit, Les Recherches, Eléments trouvés, Les articles de journaux, Les pistes envisagées, Préparation du voyage de repérage, etc. Cela permettrait à une personne qui souhaite relire un sujet de s’y diriger directement plutôt que de jongler parmi les articles et de faire une recherche de mots dans l’article.

    Pour ce qui est de l’aspect criminel, seule l’utilisation des portables vous fait douter de la thèse accidentelle. Les filles ont continué d’avancer au delà du mirador puisque le lieu des dernières photos se trouve à une 40taine de minutes du Mirador me semble-t-il (<- C'est par exemple pour cela que je trouve qu'il serait bien de distinguer les éléments dans des onglets distincts, pour vérifier le temps il faudrait que je reparcours les articles). Il est vrai que c'est étonnant qu'elles ne tentent que 2 fois d'appeler le jour J. Est-on sûr d'avoir toutes les données des téléphones ? Comment ont-elles été obtenues ? Peut-être que des sms ont été tentés mais que l'on n'en a pas connaissance ?

    @Truci : Pour les chutes d'eau, les filles étaient elles au courant de celles-ci ? Pour ma part, je pense que le plan qu'elles ont en leur possession pourrait aider à savoir si certains éléments sont indiqués sur celui-ci et permettre d'analyser les possibilités qui s'offrent à elles une fois perdues dans la jungle.

    @Alex : Pour moi, l'hypothèse accidentelle me semble la plus plausible, je ne vois pas d'éléments aujourd'hui qui permettraient d'en douter ou d'envisager une piste criminelle, ce qui ne signifie pas pour autant que je l'exclue. J'ai découvert cette histoire en pensant qu'il s'agissait d'un crime, les photos à la blair witch, les restes retrouvés… Mais Romain à apporter des réponses à ces éléments. Une équipe de recherche est présente cette nuit là et lance des appels lumineux. Les photos sont issues du même endroit. Les restes ne présentent rien de surprenant à une période de 2 mois passés dans la jungle.
    La thèse d'un tueur en série me paraît compliquée. Non pas que je ne puisse la concevoir. On parlerait d'un solitaire qui s'en prendrait à 2 filles, soit quelqu'un qui n'en est pas à son coup d'essai et qui a acquis déjà une expérience suffisante pour asseoir sa confiance et s'attaquer à 2 filles. Dans l'hypothèse d'un tel individu, soit celui-ci voit les filles sur son trajet et reçoit l'impulsion de les suivre, il les voit monter faire la randonnée et les suit. Auquel cas, un tel individu aurait peut-être interpellé les personnes qui ont vu les filles sur le chemin car il ne devrait pas être bien loin d'elles. Cela impliquerait que l'individu connaît les lieux et donc qu'il sache que ces derniers sont fréquentés par des touristes et donc qu'il sera difficile d'y faire quoi que ce soit. Dans un tel cas, l'individu aurait probablement abordé les filles assez rapidement poussé par sa pulsion. On pourrait imaginer qu'il leur dise de poursuivre car il y a des coins sympas et qu'il les retrouve plus tard pour les pousser à continuer et les perdre. Dans un tel cas, si on parle d'un tueur en série, dès qu'il serait hors du chemin il aurait attaqué les filles, s'assurant immédiatement qu'elles ne bougeraient plus, les aurait bâillonnées ou tuées directement et aurait répondu à sa pulsion. En tout cas, j'ai du mal à imaginer qu'une fois fini un tel individu reparte en les laissant en vie.
    Dans le cas où ce dernier habiterait dans cette jungle, alors il serait muni d'une machette et aurait attaqué les jambes afin d'éviter qu'elles ne puissent s'enfuir. Je ne vois pas un tel tueur s'amuser avec des téléphones pendant une semaine. Cela impliquerait qu'il sache exactement les données qui puissent être récupérées de celui-ci (une personne des autorités ? Cela s'est déjà vu). Il répond à sa pulsion et repart. Il n'y a pas de jeu de piste avec les téléphones. Un tel tueur éviterait d'attirer l'attention sur son territoire ou de relancer des fouilles, des recherches. Il me semble que les recherches ont cessées assez rapidement. Je crois que Romain avait indiqué la date. D'autre part, un tueur en série aurait conservé le sac en souvenir, notamment les photos des filles. Concernant les autres ossements, il me semble qu'ils appartenaient à une personne âgée et à un enfant. Cela ne correspondrait pas à un tel tueur dont les pulsions doivent correspondre à un profil particulier qui doit les activer. Peut être que ces ossements appartiennent à des personnes ayant habité cette jungle. Il faudrait voir leurs croyances, leurs rites funéraires, etc.
    Pour ma part, à ma découverte de l'enquête, j'avais pensé que la photo 509 pouvait exister et que celle-ci était conservée par les autorités comme indice permettant de confondre le criminel. La fameuse information non dévoilé à la presse et que seul le criminel peut connaître pour s'assurer de la véracité d'aveux. Dans ce cas il pourrait s'agir par exemple d'une photo présentant une blessure sur l'une des filles que seul donc le criminel pourrait connaître.

    @Mario : Si on considère que les filles se sont trouvé un abri (ce que certains voient dans les photos de nuit), alors le sac aurait pu être également abrité durant ces deux mois. Une personne a pu le découvrir et s'agissant de personnes discrètes ne souhaitant pas attirer l'attention (afin de ne pas être interrogée ou suspectée) et sachant que le sac est dans une cavité que personne ne risque de trouver alors la personne déplace le sac là où elle est sûre qu'il sera trouvé afin que celui-ci revienne aux familles. Comme dit dans un post précédent, j'y vois une forme de respect dans la restitution du sac, qui a pu être nettoyé, dont la personne n'a pas osé prendre quoi que ce soit (de l'argent est toujours présent dedans) ou jeter quoi que ce soit (une bouteille d'eau présente).
    Peut-être aussi est-ce sujet à superstitions que de conserver des objets de personnes disparues.
    La récompense je pense concernait toute information permettant de retrouver les filles. Le sac méritait récompense selon moi même si rendu trop tard, mais effectivement ne correspondait peut-être pas à ce qui est attendu pour la verser.

    • Jerry
      19 août 2020 / 14 h 04 min

      J’ai oublié de parler sur ce post précédent de la thèse de l’enlèvement qui se distingue de celle d’un tueur en série. Dans un tel cas, l’objectif serait soit la rançon (mais ce genre d’enlèvement est prémédité et nécessite plutôt une équipe) soit l’enfermement pour abuser à sa guise. Ce dernier type d’individu agit plutôt avec un véhicule afin de transporter les personnes dans le lieu désiré, en solitaire ou parfois en couple afin de rassurer la personne a monter dans le véhicule, et plutôt autour de routes où pourraient se trouver des autostoppeurs dans le cas d’adultes. Il me semble avoir lu que les filles avaient pu faire de l’autostop ou monter dans un véhicule qui les aurait mené jusqu’au sentier. Mais je ne sais plus si ce n’est pas une erreur provenant d’une confusion avec deux autres filles qui ont été sur le sentier le lendemain me semble-t-il.
      Après, effectivement on pourrait imaginer que dans cette jungle, un habitant pourrait avoir préparé un tel lieu d’enfermement. Dans ces cas là, généralement tout est préparé bien en avance, les lieux, les liens, etc. J’imagine mal les filles réussissant à échapper à un tel planificateur. Il est aussi possible, quelqu’un citait cette hypothèse, que les filles se perdent, qu’on les recueille pour passer la nuit ou les soigner et que cela dégénère. Auquel cas, cet individu n’aurait pas le profil et agirait sur le coup sans réfléchir en agissant au plus pressé. Cette hypothèse à le mérite d’expliquer dans une telle situation d’enlèvement pourquoi les filles suivraient un individu dans la jungle. Etant donné qu’elles sont 2, si elles sont menacées elles peuvent courir paniquée. L’individu en attraperait une mais pas les 2.
      L’hypothèse de l’enlèvement ou de l’enfermement (si pas d’enlèvement et suivi de plein gré) me semble compliquée. Certaines choses pourraient sembler s’expliquer, notamment les appels. La personne qui les aide pourrait faire croire qu’elle tente également d’appeler les autorités, etc. Mais si on s’accorde sur le fait que ce soit les filles qui ont déclenché les flashs afin de se faire repérer, j’ai du mal à imaginer qu’elles déclenchent ces flashs si se trouve dans cette jungle un prédateur dont elles se sont libérées, qui connait bien les lieux, probablement à leur poursuite ou recherche et que ces flashs pourrait également attiré.

    • Geronimo
      19 août 2020 / 18 h 33 min

      L’hypothèse du sac laissé dans un abri est séduisante !

      Si on met tout ensemble: y aurait-il, dans cette forêt, une grotte proche d’une rivière, à l’accès très difficile ?

      • TRUCI
        19 août 2020 / 19 h 08 min

        @Geronimo

        Oui probablement ou une sorte de gouffre.
        Ils le savent, ils ont certains indices qui peuvent amener à penser qu’elles sont la.
        Et c’est donc avec un professionnalisme inouïe, une perspicacité sans égale et une motivation absolue qu’ils ont décidé …….de ne pas aller voir par la.
        Ces types serait capable de manquer la tour Eiffel sur le champs de Mars.

        • Jerry
          19 août 2020 / 20 h 23 min

          Je ne pense pas que cet abri soit forcément difficile d’accès. Dans l’hypothèse où elles chercheraient un abri, j’imagine qu’elles choisiraient quelque chose de simple afin de pouvoir être vues, de sortir rapidement si besoin, probablement proche de la rivière pour accéder à l’eau et avoir une vue dégagée par le ciel si besoin d’être vues par les hélicoptères qu’elles doivent entendre. Probablement légèrement en hauteur afin de ne pas être mouillées par la rivière qui doit monter lors des pluies. Pas forcément une grotte mais même ne serait-ce qu’un léger renfoncement dans une paroi rocheuse. Cela peut permettre de se sentir plus en sécurité avec la paroi protectrice dans son dos et un seul endroit à surveiller en face de soi en cas d’animaux sauvages.

          Pour ce qui est du pourquoi une personne aurait attendu avant de remettre le sac au lieu de remettre celui-ci et toucher la récompense, une précision trouvée cet après midi sur cette dernière : sur le titre d’un article d’El Siglo datant du 12 mai, il est indiqué que les familles augmentent la récompense (l’article n’est cependant pas accessible). En cherchant un peu, il s’avérerait que les familles offrent une récompense de 2 500 $ dès le 8 avril. Celle-ci monte donc apparemment à 30 000 $ mais qu’à partir du 12 mai (?). Quelqu’un aurait pu conserver le sac un mois supplémentaire pour voir si la récompense serait de nouveau augmentée. Un mois plus tard (peut-être au jour près) le 13 juin, le sac est « retrouvé ».

          • Geronimo
            20 août 2020 / 12 h 04 min

            Personnellement je pense que les filles étaient coincés (et donc accès difficile) près d’une source , parce que sinon je ne comprends pas pourquoi l’une d’elles ne serait pas partie pour chercher du secours: les sentiers sont uniques (contrairement à ce qu’on trouve en Europe pour la randonnée, il s’agit ici de sentiers utilitaires, pour la circulation normale des habitants) et apparemment fréquentés, si elles avaient été proches d’un sentier on les aurait trouvées.

            D’autre part l’accès difficile rend aussi plausible la thèse de l’accident.

  40. TRUCI
    19 août 2020 / 13 h 59 min

    @ROMAIN

    J’ai lu le l’article du du lien que vous m’avez donné. C’est incroyable, c’était le mercredi donc le 3 avril si je comprend bien. Avec les informations qu’il y a dans cet article il est incompréhensible qu’ils n’aient pas tout focaliser et insister , notamment avec les recherches de nuit qui ont débutées dans la nuit du 7 au 8 avril.

    (« Mercredi, le bloc de recherche privé s’est rendu dans les montagnes et a trouvé quelque chose: des traces physiques. Et des voix (plus comme des cris!) Se sont fait entendre au fond d’un ravin.

    Celui qui guide le groupe est Verísimo Fuentes, un homme qui vit dans la région depuis plus de 38 ans et qui possède une grande expérience en recherche et sauvetage.

    La police de Boquete n’a pas levé le petit doigt.

    Les filles ont été vues entrer dans le sentier connu sous le nom d’El Pianista, dans la partie nord de Boquete, à Chiriquí.

    C’est là que cette recherche a été relancée, avant le lever du soleil, mercredi.

    Alors qu’il était sur le point de rentrer, alors qu’il faisait noir, deux des membres de l’équipe de recherche sentent une odeur de parfum forte mais agréable. Cela ressemblait au parfum d’une femme douce.

    Quinze minutes plus tard, tout le monde dans le groupe a entendu un son similaire à celui d’une boîte de conserve heurtant un objet. Le bruit a été de courte durée, moins d’une minute, ce qui dans la forêt est une éternité.

    Lorsque le bidon a cessé de biper, un cri a été clairement entendu, une voix très aiguë.

    Le groupe a été stupéfait pendant quelques secondes, puis ils se sont lancés à la recherche de l’origine de cet «appel».

    La voix semblait venir du fond d’un ravin, qui ne fait pas partie du sentier. »)

    Quand on a autant d’indices, on ne lache rien, on reste à l’endroit , on appel du renfort avec des moyens permettant d’éclairer de façon massive aux alentours et dans un ravin en l’occurrence.
    Ces filles auraient pu et auraient du être sauvé.

    • Jerry
      19 août 2020 / 14 h 23 min

      Je me demande s’il ne s’agit pas du mercredi suivant, le 10 ou au-delà. Le 3 cela me semble trop tôt pour que les parents montent une équipe de recherche privée parce qu’ils n’auraient pas confiance dans le travail des autorités panaméennes. Mais je n’en suis pas sûr.

      • TRUCI
        19 août 2020 / 16 h 21 min

        @JERRY

        Oui, je n’ai pas regarder exactement quand les parents ont engagé des équipes privées mais ça semble logique.
        Mais comme le mercredi 10 avril, on sait qu’une des filles au moins était vivante. Et jusqu’au 11…….
        Donc leur attitude est incompréhensible à mes yeux si les détails données dans cet article sont exacts.

        Les filles sont dans la jungle depuis le 1 er Avril, ça fait 10 jours et 9 nuits dans cet enfer.
        Dans leur état ils ne s’attendaient pas à ce qu’elles sautent en criant et tapant dans leur main comme des pomspoms girl. Donc le moindre indice visuel, odorifique, sonore qui semble sortir de l’ordinaire donc remarquable aurait du provoquer une réaction massive alors que la , ils rentrent et signalent un cri, un bruit et puis quoi, rien.
        Il semble même qu’ils évaluent la provenance d’un gouffre ou ravin en dehors du sentier.
        Leur attitude est pour moi incompréhensible. Si il y a crime dans cette affaire , il est la : non assistance à personne en danger de mort.
        C’est à se taper la tête contre les murs.

  41. TRUCI
    19 août 2020 / 16 h 42 min

    J’ai aussi pensé à un truc.
    Lorsque le téléphone de Kriss subit pendant quelques jours des dizaines de tentatives de code pin, c’est probablement Lisanne qui fait ces tentatives avec le portable de Kriss mais elle ne connait pas son code pin, ou elle ne s’en souvient plus.
    Mais s’agit il du code pin ou du code secret pour rentrer dans le téléphone ?
    On est d’accors que une fois éteint, quand on allume son portable à nouveau, il faut faire le code secret qui permet d’accéder au contenu, et ensuite, il faut faire le code pin pour la carte sim.
    Car même sans code pin, on peut appeler le numéro des urgences sans ouvrir le téléphone et mettre le code pin. OK ?
    Mais si Lisanne tente de rentrer dans le téléphone de kriss c’est peut être qu’elle à bien vu que les recherches sont dans le coin et elle veut utiliser les sonneries du portable pour alerter les chercheurs.
    Donc il faudrait savoir si c’est bien le code pin qu’elle tente 70 fois OU le code secret.

    La sonnerie d’un portable peut être assez puissante et stridente en fonction de celle qu’on choisit , et c’est un bruit qui peut être repéré car incongru dans la jungle même si il est perçu faiblement.
    Elle a pu avoir cette idée mais manque de chance, c’est la portable de Kriss et elle ne connait pas ou ne se rappelle pas son code secret….Ou elle tente de le deviner……70 fois.

    • TRUCI
      19 août 2020 / 21 h 09 min

      Je viens de relire le reportage Romain (partie 2) et je me rend compte qu’il avait rectifié et ce ne sont pas des tentatives de code pin :

      (« Ce sont 70 à 90 tentatives d’entrer le bon code PIN, qui sont réalisées sur le téléphone de Kris.

      Correction :

      Il semblerait que ces tentatives soient en réalité simplement des tentatives de vérifications de signal et non d’erreurs de PIN. J’ai simplement souvent entendu parler d’erreurs de code PIN, mais cela pourrait tout aussi bien être un mélange des deux.

      Dans cet article hollandais de RTL Boulevard (https://www.rtlboulevard.nl/entertainment/artikel/1617296/panama-noemt-verdwijning-kris-en-lisanne-ontvoering), on y trouve la mention de quatre-vingts connexions sur les téléphones.

      « De ouders zitten nog vol vragen. Zo zijn er DNA-sporen van een onbekende man en een onbekende vrouw op de spullen van de twee gevonden. Ook zou er zo’n 80 keer ingelogd zijn op de telefoons van de vrouwen. Dat zei oud-rechercheur Dick Steffens die de ouders van Kris bijstaat ».

      « Les parents sont toujours pleins de questions. Par exemple, des traces d’ADN d’un homme inconnu et d’une femme inconnue ont été trouvés sur les affaires des deux. Il y a aussi environ 80 connexions sur les téléphones des femmes. Raconte, l’ancien détective Dick Steffens qui assiste les parents de Kris ». »)

      Dans l’interview du père dans le lien du reportage de Romain il parle de 80 tentatives d’ouvertures (allumé , éteint..??).
      Mais peut être que ça veut dire 80 tentatives de faire le code secret pour accéder au téléphone.
      Et la ça pourrait coller avec l’explication d’une Lisanne qui tente d’accéder dans les données du portable pour aller chercher les sonneries et tenter de se signaler grâce à ça.

      • Leonie
        17 septembre 2020 / 23 h 16 min

        Bravo à Romain pour ce travail prodigieux ! Et à vous tous pour vos réflexions.

        Au début je privilégiais la piste criminelle, mais aujourd’hui je suis sûre de la piste de l’égarement.
        C’est une expérience vécue dans le maquis corse qui m’a fait penser à ça. Une dispute avec mon ami , il veut prendre un raccourci moi non , on s’engueule, le raccourci évidemment nous perd plus, énervée je tente de retrouver la route par un autre côté, je me perds d’avantage, on se retrouve, mais totalement paumés. 7h après on a croisé quelqu’un qui est venu à notre secours. C’était Juste en corse avec pleins de villages autour. Alors la jungle… Imaginons que Kriss veuillent aller plus loin. Lisanne traine la patte. Ce qui expliquerai les photos séparé. Elles se disputent. Mais Lisanne plus réservée suis son ami. A un moment elle en a marre et trop avancée derrière le sommet veut faire machine arrière et se perds. Kriss la retrouve longtemps après , il est déjà tard. Elles décident de couper croyant prendre un raccourci et s’enfoncent un peu plus… et la suite est telle que l’a décris Truci et Jerry…

        • Anonyme
          17 septembre 2020 / 23 h 27 min

          Écris trop vite. Désolée pour les fautes .

        • Leonie
          17 septembre 2020 / 23 h 28 min

          Écris trop vite. Désolée pour les fautes .

  42. MENO
    19 août 2020 / 19 h 27 min

    Voici quelques éléments complémentaires :
    1) Le chien Blue : je ne crois pas qu’il ait accompagné K&L ; sinon elles l’aurait pris en photo car il était très sociable.
    2) Vous connaissez peut-être un blog russe qui s’était intéressé à l’affaire en août 2016
    https://www.yaplakal.com/forum2/topic1432247.html
    (on peut traduire avec google sauf un passage où il faut faire un copier coller dans le traducteur de google). Il peut contenir des erreurs mais il donne des informations différentes de celles que j’ai lues. En particulier il donne la photo de la carte des recherches officielles. Il indique que le sac à dos a été nettoyé et que des analyses ADN ont été effectuées sur le sac etc.
    3) Un site consacré au paranormal contient (de façon cachée!) quelques images intéressantes (qui figurent peut-être ailleurs).
    http://www.thegbpa.com/panama-girls.html
    4) Une carte de la région : https://www.alltrails.com/fr/explore/trail/panama/chiriqui/el-pianista-trail?mobileMap=false&ref=sidebar-view-full-map
    Il faut peut-être s’inscrire pour la voir en détail. En continuant au nord-nord-est de la pianista on voit une rivière (la culebra ?) qui coule vers le nord (et qui en rejoint une autre) : les éléments de K&L ont pu être entraînés vers le nord.

  43. Jerry
    19 août 2020 / 21 h 28 min

    @Truci : Rectification, le mercredi tombait le 9 avril (et non le 10). Sur la chronologie de Romain cela correspond aux premières recherches avec des chiens des Pays-Bas. Les recherches se poursuivent de nuit d’ailleurs. Donc les jours qui suivent les photos/flashs, j’imagine que les secours continuent d’utiliser des signaux lumineux. Mais pas d’autres photos seront faites. Il serait intéressant de savoir si l’appareil photo retrouvé était toujours en état de fonctionner ou si la batterie ou peut-être les piles (je n’ai pas vérifié) étaient à plat. Les flashs consomment énormément d’énergie. Les 3h de fonctionnement associé aux 90 flashs ont pu vider la batterie (dont on ne connaît pas la charge au moment du départ, des photos ayant aussi était réalisées sur le chemin). Peut-être ont-elles lancé des flashs de désespoir bien au delà des signaux lumineux observés. Pour cela qu’il serait intéressant d’avoir les photos avec leurs infos (horaires, etc.) afin de voir l’espacement de celles-ci. Sur la fin j’imagine qu’on les prend de moins en moins rapprochées au fur et à mesure que l’espoir se retire. D’autre part, la chronologie des photos dans le cas où cela se confirmait serait importante car j’imagine que la personne qui prend les photos est prévenue progressivement de la fin de batterie (du nombre de photos restantes par exemple, un voyant rouge clignotant…) et dans ce cas pourrait avoir une autre intention sur les dernières photos qu’elle fait. La fin de batterie expliquerait aussi qu’elles n’aient pas fait de flashs les nuits suivantes.

    Pour ce qui est du bruit de « canette », du cri, il semblerait que les conditions n’étaient pas idéales ce jour là pour l’hélicoptère. Mais effectivement ils auraient pu envoyer des hommes vérifier dans le secteur. Après, il est possible qu’ils n’aient pas apprécié que des enquêteurs privés se mêlent à la partie. Que tous leurs hommes étaient déjà engagés dans les recherches, etc. Il est possible aussi que le lieu d’origine du cri et de la canette ait mal été déterminé ce jour là. La jungle doit étouffer ces derniers, ce qui doit rendre la tâche compliquée. Par ailleurs, s’ils retrouvent un vêtement, ils ne trouvent à priori pas la « canette ». Ils trouvent le « K » tracé ce qui doit dire qu’ils ne doivent pas être loin ce jour là.

    Pour les codes du portable, je ne sais pas mais peut-être qu’un code PIN erroné a été rentré 3 fois bloquant le téléphone. Après une semaine dans la jungle, si l’on est affamé, épuisé, j’imagine que l’on peut oublier son propre code PIN 3 fois, que l’on se trompe de chiffres, qu’ils se mélangent dans sa tête, ou même que nos doigts se trompent de touches par faiblesse.
    L’idée des sonneries est intéressante, je n’y avais pas pensé. Je ne pense pas qu’elle soit cependant si puissante.
    Pour ce qui est des téléphones, ce qui m’étonne pour ma part ce sont les données qui circulent. Une dizaine de tentatives d’appels seulement et partagés entre les 2 téléphones. Si on associe cela au fait que les téléphones soient aussitôt éteints « pour économiser la batterie ». Que l’on sait que les 2 téléphones sont au-delà de 50% de batterie. Alors il y a quelque chose qui selon moi n’est pas cohérent. Après vérification, ces batteries durent réciproquement 300h (Iphone4 : Kris) et 450h (Galaxy S3 mini : Lisanne selon les infos de Romain) en mode veille.
    A 50%, on serait sur du 150h pour le tél de Kris et 225h pour Lisanne.
    Soit environ un peu plus de 6 jours d’autonomie pour Kris et plus de 9 jours pour Lisanne.
    Hors c’est le téléphone de Lisanne qui s’éteindrait en premier au bout de 3 jours et celui de Kris au bout de 11 jours (et 1 heure resté allumé).
    A la vue de ces données, je me demande si celles-ci sont correctes. J’ai lu un article sur le journal El Siglo qui bien qu’ayant couvert l’affaire comportait quantité d’erreurs et me demande si certaines infos d’origine sur lesquels l’on se base tous ne seraient pas également erronées. Ici, j’ai l’impression qu’il pourrait y avoir une inversion d’appartenance des téléphones. Ce qui correspondrait plus et dans ce cas, si l’on part du principe que le premier téléphone à s’éteindre est l’iphone au bout de 3 jours au lieu de 6, je pense que les tentatives d’appels sont bien faibles pour diminuer de moitié la batterie. Peut-être que toutes les tentatives n’ont pas été indiquées. Ou que le téléphone a pu servir à autre chose qu’appeler. Comme par exemple essayer d’attirer l’attention par sa luminosité. Le premier téléphone à s’éteindre après un allumage sans avoir été éteint est allumé de nuit, 5h du matin. Peut-être était-ce une tentative d’attirer l’attention de nuit… Peut-être également la dernière tentative le 11 avril où le téléphone reste allumé 1h avant de s’éteindre. Peut-être était-il alors utilisé en guise de signaux.

  44. TRUCI
    19 août 2020 / 22 h 45 min

    @JERRY

    Oui, pour ce qui est des données, il faudrait vraiment avoir le rapport des ingénieurs hollandais (?) qui ont scannés les 2 appareils, ne serait-ce que pour savoir exactement les termes utilisés : Code pin, appel d’urgence sans ouvrir le tel, code secret pour ouvrir les tel etc. Et voir l’historique des batteries aussi.
    Encore une fois, le téléphone est éteint :
    1/ il est allumé et dans ce cas on peut faire un appel d’urgence SANS faire le code secret et évidemment SANS faire le code pin. En dessous du pavé numérique, à gauche, il suffit d’appuyer sur « urgence » et dans ce cas vous pouvez appeler, même si ce n’est pas votre portable.
    2/ Il est allumé et dans ce cas, on peut faire faire le code secret pour entrer dans son téléphone MAIS juste après le système vous indique que votre carte SIM est verrouillée et que pour la déverrouillée, alors il faut entrer la code PIN.
    Vous le faites, mais vous pouvez choisir de ne pas le faire et utiliser votre portable sans connexion SIM;

    Par ailleurs il n’est pas nécessaire d’entrer dans le portable , donc pas nécessaire de faire le code secret pour s’assurer qu’il y a du réseau. La connexion au réseau se fait automatiquement ce qui vous permet d’appeler le numéro d’urgence SANS faire le code secret et SANS faire le code PIN. Ce sont les seuls numéros que vous pouvez appeler dans cette configuration et c’est évidemment fait exprès.

    Ce n’est pas le code pin qui a été rentré 70 à 90 fois c’est sur et Romain a d’ailleurs rectifié.
    Soit c’est le tel qui a été allumé puis éteint 70 à 90 fois pour vérifier si il y a du réseau.
    Soit à chaque fois après l’allumage du portable, des tentatives de code secret sont réalisées pour accéder au contenu du portable et notamment, comme j’en fait l’hypothèse, accéder aux réglages du tel et « jouer » avec les sélections des sons par ex. Ou même chercher de la musique stockées sur le téléphone et la faire jouer au moment propice pour se signaler.

    Pour les batteries tout dépend aussi de l’âge des portables, plus ils sont vieux et utilisés, plus les batteries se déchargent vite. Donc si vous partez sur des portables neufs avec des batteries neuves ………………
    Peut être que la capacité de batterie de l’iphone de Lisanne était plus important en durée (avec la moitié en charge) que celui de Kriss en théorie sur deux portables flambants neufs achetés au même moment . Mais si l’iphone de Lisanne datait déjà un peu , et que par ex le portable de Kriss était très récent…Ça peut expliquer.
    Personnellement j’ai un Phone qui commence à dater, et la batterie ne tient pas plus de 2 jours, si je ne m’en sers pas et en le laissant allumé. Si je fais un appel de moins d’une heure, il faut que je le recharge ……..

    Pour ce qui est de l’appareil photo, je n’ai rien lu sur la batterie qui aurait indiqué quoi que ce soit. Impossible à priori de savoir si lorsqu’elle partent de leur maison d’hôtes, l’appareil photo a une batterie pleine. Et dans quelle état est la batterie au moment ou le sac est retrouvé.

    • MARIO, ITALIA
      19 août 2020 / 22 h 57 min

      @TRUCI

      Blog en anglais

      Quote
      The camera was also found in good condition, with remaining battery life and researchers were able to view around 133 consecutive photos.
      Unquote

      • TRUCI
        19 août 2020 / 23 h 37 min

        @MARIO ITALIA

        OK merci, il y a une source ?
        Mais ça prouve en tout cas qu’elles auraient pu , probablement Lisanne seule car à mon avis Kriss est déjà morte,
        continuer a tenter de se signaler avec le flash à priori. Mais si elle prend conscience que ça ne marche pas et que les flashs ne sont pas vus, alors elle arrête. Et puis elle fait des flash quand elle voit , peut être entend au loin , des équipes de recherche et des signaux lumineux. Après ils ont avancé plus loin ……….
        Mais plus tard, après cette nuit du 8 Avril, d’autres viendront notamment le lendemain 9 avril.
        Et entre le 7 et le 10 avril, c’est sur cette période que 70 à 90 tentatives vont être faites. Mais tentatives de quoi ?? C’est toute la question. Vérification de la connexion ou tentative de code secret ??
        Et c’est bien pendant cette période que les recherches ont été intenses tant par les officielles que par les privés. Si elle entend ou ressent qu’il y a du passage en plus des hélicos, elle a du chercher par tous les moyens à se signaler. Cris, bruit en tapant ou jetant quelquechose, et peut être donc essayer de rentrer dans ce téléphone dont elle ignorait le code secret que Kriss ne pouvait plus lui donner.

        • MARIO, ITALIA
          20 août 2020 / 0 h 01 min

          La source vient des Pays Bas et elle est fiable.

          J’ai un Samsung et je ne sais pas si ça marche aussi avec un iPhone, mais par exemple , pour allumer la torche de mon portable, je dois tout d’abord l’activer, pas besoin du PIN code, tout simplement en apuyant sur un bouton. Peut être que les filles ont allumé le portable pour utiliser la torche et signaler leur presence. Je ne sais pas…

      • Jerry
        19 août 2020 / 23 h 50 min

        @Mario : C’est précis 133. Si je comprends bien la batterie était donc en fin d’autonomie si ils n’ont pas pu tout voir. Combien de temps faudrait-il pour voir une centaine de photos ? Peut-être 2 minutes. Cela arrive parfois qu’un appareil s’éteint mais que celui-ci fonctionne de nouveau quelques instants si on le rallume plus tard. Mais cela ne durerait pas longtemps. En tout cas on peut imaginer que la personne était informée que la batterie était en fin d’autonomie (peut-être par un voyant lumineux clignotant). Il me semble que l’appareil avait un objectif qui se déployait à l’allumage. Peut-être qu’en fin d’autonomie celui-ci conserve de l’énergie pour rentrer l’objectif et s’éteindre. La personne n’aurait pas tenté de l’allumer et le peu de batterie restante aurait pu suffire à visionner les 133 photos.
        En tout cas, cette information montre encore une fois l’amateurisme des recherches si par « researchers » on entend les personnes à qui on a remis le sac, qui l’ont donc ouvert, ont touché les objets à l’intérieur, dont l’appareil photo qu’ils ont allumé pour regarder les photographies, etc et ont donc multiplié leurs empreintes sur ces derniers, compliquant voir empêchant les analyses d’empreintes.

        @Truci : Selon ce que j’ai lu, Lisanne possédait le Samsung Galaxy S3 mini. Celui-ci a été commercialisé en novembre 2012. Lisanne le possédait donc depuis moins d’1 an et demi.
        La date de sortie de l’iphone4 est plus ancienne : juin 2010. Ce dernier pouvait donc daté au maximum d’un peu moins de 4 ans. Le Galaxy S3 mini de Lisanne ayant « au maximum » 1 an et demi, la batterie n’expliquerait pas cet important écart entre les 2 téléphones et l’extinction première du téléphone de Lisanne.
        A part si il y a une erreur sur la propriété des téléphone.
        Car si l’on prend le problème en sens inverse et que l’on part de l’Iphone4 de Kris, qui serait donc le plus ancien, celui dont la batterie devrait être la moins performante. Quand bien même l’on considère que la batterie serait neuve de la veille et que dans ce cas les 50% de batterie permettraient de tenir « au maximum » 6 jours en mode veille. comment se fait-il que celui-ci puisse tenir le double de temps, soit l’équivalent des 300 heures d’une batterie neuve complètement pleine, sachant qu’en plus il reste allumé la dernière heure…

        • TRUCI
          20 août 2020 / 0 h 17 min

          @JERRY

          Oui, si les données sont bonnes c’est étrange. Mais tout le problème est la, on nous dit que chacun des portables était chargé à la moitié, mais était-ce que c’est vraiment la cas ?
          Par ailleurs, on nous dit dans la téléphonie qu’elles allument puis qu’elles éteignent. On a l’heure ou elles allument mais est-ce qu’elles éteignent vraiment les deux tout de suite ?
          Je serais vraiment intéressé de lire le rapport d’analyse fait par les experts, vraiment.
          Du reste, en analysant les données et la façon dont les portables ont été utilisés, ces experts auraient du eux aussi être surpris que le portable de Lisanne s’éteignent aussi vite quand celui de Kriss dure aussi longtemps.
          Il y a peut être des infos que nous n’avons pas concernant la façon dont les portables ont été utilisés pendant toute cette période.
          Or la aussi, je ne me souviens pas avoir eu des infos sur des remarques faites après l’analyse des portables qui pointeraient sur des incohérences à ce sujet .
          Les batteries d’iphone seraient-elles plus performante que les batteries des Samsung ?
          Les iphones auraient ils un fonctionnement qui permettrait de mieux économiser les batteries ?

          • Jerry
            20 août 2020 / 11 h 42 min

            Précision sur mes posts précédents : j’indique qu’il peut y avoir une erreur de propriété des téléphones, je veux plutôt dire une erreur d’attribution des données aux bons téléphones.

            @Truci : Apparemment, selon les données techniques, c’est la batterie du Samsung qui est la plus performante (300h d’autonomie mode veille pour l’Iphone, 450h pour le Samsung).
            Pour ce qui est de l’économie de la batterie, comme les téléphones sont « à priori » éteints rapidement (j’ai lu des articles où ils étaient éteints dans les 30 secondes) alors vu le peu d’allumages la question d’économie ne se poserait pas.
            A utilisation égale, le dernier téléphone qui devrait s’éteindre serait le Samsung de Lisanne (qui plus est serait le plus récent).
            Sur un article lu ce matin, quelqu’un s’interroge également sur l’autonomie.
            Le plus performant s’éteint au bout de 4 jours et l’autre au bout de 11 jours.

            Pour ma part, je pense qu’il est fort possible qu’il y ait eu une erreur d’attribution des données. Que quelqu’un se soit trompé sur un article, une traduction ou autre et que cela soit reprit par la suite.
            D’ailleurs j’ai pu constater qu’il y avait souvent des erreurs sur les données téléphoniques. Vu que chacun récupère les données pour faire des chronologies, tableaux etc, des erreurs s’insèrent à l’intérieur de ces derniers. J’ai par exemple vu l’appel de Kris du 2 avril passer de 8h14 à 18h14 et sur d’autres les premiers appels inversés de propriétaire.
            @RomainC : D’ailleurs je profite pour indiquer probablement une erreur sur la chronologie de la partie 2 :
             » A 4h50 : le téléphone de Lisanne est allumé pour vérifier le signal.
            A 5h : le téléphone de Lisanne est de nouveau allumé, mais il s’éteint à cause de la batterie qui est à présent vide. »
            Ces données sont indiquées comme datant du 4 avril, alors que sur les sites consultés il semblerait que tous indiquent la date du 5 avril, le tél de Lisanne n’ayant pas été activé le 4.

            Je pense que la confusion de l’attribution des données est plausible. D’ailleurs il semblerait que les 70 à 90 tentatives entre le 6 et 10 soient peut être une erreur provenant d’un journaliste interviewant les parents à l’apoque (il s’agirait peut-être d’une confusion avec les photos de nuit). J’ai lu qu’il pouvait n’y avoir eu aucune tentative et ailleurs qu’il n’y avait eu que 4 tentatives sur cette période.
            En conséquence, il est compliqué d’analyser les données téléphoniques sans avoir la certitude qu’il s’agit des données officielles, non erronées, non incomplètes, etc.

            Ainsi le premier téléphone s’éteint trop rapidement au vu du peu de données que l’on en a (6 tentatives d’appels, 3 vérification de signal), raison pour laquelle il est possible que nous n’ayons pas toutes les informations sur l’utilisation de ce téléphone (qui est le plus performant des 2 à priori.
            D’autre part, dans l’hypothèse d’une mauvaise attribution des données téléphoniques, des pièces du puzzle pourraient s’assembler. Les avis divergent sur la dernière personne restée en vie. Pour ma part je pensais qu’il s’agissait de Lisanne pour une simple raison, les codes erronés sur l’Iphone de Kris. Mais si l’Iphone était le premier téléphone à s’éteindre et le samsung le dernier (vu la différence d’autonomie) alors ce serait le téléphone de Lisanne qui aurait reçu les tentatives de connexion et ce pourrait être Kris qui tenterait d’y accéder. Ce qui expliquerait que l’on retrouve le « K » gravé sur un arbre quelques jours plus tard. N’ayant pas de Samsung je ne sais comment fonctionne l’activation du téléphone, peut-être qu’il n’y a pas de code auquel cas mon hypothèse serait hors de propos.

            Pour ce qui est des codes voici ce que j’ai trouvé : « The phone first needs to be unlocked with a special code, which was 0556 for the iPhone, and then the correct PIN code needs to be entered. Which happened correctly until April 5th, 13:37 PM. From that time onward, the iPhone from Kris was switched on and off either without entering a PIN code, or with a wrong PIN code. »

            Il y a bien deux codes, il s’agit du code PIN qui était erroné.

            • TRUCI
              20 août 2020 / 12 h 18 min

              @JERRY

              Oui tout ça m’a l’air bien confus et je suis assez d’accord avec vous sur le fait qu’à force de reprendre des infos des uns des autres etc, il y a probablement à chaque reprise, des erreurs qui sont faites, sans parler des traductions approximatives.
              Il faudrait donc, mais je pense que ça doit être compliqué voire impossible, obtenir le rapport original élaboré par les experts de la police dans lequel ils décryptent la téléphonie des deux téléphones et donnent le détail précis et chronologique de leur utilisation pendant la période.
              Bref, il faudrait revenir à la source.

  45. Fab
    20 août 2020 / 11 h 29 min

    Bonjour,

    Ça m’étonne que personne n’ait découvert avec exactitude l’endroit où les photos nocturne ont été prises, pourtant sur place il devrait être possible d’identiter l’endroit à 100% en cherchant et comparant avec les images prises cette nuit là du sol et de la végétation. C’est dommage car il y avait peut-être des indices utiles à l’enquête sur place.

    Sans éléments nouveau ont peut faire tout un tas de spéculations, malheureusement je pense que ça ne fera rien avancer…

    Je pense aux familles et particulièrement aux parents, ça doit être inimaginable.

    • TRUCI
      20 août 2020 / 15 h 39 min

      @FAB

      Oui je suis assez d’accord avec vous sur l’incapacité à retrouver l’endroit ou les photos ont été prises. Endroit dans lequel je pense que les filles sont resté un bon moment et même probablement bloquées là.
      Étonnant par ex qu’à ma connaissance il n’y ai pas eu une équipe de recherche composé d’alpinistes ou même de spéléologues pour fouiller toute la zone situé en contre bas de la montée vers la Pianista.

      Donc comme malgré les efforts de tout un tas de gens , dont nous sommes modestement, un certain brouillard persiste , et du reste, même pour les familles des deux filles, il y a deux attitudes ou convictions différentes.
      La famille de Lisanne pense que c’est accidentel si j’ai bien vu, alors que la famille de Kriss est persuadé qu’il y a eu une intention criminelle…….

  46. TRUCI
    20 août 2020 / 19 h 18 min

    Sur ce lien un internaute à fait un tableau récapitulatif des appels avec des sources en bas du doc.
    C’est pas mal et ça permet d’avoir une vision globale.

    https://3.bp.blogspot.com/-TRV5ie32aIE/WuucfeofjTI/AAAAAAAAe4I/gc_kjWEoALkviw38gwKELrfiCOqVzcUhwCLcBGAs/s1600/ibioblucptypqw.png

    1/ Tous les appels sur les deux téléphones ont été fait avec le code PIN jusqu’au samedi 5 avril .

    Donc les filles allument leur portable (d’ailleurs pour les premiers appels, les avaient elles éteint ? Elles ont pu juste les fermer et les mettre dans le sac à dos pour crapahuter après le sommet, juste après avoir fait une séance de selfie. D’autant qu’à ce moment la elles n’ont pas de raison d’économiser les batteries au point d’éteindre les téléphones, elles ne savent probablement pas que très vite elles n’auront plus de réseau, et elles peuvent avoir envie de pouvoir recevoir des appels ou des messages).
    Elles font chacune leur code secret et aussi déverrouillent leur carte SIM si les appareils étaient éteints. Si les appareils étaient juste fermés, alors elles font juste leur code secret et appel les secours.

    2/ Le vendredi 4 avril , il y une chose remarquable :
    . Le portable SAMSUNG de Lisanne est utilisée très tôt le matin et puis il n’a plus de batterie. Il est utilisé à priori par Lisanne et avec le code PIN, sinon le réalisateur du tableau aurait noté sans PIN). Donc dès le 4 avril, très tôt , il n’y a plus que l’Iphone de Kriss qui peut être utilisé.
    Il y a déjà effectivement une dépense de batterie extrêmement rapide qui n’est pas normale SAUF si Lisanne n’éteint pas son portable et se contente de le fermer.

    Cela dit, en bas du tableau on peut voir le récapitulatif du nombre de tentative d’appels pour les deux appareils.
    Lisanne a tenté 4 fois le 112 et 2 fois le 911 avec son Samsung ,donc , elle a réalisé des tentatives d’appel 6 fois.
    Kriss a tenté 2 fois le 112 et 1 fois le 911 avec son Iphone, donc elle a réalisé des tentatives d’appel 3 fois.

    Je me demande si le fait d’appeler 2 fois plus que Kriss pourrait expliquer le fait que sa batterie se soit vider plus vite car quand un téléphone appel en cherchant le réseau ou en tentant de la garder, il dépense beaucoup d’énergie.
    Il est aussi probable qu’elle laisse, une fois l’appel lancé, l’appareil un certain temps essayé de capter et d’aboutir. Ce qui dépense pas mal de batterie.

    3/ Le samedi 5 avril : Il ya une chose remarquable :
    . L’iphone de Kriss est utilisé AVEC le code Pin. Curieusement , un peu plus de 2H30 plus tard, il est à nouveau utilisé SANS le code Pin.

    Et par la suite, le code PIN de ce téléphone ne sera plus jamais rentré.
    On peut donc imaginer qu’il s’est passé quelquechose ce samedi 5 avril. Kriss a utilisé son Iphone pour la premier appel puisque avec le code PIN. Mais 2h30 plus tard environ, on peut estimer que ce serait Lisanne puisque pas de code Pin.

    Dans ce tableau, mais je ne suis pas sur de la crédibilité des infos, il n’est mentionné nul part les 77 tentatives d’appels, ou de connexions, ou de tentative de pin…….qui auraient eu lieu entre le 7 et le 10/11 Avril.
    Il faudrait donc considérer que du 7 au 10 Avril, il n’y aurait eu aucune utilisation de l’Iphone.
    Et une seule tentative le 11 avril,à 10h50 AM, le téléphone n’étant pas éteint après et se vidant sa batterie lentement jusqu’à 11h56 AM, soit une heure après.

    • TRUCI
      20 août 2020 / 19 h 30 min

      J’ajoute que le fait que Lisanne est fait plus d’appels que Kriss est logique car c’est avec son Samsung que le 2 avril elle est parvenu à avoir une connexion. Kriss n’y est jamais parvenu avec son Iphone.

  47. TRUCI
    20 août 2020 / 20 h 03 min

    Je pense qu’elles étaient blessé toute les deux plus ou moins gravement.
    Qu’elles sont tombées dans un endroit ou elles sont resté coincé.
    Je crois que Kriss est morte la première le 5 avril ou en tout cas avant Lisanne , et avant la nuit du 8 avril.
    Et Lisanne a survécu mais dans état pitoyable renforcé par le fait d’être à présent seule avec le corps de son amie à coté d’elle.
    Je pense que dans la nuit du 7 au 8 Avril, Lisanne, à demi consciente, à pu entendre les chercheurs et entrevoir au loin des signaux lumineux. Et qu’en faisant d’énormes efforts, elle a saisit son appareil photo et tenté de se signaler avec.
    Je crois qu’à ce moment la elle n’avait plus la force de se tenir debout et que ces photos ont été faite à moitié allongé du même endroit, l’appareil pointé vers le haut.
    sur le lien ci dessous de Scarlett, vous verrez qu’elle parvient presque à montrer qu’il est possible de coller toutes les photos ensemble pour en réaliser une seule, du même endroit.
    https://www.youtube.com/watch?v=-F-qxsfAYrA

    Et par moment , la force lui manquant elle fait des photos vers le sol ou face à elles ce qui explique qu’elle prenne l’arrière du crane de Kriss morte, et aussi la pierre su laquelle la branche avec les morceaux de sac, la papier hygiénique et le « miroir » sont posé (comme un campement , et d’ailleurs on voit bien que la photo n’est pas prise de haut ce qui aurait été possible puisque la pierre est en bas avec elles).

    Puis Lisanne a encore survécu jusqu’au 11 ou, désespéré , fiévreuse, complètement épuisée et au bout de ses forces, elle fait une dernière tentative, à moitié consciente avec l’iphone de Kriss. Et elle s’éteint lentement d’épuisement en lâchant l’iphone qui restera allumé jusqu’à l’épuisement de sa batterie.

    • Jerry
      20 août 2020 / 21 h 44 min

      @Truci : Le premier lien du journal La Estrella n’est pas bon mais voici l’article sur lequel la personne se serait basée pour faire son tableau : https://www.laestrella.com.pa/nacional/140908/ultimos-momentos-celulares-registran-holandesas
      Comme indiqué sur mes posts précédents, les données téléphoniques divergent d’un site à l’autre, comme ici sur le lien que vous indiquez où il est indiqué que le Samsung s’éteint le 4 avril alors que sur l’article sur lequel la personne se base il est indiqué que le Samsung s’éteint le 5 avril et que le 4 avril il n’est pas utilisé comme on peut le voir sur l’image accompagnant l’article : https://imagenes.laestrella.com.pa/files/image_990_491/uploads/2019/10/16/5da6cc1799909.jpeg
      « 4 abril : Apagado. Sin llamado » Eteint. Sans appels.

      Pour ce qui est de votre remarque sur le 5 avril, saisie du code puis non saisie du code, sur l’image de l’article panaméen la non saisie du code débuterait le 6 avril mais selon la logique de l’image, le code serait rentré par la suite l’après-midi ce qui va à l’encontre des données qui circulent majoritairement selon lesquelles le code ne serait plus saisi du tout. D’autre part, il n’est effectivement nulle part fait mention de 70 à 90 tentatives (qui comme je l’indiquait plus haut pourrait être une erreur d’un journaliste lors d’une interview des parents).
      Ce qui est intéressant sur l’image c’est que sont indiqués également le moment où les téléphones sont éteints.
      Je ne pense pas que 3 « échecs » d’appels de plus que l’iphone puisse justifier que le samsung s’éteigne aussi rapidement. D’ailleurs si le samsung s’éteint le 5, on constate qu’il n’a pas été utilisé le 4 de toute la journée. Probablement donc que le 3 celui-ci est déjà quasi vide. Raison pour laquelle il ne serait pas allumé le 4 et le 5 une fois allumé la batterie est épuisée. Soit le 3 avril à 16h19 le téléphone doit déjà être quasi épuisé. Le Samsung à 50% de batterie aurait donc tenu 2 jours, tandis que l’iphone à 50% de batterie aurait tenu 11 jours + 1h05 allumé (alors qu’il est plus ancien et que la batterie dure 1/3 de moins que le samsung).

      Pour ce qui est des problèmes qui ont pu apparaître entre l’équipe de recherche privée et les autorités, sur un article que je viens de lire dans ce media La Estrella (concernant des recherches ultérieures à la découverte du sac) il semblerait que le procureur était mécontent que des spécialistes étrangers viennent sans l’avoir demandé en passant par les voies diplomatique et le Ministère public n’a donc pas autorisé l’entrée de ces spécialistes à El Pianista. A la question, que se passerait-il s’ils trouvaient des preuves ? Le procureur répond qu’il étudierait la question.
      On voit donc que les autorités n’apprécient pas l’intervention d’autres spécialistes, ce qui peut aider à comprendre pourquoi ils ne les auraient pas aidé lorsqu’ils ont entendu les bruits de « canette » et le cri. Je précise que cet article parle de recherches ultérieures, mais cela donne une idée de l’accueil pour une équipe de recherche privée.

      Remarque pour ce qui est des portables, il me semble que les 2 sont rangés dans le sac. Je ne vois pas de portable dans les poches de Kris par exemple. Dans ce cas, les appels des 2 téléphones peuvent être issus de la même personne qui possède le sac dans le cas où l’une des filles se blesserait.

    • Fab
      21 août 2020 / 2 h 47 min

      On connais pas le pourcentage qu’avait le téléphone Samsung au début de la randonnée, il a peut-être été plus utilisé que l’iPhone le matin, si le bluetooth des applis en fond ou autres étaient activés la batterie a pu se vider plus vite, beaucoup de gens font pas attention à cela.
      La batterie a quand même durée 4 jours même en l’éteignant c’est beaucoup ça montre une bonne gestion.

      Concernant l’entrée du code PIN en allumant son téléphone c’est instinctif. Beaucoup de gens ne savent pas ou oublis qu’ils peuvent appeler les secours sans PIN, pourtant c’est écrit à chaque moment où on rentre son code, c’est probable qu’elles s’en aperçoivent au bout de quelques temps…

      Je me trompe peut-être, mais a moins qu’elles etaient blessés ou que part exemple elles se soit intoxiquées en mangeant de mauvaises plantes ou autres j’ai du mal a croire que 2 filles d’une vingtaines d’années et apparemment en bonne santé meurent de faim en moins de 15 jours.

      Concernant les appels j’en tire aucune conclusion et j’extrapole sûrement, mais ces données pour moi me font plus penser a un égarement/blessure qu’une agression.

      C’est complètement imaginatif et au fond j’en sais rien mais si elles sont subis une agression lors de leurs randonnée, pourquoi avoir passé qu’un unique appel chacune ?

      Une personne qui subit une agression ou un enlèvement dans ces circonstances doit naturellement être sous le choc émotionnel et dans un état de panique intérieure, j’imagine que si elles avaient accès une minute a leurs téléphone elles ne se seraient pas limitée à un unique appel chacune mais auraient dans le doute tentées au minimum à 2/3 reprises même sans réseau.

      Après elles étaient peut-être tétanisées par la peur et n’ont donc pas pu insistées sur le coup, mais pourquoi faire qu’une unique tentative à la fois toutes les 2/3 heures, ne pas multiplier les appels quand elles en avaient l’occasion tous les autres jours de la première semaine ?

      Peut-être que l’une d’elles ou les deux pouvaient se deplacer que difficilement à cause d’une blessure et qu’elle se sont résigner à marcher quelques temps au bord du fleuve en esperant trouver un peu de réseau, au bout de 2 ou 3 heures de marche environs elles retentent par désespoir tout en ayant pour obsession de garder de la batterie pour en avoir au moment venue…

      D’ailleurs sur les photos nocturnes ont peut voir qu’elles sont sur une hauteur et apparemment a proximité du fleuve, ce qui est logique quand tu est dans une situation de survie ou il te faut de l’eau et du réseau..

      Le fait de partir au fin fond du Panama pour apprendre l’espagnol à cet age là, faire plusieurs endroits, aller chez l’habitant, les journaux intimes etc, ça démontre qu’elles
      avait un sens de l’organisation, du courage et une grande capacité d’adaptation. Ce scénario où elles décident de pas paniquer, de garder la tête froide pour trouver du reseau pendant une semaine en gardant leurs moyens me surprendrait pas trop…

      Après ont en sait rien et on peu faire pleins d’autres scénarios aussi probable, c’est pour ça que cette affaire que j’ai découvert par hasard il y a 3 jours passionne autant 🙂

      • TRUCI
        21 août 2020 / 12 h 17 min

        @FAB

        Pour les téléphones, il me semble qu’il est dit que chaque portable était à la moitié des batteries. Auriez vous un lien qui indiquerait qu’on ne connait pas le niveau de batterie du Samsung de Lisanne ?
        Sinon, je suis assez d’accord avec vous sur le fait qu’il ne me semble pas si anormal que le Samsung se soit arrêté si tôt par rapport à l’Iphone. Il y a pleins de raisons dont celles que vous évoquez, et elle a fait en plus 2 fois plus de tentatives d’appel que Kriss. Moi ça ne me surprend pas plus que ça.

  48. MARIO, ITALIA
    20 août 2020 / 20 h 56 min

    Bonsoir,

    j’aimerais avoir votre avis:
    qu’est-ce qui va changer si quelqu’un découvre le lieu des photos de nuit?
    Merci

    • TRUCI
      20 août 2020 / 21 h 14 min

      @MARIO, ITALIA

      Savoir au moins comment elles sont arrivés la (chutes ?), Comprendre comment elles ont pu atterrir à cet endroit.
      Une fois trouvé, évaluer la distance de ce lieu par rapport au sentier etc etc.
      Quelle est la difficulté a sortir ce cet endroit ou d’y accéder (Si on est valide, si on est blessé).
      ETC

  49. Jerry
    20 août 2020 / 21 h 22 min

    @Truci : Le premier lien du journal La Estrella n’est pas bon mais voici l’article sur lequel la personne se serait basée pour faire son tableau : https://www.laestrella.com.pa/nacional/140908/ultimos-momentos-celulares-registran-holandesas
    Comme indiqué sur mes posts précédents, les données téléphoniques divergent d’un site à l’autre, comme ici sur le lien que vous indiquez où il est indiqué que le Samsung s’éteint le 4 avril alors que sur l’article sur lequel la personne se base il est indiqué que le Samsung s’éteint le 5 avril et que le 4 avril il n’est pas utilisé comme on peut le voir sur l’image accompagnant l’article : https://imagenes.laestrella.com.pa/files/image_990_491/uploads/2019/10/16/5da6cc1799909.jpeg
    « 4 abril : Apagado. Sin llamado » Eteint. Sans appels.

    Pour ce qui est de votre remarque sur le 5 avril, saisie du code puis non saisie du code, sur l’image de l’article panaméen la non saisie du code débuterait le 6 avril mais selon la logique de l’image, le code serait rentré par la suite l’après-midi ce qui va à l’encontre des données qui circulent majoritairement selon lesquelles le code ne serait plus saisi du tout. D’autre part, il n’est effectivement nulle part fait mention de 70 à 90 tentatives (qui comme je l’indiquait plus haut pourrait être une erreur d’un journaliste lors d’une interview des parents).
    Ce qui est intéressant sur l’image c’est que sont indiqués également le moment où les téléphones sont éteints.
    Je ne pense pas que 3 « échecs » d’appels de plus que l’iphone puisse justifier que le samsung s’éteigne aussi rapidement. D’ailleurs si le samsung s’éteint le 5, on constate qu’il n’a pas été utilisé le 4 de toute la journée. Probablement donc que le 3 celui-ci est déjà quasi vide. Raison pour laquelle il ne serait pas allumé le 4 et le 5 une fois allumé la batterie est épuisée. Soit le 3 avril à 16h19 le téléphone doit déjà être quasi épuisé. Le Samsung à 50% de batterie aurait donc tenu 2 jours, tandis que l’iphone à 50% de batterie aurait tenu 11 jours + 1h05 allumé (alors qu’il est plus ancien et que la batterie dure 1/3 de moins que le samsung).

    Pour ce qui est des problèmes qui ont pu apparaître entre l’équipe de recherche privée et les autorités, sur un article que je viens de lire dans ce media La Estrella (concernant des recherches ultérieures à la découverte du sac) il semblerait que le procureur était mécontent que des spécialistes étrangers viennent sans l’avoir demandé en passant par les voies diplomatique et le Ministère public n’a donc pas autorisé l’entrée de ces spécialistes à El Pianista. A la question, que se passerait-il s’ils trouvaient des preuves ? Le procureur répond qu’il étudierait la question.
    On voit donc que les autorités n’apprécient pas l’intervention d’autres spécialistes, ce qui peut aider à comprendre pourquoi ils ne les auraient pas aidé lorsqu’ils ont entendu les bruits de « canette » et le cri. Je précise que cet article parle de recherches ultérieures, mais cela donne une idée de l’accueil pour une équipe de recherche privée.

    Remarque pour ce qui est des portables, il me semble que les 2 sont rangés dans le sac. Je ne vois pas de portable dans les poches de Kris par exemple. Dans ce cas, les appels des 2 téléphones peuvent être issus de la même personne qui possède le sac dans le cas où l’une des filles se blesserait.

  50. Jerry
    20 août 2020 / 21 h 42 min

    @Truci : Le premier lien du journal La Estrella n’est pas bon mais voici l’article sur lequel la personne se serait basée pour faire son tableau : https://www.laestrella.com.pa/nacional/140908/ultimos-momentos-celulares-registran-holandesas
    Comme indiqué sur mes posts précédents, les données téléphoniques divergent d’un site à l’autre, comme ici sur le lien que vous indiquez où il est indiqué que le Samsung s’éteint le 4 avril alors que sur l’article sur lequel la personne se base il est indiqué que le Samsung s’éteint le 5 avril et que le 4 avril il n’est pas utilisé comme on peut le voir sur l’image accompagnant l’article : https://imagenes.laestrella.com.pa/files/image_990_491/uploads/2019/10/16/5da6cc1799909.jpeg
    « 4 abril : Apagado. Sin llamado » Eteint. Sans appels.

    Pour ce qui est de votre remarque sur le 5 avril, saisie du code puis non saisie du code, sur l’image de l’article panaméen la non saisie du code débuterait le 6 avril mais selon la logique de l’image, le code serait rentré par la suite l’après-midi ce qui va à l’encontre des données qui circulent majoritairement selon lesquelles le code ne serait plus saisi du tout. D’autre part, il n’est effectivement nulle part fait mention de 70 à 90 tentatives (qui comme je l’indiquait plus haut pourrait être une erreur d’un journaliste lors d’une interview des parents).
    Ce qui est intéressant sur l’image c’est que sont indiqués également le moment où les téléphones sont éteints.
    Je ne pense pas que 3 « échecs » d’appels de plus que l’iphone puisse justifier que le samsung s’éteigne aussi rapidement. D’ailleurs si le samsung s’éteint le 5, on constate qu’il n’a pas été utilisé le 4 de toute la journée. Probablement donc que le 3 celui-ci est déjà quasi vide. Raison pour laquelle il ne serait pas allumé le 4 et le 5 une fois allumé la batterie est épuisée. Soit le 3 avril à 16h19 le téléphone doit déjà être quasi épuisé. Le Samsung à 50% de batterie aurait donc tenu 2 jours, tandis que l’iphone à 50% de batterie aurait tenu 11 jours + 1h05 allumé (alors qu’il est plus ancien et que la batterie dure 1/3 de moins que le samsung).

    Pour ce qui est des problèmes qui ont pu apparaître entre l’équipe de recherche privée et les autorités, sur un article que je viens de lire dans ce media La Estrella (concernant des recherches ultérieures à la découverte du sac) il semblerait que le procureur était mécontent que des spécialistes étrangers viennent sans l’avoir demandé en passant par les voies diplomatique et le Ministère public n’a donc pas autorisé l’entrée de ces spécialistes à El Pianista. A la question, que se passerait-il s’ils trouvaient des preuves ? Le procureur répond qu’il étudierait la question.
    On voit donc que les autorités n’apprécient pas l’intervention d’autres spécialistes, ce qui peut aider à comprendre pourquoi ils ne les auraient pas aidé lorsqu’ils ont entendu les bruits de « canette » et le cri. Je précise que cet article parle de recherches ultérieures, mais cela donne une idée de l’accueil pour une équipe de recherche privée.

    Remarque pour ce qui est des portables, il me semble que les 2 sont rangés dans le sac. Je ne vois pas de portable dans les poches de Kris par exemple. Dans ce cas, les appels des 2 téléphones peuvent être issus de la même personne qui possède le sac dans le cas où l’une des filles se blesserait.

    @Mario : Si quelqu’un découvre le lieu des photos de nuit, alors il peut y avoir de nouvelles informations qui en découleraient. On pourrait placer ce lieu sur une carte et déterminer leur déplacement jusqu’à celui-ci, ou si celui-ci a pu être le lieu d’un accident. On pourrait retrouver des traces, objets, restes des filles. Peut-être même un message gravé dans l’hypothèse où les tentatives de connexion visaient à écrire un dernier message. Il s’agit d’un lieu qui se situe au milieu de la chronologie des événements, il pourrait servir à imaginer les différentes possibilités pour arriver jusqu’à celui-ci comme les différentes options qu’elles ont pu prendre par la suite. Dans le cas qui plus est d’un lieu retiré dans la paroi, protégé des intempéries et de la rivière il pourrait être riche d’informations.
    Sans compter que la découverte d’un tel lieu permettrait la réouverture du dossier pour les familles avec la possibilité d’avoir plus d’informations sur ce qu’il s’est passé, éliminer peut-être des hypothèses criminelles et obtenir de ce fait une certaine paix.

  51. Jerry
    20 août 2020 / 21 h 48 min

    Comme indiqué sur mes posts précédents, les données téléphoniques divergent d’un site à l’autre, comme ici sur le lien que vous indiquez où il est indiqué que le Samsung s’éteint le 4 avril alors que sur l’article sur lequel la personne se base il est indiqué que le Samsung s’éteint le 5 avril et que le 4 avril il n’est pas utilisé comme on peut le voir sur l’image accompagnant l’article : https://imagenes.laestrella.com.pa/files/image_990_491/uploads/2019/10/16/5da6cc1799909.jpeg
    « 4 abril : Apagado. Sin llamado » Eteint. Sans appels.

    Pour ce qui est de votre remarque sur le 5 avril, saisie du code puis non saisie du code, sur l’image de l’article panaméen la non saisie du code débuterait le 6 avril mais selon la logique de l’image, le code serait rentré par la suite l’après-midi ce qui va à l’encontre des données qui circulent majoritairement selon lesquelles le code ne serait plus saisi du tout. D’autre part, il n’est effectivement nulle part fait mention de 70 à 90 tentatives (qui comme je l’indiquait plus haut pourrait être une erreur d’un journaliste lors d’une interview des parents).
    Ce qui est intéressant sur l’image c’est que sont indiqués également le moment où les téléphones sont éteints.
    Je ne pense pas que 3 « échecs » d’appels de plus que l’iphone puisse justifier que le samsung s’éteigne aussi rapidement. D’ailleurs si le samsung s’éteint le 5, on constate qu’il n’a pas été utilisé le 4 de toute la journée. Probablement donc que le 3 celui-ci est déjà quasi vide. Raison pour laquelle il ne serait pas allumé le 4 et le 5 une fois allumé la batterie est épuisée. Soit le 3 avril à 16h19 le téléphone doit déjà être quasi épuisé. Le Samsung à 50% de batterie aurait donc tenu 2 jours, tandis que l’iphone à 50% de batterie aurait tenu 11 jours + 1h05 allumé (alors qu’il est plus ancien et que la batterie dure 1/3 de moins que le samsung).

    Pour ce qui est des problèmes qui ont pu apparaître entre l’équipe de recherche privée et les autorités, sur un article que je viens de lire dans ce media La Estrella (concernant des recherches ultérieures à la découverte du sac) il semblerait que le procureur était mécontent que des spécialistes étrangers viennent sans l’avoir demandé en passant par les voies diplomatique et le Ministère public n’a donc pas autorisé l’entrée de ces spécialistes à El Pianista. A la question, que se passerait-il s’ils trouvaient des preuves ? Le procureur répond qu’il étudierait la question.
    On voit donc que les autorités n’apprécient pas l’intervention d’autres spécialistes, ce qui peut aider à comprendre pourquoi ils ne les auraient pas aidé lorsqu’ils ont entendu les bruits de « canette » et le cri. Je précise que cet article parle de recherches ultérieures, mais cela donne une idée de l’accueil pour une équipe de recherche privée.

    Remarque pour ce qui est des portables, il me semble que les 2 sont rangés dans le sac. Je ne vois pas de portable dans les poches de Kris par exemple. Dans ce cas, les appels des 2 téléphones peuvent être issus de la même personne qui possède le sac dans le cas où l’une des filles se blesserait.

    • CamilleG
      Auteur
      21 août 2020 / 8 h 01 min

      Hello @Jerry le blog bloque parfois automatiquement les commentaires avec des liens. Pas d’inquiétude, je le remets manuellement. Belle journée

  52. Jerry
    20 août 2020 / 21 h 54 min

    @Mario : Si quelqu’un découvre les photos de nuit, cela peut permettre la réouverture du dossier pour les familles avec la possibilités d’avoir des réponses aux questions qu’elles doivent continuer de se poser quotidiennement. Le lieu se situant au milieu de la chronologie il pourrait permettre de savoir ce qu’il s’est passé durant ces 7 premiers jours et d’imaginer les hypothèses pour les jours suivants. Il pourrait permettre de découvrir de nouveaux indices, d’autant plus si l’endroit est protégé des intempéries et de la montée de la rivière. Peut-être des restes des filles, des objets, des messages (d’autant plus si les tentatives de connexion visaient à laisser un dernier message). Et dans le cas d’un message, cela pourrait permettre d’évacuer des hypothèses que la famille ne souhaite pas envisager et leur permettre de trouver une certaine paix.

    • MARIO, ITALIA
      20 août 2020 / 22 h 30 min

      Merci, JERRY.
      Si l’endroit (une grotte, un trou, etc…) où se trouvaient les filles est protégé des intempéries et de la montée de la rivière, comment expliquer alors la dispersion des ossements?
      Évidemment le lieu ne se trouvait pas prés des ossements sinon on l’aurait trouvé trés tôt avec toutes les recherches qu’ont été faites sur place et/où à kms de distance.
      Les animaux sauvage (pumas, jaguars, vautours), qui ont été plusieurs fois évoqués, n’emportent pas des chaussures des montagne avec des pieds dedans et des vêtements (jeans)…

      • Jerry
        20 août 2020 / 23 h 06 min

        Pour la dispersion, j’imagine qu’elles ont suivi la rivière en espérant arriver sur un village.
        Si le lieu des photos est un abri comme semble l’indiquer certains, j’imagine qu’elles ne sont pas tombées directement dessus. Auquel cas, les deux pouvaient marcher (plus ou moins). L’une pouvait être blessée et dans ce cas elle est probablement restée dans cet abri tandis que l’autre partait peut-être en journée à la recherche de secours et revenait le soir la rejoindre. Dans ce cas afin de ne pas se perdre, j’imagine que l’on suit la rivière qui est un repère simple pour revenir sur ses pas. Dans ce cas également, le sac rouge accroché à une branche peut être un repère près de la rivière pour se repérer sur le chemin retour afin de ne pas dépasser l’abri. L’abri est bien pour la personne blessée mais pose le problème de ne pas permettre d’être repérés par les secours. Après se pose le problème de la personne blessée. La laisse-t-on longtemps seule ? Les blessures dans la jungle sont compliquées à cause de l’humidité. Si la personne est fiévreuse alors la personne qui reste tombe dans un dilemme. Rester, s’éloigner légèrement pour revenir ou partir.
        Le dilemme cesse une fois que la personne blessée n’est plus. L’autre n’a plus rien qui la retient ou la freine et tente alors sa chance dans la jungle. Elle longe la rivière près de laquelle elle devait être et tombe d’épuisement. En toute logique la rivière est également le lieu où viennent s’abreuver tous les animaux sauvages. Ces derniers n’emportent pas les chaussures mais pourraient déplacer, emporter des parties en prévision de repas futurs ou en vue de nourrir leurs petits.

        • MARIO, ITALIA
          20 août 2020 / 23 h 29 min

          Merci.
          J’étais et je reste convaincu que si on a pas localisé les filles dans la jungle pendant 12 jours ça veut dire 2 choses:
          – qu’elles n y étaient pas;
          – que l’endroit oú elles étaient cachées ou sequestrées se trouve dans une zone completement differente des lequellles on a fouillé.

          • Jerry
            20 août 2020 / 23 h 57 min

            Les filles étaient au moins présentes le 1er jour puisque les photos les situe dans la jungle. Leurs téléphones semblent également se trouver dans la jungle puisqu’ils ne captent pas de signal.
            Dans l’hypothèse où elles auraient été déplacées, de quelle manière ? A priori dans cette hypothèses elles auraient aussi été déplacées via la jungle. Quoi qu’il en soit elles laisseraient d’autant plus de traces au sol si elles sont plus de 2 à se déplacer.
            Il peut y avoir d’autres raisons pour lesquelles les filles n’ont pas été localisées, peut-être que toute la jungle n’a pas été fouillée (je ne sais pas sa superficie mais il me semble qu’elle est importante), les recherches au sol débutent 3 jours après, peut être que les recherches n’ont pas été menées dans les règles de l’art (quadrillage…), et si elles ont été menées dans les règles peut être que les filles se déplacent compliquant les recherches (si elles passent dans des zones déjà vérifiées), si les photos de nuit sont d’elles alors les secours passent non loin cette nuit là, sans compter que les recherches de nuit diminuent la visibilité d’indices qui peuvent échapper de nuit alors qu’ils auraient été visibles de jour…

          • TRUCI
            21 août 2020 / 1 h 49 min

            Je pense qu’elles étaient dans la jungle bloquées dans un endroit très difficile d’accès.
            Endroit auprès duquel les recherches sont passé , pas tout près mais pas loin, et les ont raté , et que de leur côté elles n’ont pas été capable de se signaler. Dune part parceque pas de possibilité de faire du feu, et probablement blessé, même une sur les deux. Et chaque jour et chaque nuit supplémentaire les détruit à petit feu car manque puis / ou absence de nourriture, eau de la rivière certes mais qui sur des organismes pas habitués , fébriles et fatigués peu provoquer des diarrhées, l’épuisement, le peur, l’angoisse, la perte de lucidité, la plupart du temps assises ou allongées dans un espèce de demi sommeil comateux. Peut être même de la fièvre si des blessures ce sont infectées. Plus de force pour crier…..
            Il ne faut pas oublier cet aspect la : l’état physique et morale dans lequel elles étaient.
            Du reste, le 8 avril, si on fait l’hypothèse qu’une des filles à pu voir le signaux le nuit et même tenter d’y répondre avec le flash, alors si elle avait été en état , elle aurait du tenter le lendemain de partir vers cette direction qui de toute évidence pouvait mener a un sentier. Mais elle était probablement à peine capable de tenir debout.

            Le problème est la , la jungle est immense et quadriller un tel espace est impossible. Les équipes de recherche ont cherché à partir du sentier en s’en écartant très peu à mon avis. Quant aux signaux lumineux, je pense que c’est des torches mais c’est aussi des fusées éclairantes comme en mer sur les bateaux.

  53. TRUCI
    20 août 2020 / 22 h 25 min

    @JERRY

    Concernant les données téléphoniques (niveau des batteries, utilisation..), on ne s’en sortira pas sauf à obtenir la rapport original fait pas les experts / policiers/ enquêteurs qui ont scannés les téléphones (Hollandais ou Panaméens).
    Il y a effectivement tellement de sites et de chaines qui ont traité cette affaire , sans parler de ceux qui arrangent les données pour que ça colle à leur théorie…….. Au bout d’un moment , il est difficile de réfléchir et de travailler à partir de données aussi peu sures.
    Cette histoire des 77 tentatives par ex, c’est quand même n’importe quoi mais si on en tient compte on est alors tenu d’essayer d’en trouver le sens. Et si ça se trouve il y a d’autres erreurs comme celles la telles que celle que vous pointez.

    Du coup on est obligé d’avoir un peu de distance par rapport à cette téléphonies. La seule question pour moi étant est-ce que ce sont bien elles qui utilisaient leur téléphone ou quelqu’un d’autre.
    Et je pense que ce sont elles , jusqu’au bout.

  54. TRUCI
    20 août 2020 / 22 h 48 min

    @JERRY

    Sur ce lien qui est le blog anglais de Scarlett, par ex, dans le tableau récapitulatif elle met les 77 tentatives entre le 7 et le 10 avril.
    https://koudekaas.blogspot.com/2019/12/the-disappearance-of-kris-kremers-and.html
    Or c’est une des personne qui connait le mieux cette affaire.

    Sinon il y a aussi la chaine du fameux Juan Perea y Monsuwé ou une annexe google rasssemble tout un tas de documents avec notamment celui qui vous mettez, le scan d’un journal.

    https://photos.google.com/share/AF1QipOaDcK-zyudR_UXP4xNvvSpKhbEUNHFkl1cvaGaZrvkiKqkgSL0BK5mjUL2SGcDjw/photo/AF1QipOSrFYvGhuNirbwtEOHA-5YHO-zEOPgZhfN5nQB?key=UjkzUHpsRmtLNUc2RlphdjVTWHRZSVEySjNYS0NR

    Bref, que croire, qui a les bonnes infos et les bons datas ?

    • CamilleG
      Auteur
      21 août 2020 / 8 h 00 min

      Hello @Truci le blog bloque parfois automatiquement les commentaires avec des liens. Pas d’inquiétude, je le remets manuellement. Belle journée

      • TRUCI
        21 août 2020 / 11 h 44 min

        OK, merci Camille. Bonne journée à toi aussi

  55. TRUCI
    20 août 2020 / 23 h 06 min

    @JERRY

    Dansle blog anglais de Scarlett, par ex, dans le tableau récapitulatif elle met les 77 tentatives entre le 7 et le 10 avril.
    Dans la partie 2 je crois (je ne peux pas mettre le line , ça ne passe pas).
    Or c’est une des personne qui connait le mieux cette affaire.

    Sinon il y a aussi la chaine du fameux Juan Perea y Monsuwé ou une annexe google rasssemble tout un tas de documents avec notamment celui qui vous mettez en line , le scan d’un journal.

    Bref, que croire, qui a les bonnes infos et les bons datas ?

    • Jerry
      20 août 2020 / 23 h 35 min

      @Truci : Je crois que la possible erreur des tentatives est également évoqué par Scarlet.
      Je n’ai pas retrouvé précisément, cela fait partie des blogs longs à charger avec bugs.
      Mais voici un passage de Scarlet qui correspondrait à cette erreur des tentatives confondues avec les photos :
      « The parents from Kris and Lisanne stated that there were 90 photos taken that night, whereas Dutch newspaper de Telegraaf mentioned 77 photos. »
      A priori, vu le manque d’infos sur ces tentatives, je serais plutôt d’avis de pencher effectivement vers l’erreur confondant les appels et photos.
      La chaine de Juan je ne la consulte pas. Des vidéos que j’ai pu voir où il se mettait « en scène », visage en gros plan au milieu d’une forêt, ménageant un suspense qu’il étire sur la longueur au lieu d’être direct et les théories qui me semblent tirées par les cheveux, ne m’inspirent pas confiance. Plutôt l’impression d’une personne obnubilée par une théorie qui tente par tous les moyens de tout y raccrocher, fermant les yeux aux autres possibilités et essayant de se mettre en avant par des procédés déplacés… Mais peut-être que je me trompe, je n’ai pas approfondi, je n’ai vu que quelques vidéos et ait consulté je pense le lien indiqué mais qui me semblait un énorme brouillon. Je crois d’ailleurs que certaines photos trafiquées, photoshopées proviennent de Juan et de ses théories.

      • TRUCI
        21 août 2020 / 0 h 51 min

        @JERRY

        Alors elle n’a pas updaté son tableau et je n’ai pas lu le reste.
        Oui on est bien d’accord sur ce Juan qui ne fait pas vraiment une chaine sur Kriss et Lisanne mais une chaine sur Juan…. et j’y suis allé vraiment et uniquement pour la documentation pour voir si par hasard il n’aurait pas le rapport officiel de téléphonies des deux portables . Il est possible qu’il l’ai du reste car il y a des docs qui ont l’air officiels mais qui sont en Néerlandais……..

        • TRUCI
          21 août 2020 / 0 h 54 min

          @JERRY

          Et ce qui est curieux c’est que Scarlett qui est plutôt pro et assez incollable sur cette affaire, est en contact avec ce type. Elle n’a peut être pas le choix que de coopérer parfois.
          Cela dit ce qui les rassemble c’est qu’ils croient à 1000% à la thèse criminel.

  56. MARIO, ITALIA
    21 août 2020 / 15 h 05 min

    Je crois que nous avons tous une hypothèse privilégiée et que nous recherchons des éléments qui peuvent la confirmer, c’est quelque chose d’inévitable. Il est très difficile de rester neutre à 100%.
    Par exemple, je reste convaincu de la piste criminelle malgré de nombreuses réflexions sur ce blog sont tout à fait logiques et cohérentes par rapport à l’hypothèse de l’égarement ou de l’accident.

    • TRUCI
      21 août 2020 / 15 h 21 min

      @MARIO ITALIA

      D’autant que si ça se trouve c’est en partie criminel et en partie accidentel….
      Elles ont pu s’écarter du sentier pour fuir ou s’éloigner d’un type ou deux , lourdingue et un peu éméchés , et dont l’attitude, l’état et les paroles, ont pu leur laisser penser qu’ils pourraient ou qu’ils étaient sur le point de passer à l’acte (agression sexuelle). Elles se sauvent , sans prendre garde à la direction, se perdent et finissent même par chuter en se blessant quelque part. Et les types eux s’en vont sans trop vouloir savoir ce qui s’est passé et être accusé etc…

  57. TRUCI
    21 août 2020 / 16 h 42 min

    Prenez l’affaire de Pauline Laffont par ex.
    C’est une jeune actrice de 25 ans qui est chez sa mère, Bernadette, actrice de la nouvelle vague, dans le sud de la France.
    On est au mois d’Aout, elle décide d’aller se balader pour faire un jogging je crois dans les montagnes aux alentours. Elle ne reviendra jamais.
    Bien sur des recherches ont été faites et comme il s’agissait d’une célébrité, on peut imaginer que tout a été fait pour la retrouver (gendarmes, locaux, équipe cynophile …..). Mais rien.
    Plus le temps à passé, plus les théories les plus fumeuses et les plus insultantes aussi pour la famille se sont fait jour.
    Et il faudra attendre 3 mois et demi pour qu’un agriculteur local venu couper du bois au pied d’un endroit escarpé ne repère le squelette de l’actrice qui, après autopsie, s’avère être tombé d’au moins 10 m en contrebas et serait morte sur le coup. Or, des équipes de recherches, y compris avec des chiens, avaient fait des fouilles sur cette zone….
    Et le Sud de la France, c’est pas la jungle du Panama.

    • MARIO, ITALIA
      21 août 2020 / 17 h 39 min

      Oui c’est vrai, ça se passe très fréquemment.
      Même ici en Italie, il y a 22 jours, une mère s’est suicidée avec son petit fils de 4 ans en se jetant d’un pylône électrique à haute tension situé dans la campagne. Le corps de la femme a été retrouvé en 2 jours ce de petit enfant 20 jours plus tard…il était tout simplement a 700 mètres de sa mère et la zone avait été fouillée par une centaine de personnes jour et nuit.
      Toutefois Pauline, la mère et son petit fils étaient déjà morts lorsque des recherches, ainsi qu’ils ne pouvainet pas essayer de signaler leur presence; Kris et Lisanne étaient vivantes au moment des recherches (jusqu’au 11 Avril si on croit que les appels de secours on été fait par les deux) qui se sont deroulées sur 12 jours.

  58. TRUCI
    21 août 2020 / 19 h 10 min

    @MARIO, ITALIA

    Mais je crois que précisément elles ont tenté de signaler leur présence mais ça n’a pas marché, et les tentatives d’appels, prudents dans leur nombre pour économiser la batterie, en sont pour moi une preuve. Elles sont intelligentes rationnelles.
    Le flash et les photos de nuit plus tard coïncidents avec les premières recherches de nuit, c’est ma conviction.
    La nature de ces photos, prises vers le haut, du même endroit par Lisanne qui n’est pas debout mais à demi-allongée et qui par ailleurs parfois, par manque de force ou déséquilibrée, fait des photos de l’endroit ou elles gisent , et même une photo de l’arrière du crane de Kriss, que je crois morte à ce moment la.
    Plus tard , le lendemain avec les équipes privées , le semblant de cri, le bruit, l’odeur de parfum ou féminin. Elle (s) essaie encore.
    SI les 77 tentatives sont réels, mais rien n’est moins sur, alors cette obstination non pas à entrer un code pin puisque pas besoin de code pin pour appeler les urgences , ni pour vérifier la connexion/réseau. Mais en revanche une obstination a deviner le code secret du portable de Kriss du 7 au 10 probablement pour utiliser les sons et les musiques contenus dedans ……Car elle (s) entend l’hélicoptère, peut être des voix au loin ou même plus près, mais elle n’est pas en état de crier , de hurler .
    Et ce qui a à joué contre elles c’est que n’ayant dit à personne ou elles allaient se balader, lorsqu’elles disparaissent , il faudra quasiment 4 jours pour commencer les recherches. 4 jour et 4 nuits ou elles ont du vraiment être désespérées, sans compter la possibilité de blessures plus ou moins graves et immobilisantes pour l’une de des deux , voire les deux.
    Enfin , comme vous dites c’est vraiment une histoire de conviction et c’est la mienne.

    • TRUCI
      21 août 2020 / 19 h 31 min

      Et par ailleurs, les équipes de recherche ont suivie le sentier, de nuit comme de jour, et n’ont pas du s’éloigner beaucoup de ce sentier . Jute des lampes torches puissantes et des fusées éclairantes .
      Seulement les filles sont à seulement 1 ou 2 km de la , même plus près, quand bien même ont elles vus tout ça , même une seulement, comment aurait elle pu ,compte tenu de son état, en faire plus que ce qu’elle a fait ?
      Et quant aux équipes de recherche, elles ne savent pas du tout ou pourrait être les filles, donc elles sont allé très loin en suivant le sentier vers bocca del torro je crois, je veux dire en direction, en se disant qu’ils pourraient les trouver sur le sentier ou tout à côté.
      Mais on ne peut pas les blâmer car comment fouiller et quadriller un endroit aussi sauvage, aussi vaste, dans lequel il est difficile d’évoluer dès qu’on sort du sentier.
      Dommage que les drones n’aient probablement pas été aussi développés et utilisés qu’aujourd’hui car au moins ils auraient pu « explorer » toutes les rivières sur leur longueur, et aller regarder la ou les hommes ne pouvaient pas ou très difficilement.
      Tiens d’ailleurs, peut être Romain pourrait penser si il retourne la bas à utiliser un drone.

  59. MENO
    22 août 2020 / 0 h 50 min

    Concernant les drones en 2014 la police du Panama ne devait pas en avoir et encore moins avec camera thermique. Maintenant les recherches de jour et de nuit peuvent se faire avec ces drones (pour repérer des personnes vivantes).

  60. TRUCI
    22 août 2020 / 12 h 14 min

    @ROMAIN

    Bonjour,

    J ‘ai encore relu le reportage/enquête , le passage dans la partie 3 sur les ossements est quand même très intéressante.
    Vous confirmez que le le fait de retrouver des ossement après 2/3 mois correspond à un processus normal.
    Mais surtout vous dites :
    (« A propos du pelvis, une information intéressante à relever du rapport d’autopsie est que cet os montre également des traces de carnivores et de rongeurs. »)
    Or c’est quand même une information majeure puisque il y a très peu d’os qui ont été retrouvé et que au départ il était dit un peu partout qu’on ne trouvait la trace de prédateurs sur aucuns de ces os. C’est donc faux.
    Ca peut donc confirmer la théorie selon laquelle, après leur mort, les corps se décomposent en plein air, et attirent ce faisant tout un tas de prédateurs qui dispersent les restes des filles un peu partout dans la jungle et évidemment à des endroits et dans des directions différentes.
    Parfois en les enterrant, parfois en les mettant dans leur tanière etc etc.
    Et du reste certains os ont des traces de racines, ce qui prouve qu’ils ont passé du temps enterré. Mais pas tous évidemment.

    Mais par ex, Scarlett va vous expliquer qu’aucun des os n’a de traces de griffes et de dents ??? Alors je me pose la question . Je crois avoir compris que vous avez en main le rapport d’autopsie original et complet. Est ce que vous pensez que personne ne l’a eu jusqu’alors. Et que les infos donné dans les journaux auparavant n’avaient qu’une partie des infos et ne parlaient pas de traces de dent et griffes sur le pelvis ??

    • RomainC
      22 août 2020 / 19 h 45 min

      Il faut savoir une chose, c’est que l’objectif de Scarlet n’est pas de faire de l’investigation mais de rassembler le plus d’éléments possibles sur l’affaire (journaux et recherches que des gens viennent volontairement lui partager). J’ai pas mal de fois discuté avec elle, et le truc c’est ce que je vois ne correspond pas avec certains écris de journaux officiels. Elle pense que j’ai peut-être des rapports antérieurs, mais je ne sais pas trop quoi en penser. Soit ils ont fait d’autres rapports par la suite, soit les journalistes font de sensationnalisme.

      Une précision, je n’ai pas l’ensemble des rapports. Ce que j’ai:
      -le rapport général sur tous les ossements
      -le rapport sur la côte et les os d’inconnus retrouvés

      Ce qu’il me manque:
      -le rapport sur les os de Lisanne (ce qui constitue au moins un document)

      De ce que je vois sur le rapport, c’est qu’il y a des traces de carnivores et de rongeurs (et de racines aussi) sur le pelvis de Kris. Donc, d’une certaine manière, il y a eu une intervention animale. Je ne sais pas si ce sont des traces de dents puisque cela pourrait être des traces de griffures. En revanche, le rapport ne mettant pas en cause les animaux dans la mort (en résumé ils ne peuvent pas dire grand chose), je pense qu’il s’agit de traces de griffures. Pour le reste des os, soit il n’y a rien du tout, soit il y a seulement des traces de racines.
      Pour les traces de racines, ça ne veut pas dire nécessairement que les os étaient sous terre. En surface, les plantes ont bien pu pousser sur une certaine surface.

      Vous avez parlez plus tôt de Juan. Je vais vous dire une chose sur lui. Si cette personnes a réussi à publier des photos inédites et les journaux des filles, c’est parce qu’il s’est permis de piquer le boulot de deux canadiens (ils veulent rester anonyme). Ces deux canadiens avaient réussi à obtenir les photos des journaux intimes, des photos inédites et ce sont eux qui avaient retrouvés la photo mystérieuse de la rivière. Parmi les photos inédites, certaines étaient celles que j’avais obtenu (j’avais échangé mes photos avec ceux des deux canadiens pour compléter les photos que j’avais). Juan s’était aussi permis de publier l’extrait de rapport de police (plus précisément: rapport hollandais destiné à la police panaméenne) concernant l’appel vers 1h du matin que j’avais confié à Scarlet en guise de remerciement pour les discussions que nous avions eu. Au final, malgré tout cela, il ne s’est jamais gêné pour nous critiquer par la suite. Tout ce que Juan veut c’est se construire une popularité sur une affaire criminelle. Tout ce qui éloignerais ce cas de l’accident, est à rejeter selon lui. En résumé, je n’apprécie pas vraiment cette personne.

      • RomainC
        22 août 2020 / 19 h 50 min

        Une précision sur Scarlet. Je ne comprend pas pourquoi elle continue de collaborer avec Juan. De ce que je retiens de mes interactions avec elle, c’est que c’est une personne qui recherche sincèrement la vérité. C’est une personne qui me paraît tout à fait honnête.

        • TRUCI
          22 août 2020 / 22 h 20 min

          @ROMAIN / JERRY

          Concernant Juan, je pense que nous sommes tous d’accord pour dire que c’est un mégalo et que cette affaire est pour lui un business dont il rêve qu’il ne s’arrête jamais. Ce qui peut l’amener parfois à une certaine ‘malhonnêteté » et à des thèses totalement capillotractées.
          Oui je suis d’accord avec vous concernant Scarlett, je la crois sincère mais tellement convaincu que c’est criminel qu’on a le sentiment qu’elle se comporte comme une joueuse ping pong le but étant de toujours trouver l’argument qui va contredire une thèse différente.

          Je lui ai proposé ma version élaborée au cours de nos échanges, en profitant de ce montage qu’elle a réalisé avec toute les photos en parvenant presque à n’en faire qu’une. Et qui selon moi confirme qu’une des filles tente de signaler et est à moitié gisante quand elle prend ces photos.
          Puis qu’elle est morte et ensuite la décomposition, les prédateurs …..etc
          Bref, ses réponse (je la laisse en anglais , je pense que vous êtes anglophones):
          « Do you have an explanation for the state of the bones and their location? Found not in a ravine or anything, but close to the hamlet of Alto Romero? One set fully decomposed, the other in an early stage, but found in each others vicinity? Then intact skin from Lisanne found 5 months after they went missing, how does that fit in with your theory?
          I wonder, have you read my blog though? or any other detailed info about the whole case? Because the autopsy report findings indicate there are no microscopic traces or signs of animals. No predator teeth or claws on those bones. You can be certain no animal dragged those bones around therefore.
          You are talking about a tiny tiiiiny chance that animals dragged those bodies to civilization and then left not one single mark on those bones. All in all there was a pelvic bone, a rib bone, a femur and tibia bone and a foot, and none of them showed any sign of animal predation. You know how small those chances are when those bones laid in the jungle? Minute. It’s pretty ridiculous if you ask me, to still count animal predation as a factor here. And the pathologist came to the same conclusion; no animals dragged those bodies around or played a part in their decomposition.
          There was half an army out there plus half an army of volunteers and local guides, who searched for months (!) in this rather limited area, size wise. Every ravine, gorge and cave was explored. Problem being; all the ravines or steep slopes are around the Pianista trail (or further away at Baru volcano, where they were not). And there was no trace of them there. Even the sniffer dogs found nothing. But you are entitled to your own opinion. Just wanted to provide you with the hard forensic evidence. How you interpret those hard facts, well that’s up to you »

          • TRUCI
            23 août 2020 / 0 h 23 min

            Donc elle ne croit pas à que des prédateurs aient pu éparpiller les restes de deux filles.
            Elle affirme qu’absolument aucune des parties de squelettes retrouvées ne comporte de traces de carnivores, rongeurs etc / on est donc la en contradiction avec ce que Romain à pu lire sur le rapport d’autopsie concernant le pelvis.
            MAIS dans ce qu’elle répond il y a deux choses intéressantes :

            . Elle évoque cette chaussure avec le pied retrouvé avec je crois un lambeau de peau , 5 mois après, et la il est évidemment très difficile de l’ expliquer ou il faudrait qu’un spécialiste de la décomposition des corps,en milieu tropical confirme qu’il est possible qu’un corps ou une partie d’un corps , après 5 mois dans la jungle et dans certaines conditions naturelles évidemment, que cet état soit possible.
            La présence du pied encore à l’intérieur de la chaussure par ex a t il pu avoir une influence ?

            . Elle explique que tous les moindres recoins y compris les gouffres et autres ravines ont été visité mais qu’on a jamais rien trouvé , aucunes traces.
            La je ne sais quoi penser, ont-ils réellement été partout ? Elle semble dire aussi que la zone a fouiller était très délimité. Mais peut être comme j’en faisait la remarque, ils ont cherché assez près du sentier et sur le sentier, aux abords. Mais si les filles se sont perdues, qu’elles ont persisté à chercher leur chemin pendant les 4 premiers jours , convaincus que personne ne savait ou elles étaient, alors elles pouvaient être beaucoup plus loin que la zone de recherche définie. Et ni Scarlett, ni personne ne me fera croire qu’ils est possible de fouiller et chercher partout dans ce cas tant la jungle est immense.
            Par ailleurs elle évoque aussi les chiens mais avec l’exemple que j’ai donné plus haut dans les commentaires avec le cas Pauline Laffont, on voit bien que les chiens ne sont pas infaillibles et que probablement pleins de facteurs (direction des vents, habitudes des chiens au milieu tropical…) sont à considérés qui peuvent rendre l’utilisation de ceux ci infructueux.

            • Jerry
              23 août 2020 / 1 h 05 min

              Il serait intéressant que Romain fasse une partie sur ces fameuses recherches, parce que contrairement à Scarlet ce que j’ai lu ne m’inspire pas grande confiance. Le retard déjà, la qualité, j’ai cru comprendre qu’ils n’avaient peut-être pas le matériel adéquat (cordes, bottes, gps, médecins…), que les premiers chiens étaient inadaptés, c’est pour cela que spécialistes hollandais ont souhaité intervenir et ont dû attendre que le Panama les autorise à y aller, pour cela que la famille a souhaité engager des recherches privées (ce qui montre la confiance dans les recherches officielles), une équipe privée qui n’a eu visiblement aucun soutien, même les guides ont refusé de les accompagner, les hommes chargés des recherches souhaitaient apparemment abandonner celles-ci assez rapidement car trouvaient cela inutile alors qu’il restait de nombreuses pistes à explorer, les conditions étaient si compliquées que plusieurs se sont blessés physiquement, etc.

            • TRUCI
              23 août 2020 / 1 h 08 min

              Enfin, j’ai aussi une interrogation concernant ce pied et ce lambeau de peau qu’on a trouvé je crois enroulé.
              Je me dis que quand quelqu’un meurt, son corps si on y touche pas, dans l’immense majorité des cas se décomposent et subit plusieurs stade de décompositions jusqu’à ce qu’il ne reste plus que le squelette. OK.
              Mais il arrive aussi que les corps se momifient. Bien sur ça arrive dans des endroits très froids. On retrouve par ex des gens dans les glaciers parfois 30 40 ans après qu’ils se soient tué en chutant. Mais c’est dans la glace. On retrouve aussi dans le permafrost des mammouth avec fourrure, mais c’est aussi la conservation par la glace.
              Mais on retrouve aussi des gens momifiés, chez eux par ex, mais qui ne sont pas dans de la glace.
              Est-il possible que la nature spécifique d’un sol par ex, et la localisation de ce pied et de ce lambeau (à couvert) ait pu ralentir au lieu de l’accélérer la décomposition et la faire dériver vers un début de « momification » ??

  61. Jerry
    22 août 2020 / 22 h 00 min

    Effectivement ce sont les sentiments que j’avais des deux personnes. A lire le blog de Scarlet je n’ai effectivement vu qu’une somme d’éléments mais pas de tentatives de les manipuler. Par contre les pages de son blog sont trop chargées, c’est l’un de ceux avec lesquels je bug.
    Probablement que Scarlet reste en contact avec Juan au cas où il récupérerait de nouvelles données afin d’en avoir connaissance. Il faut parfois prendre sur soi pour obtenir des informations.

    Pour ce qui est des journalistes, j’ai l’impression que certains ont un peu écrit n’importe quoi à l’époque et ont brodé autour. Par exemple, sur l’un des articles d’El Siglo on peut lire un journaliste s’interroger sur le deuxième sac qui n’aurait pas été retrouvé (alors que ce dernier est resté dans leur chambre et qu’elles n’avaient qu’un seul sac) et une somme d’erreurs considérables (l’un des commentaires de l’article en a compté 6 me semble-t-il sur un article qui ne doit pas dépasser les 20 lignes).

    Pour ce qui est des os, les traces de carnivores, de rongeurs et de racines éliminent effectivement certaines théories criminelle qui voyaient en ces derniers une intervention humaine. Pour ma part, par traces de carnivores j’entends plutôt des traces de crocs que de griffes ce qui expliquerait la nature « carnivore », sinon j’imagine qu’ils auraient indiqué griffures et les auraient déterminées. Si carnivores j’imagine qu’ils interviennent en premier, très rapidement (de par leur odorat), ce qui explique d’éventuels déplacements, les rongeurs viennent nettoyer par la suite ce qui a été laissé, et les racines peuvent alors laisser leurs traces.

    Pour ma part, l’information qui m’interpelle, c’est la « périostite » présente chez Lisanne. De ce que j’ai lu sur cela, j’imagine que celle-ci à pu provenir d’un effort excessif dans la jungle.
    Sur wikipedia, l’une des causes :
    « périostite d’origine micro-traumatiques par surmenage des muscles anti-valgus du pied (90 % des périostites, par un terrain inadapté à l’activité sportive (sol trop meuble : course sur sable, ou à l’inverse trop dur: bitume), chaussures inadaptées. »
    La jungle devrait correspondre à ce terrain inadapté et le surmenage pourrait correspondre à une longue marche excessive durant des jours dans cette jungle. L’une des complications peut être la fracture de stress ou de fatigue.
    Cette périostite me semble un élément primordial.
    Elle se présenterait sous forme d’une douleur localisée sur une zone de plusieurs centimètres.
    « La périostite tibiale — de loin la plus fréquente — est, par exemple, ressentie comme une douleur ou brûlure au niveau du tibia ou de la face interne de la jambe, voire située à l’intérieur de l’os, lors d’activités physiques et le plus souvent chez les adeptes de la course à pied. » « La douleur peut devenir très invalidante ».
    Si la periostite est confirmée par le rapport de Lisanne, alors cela permettrait de confirmer que les filles (ou en tout cas Lisanne) ont marché dans cette jungle de manière répétée jusqu’à l’inflammation, ce qui favoriserait la thèse qu’elles soient perdues dans la jungle, actives et non enfermées quelque part. Par ailleurs, cette periostite devrait être apparue après El Pianista, car si elle avait déjà cette inflammation avant elle aurait du reposer sa (ou ses) jambe(s) et ne se serait pas lancée dans une randonnée de 4h minimum (effort conséquent sur un terrain inadapté).

    • TRUCI
      22 août 2020 / 22 h 27 min

      @JERRY

      Attention , je crois que Lisanne était sportive et jouait dans une équipe volley-ball.
      J’ai vu des photos, peut être ici d’ailleurs.
      Donc elle a pu avoir ce problème avant.

      • Jerry
        22 août 2020 / 23 h 52 min

        @Truci : Effectivement, dans ce cas seule la famille pourrait avoir cette réponse. Savoir si Lisanne était suivie pour ce problème, si elle avait un traitement, des séances de kiné, une rééducation… A priori, si elle avait été opérée, j’imagine que cela aurait probablement été indiqué sur le rapport, cela aurait également pu être un élément d’identification pour la famille. Avait-elle dû arrêter le volley ? Apparemment le port de béquilles semble recommandé afin de permettre la reformation du tissu osseux. Se lancer dans une randonnée de 4h si on en soufre serait étonnant.
        Elle a effectivement pu avoir ce problème avant, dans ce cas j’imagine que la famille était au courant comme elle a pu avoir ce problème durant la randonnée (le volley + terrain non plat) ou après le 1er avril dans l’hypothèse de longues marches à travers la jungle.

  62. MARIO, ITALIA
    22 août 2020 / 23 h 07 min

    Dans le blog de Scarlet on peut lire par example que les recherches de « nuit » à vrai dire se terminainet à minuit…quelqu’un peut confirmer cette info?! Parce que s’il est fiable alors toutes nos hypothèse sur les tentatives de se faire remarquer avec le flash seraient erronées. Les photos nocturnes on été prises entre 1h et 4h…

    • TRUCI
      23 août 2020 / 0 h 40 min

      @MARIO

      La on revient toujours sur ce problème des informations, datas et autres données officielles.
      Il faudrait avoir de la part de ceux qui ont participé à ces recherches de nuit la confirmation comme je l’avais suggéré :
      Heure de début/Heure de fin. Quelles zones ont été explorées , quelle était la limite des, de la zone….
      Sinon on est condamné à se fier au compte rendue journalistique repris par des internautes, ou/et prendre des données non fiables ou pas assez précises etc Bref, et on travail sur du sable.
      C’est pour ça que la démarche de Romain m’avait intéressé.
      Il part de l’hypothèse la plus simple et la plus logique (le fameux rasoir…) sans exclure d’autres hypothèses notamment criminelles. Il tente de collecter les informations à la source tout comme les documents, et surtout il est allé sur place et veut y retourner.
      Je doute que Scarlett ai jamais envisagé une telle démarche même si son travail est précieux et très documenté . Mais elle n’accepte de réfléchir que sur une seule hypothèse en l’occurrence criminelle et par ailleurs elle collabore occasionnellement avec Juan qui lui pour le coup est très vicieux puisqu’il mélange des infos tout à fait juste, des réflexions et des interrogations parfois logiques mais part totalement en vrille dans des théories fumeuses. Le tout dans des présentations mégalomaniaque et au final totalement ridicules et irregardable. Et lui aussi uniquement dédié à la thèse criminelle.

      • MARIO, ITALIA
        23 août 2020 / 9 h 58 min

        Je suis d’accord sur ce problème des infos, datas et données officielles.
        On ne peut qu’espérer que Romain pourra obtenir cette info directement d’une source ayant participé à l’operation de « Recherche et Sauvetage » pendant la nuit.
        Merci.

  63. Jerry
    23 août 2020 / 0 h 42 min

    Un article du 15 mai : http://elsiglo.com.pa/panama/encuentran-pistas-holandesas-desaparecidas-boquete/23771824
    Qui se termine par : « Nous avons pu savoir qu’un témoin avait vu deux cadavres dans un état putréfié dans une zone d’accès difficile de la province de Bocas del Toro. Demain, le personnel de sauvetage partira sur les lieux pour déterminer s’il s’agit des deux filles néerlandaises. »
    Je ne sais pas jusqu’où s’étend Bocas del Toro, mais je viens de découvrir cette information. J’essayerai de creuser voir la suite donnée à ce témoignage, si suite il y a eu…

    • TRUCI
      23 août 2020 / 1 h 38 min

      @JERRY

      Cela dit en 4 jours les filles ont pu pas mal marcher en suivant la direction de bocca del torro alors que perdues, elles pensaient retourner vers Bokete.
      Ça expliquerait que des ossements aient été retrouvé par la.
      Et ça expliquerait aussi que le sac ait été déposé très loin de la , près de bokete et du pianista car ceux qui l’ont trouvé et qui ont pensé le garder, ont pu décidé de la rendre, pour la récompense, en le plaçant très loin de l’endroit ou ils l’avaient trouvé.
      Cela dit, l’ont ils trouvé avec les corps ou après que les corps aient subit leur « nettoyage » ?

      En tout cas oui, elles ont pu se perdre et marcher en direction de bocca del torro pendant quelques jours avant de tomber quelque part. Mais dans ce cas, la nuit du 7 au 8 avril, comme les recherches de nuit commençaient à peine, auraient elles pu voir des signaux lumineux d’aussi loin puisqu’ils entament seulement ces recherches depuis la pianista à priori ? Si ce sont des fusées éclairantes c’est possible. Et puis c’est entre 1 et 4 h du matin. Alors , sous réserve qu’ils n’aient pas arrêter à minuit, il est possible que entre 1H et 4 h du matin ils soient allé suffisamment loin pour être vu par les (la) filles.

  64. Jerry
    23 août 2020 / 12 h 25 min

    Pas trouvé d’infos sur ce témoin. Etait-ce une info fiable ?
    J’ai par ailleurs trouvé cet article : https://mvsnoticias.com/noticias/internacionales/concluyen-en-panama-la-busqueda-de-holandesas-desaparecidas-860/
    Qui indiquerait que le gouvernement aurait clôturé les recherches au 12ème jour de leur disparition. Il est indiqué que Sinaproc doit faire une visite hebdomadaire de la région, mais peut-on parler dans ce cas de vraie recherche après ces 12 jours. Par ailleurs, sont indiquées les conditions de recherche durant ces premiers jours :
    « Une recherche dure trois à cinq jours et nous l’avons fait pendant douze jours à pied et avec un hélicoptère, dans des conditions très fortes, avec des pluies et des fleuves gonflés »

    Autre passage intéressant peut-être pour Romain suite à l’arrêt de ces recherches :
    « Sittón a expliqué que la recherche était concentrée dans l’épaisse chaîne de montagnes de Talamanca, dans les montagnes de l’ouest du Panama entre les provinces de Chiriquí et Bocas del Toro, à la frontière du Costa Rica.

    L’indigène Ngäbe Buglé Benjamin Cuevas Montezuma, qui a travaillé pendant 34 ans comme garde forestier et guide à Boquete, et qui a participé aux opérations de recherche, a souligné qu’il faut y passer la nuit pour parcourir les sentiers. « Il y a un point où le chemin (El Pianista) bifurque dans plusieurs sentiers où il y a des abris, donc il faut voyager et revenir, il faut passer la nuit, je le connais jusqu’à Bocas del Toro », a-t-il commenté et a lancé un appel aux communautés de son même groupe ethnique qui habite la région pour chercher des indices.

    La zone où les jeunes femmes sont censées être entrées «Je la connais très bien, il faut passer la nuit et continuer le lendemain, c’est un itinéraire qui au moment où ces filles grimpaient au sommet de la chaîne de montagnes, elles ne pouvaient plus descendre car il se forme une rivière très dangereuse, c’est pourquoi quand elles l’ont vu, je pense qu’elles ne sont pas descendues, je peux y arriver », dit-il. »

    Apparemment ce guide semblait vouloir poursuivre ses recherches sur une piste qu’il semblait considérer fort probable.

  65. TRUCI
    23 août 2020 / 14 h 16 min

    @JERRY

    Édifiant. Il est clair que les recherches étaient difficiles à réaliser et je doute fortement qu’ils soient allé partout.
    Ajoutons un manque de motivation et d’opiniâtreté, un arrêt dès le 12 alors qu’ils ont commencé vers le 4/5 avril.
    Et aussi cette info assez précise sur la météo car dans mon esprit , nous étions juste à cheval entre la saison sèche et la saison des pluies.
    Or il semble que la saison des pluies étaient déjà bien la quand il évoque les rivières qui se gonflent…….
    Décidément elles ont aussi joué de malchance en se perdant à ce moment la ou la saison bascule assez rapidement.
    On pourrait presque le voir sur les photos prises au sommet ou tantôt il fait un ciel bleu et un soleil magnifique , et tantôt un ciel nuageux.
    Ça explique aussi qu’elles se soient réfugié dans un endroit avec un abris naturel.
    Il est possible du reste que cet endroit soit près d’une rivière mais pas nécessairement au bord de la rivière. Surtout si les rivières augmentent leur débits de plus en plus.

    • TRUCI
      23 août 2020 / 14 h 35 min

      J’ajoute qu’il est aussi possible qu’après leut mort, la rivière grossissant de plus en plus, les corps pas encore décomposés aient pu être charriés par celle-ci et redéposés plus loin , pas forcément au même endroit l’un et l’autre.
      Par ailleurs, dans ce cas, si les corps sont encore entiers et « constitués », je ne sais pas si dans ce cas ça aurait provoquer des chocs visibles sur le squelette. Tout dépend de la durée, de la violence de l’eau , des passages empruntés par les eaux et de la durée du charriage.

      • TRUCI
        23 août 2020 / 14 h 43 min

        Peut être en suivant cette hypothèse du charriage, le pied du corp de Lisanne s’est peut être retrouvé à un moment coincé par une pierre ou des branches et à finit par être arraché du corp avec un lambeau de peau.
        Dans ce cas, cette partie aurait pu rester un bon moment coincé la , dans l’eau.
        Alors même si on peut supposer que l’eau n’est pas glaciale, elle est forcément plus froide que l’air et par ailleurs ça pourrait expliquer que le processus de décomposition ait été ralentit ou stoppé.
        Par la suite, le morceau se dégage naturellement avec le courant et attérit la ou on l’a trouvé.

        • TRUCI
          23 août 2020 / 15 h 02 min

          Il faudrait donc interrogé un spécialiste pour savoir comment peut évolué un morceau de cadavre, plongé/coincé dans une eau claire mais avec un fort courant.
          Et aussi connaître la température de l’eau en question pendant la saison des pluies au Panama (de jour, de nuit etc). Et aussi la d’une façon générale la différence de température entre le jour et la nuit à cette période.
          Par ailleurs considéré que submergé, le morceau de cadavre en question ne dégage plus d’odeur propre à attiré des prédateurs terrestres, et que il est peu probable que la faune de rivière (poisson ?? etc) aient pu avec le courant s’attarder dessus.

          • Jerry
            23 août 2020 / 16 h 19 min

            Je n’ai pas trouvé d’autres interviews, traces de cet indigène Ngäbe Buglé. Regrettable, de ne pas connaître la suite de ses recherches.

            Pour Sinaproc, je n’ai pas réussi à trouver les horaires pour le moment. Il semblerait qu’il y ait eu un rapport de plus d’un millier de pages sur les recherches. Cela doit donc être indiqué. J’ai lu que dans certaines disparitions ils s’arrêtaient effectivement parfois une partie de la nuit car ils ne voient absolument rien. Dans certains cas ils reprennent à 6h, dans d’autres, comme le cas d’une colombienne disparue également sur El Pianista, Yuly Natalia Zuluaga Valencia, en juillet 2016, ils ont commencé à 4h du matin. Cette dernière à été retrouvée saine et sauve le surlendemain me semble-t-il, dans un état de déshydratation (effectivement l’eau pourrait ne pas être des plus appropriées pour une personne non habituée je pense) et avec quelques lésions qui seraient dues à l’altitude associée aux baisses de température. La colombienne suivait El Pianista avec 2 amis. Elle leur a demandé de poursuivre un peu sur le chemin le temps qu’elle se repose un peu et quand elle a voulu les rejoindre elle a dévié et s’est perdue. Les 2 amis sont revenus là où ils l’avaient laissé et ne la retrouvant pas ont prévenu les autorités. Les recherches ont été immédiatement déclenchées, de ce que j’ai compris 200 personnes avançant en binômes, chaque binôme accompagné d’un chien. Des drônes ont été utilisés, hélicoptères, etc. Il semblerait que depuis la disparition des filles, les équipes de recherche se sont améliorées.

            Pour revenir à Sinaproc, j’ai lu dans un article qu’ils auraient « campé » dans la jungle cette nuit là. Malheureusement, à vérifier. Si Romain a des infos sur cette nuit de recherche. D’ailleurs dans la partie 2, Romain indique également « Sinaproc et les forces spéciales de Senafront passent la nuit sur un des lieux de recherche », ce qui pourrait confirmer le campement.

            Pour ce qui est des conditions, effectivement il semblerait que ce début de mois d’avril ait débuté la saison des pluies. J’ai lu que les recherches ont été compliquées également à cause de cela. Il y a également beaucoup de brume, ce qui fait que les hélicoptères n’ont pas dû avoir des conditions optimales.

            Pour ce qui est des restes, effectivement seul un expert peut expliquer l’état de ces derniers. Il me semble avoir lu que la peau retrouvée s’était retournée sur elle-même (raison des températures ?), ce qui aurait peut-être pu protéger l’intérieur. Celle-ci était apparemment en décomposition mais n’étant pas expert.
            Je me demande également si l’on sait si ce qui a été retrouvé appartenant à Lisanne provenait de la même jambe. Il y aurait dans ce cas une certaine logique aux détachements successifs.

  66. Jerry
    23 août 2020 / 16 h 40 min

    Par ailleurs, au sujet de l’incompétence des autorités panaméennes, il semblerait que cela soit du à Sinaproc qui en pénétrant dans la chambre des filles dès le début sans autorisation auraient empêché l’enquête d’avancer, les prises d’empreintes, etc.
    Un article en parle du journal La Prensa :
    https://www.prensa.com/impresa/nacionales/Sinaproc-extralimito-investigacion-holandesas_0_3946855284.html
    Sinaproc n’aurait pas suivi les procédures appropriées.

    « Le Sinaproc a mené des procédures qui n’étaient pas appropriées sans l’aval du ministère public », a expliqué Guerrero (chef de l’Unité des cas complexes du ministère public) à ce journal, indiquant que les fonctionnaires de la protection civile sont entrés dans la pièce où logeaient les Néerlandaises, sans la compagnie de techniciens en criminalistique.
    Cette action, a-t-il affirmé, a empêché de collecter scientifiquement des indices qui permettraient de mieux orienter l’enquête.
    L’alerte pour disparition faisait déjà l’objet d’une enquête du ministère public. Cependant, le Sinaproc entame unilatéralement un processus d’entretiens et d’enquêtes judiciaires. Ils sont même entrés dans la résidence où se trouvaient les jeunes femmes. Il aurait été préférable qu’ils aient demandé l’aide des techniciens médico-légaux. Ainsi plus d’informations scientifiques seraient obtenues … des preuves », a-t-il ajouté.
    Guerrero estime également que si dans un premier temps Sinaproc était entré en compagnie de techniciens de l’Institut de médecine légale et des sciences judiciaires, il aurait été clair s’il s’agissait d’un cas de disparition, d’enlèvement, d’homicide ou si elles avaient simplement quitté Boquete.
    «Si Sinaproc était entré avec les techniciens, nous aurions une prise d’empreintes digitales. On aurait pu voir dans les poubelles s’il y avait des notes écrites, des mégots de cigarettes ou toute autre preuve qui nous permettrait d’avoir des théories plus claires », a ajouté une source de la Direction des enquêtes judiciaires.
    «De toute évidence, ce qui s’est passé est un échec. Je ne sais pas pourquoi Sinaproc a fait cela, si elle ne doit s’occuper que des urgences et des catastrophes. Les processus d’enquête ne leur correspondent pas. Je pense qu’ils se sont précipités et ont été emportés par l’urgence », a ajouté la source. »

    Il semblerait donc que des choses aient peut être été emportées par Sinaproc. Bien qu’ils se défendent dans un premier temps d’être entré, il semblerait qu’ils aient pris des photos des lieux etc.

    • Jerry
      23 août 2020 / 17 h 09 min

      Dans cet article on comprend pourquoi il n’y a apparemment eu aucun travail d’empreintes, le lieu ayant été « contaminé », les autorités n’auraient tout simplement pas pu prendre les empreintes des filles. Cela se voit également sur les différents éléments récupérés. Il me semble que le sac contenait une trentaine d’empreintes différentes, l’appareil photo également, etc. Si personne n’y avait touché, alors les prises d’empreintes auraient été simples. 30 empreintes digitales différentes c’est énorme. Probablement que la femme qui a trouvé le sac l’a montré à sa communauté, qu’ils se l’ont fait tourné, puis ensuite qu’ils l’ont apporté, il me semble que celle-ci le remet à une équipe dont fait partie Feliciano et de nouveau chacun ferait tourner le sac.
      Si les objets n’avaient pas été contaminés, alors on aurait pu prendre les empreintes des filles dans leur chambre puis les comparer aux empreintes présentes sur l’appareil photo et il aurait été possible d’avoir des correspondances et de déterminer que c’était bien les filles qui s’en étaient servies la nuit, ce qui aurait éliminé directement certaines hypothèses manipulatrices. Là les empreintes ont pu être effacées par d’autres.
      Autre cas, si une autre empreinte avait été trouvé sur l’appareil photo il aurait été possible de déterminer une autre piste et un suspect.

      • TRUCI
        23 août 2020 / 18 h 31 min

        @JERRY

        En gros , ils se comportent tous comme si pour eux il ne fait aucun doute qu’elles se soient perdues et aient péri dans la jungle. Donc on ne prend pas de précaution comme si on avait trouvé une scène crime avec des cadavres, on cherche quelquechose qui puisse indiquer ou les filles ont pu aller ce lundi CAR il ne faut pas oublier que le lundi matin, après qu’elles aient loupé leur RDV avec Feliciano et que la famille confirme qu’elles ne sont pas rentrées la veille, personne ne sait ou elles sont.
        Pour le sac c’est pareil. Oui je pense que le sac une fois retrouvé à du tourner entre plusieurs mais dans le village qu’on voit dans le reportage anglais. Ils ont du hésiter et puis….la récompense.
        Mais je pense même qu’il a pu être gardé un moment avant que les découvreurs ne s’en ouvrent à leur communauté par ex. Mais ils décident de la placer très loin, vers boquete.
        Et du reste dans le même reportage en anglais , la journaliste montre des photos aux deux villageois (je ne sais plus si c’est la dernière photo avec Kriss ou des photos de nuits) et ils insistent immédiatement pour dire que ça leur fait penser à l’autre côté, vers Boquete , pas boca del toro.

        • MARIO, ITALIA
          23 août 2020 / 18 h 37 min

          Bonsoir TRUCI,
          où est-ce que je peux trouver ce reportage en anglais que vous avez mentionné plusieures fois?
          Merci

        • MARIO, ITALIA
          23 août 2020 / 20 h 57 min

          C’est la dernière photo avec Kris qui avait été montrée aux deux villageois (la femme qui avait trouvé le sac à dos et son mari). Ils affirment à 100% que la photo montre un lieu qui se trouve vers Boquete, pas vers Alto Romero. Pourquoi ça?!
          On sait bien que le lieu se trouve au-delà du Mirador, parce que quand les parents de Kris et Feliciano ont fait la vidéo de leur excursion, il me semble qu’ils ont retrouvé le même lieu, n’est-ce pas?

          • TRUCI
            23 août 2020 / 21 h 55 min

            @MARIO

            Je pense que quand ils disent boquete c’est plus pour dire dans la direction de boquete ou du côté de boquete. Ce qui veut dire même après le sommet pour eux c’est quand même associé à boquete je pense, là-bas, vers boquete. La photo de fait est prise largement avant les deux ponts de singe donc ils associent cette zone à boquete.
            En revanche, pour ce qui est du sac, Il est probable qu’ils l’aient trouvé dans leur zone , dans la même zone que les différents ossements mais ils préfèrent dire qu’ils l’ont trouvé loin de chez eux. Ça ne veut pas forcément dire qu’ils sont coupables de quoi que ce soit mais qu’ils ont peut être gardé et lavé le sac pendant un moment, puis comme ça devenait une patate chaude, après avoir discuté avec le chef du village , espérant recevoir la récompense, ils ont inventé cette histoire de sac retrouvé comme par hasard, tout propre, sur une berge, à l’intérieur de la jungle , après le sommet MAIS vers boquete.

            • MARIO, ITALIA
              23 août 2020 / 22 h 09 min

              non non, ils disent très clairement en espagnol (je parle cette langue) et l’interprète répète en anglais que le lieu se trouve au-delà du « El Pianista », ça veut dire vers Boquete oui, mais au-delà du Mirador/Continental Divide…

            • MARIO, ITALIA
              23 août 2020 / 22 h 11 min

              pardon, pas « au-delà » mais « du côté » du « El Pianista.

          • TRUCI
            23 août 2020 / 23 h 38 min

            Ca voudrait dire que le lieu de la derniere photo des filles selon ce que vous comprenez et que ces gens disent, serait situé après le sommet, sur la descente du pianista ? au retour vers boquete ?? Ou même après ??
            Elles se seraient donc perdu (si on reste sur cette hypothèse) sur la descente ??

            • MARIO, ITALIA
              23 août 2020 / 23 h 49 min

              Je ne sais pas quoi penser.
              Je trouve troublant ce qu’ils affirment sens hésiter une seule seconde

            • TRUCI
              23 août 2020 / 23 h 54 min

              Je pense que beaucoup de gens ont du regarder cette émission et certains parlant l’espagnol. Il est étonnant que personne n’est noté ou signalé ça.
              Cela dit, il est vrai que tout le monde, y compris Roman, est d’accord pour dire qu’il est très facile de se perdre en montant vers le sommet (ou en le redescendant) alors que ce serait quasi impossible du côté sauvage après le sommet.
              Mais c’est possible même qu’elles aient considéré qu’elles avaient du temps pour aller explorer une direction sur la descente.
              J’avais évoqué un moment la présence de chutes d’eaux auxquelles on ne pouvait accéder qu’en coupant un moment à travers la jungle mais je ne sais pas exactement ou elles sont et si elles sont de ce côté la.
              Elles auraient pu avoir envie d’y aller car elles ont certainement regardé sur internet pour voir un peu ou elle pouvait aller et certains internautes ayant fait l’excursion parlent de ces chutes.

              Mais je pense qu’il est admis par tout le monde que la dernière photo à été prise après avoir passé le sommet et la grande ravine du côté sauvage. Peut être est-ce une erreur mais dans ce cas il ya tellement de gens qui ont étudié cette affaire, je serais surpris que personne ne l’ai remarqué et signalé.
              Par ailleurs on peut supposer qu’il y a du réseau de ce côté la.

              Mais bon, je crois que c’est Jerry qui avait imaginé que dans la descente, elles auraient pu tomber en faisant un selfie par ex. Dans un gouffre par ex mais la on peut imaginer qu’ils aient fouiller car on est encore sur la montée vers le sommet. Je ne sais pas.

            • MARIO, ITALIA
              24 août 2020 / 0 h 13 min

              Mais même si vous ne comprenez pas l’espagnol, si vous avez la chance fe regarder à nouveau ce passage de la vidéo, vous pourrez bien noter que la femne qui pose la question aux villageois est très etonnée par leur réponse, parse qu’elle la trouve tout à fait contradictoire avec les infos à notre disposition…

    • TRUCI
      23 août 2020 / 19 h 06 min

      Oui, Sinaproc est la pour tenter de retrouver des filles qui se sont perdues quelque part en allant se balader.
      C’est d’ailleurs la seule chose qu’une des filles met sur son Facebook.
      Ils vont au plus court mais ne prennent aucunes précautions ni ne demandent d’autorisations.
      Mais dans le fond, les théories criminelles ne commenceront qu’à partir du moment ou les sac retrouvé, on trouve les photos et on décrypte les téléphones. Ça donne immédiatement une aura de mystère et un aspect film d’horreur qui jouera énormément par la suite. Sans parler de la découverte des ossements etc.

      Mais pourtant je persiste à croire que ce qui s’est passé n’est pas criminel et que malgré les apparences, il y une logique dans l’enchaînement des évènements. Une logique fatale pour ces deux filles qui ont confondu ballade et excursion car « contrainte » de s’improviser un emploi du temps à,la dernière minute.

      De ce point de vue , je vais la extrapoler un peu concernant l’état psychologique des filles.
      Jamais aucunes raisons administratives n’ont été données par la femme qui leur a sèchement indiqué qu’elles n’étaient pas les bienvenu cette semaine la. Alors que tout était prévu comme ça par l’organisme Hollandais.
      Première erreur là des filles qui auraient du envoyer un mail tout de suite pour signaler le problème.
      Par la suite donc, l’organisme Hollandais ne collaborera plus jamais avec cette école. Et aucunes explications jamais.
      Alors j’en conclu qu’elles se sont fait jeter uniquement parceque cette femme n’a pas eu envie des les accueillir. Elle n’a pas aimé quelquechose, et la j’oserai aller jusqu’à imaginer que c’est la personnalité et le « style » de Kriss qui d’emblée l’a rendu hostile. Après tout c’est pas un contrat de travail, c’est une sorte de bénévolat permettant aux filles d’apprendre la langue etc.
      Donc cette femme peut n’avoir aucuns problèmes , peut être en plus sont ils tous un peu rustres, à simplement refuser ces filles. Je suis quasiment persuadé que même la semaine d’après, elles n’auraient pas pu intégrer cette école et qu’elles auraient été affectées ailleurs par l’organisme.
      Cela étant dit, on voit bien par la suite que Lisanne notamment à été affecté par cet évènement et derrière le mot bizarre qu’elle note dans son journal , on peut entendre bien des choses.
      Malaise, rejet etc Il est tout à fait possible que les deux filles aient compris la raison pour laquelle cette femme les a rejeter.
      Alors il faut imaginer que ces deux nanas avaient économiser de l’argent pour faire ce projet, elles viennent de loin, elles sont motivées et la , on leur dit en quelque sorte de partir. C’est très violent , elles sont loin de chez elles, elles sont jeunes et Lisanne notamment est assez sensible.
      Et donc , mais j’avoue que j’extrapole beaucoup, il est possible que Lisanne ce 1 er Mai ai eu tendance à un peu plus que d’ordinaire, tout passer à Kriss comme pour compenser. Et c’est une des raisons pour laquelle je pense que c’est Kriss qui a eu le plus envie de passer après le sommet. Qu’elle menait et que Lisanne suivait, probablement moins convaincu, moins à l’aise pour crapahuter avec sa taille, de nature plus prudente etc Mais ce jour la elle s’efface un peu pour faire plaisir à Kriss.

  67. RomainC
    24 août 2020 / 2 h 17 min

    J’ai commencé à tenter de rentrer en contact avec Senafront. J’attends de voir s’ils acceptent de me mettre en contact avec quelqu’un qui a participé aux recherches. Si ça marche bien, je vous préviendrais. En revanche, les discussions pourraient prendre un certain temps. En plus des recherches au sol, j’aimerais vérifier quelque chose à propos de l’usage qu’ils faisaient des hélicoptères. J’ai fait quelques recherches et il semblerait qu’ils utilisaient un AW139, un engin qui peut fonctionner de nuit lors d’une opération de recherche. A voir s’ils avaient tous l’électronique nécessaire et s’ils en ont fait usage.

    @Truci
    Pour les os, la mention de chaire pour le pied n’est pas la même que pour celle du morceau de peau enroulé. Cette peau enroulée est associée à un os de la jambe de Lisanne (le tibia si je me souviens bien). Dans les rapports que j’ai, cela ne parle pas des chaires. Peut-être que cela est mentionné dans la necropsie de Lisanne? J’ai pas réussi à obtenir ce rapport malheureusement. Pour la chaire sur le pied (oublié d’en parler dans l’article mais je vais le rajouter), ça colle avec une décomposition naturelle à mon avis. Après 2 mois de décomposition, c’est normal que de la chaire soit restée sur le pied. Sachant surtout que le pied a été retrouvé dans une chaussette contenue elle-même dans une chaussure. Cela a dû épargner en partie le pied de certains facteurs de décompositions. Le problème est qu’il y a tellement de facteurs que nous ne connaissons pas, pouvant accélérer la décomposition. Ce qui est sûr, c’est qu’il est normal de retrouver des parties du corps sous la forme d’os après 3 mois. Après cette période, comme on a pu le voir dans l’expérience africaine, les insectes, l’humidité et la température suffisent à réduire un corps entier en amas d’os. La chose à savoir est que parmi les os retrouvés, il n’y a que le pied et le pelvis qui ont été retrouvés avant la fin des 3 mois. Le pied, si la description rapportée dans les journaux est bonne, rentre sans problème dans cette hypothèse de décomposition naturelle. La séparation du pied du reste de la jambe pourrait résulter d’une exposition aux courants du fleuve.
    Pour le pelvis, on pourrait émettre quelques doutes. Toutefois, comme je l’ai dit plus tôt, il y a tellement de facteurs inconnus qui auraient pu accélérer la décomposition qu’il n’est pas étonnant de penser que l’état du pelvis résulte bel et bien d’une décomposition naturelle. De plus, il y a des traces de carnivores et de rongeurs qui ont peut-être participé à l’accélération de la décomposition. Et puisque le pelvis a vraisemblablement été déplacé par le fleuve, la force du courant a peut-être également participé à « nettoyé » l’os.

    Par rapport aux dispersement des os, personne ne s’étonne que d’autres os d’inconnus ont été retrouvés de la même manière. Le morceau de crâne et le radius, même si plus anciens, n’ont pas été retrouvés avec l’ensemble des corps auxquels ils appartenaient. Si ce fait là ne fait crier personne, pourquoi le faire pour ceux de Kris et Lisanne?

    Par rapport à l’histoire du morceau de peau enroulé, est-ce qu’il s’agit d’une vraie information au final? Peut-être que la mention en est faite dans le document que je n’ai pas, mais je me permet un peu de douter. En revanche si c’est vrai, cela devient plus compliqué puisque l’état de décomposition aurait dû être plus avancé. Il y a peut-être des explications scientifiques qui pourraient expliquer ça.

    Une chose me gêne en revanche. Aucun des os ne montre des signes de roche, alors que les fleuves panaméens en contiennent énormément. Mais puisque les os d’inconnus n’en ont pas également, ça ne doit pas être si anormal que ça.

    @Jerry
    Par rapport aux griffures dont je parle, je vous cite (en anglais) un passage du livre « The human bone manual » de Tim D. White et Pieter A. Folkiens.
    « In addition to displaying traces of chewing by mammals, bones can be scarred by the actions of mammalian feet. Trampling by ungulates and polishing by constant passage of carnivores in a lair may scratch and polish bone surfaces. The superficial striations that results from trampling might be mistaken for cut marks until it is appreciated that these marks, unlike cut marks, are usually randomly oriented and concentrated in fields paralell striae across the most prominent parts of the bone. »

    Par rapport à la périostite, c’est difficile de déterminer si oui ou non son origine résulte d’un intense effort dans la jungle. Comme il a été dit plus haut, Lisanne était sportive de haut niveau. Par conséquent, cette périostite pourrait très bien provenir de son passé sportif. En plus de cela, il faut savoir qu’une périostite peut être trainée sur plusieurs années et parfois même, être non diagnostiquée.

    @Mario
    Cette interview des indigènes avait justement fait parler sur internet. Je crois que j’en avais même parlé dans ma partie 2. Pour moi, en ayant marché sur le sentier, cela ne m’évoque pas du tout le côté de El Pianista. Les deux côtés ne se ressemblent pas et pour moi, c’est peu probable que la photo 508 ait été prise sur El Pianista. Peut-être que les indigènes voulaient simplement faire plaisir aux reporters et les faire partir plus rapidement?

    Je pense faire les ajouts d’ici cette semaine puisque Camille est revenue et je ne suis plus autant occupé que ces dernières semaines.

    • MARIO, ITALIA
      24 août 2020 / 8 h 51 min

      Merci beaucoup, Romain.
      Vous avez été sur place et donc votre opinion est très fiable par rapport à celle d’eux (moi compris) qui ont juste regardé des photos sur Internet.
      Deux choses:
      – si je ne me trompe pas, il y avait même une vidéo prise par les parents de Kris (+Feliciano) qui avaient atteint le lieu de la photo 508 et c’était bien au-delà du Mirador.
      – selon vous, à ce moment là, est-il possible que la direction des filles était VERS le Mirador et pas VERS Alto Romero/Bocas del Toro?
      Merci.

    • TRUCI
      24 août 2020 / 14 h 57 min

      @ROMAIN

      Bonjour et merci de vos réponses.

      Oui je me suis emmêlé les pinceaux entre le pied dans sa chaussure dont l’état est donc à priori normal, et le lambeau de peau avec le tibia.
      Mais finalement ma question reste la même, est-ce que le morceau de peau attaché à cet os pourrait s’être détaché suite au charriage des corps par la rivière. Et ce faisant si cette partie est resté immergée pendant longtemps avant de se décoincer et ressurgir la ou on l’a trouvée, est il possible que ça puisse expliquer un état de putréfaction aussi peu avancé ? Ou alors, et la votre nouvelle collaboration avec cet internaute sera précieuse, c’est le sol ou se trouvait cette partie qui a agit.

      Oui les corps ont pu être charriés par la rivière. Du reste il faut noter que lorsque quelqu’un décède, il y a très vite une rigidité cadavérique puis les étapes de décompositions , accélérées ou non par tout un tas de prédateurs.
      Mais ça veut dire que comme ces corps sont morts, ils sont rigides et plus le temps passe ils sont facilement cassables puisque plus d’hydratation (l’eau représentant une grande partie du corp humain) et évidemment plus de circulation sanguine.

      Le fait qu’il n’y ai pas de traces de coup et de chocs sur les os est peut être du au fait que lorsque les corps ont été charriés par la rivière, la peau et les muscles étaient encore suffisamment présents et épais autour des os pour amortir les chocs sur ceux-ci.

      Reste qu’il n’y a que très peu d’os retrouvés comme vous le signalez en mettant le pourcentage de squelette dans votre enquête. C’est curieux mais , charriés de façon aléatoire par la rivière, peut être se sont ils pour la majorité d’entre eux accumulés à un endroit non encore découvert.

  68. TRUCI
    24 août 2020 / 15 h 57 min

    Bonjour,

    En Janvier dernier j’avais mis des liens d’un Indiens qui tentait de décrypter les photos de nuit.
    Il y avait 3 parties sur you tube.
    Je ne vous dit pas que ce qu’il dit est vrai , loin s’en faut, mais ce qui avait attiré mon attention c’est que dans la partie 2 Il parvenait à distinguer ce qu’il considérait comme un câble. Et de fait il y avait la quelquechose qui semblait vraiment ressembler à un câble.
    Ces vidéos sont évidemment à prendre avec des pincettes mais j’aurais voulu avoir votre avis sur ce passage de la vidéo 2 au sujet de cette présence éventuelle d’un câble. Ça m’avait intrigué quand même…….
    C’est à partir de 4:50 sur la vidéo.
    https://www.youtube.com/watch?v=88bN2-VUfac

    • MARIO, ITALIA
      24 août 2020 / 17 h 43 min

      Je ne sais pas…personnellement je n’en vois aucun « cable bridge » sur les photos nocturnes.

      J’ai toujours imaginé qu’elles se trouvaient dans un lieu comme celui de la photo numéro 6 à ce lien:
      http://ailishinwonderland.com/2016/05/16/three-waterfalls-hike-boquete-guide/
      La photo dans laquelle la fille écarte ses bras…

      p.s.: entre autres, le lieu visité par la fille n’est pas très loin de la zone de « El Pianista ».

      • TRUCI
        24 août 2020 / 18 h 00 min

        @MARIO

        Oui les photos sont très intéressantes et elles correspondent à ces fameuses chutes que j’évoquais dans d’autres commentaires. Mais je ne vois pas bien ou elles sont situées par rapport au pianista.
        Je veux dire que de la ou étaient les filles , après le sommet , et depuis la dernière photo, combien de temps leur aurait il fallut pour aller jusqu’à ces chutes ? Ça parait peu probable si elles avaient du revenir au sommet, redescendre au pied du pianista et ensuite aller aux chutes ? Je ne sais pas si c’est possible de faire ça.
        En tout cas c’est la première fois que je vois de telles photos qui indiquent pour sur qu’il est possible de faire une chute à plein d’endroit.

      • TRUCI
        24 août 2020 / 18 h 08 min

        @MARIO

        Vraiment ?? Vous ne voyez pas le câble ou la ligne bien droite qui ne peut pas être végétale, et qu’il pointe ??.
        Moi je la vois…..Mais encore une fois il faut prendre ces vidéos avec des pincettes……….Et après tout rien de prouve que ces photos n’aient pas pu être trafiquées…Donc oublions…

        • MARIO, ITALIA
          24 août 2020 / 18 h 20 min

          oui bien sûr, je vois bien une ligne toute droite, mais elle ne me fait pas de tout penser à un « cable bridge » 🙂

          • TRUCI
            24 août 2020 / 19 h 13 min

            Ah donc vous voyez aussi….Donc si quelqu’un avec les photos originales dont on pourrait être sur qu’elles ne sont pas trafiquées, et qui utilisait des techniques de filtres en faisant passer les photos en négatifs ou autres, il serait possible de vérifier si il y a quelquechose de remarquable la, pas une liane, pas une branche car dans la nature, aucun végétal ne peut pousser comme ça de façon aussi droite et sur une telle longueur.

            • TRUCI
              24 août 2020 / 20 h 37 min

              Et si d’aventure il s’avère qu’il y a bien sur cette photo une ligne droite qui ne pourrait être qu’un câble.
              Alors on aurait plusieurs indications.
              . Le lieu ou ont été prise ces photos est un endroit ou il y a eu œuvre humaine. Donc repérable et cherchable.
              . Même si ce n’est pas un pont de singe, ce peut être un câble tendu entre deux rives pour permettre pendant les périodes de crues aux autochtones de faire passer de la marchandise d’une rive à l’autre, sans être obliger de traverser ou de prendre les ponts de singe trop dangereux par mauvais temps surtout avec beaucoup de charge sur le dos.
              On met un mousqueton sur le câble, on envoi une corde de l’autre côté attaché au mousqueton et une autre qu’on garde elle aussi attaché au mousqueton. Et on fait glisser la marchandise d’une rive à l’autre (des sacs de riz par ex) sur le câble autant de fois que nécessaire. Sans risques.

              Mais j’extrapole beaucoup et il faudrait qu’un pro de la photo puisse faire une vérification pour confirmer ou non.
              Ce qui n’interdit pas en même temps de se renseigner pour savoir si ce genre de câble unique, tendus entre deux rives, existent ou non. Et si oui, ou sont ils localisés .

            • MARIO, ITALIA
              24 août 2020 / 21 h 19 min

              Il faut espérer que ce n’était pas une construction humaine temporaire, sinon après six ans on ne la retrouvera jamais.

              – Le filles se trouvaient à une heure de marche (14:00) au-delà du Mirador quand la photo #508 fut prise.
              – Le premier appel de détresse fut fait à 16:39: c’est 2,39 heures plus tard.

              En 2,39 heures elles n’allèrent aussi loin.
              Si c’était un accident et qu’une des filles était blessée (plus ou moins gravement), comment se sont-elles retrouvées sur le Rio Culebra à des kilomètres et kilomètres de distance?!
              Dans ce cas, il est plus probable qu’ils se soient perdues, pas qu’elles aient eu un accident.

            • MARIO, ITALIA
              24 août 2020 / 21 h 33 min

              je veut dire que l’appel fait à 16:39 n’est pas de détresse du à un accident

          • TRUCI
            24 août 2020 / 22 h 14 min

            Mais non ,ces photos datent de la nuit du 7 au 8 avril.
            Elles se sont perdues le 1er Avril.
            Donc les appels ne signifient pas forcément que l’une d’elle se soit blessé, juste que au bout d’un moment elles constatent que vraiment elles sont perdues et qu’il faut tenter d’appeler les secours. Mais pas de réseau donc elles décident de continuer à retrouver leur chemin sans gâcher inutilement les batteries.
            Du reste si l’une d’elle était blessé le 1 er Avril on pourrait imaginer qu’elles auraient tenté d’appeler plus , même sans être sur que ça passe.
            Mais elles ne parviennent pas à retrouver le sentier, et s’éloignent et se perdent d’avantage.
            Encore une fois , elles n’ont dit à personne ou elles sont, et comme elles ne peuvent pas appeler, elles ne peuvent compter que sur elle même. Et ce jusqu’au 4 avril je crois quand les recherches commencent et qu’on peut imaginer , notamment avec l’hélicoptère, qu’elles comprennent qu’on les cherche.
            Elles ont donc pu errer pendant assez longtemps dans un premier temps et aller assez loin , avant d’attérir quelque part ou elles seraient resté bloquées. Peut être une fille de blessant gravement ou mortellement.
            Mais elles ont pu aussi par ex suivre une rivière et à partir du 4/5 avril, elles entendent au loin l’hélicoptère et surtout des bruits , lointains, qui manifestement indiquent la présence de recherches.
            Elles ont pu dans ce cas tenter de se diriger dans le direction d’où venaient ces bruits et se retrouver à un endroit ou elles restent bloquées. Jusqu’à cette nuit des recherches de nuit, le 8 avril, ou les tentatives de se signaler avec le flash sont faites….en vain.

            Pour ce qui est du câble potentiellement tendu entre deux rives, ce n’est pas le genre de montage provisoire. C ‘est comme les ponts de singe, c’est la tout le temps et certainement depuis longtemps. Et c’est solidement fixé, ça doit l’être. Mais ça reste hypothétique , quand bien même Romain une fois sur place ne va perdre grand choses à demander si ce genre de câbles existent.

            • MARIO, ITALIA
              24 août 2020 / 22 h 22 min

              Alors on est d’accord sur ce point: les appels passés à 16:39/16:51 N’ÉTAIENT PAS du à un accident.
              Ce n’est pas très clair à tous, je vous l’assure, parce que je lu plusieurs commentaires en disant que les filles s’étaient blessées et ce pour ça qu’elles ont passé ces appels.

            • TRUCI
              24 août 2020 / 23 h 25 min

              @MARIO

              J’ai moi même envisagé cette hypothèse , ce n’est pas incompatible avec le fait qu’elles se soient perdues.
              C’est comme je l’avais imaginé dans une possibilité peut être une blessure qui finira par les amener à sortir du sentier pour couper par ex , et ne pas repasser dans la ravine. Pensant faire un simple détour en contournant et finalement se perdant.
              Comme le rappel Romain, on essai toujours d’abord de s’en sortir tout seul et vraiment, quand il semble qu’il n’y ai pas d’autres solutions, alors on appel les secours.
              Mais je vous concède que je vois plus qu’elles se soient perdues sans se blesser d’abord. Après c’est autre chose.

            • Geronimo
              25 août 2020 / 14 h 21 min

              Je ne crois pas que l’appel aux secours à 16:39 le premier jour correspondent à une situation où les filles se seraient perdues.

              Elles partent à 11h pour une rando d’au moins 2h (aller), à 13h elles sont là où elles voulaient (le sommet), et elles se sentiraient perdues au point d’appeler les secours dès 16h ? ça ne me paraît pas du tout crédible.

  69. MENO
    24 août 2020 / 18 h 41 min

    Quelques commentaires :
    1. Je ne crois pas que le chien Blue ait accompagné K&L ; il était sociable et elles l’auraient pris en photo ; Blue est peut-être parti avec d’autres personnes.
    2. L’eau est le paramètre essentiel. Si elles ont utilisé leurs smartphones si longtemps elles avaient à boire ; elles étaient près d’une source d’eau, un ruisseau ou la rivière culebra.
    3. Si elles sont arrivées à la rivière de la culebra elles ne l’ont plus quittée et ont essayé de descendre le cours pour trouver de l’aide.
    4. Le 1er avril ce n’est pas encore la saison des pluies ; elles pouvaient traverser facilement les ruisseaux. Ensuite les pluies sont arrivées et les cours d’eau ont pris de la force ; ils ont pu emporter les corps.
    5. La photo 509 : on dirait que l’appareil photo a des défauts ; les dernières (507 508 ?) ont des horaires inversés ; il a pu avoir un défaut sur la 509.
    6. Elles n’ont pas pris de photo après la 509 car la situation est devenue très difficile ; elles n’ont plus eu la tête à prendre des photos.
    7. Les photos de nuit au flash : on peut voir un flash à une longue distance (50km vers le ciel) si l’atmosphère est sèche ; évidemment dans leurs cas il y avait de la végétation et un flash… ne dure pas !

  70. MENO
    24 août 2020 / 23 h 04 min

    Concernant les émetteurs de téléphonie gsm il y en aurait un à Nueva california à 27 km à l’ouest de Boquete à peu près la même distance que pour le mirador ; la portée d’un émetteur est d’environ 30 km en espace dégagé (par exemple pour atteindre des points hauts).

    • MENO
      24 août 2020 / 23 h 26 min

      et il existe un autre émetteur à 18 km au sud-sud-est de Boquete

  71. Fouguedin
    25 août 2020 / 0 h 12 min

    Completement halucinunante cette affaire, et énorme travail sur ce blog , très bien fait , vraiment ,et beaucoup de très bon commentaires aussi, passionnant
    @Meno , la quasi totalité de vos remarques me semblent très judicieuses, notamment à propos du chien blue , c’est vraiment très étrange de la part des deux filles de ne pas prendre au moins une photo de lui les accompagnant, un chien qui accompagne des touristes c’est pas banal , d’emblée les premières photos ce ne peut-être que de lui , donc je pense comme vous que le chien n etait pas avec elles
    Par contre sur votre point n4 , a propos des corps emportés par les eaux , j’ai du mal à me faire à cette idée, je dirais qu’elles ont eu un accident , oui peut-être , mais leurs téléphones portables n’étant pas étanches cela me paraît peu probable que la rivière est emporté les filles sans ces smartphones avec elles , si elles étaient blessées , à mon avis, leurs téléphones étaient sur elles , dans leurs poches , ou du moins au plus près d’elles , c’est leur seul moyen de contact avec « l’extérieur  » un de leurs seuls moyens de pouvoir être sauver si elles se sont perdu , à leur place je l’aurais même gardé toujours en mains tellement j’aurais eu peur de le perdre

    • TRUCI
      25 août 2020 / 11 h 51 min

      @FOUGUEDIN

      Votre remarque concernant le sac est judicieuse et le problème du sac me posait aussi un soucis dans le cas ou les deux corps , elles seraient mortes au même endroit, ont été charriés par la rivière. Dans ce cas effectivement on a du mal à imaginer que toutes les affaires sont bien rangées dans le sac et que celui flotte sur la rivière ….
      Alors, il faut donc penser que si de fait les filles ne sont pas mortes au même moment, ce qui me semble être le cas , et que Kriss est morte en premier, elles ne sont probablement pas morte au même endroit non plus.
      Comme l’a déjà expliqué Jerry, une fois qu’une des filles est mortes, l’autre n’a plus de raison de rester avec elle, elle doit chercher à survivre, et n’a certainement pas envie de rester la en attendant son tour , en présence du cadavre de son amie.
      Donc on peut supposer qu’après le nuit du 7 au 8 avril, ou Lisanne à tenter de se signaler avec le flash, elle a décidé de rassembler les affaires et de tenter d’aller seul dans la direction de ces signaux lumineux, quand bien même ces derniers aient pu en fait être assez éloignés. Ce serait une attitude logique puisque si il y a des signaux dans cette direction ça veut dire qu’on les cherche mais surtout que le sentier est dans cette direction.
      Mais nous sommes déjà le 8 avril , et déjà 1 semaine dans la jungle donc, même si Lisanne n’est pas blessé, elle doit être dans un état d’épuisement terrible.
      Et par ailleurs, le lendemain le 9 avril, l’équipe de recherche privée signale avoir entendu un bruit de choc et une sorte de cri. Il est possible que Lisanne se soit rapproché de la zone de recherche et que cette équipe soit passé assez prés d’elle. Malheureusement, dans l’état ou elle est , elle n’a probablement pas pu si signaler plus que ça lorsqu’elle a pu entendre la présence de chercheurs pas loin d’elle. Et malheureusement aussi, bien qu’ayant signalé ce cri et ce bruit à leur retour à Boquete aux autorités, celles ci n’ont pas donné suite.
      Et Lisanne à pu mourrir d’épuisement pas très loin de la , avec le sac ou peut être même a t elle fait tomber le sac quelque part par épuisement, lassitude; manque de lucidité. Je crois qu’un commentaire il ya pas mal de jour expliquait qu’il y avait l’exemple d’une fille qui s’était perdue et qu’à un moment elle avait abandonné son sac et s’était même déshabillé.
      C’est aussi la raison pour laquelle il est aussi très possible qu’elles aient enlever leur soutient-gorges depuis déjà quelques jours à cause de la chaleur, de l’hygiène etc. Et qu’on ai retrouvé ceux-ci dans le sac.

    • MENO
      25 août 2020 / 11 h 53 min

      Ce point 4 n’est pas évident. Puisque K&L n’utilisent leurs smartphones que le moins possible elles les ont remis dans le sac à chaque fois. Le sac était peut-être « semis-étanche ». Je n’ai pas vu l’état des smartphones quand le sac a été retrouvé (leurs cartes SIM ont été analysées). Autre hypothèse, quelqu’un a pris le sac après leur mort (avec les soutiens-gorges !?). Si les corps ont été emportés par la rivière, il se peut que les squelettes aient été entraînés très loin en se disloquant (et même jusqu’à la mer).

  72. Jayne
    25 août 2020 / 17 h 22 min

    Je suis admirative de tout ce travail accomplis, un grand bravo !
    Depuis quelques temps je passe mon temps a regarder des vidéos de disparitions inexpliquées, et il faut dire que cette histoire a particulièrement retenue mon attention.
    Il y a malheureusement des tonnes de questions qui restent en suspend. Personnellement mon instinct penche plus pour le fait qu’elles se soient perdus puis morte de faim…
    Mais évidemment ça ne répond pas à :

    – Pourquoi les chiens n’ont pas sentis l’odeur de leur cadavre ?
    – Pourquoi cette si grande différence de fréquence d’appel ?
    – Pourquoi ces photos si « tardives » ?
    – Pourquoi nous avons trouvés si peu d’os ?

    Enfin, la liste est longue…

    Je suis impatiente quant à votre retour là-bas, accompagné de votre ami, même si d’ici 2021 j’ai un peu peur d’avoir oublié, mais je tâcherais de m’en souvenir et de passer régulièrement par ici pour voir si nouveauté il y a.

    Cependant, si je peux me permettre de donner des conseils pour votre futur voyage, à mon sens il est important de fouiller dans un périmètre relativement éloigné de leur lieu de disparition. Et je pense qu’il serait judicieux de chercher soit dans les environs de la rivière soit éventuellement de retourner la terre pour trouver potentiellement d’autres os, (mais aussi évidemment trouver ce fameux lieu des photos). Car ceux-ci n’ont pas disparus ils sont forcément quelque part, et le temps ayant passé ça me semble impossible qu’ils soient encore en surface..
    Je sais qu’ils existent des machines qui permettent de voir à travers la terre plus ou moins mais je ne m’y connais pas plus que ça.

    En tout cas, je suis réellement pressée de voir le résultat de votre prochaine enquête et un immense merci pour tout ce travail accomplis, en espérant qu’un jour nous ayons davantage de réponse !

  73. Jerry
    25 août 2020 / 18 h 32 min

    @Truci, Mario
    Le lieu de la dernière photo de jour (la 508) se situe effectivement à 45 mn après le sommet d’El Pianista. On peut le voir sur la vidéo réalisée par les guides qui accompagnent la mère de Kris :
    https://www.youtube.com/watch?v=cOyg5Qloz7o
    Sur le lien ci-dessus à 11:24

    Pour moi, l’épisode de Lost in the Wild consacré aux filles ne vise que le sensationnalisme pour l’audience, les mises en scène au milieu de la forêt de nuit pour le côté inquiétant à la blair witch, la montée sur le pont de singe pour un suspense lié à la pseudo journaliste histoire de lancer une pub, etc. Leur objectif n’est pas la recherche de la vérité mais la captation du téléspectateur via cette histoire. On a ainsi l’arrivée en hélicoptère dans le village, l’interview de la femme avec des questions inutiles (s’ils avaient fait un vrai travail de journalisme ils auraient su que ce lieu n’était pas inconnu et n’auraient eu aucun intérêt à poser une telle question). Une interview a visage caché pour terminer en lançant une piste criminelle sur le trafic d’organes. Ce n’est pas le meilleur du journalisme.

    @Truci: La piste criminelle n’est pas envisagée à partir de la découverte du sac à dos. Elle est envisagée assez rapidement puisque c’est la raison qui permet de stopper les recherches. Comme dit sur un post précédent, les équipes de recherche finissent épuisées, blessées et considèrent qu’il n’y a pas d’intérêt à continuer les recherches. Je crois que la survie en jungle pour une personne non préparée est estimée entre 7 et 10 jours. Au douzième jour sans succès, les équipes ont dû considérer qu’il était désormais inutile de continuer les recherches. Pour justifier l’arrêt des recherches, le panama part sur une piste criminelle.
    Pour revenir sur la survie en jungle, c’est théorique. En janvier dernier une mère a été retrouvée avec ses 3 enfants après 34 jours passés dans la jungle.
    Extrait d’un article pour prendre conscience des conditions de survie sur lesquelles je reviendrai plus loin : « la famille tente de survivre en se nourrissant uniquement de baies, de graines et de fruits sauvages trouvés dans les environs.
    Avec une température avoisinant les 26°C et une forte humidité de 83%, la première préoccupation des survivants est l’eau. La mère, âgée de 40 ans témoigne à la BBC, « lorsque nous ne pouvions pas boire toutes les 30 minutes, on s’évanouissait. Nous devions nous arrêter tout le temps et les filles ne pouvaient plus marcher ». »
    Ils sont retrouvés souffrant de malnutrition, déshydratation, couverts de morsures, piqûres, les pieds taillés de coupures.

    @Romainc :
    – Pour ce qui est des autres restes retrouvés, de ce qu’indiquent les journaux de l’époque, certains étaient de mammifères, un autre serait d’une indigène et un autre d’un enfant de moins de 3 ans (entre 1 et 3). Si tous ont été retrouvés dans la même zone, cela m’inspire que cette zone doit être un « réceptacle » dans lequel les pluies, débordements des fleuves doivent se déverser. Apparemment vous semblez dire qu’ils sont plus anciens, donc qu’ils ne seraient pas liés directement à la disparition des filles. Il faudrait que je regarde les articles de l’époque pour approfondir, mais le fait que ce soit des restes d’indigènes ne me surprend pas. Ils vivent à l’écart. Ont-ils signalé la disparition de l’un des leurs ? En apprenant l’info, ils pourraient se souvenir d’une personne disparue. Si cela correspondait à une personne « déclarée » disparue, j’imagine que l’ADN aurait parlé.
    – Pour ce qui est de la peau, il me semble avoir lu un article d’un journaliste ayant assisté au travail, il faudrait que je retrouve cela.
    – Sur les griffures, le passage indique que ces derniers peuvent être présents si les restes se trouvent sur le passage du repaire.

    @Mario : Concernant la photo que vous indiquez c’est exactement cet endroit que j’avais en tête lorsque j’évoquais une possible chute. Il me semble que celui-ci se trouve non loin après le Mirador.

    @Geronimo : Sur la perte des filles à 16h30, comme l’indique Romain, le temps passé à l’aller est égal à priori au temps nécessaire pour le retour. Les filles arrivent au sommet à 13h (après 2h de marche), c’est le milieu de la journée, elles peuvent se dire on va continuer encore un peu. Dernière photo avant 14h. A ce moment il leur faut 3h pour revenir en arrière. Mais si on part dune hypothèse qu’elles se perdraient par exemple autour de 14h, elles pourraient passer 2h30 à retrouver leur chemin. Et à 16h30, alors qu’elles sont perdues et qu’elles savent qu’il leur reste au moins 3h de retour elles prennent conscience qu’elles ne rentreront pas avant la nuit. Elles peuvent alors appeler, pas de réseau, elles prennent conscience qu’elles vont devoir rentrer seules par leurs propres moyens, rangent leurs portables et continuent de chercher.
    On peut très vite se perdre dans la jungle, je citais plus haut une personne Yuly Natalia Zuluaga Valencia qui s’était également perdue sur El Pianista en juillet 2016, alors qu’elle était accompagnée de deux personnes. Ils ont pris de l’avance, elle a cherché à les rejoindre et s’est perdue, tandis que ses amis revenaient en arrière la chercher et ne l’ont pas retrouvé également. C’est un cas intéressant. Ce qui par ailleurs est intéressant c’est son état, déshydratée et souffrant de lésions liées à l’altitude et aux basses températures.

    Je me suis intéressé à l’altitude, il se trouve qu’El Pianista culmine à près de 2000m d’altitude, ce que l’on appelle la « Haute altitude » et qui peut engendrer divers maux. Les filles viennent des Pays-Bas qui comme le nom l’indique ont une faible altitude. La haute altitude peut engendrer des œdèmes localisés (liés aux mauvais échanges liquidiens dans l’organisme provoqués par le manque d’oxygène) qui sont notamment les plus visibles au niveau des chevilles, poignets… Je me demande donc si le gonflement des chevilles de Lisanne dont elle se plaint dans son journal ne serait pas lié déjà à l’altitude et s’il ne serait pas possible que dans ces conditions en montant rapidement El Pianista (je crois 600m) en 2h elle n’aurait pas aggravé son problème au niveau de ses chevilles ou développé un autre problème lié à l’altitude (ils sont nombreux). Un trouble de l’orientation par exemple.

    Par ailleurs comme le cas cité plus haut, si elles se sont perdues il y a de fortes probabilités j’imagine qu’elles aient souffert d’hypothermie en raison de l’humidité, la déshydratation, dénutrition, l’épuisement…
    J’avais effectivement cité le cas plus haut dans les commentaires d’une femme perdue qui avait aussi retirer son sac puis s’était déshabillée avant d’être retrouvé. Il s’agit de ce que l’on appelle le « déshabillage paradoxal ». C’est un comportement répandu chez les personnes souffrant d’hypothermie extrême. Elles retirent une partie de leur vêtement, ce qui empire la situation vu qu’elles perdent encore plus de chaleur.

    Dans cette hypothèse, Kris aurait pu être celle qui survit le plus longtemps. Lisanne souffrant peut-être de l’altitude. Une fois Lisanne ayant rendu son dernier souffle, elle réunit ses affaires et marche par instinct de survie. Souffrant d’hypothermie extrême, elle se débarrasse tout d’abord de son sac qui recouvre son dos, puis de son short, ce qui aggrave son état.

    • RomainC
      25 août 2020 / 19 h 18 min

      -Pour les os d’inconnus et d’animaux, j’en avais parlé sur le blog et il s’agit de deux hommes et de bovins. Pour l’histoire de l’enfant de 0-3 ans, le rapport s’était trompé en parlant d’un péroné. Il s’agissait d’un radius (ils ont corrigé ça dans le test adn) et je doute qu’il s’agisse d’un enfant car l’os est bien formé sur la photo.
      Oui, ça serait intéressant mais il y a dû avoir un certain nombre de disparitions depuis X années. Les os pourraient avoir 10 ans comme ils pourraient avoir 30 ans, et il pourrait s’agir de quelqu’un confirmé mort dont on aurait retrouvé qu’une partie du corps. Sinon, de ce que je sais, c’est que cela arrive que des indigènes face des chutes mortelles dans cette jungle.
      -Pour les griffures, c’est un exemple d’un cas où il est le plus probable que des traces de griffures apparaissent. Dans notre cas, cela pourrait dire:
      soit que les corps ont été régulièrement attaqués par les animaux,
      soit que le pelvis s’est retrouvé sur un lieu de passage où certains animaux ont pu laisser certaines traces (sans forcément s’attarder sur l’os).

      -Pour Yuly Natalia Zuluaga Valencia, est-ce que vous avez trouvé l’endroit où elle s’est perdue exactement? J’ai cherché sur internet, mais je ne trouve pas exactement. Comme vous le décrivez, cela ressemble beaucoup au mauvais endroit où je suis parti en pensant rejoindre le sommet. Un endroit qui se situe avant le sommet, et qui est complètement différent de celui où se sont aventurées les hollandaises.

      Il y a une différence entre El Pianista et le sentier au-delà du Mirador. Sur El Pianista, on peut se perdre en cherchant le sommet car il y a un chemin qui monte et qui amène vers nul part (+ quelques autres petits chemins). Cette montée peut laisser croire qu’il s’agit du chemin pour le Mirador. Après le Mirador, il suffit de suivre le sentier qui est beaucoup plus facile à suivre.

      -pour les gonflements, Lisanne s’en plaint à Bocas qui est un archipel (donc au niveau de la mer). Le problème qu’elle décrit est courant chez les femmes de très grande taille, rien d’anormal (source: un médecin + j’en avais un petit peu parlé dans la partie 2).

    • TRUCI
      25 août 2020 / 21 h 50 min

      @JERRY

      Ok, donc on est bien d’accord sur le fait que la dernière photo est prise après le sommet, du côté sauvage.
      45 min + 2H = Pratiquement 3 heures de marche pour revenir au pied du Pianista. Elles auraient donc atteint le bas de la montée vers 17h30 en supposant qu’elles reviennent à 14 h 30.
      Concernant les photos du lien de Mario (les chutes). J’ai lu mais je ne ma rappelle plus ou, que pour aller vers des chutes il fallait à un moment couper à travers la jungle pendant un moment.
      Je suis sur de l’avoir lu mais, je ne sais pas si il s’agit bien de ces chutes . Par ailleurs , si je comprend bien , pour aller aux chutes du lien de Mario, on peut partir du centre ville de boquete et aller directement à l’entrée d’un sentier qui vous mène à ces chutes. Mais est-ce la seule façon d’y aller ? Y a t il un autre chemin depuis la montée du Pianista pour rejoindre ces chutes ? Et si c’est le cas, faut il à un moment depuis ce sentier du pianista traverser une partie de jungle ? Encore une fois je suis sur d’avoir lu ça quelque part.
      Quand j’ai regardé la localisation des chutes sur le lien Google map de Mario et que j’ai ensuite regardé ou était le sommet du pianista, alors je me suis dit dans un premier temps, certes géographiquement ces deux endroits sont proches (sur la carte, à pied c’est une autre histoire) mais elles n’auraient jamais eu le temps de revenir au sommet, de redescendre au pied du pianista et ensuite d’aller aux chutes. Mais si il est possible de couper à travers la jungle , alors c’est imaginable.
      Du reste, dans une de mes tentatives de scénario, j’avaient imaginé qu’elles se soient perdu de cette façon, elle coupe à travers la jungle (elle ont pu voir ça sur internet comme moi) pour aller aux chutes. Mais sans guide, elles ne parviennent pas à trouver ces chutes et se perdent. Impossible de les trouver mais impossible aussi de retrouver le sentier du pianista. Est-ce possible ?? Est-il possible qu’elles aient quitter le sentier pour aller jusqu’aux chutes, qu’elles se soient perdues et qu’ensuite elles aient pu errer dans la jungle pendant un certain temps jusqu’à trouver une rivière, ne serait-ce que pour l’eau.

      Les infos sur cette famille perdue et l’importance de l’eau et les conséquences du manque d’eau sont cruciales pour admettre que si elles ont survécut jusqu’au 11, au moins l’une d’elle, alors elles ont forcément pris soin de ne jamais s’éloigner trop d’une rivière, sans parler de pouvoir être la nuit dans un endroit dégagé en dehors de la jungle.

      Oui je pense qu’on à tendance à trop oublier l’état d’épuisement dans lequel elles sont à mesure que les jours et les nuits passent.
      C’est pourquoi j’imaginais assez facilement une difficulté à marcher , même sans être blessé, et beaucoup de pauses.
      Je suis assez convaincu aussi que ce sont les filles qui ont ôtées elles mêmes leur soutiens-gorge par ex, pour des raisons de confort, d’hygiène, de meilleur respiration, de chaleur etc

      Pour le reste, je reste persuadé que c’est Kriss qui est morte en premier. Et que par la suite, comme vous l’aviez suggéré dans un de vos précédents commentaires, la survivante à continuer de chercher mais en tentant d’aller vers la zone de recherche,dans la direction ou elle semble entendre au loin du bruit des gens, des appels, l’hélicoptère tourner. Et du fait de la téléphonie, de la photos de la tête de Kriss, j’ai le sentiment que c’est Lisanne qui est morte la dernière, même, si des deux filles , elles supportait certainement moins bien la chaleur, mais elle était aussi sportive.
      Pour ce qui est de la mort de Kriss, on peut imaginer que vers le 4/5 , les filles ont pu constater qu’il y avait des recherches , ce qui les a probablement aidé à se guider un peu mieux pour pendre une direction. On peut imaginer par ex que l’hélicoptère à pu être entendu et même vu pas elles , et qu’il a beaucoup tourné autour du sentier.
      Il est possible ensuite qu’elles soient arrivé à l’endroit des photos mais que cet endroit étant encaissé et « sous la jungle » , Kriss a pu tenté de grimpé et chuté gravement. SI il ya eu l’accident il aurait donc eu lieu à ce moment la. Au moment ou l’on voit que le tél de Kriss n’est plus utilisé avec un code pin par ex mais la date me semble incertaine car les infos varient un peu. Disons le 5 ou le 6. Puis dans le nuit du 7 au 8, les recherches de nuit avec signaux etc , et Lisanne sur le chemin qui la rapproche finit par mourrir épuisé, et surtout seule , traumatisé en plus du reste par la mort de son amie. mais étant quand même parvenu à crier et faire du bruit en tapant avec une pierre ou quelquechose par ex. Et ce le 9 avril quand les recherches privées sont sur site. J’ai ce sentiment que son état ne lui permettait pas d’en faire plus mais c’est tout de même terrible de se dire qu’il est probable qu’elle ne devait pas être si loin que ça.

  74. Jerry
    25 août 2020 / 23 h 31 min

    @Truci : Effectivement, j’imagine que seules dans la jungle, le bruit d’un hélicoptère est une information importante. Elles ont pu tenter de se diriger vers celui-ci qui de me semble-t-il était positionné si j’ai bien compris au sein du village des indigènes que l’on voit dans l’épisode Lost in the Wild. Les filles ont donc peut-être suivi la rivière mais peut-être également le son de l’hélicoptère.
    Concernant la photo 508, effectivement les filles se situeraient à ce moment là à 2h45 de distance du retour. De ce point là, si elles revenaient en arrière sans se perdre, elles sortiraient du sentier à 16h30.
    Concernant les chutes d’eau il me semble qu’elles sont situées sur un autre lieu et qu’elles ne sont pas si près. Je doute que les filles une fois dans le sentier envisagent de rejoindre les chutes, à moins que la carte qu’elles ont en leur possession puisse laisser penser que ce soit proche, mais même si elles pensaient que c’était proche il faudrait être sûr de soi, du chemin à prendre pour envisager une telle traversée la jungle. Je doute qu’elles soient aussi imprudentes. Par contre, sur des blogs de personnes ayant fait El Pianista certains apprécient le bruit de l’eau. Ne connaissant pas les lieux je ne sais combien de temps et jusqu’où l’on entend l’eau couler, mais peut-être serait-il plus plausible que les filles entendent le bruit de l’eau et dévient afin d’aller voir ce point d’eau. Mais la photo 508 étant déjà sur une rivière, pourquoi seraient-elles attirées par la suite par le bruit de l’eau.

    @Romainc : Pour Yuly Natalia Zuluaga Valencia, sur un article ils disent qu’elle a été retrouvée par le groupe de secours qui est entré de Bocas del Toro à Chiriquí, où ils l’ont rencontrée dans le secteur montagneux de la chaîne de montagnes de Talamanca, dans le parc international de La Amistad. Il y a une vidéo pour ceux qui sont plus à l’aise en espagnol. Mon niveau universitaire me permet de comprendre les grandes lignes mais l’accent m’est compliqué.
    https://www.tvn-2.com/videos/noticias/Ubican-colombiana-desaparecida-Boquete_2_4525067463.html
    A 1:34 la personne évoque les recherches et à 4:54 elle explique comment elle s’est perdue.
    Apparemment ils sont partis l’après-midi, ils s’entrainaient à courir sur le sentier, je dirais effectivement qu’il s’agit de la première partie d’El Pianista, elle fait une pause parce qu’elle a besoin de récupérer un peu donc ils doivent être tout de même un peu avancé sur le sentier. De ce que vous aviez écrit, il me semble que le chemin qui montait faisait une boucle pour rejoindre celui qui descendait et allait au Mirador.

    Pour les gonflements, je sais que les chevilles peuvent aussi gonfler en avion, en recherchant combien de temps cela pouvait durer, je suis tombé sur un témoignage indiquant plusieurs jours. Effectivement Bocas del Toro est au niveau de la mer, à moins que l’arrivée à San José (1220m) puisse avoir joué un rôle. La question serait de savoir si ce gonflement de cheville peut entraîner des suites plus compliquées avec la haute altitude.

    @Truci : Effectivement l’état physique des filles est à prendre en compte. Sur le cas cité ci-dessus, la personne s’est apparemment perdue moins de 24h et déjà elle souffrait de déshydratation et de « lésions » liées à la haute altitude et aux températures basses associées.
    Concernant les soutiens-gorge, étant donné que les 2 sont dans le sac, je pense qu’elles les ont rangé assez rapidement pour être plus à l’aise.
    Pour la dernière survivante, j’hésite régulièrement. Ce jour, je pencherais plutôt pour Kris pour le short retrouvé, l’hypothermie probable dont les conséquences peuvent être la confusion ce qui pourrait expliquer des tentatives erronées sur son propre téléphone (si les tentatives de code PIN sont avérées), la photo de nuit (ou l’on aurait tendance à imaginer que ce serait Lisanne qui les prendrait mais je me demande si ce ne serait pas Kris qui baisserait la tête pour ne pas être aveuglée par les flashs et se tromperait de sens en déclenchant son appareil photo qui prendrait sa chevelure)… J’aurais tendance à imaginer que les filles sont immobiles la nuit du 8 avril du fait des photos, peut-être ne marchent-elles déjà plus depuis un moment et qu’elles attendent dans un abri. Comme l’indique la personne perdue 34 jours, il était difficile de marcher. Si elles ne buvaient pas elles tombaient au bout de 30 minutes. L’hypothermie peut entraîner également des pertes de connaissance, des difficultés à marcher, à parler.

    • RomainC
      26 août 2020 / 0 h 41 min

      La réponse que l’on m’avait donné pour les gonflements est justement que non.

      Par rapport aux 2000m d’altitude, personnellement je trouve que c’est trop bas pour commencer à parler de complication dû aux manque d’oxygène. Je ne connais pas votre expérience de la randonnée mais pour commencer à ressentir vraiment les effets de l’altitude, il faut dépasser les 3000m au minimum. Je n’ai jamais vu de randonneurs (de tout horizons -> très basse altitude et haute altitude) commencer à ressentir des maux de têtes sur du 2000m. D’ailleurs, je n’ai jamais vu quelqu’un se faire prescrire des cachets ou même être conseillé de s’acclimater pour une telle hauteur.

    • TRUCI
      26 août 2020 / 1 h 11 min

      Et le problème c’est que quand le corps lutte conter la chaleur, il dépense énormément d’énergie pour compenser. D’où d’ailleurs les problèmes de dilatations des veines pour aider à évacuer la chaleur qui entraine les gonflements.
      On a donc aussi très faim car on doit non seulement s’hydrater beaucoup (on perd beaucoup d’eau par évaporation ce qui est piégeant car on ne s’en rend pas toujours compte) mais aussi manger en conséquence.
      Le fringale arrivant surtout le soir quand la température redescend. Je ne pense pas que la température descende très bas la nuit , ils disent 35°C la journée et 20°C la nuit. Mais peut être que dans la jungle , près de l’eau la température descend un peu plus , ou en tout cas le ressentit est différent. Cela dit 35 à 20 ça fait 15°c et l’organisme le ressent fortement. C’est à ce moment la qu’on a faim. Et très tôt le matin évidemment.
      Or si les filles ont certainement évolué à proximité de l’eau, je me demande comment elles ont fait et si elles sont parvenu à trouver des choses à manger dans la jungle (fruits, baies….)? Faute de quoi je pense que leur état , et effectivement celui de Lisanne qui est un grand gabarit même si elle était mince, a du se dégrader très vite.
      Et dans ce cas je pense qu’elles ont du passer pas mal de temps allongé, même le jour, pour dormir.
      Si le corp dépense 500/1000 calories par ex , et qu’il n’en reçoit que très peu ou quasiment pas, il y a un amaigrissement très rapide, une fonte musculaire qui peut être spectaculaire aussi. car le coeur va pomper énormément et chercher partout dans l’organisme de quoi s’alimenter et alimenter le cerveau.
      Sans parler du stress, de l’angoisse, de la peur etc
      Dans ce cas seul le fait d’être allongé, à l’ombre et dormir ou somnoler peut aider l’organisme à moins dépenser d’énergie.

    • MARIO, ITALIA
      26 août 2020 / 18 h 56 min

      @JERRY
      Il faut garder à l’esprit qu’une semaine s’est écoulée entre le jour où « elles se sont perdues » et le jour où elles ont pris les photos nocturnes.
      À mon avis, dans une semaine, elles ont pu facilement atteindre la zone des chutes en errant dans la jungle
      Une zone qui me semble très similaire à celle de la photo (de nuit) sur laquelle on peut voir (selon moi) une falaise.
      Malheureusement, si tel était le cas, il y aurait une grande incohérence:
      – les os trouvés à Bocas del Toro;

      • MARIO, ITALIA
        26 août 2020 / 19 h 05 min

        J’ai trouvé très interresant un commentaire, fait par ROMAINC, dans lequel il mentionnait que les gouttes qui l’on voit sur les photos nocturne pourraient bien être celles d’une cascade plutôt que celles de la pluie…

        • Jerry
          26 août 2020 / 21 h 08 min

          Oui elles ont l’air d’être contre une falaise. Mais je pense qu’elles doivent être nombreuses dans la région.
          L’un des indigène qui souhaitait continuer les recherches le 12 avril quand ils ont décidé d’arrêter disait qu’il y avait de nombreux abris jusqu’à Bocas del Toro. J’imagine que de tels abris doivent longer les falaises.
          Les chutes dites « The Lost Waterfalls » se situent approximativement à 5 km sur la gauche, il y en a apparemment plusieurs. On peut imaginer qu’elles aient pu marcher ces 5km mais s’agissant d’une zone touristique ce serait compliqué qu’elles n’aient pas été découvertes.
          Je mets ci-dessous un lien d’un aventurier australien qui a fait plusieurs randonnées dont celle des Lost Waterfalls :
          https://www.journeyera.com/lost-waterfalls-boquete/
          Si vous le souhaitez, il est resté une centaine de jours au Panama (qui est un pays qui apparemment présente de nombreuses cascades) et il a également fait des photos sur El Pianista (je mets pas le lien ici car il me semble que les posts sont bloqués à partir de 2 liens, mais vous pouvez rechercher El Pianista sur son site, c’est intéressant de voir la petitesse d’une personne au milieu d’arbres gigantesques.
          Si je ne pense pas qu’elles soient de ce côté là, il est possible qu’il y ait d’autres cascades au milieu de la jungle.
          Pour ce qui est des photos, il est vrai que certaines photos dont celle du rocher où se trouve « l’outil branche-sac » ne laisse pas penser qu’il pleut. Il faudrait avoir l’ordre des photos. Sur le rocher seuls quelques gouttes apparaissent. Il est possible que ce ne soit pas de la pluie. Cela pourrait être la végétation qui respire ou cela peut être du à des « poussières ». Il faudrait un expert en photo ayant plus d’expérience qui pourrait le déterminer, de plus avec la vitesse de 1/15ème si les infos que j’ai vu sont bien les données propres au photo.

          • MARIO, ITALIA
            26 août 2020 / 21 h 37 min

            @JERRY
            Je vous pose une question.
            Est-ce que vous croyez que les filles sont mortes au lieu des photos nocturnes ou en tout cas dans les environs?

  75. Jerry
    26 août 2020 / 8 h 45 min

    Pour ce qui est de la météo, j’ai trouvé l’historique sur ce site :
    https://www.historique-meteo.net/amerique-centrale/panama/boquete/2014/04/01/
    Température minimale 17°. Cela doit être la nuit. A 7h du matin il fait 18°, la température est montée à 29° à 13h au moment où les filles sont au sommet, puis les températures descendent à 20° à 19h.
    Il s’agit de la température à Boquete. J’imagine que sur El Pianista les températures en raison de l’altitude supplémentaire doivent descendre encore plus. J’ai lu il me semble que les baisses de températures étaient de 6° tous les 2000 m (je me trompe peut être, je ne me souviens plus précisément).
    Les températures de Bocas del Toro (qui se situe au niveau de la mer) sont de 23° la nuit. Si El Pianista se situe à 600m plus haut que Boquete, il serait possible que les températures soient de 2 à 3° plus basses (pouvant peut-être descendre à 14-15° la nuit).
    Les filles sont peu couvertes. Elles n’ont pas ne serait-ce de chapeaux qui pourraient éviter une déperdition (même infime) de la chaleur qui s’évacue à 20% par la tête. L’humidité est à 78% le 1er et augmente progressivement jusqu’à atteindre 86% les jours suivants. Avec les précipitations des jours suivants si les filles sont mouillées effectivement l’abri est important non seulement contre la pluie mais surtout contre l’hypothermie. Il faut qu’elles arrivent à se sécher complètement mais pas évident. Le problème c’est qu’à rester immobile sur le sol cela peut aussi favoriser l’hypothermie. De même que la déshydratation et dénutrition, absence d’énergie pour maintenir le corps à sa température normale.
    J’ai parlé plus haut de « déshabillage paradoxal » où la personne en hypothermie a l’impression d’avoir chaud et se déshabille aggravant sa situation, il y a également un autre comportement étonnant qui résulte de l’hypothermie, celui de l' »enfouissement terminal », les personnes dans leurs derniers instants s’enfouissent à la manière des animaux qui hibernent et se réfugient sous terre pour maintenir la chaleur, elles recherchent un espace petit et confiné pour se protéger. De ce que j’ai lu : «  »c’est un processus visiblement autonome du tronc cérébral, qui est déclenché dans la dernière phase de l’hypothermie. Il produit alors un comportement primitif d’enfouissement et de protection, observé chez les animaux qui hibernent ».
    Les deux comportements sont intéressants mais je ne sais pas si ils peuvent s’associer ensemble. Dans le cas du déshabillage la personne à l’impression d’avoir chaud tandis que dans l’enfouissement elle doit ressentir le froid. Mais peut-être que les deux sont possibles.

    @Romainc : Pour l’altitude effectivement 2000m c’est la limite basse de la haute altitude (qui va jusqu’à 4000m), c’est à partir de là que cela commence mais ne doit pas toucher encore énormément de monde. J’ai lu 1 personne sur 5 me semble-t-il. D’ailleurs la personne qui s’était perdue en 2016 était partie courir avec ses amis donc effectivement ce n’est pas encore des complications importantes. Il me semble qu’en dessous de 2000 les efforts sont plus compliqués, raison pour laquelle ce peut être intéressant de s’entraîner pour s’améliorer. Au dessus de 2000 il me semble que le corps au repos peut commencer à avoir des problèmes (mal de montagne, œdèmes, etc).
    Mon intérêt pour l’altitude visait à voir si ce gonflement de la cheville pouvait empirer chez Lisanne et expliquer un appel dans le cas d’une incapacité à continuer de marcher. J’ai lu que des œdèmes pouvaient effectivement apparaître en haute altitude principalement visibles aux chevilles en raison des chaussettes. Mais effectivement on se trouve là sur le tout début de la haute altitude. Et si Lisanne avait un autre souci lié à sa taille (il me semble qu’elle imagine que c’est lié à la chaleur) et que cela ne peut avoir de relation avec l’altitude, on élimine au moins une possibilité.
    Néanmoins l’altitude me semble importante au vu de la personne retrouvée qui s’était perdue et qui en moins de 24h a présenté des lésions liées à celle-ci, comme indiqué par les secouristes.

  76. Jerry
    26 août 2020 / 10 h 03 min

    @Romainc
    La carte indiquée par Meno : https://www.cellmapper.net est bien faite. On y trouve la délimitation du parc de la Amistad. La colombienne qui s’est perdue n’était à priori pas au début du chemin. On y voit le memorial aux filles qui indique le Mirador. A moins qu’elle se soit perdue au début du chemin et se soit autant éloignée par la suite. Pour les chaînes de Montagne Talamanca, le Volcan Baru en fait partie, peut être est-ce de ce côté-ci mais cela ferait une marche importante il me semble.

  77. TRUCI
    26 août 2020 / 23 h 07 min

    Il y a aussi cette histoire de ce couple de français qui faisait la randonnée du volcan Baru et que Romain évoque dans la partie 2 de l’enquête.

    (« Un couple de touristes francophones réalise la randonnée du Quetzal, qui est un sentier se trouvant près du volcan Baru et à une quinzaine de kilomètres à vol d’oiseau du sentier El Pianista. Ils pénètrent sur le sentier en commençant par l’entrée située à côté de Boquete, rencontrent un premier poste de garde et traversent la rivière Caldera avant d’entrer dans la jungle.

    Une fois cette dernière atteinte, ils marchent pendant 3h30 avant de s’arrêter au poste de garde que je suppose être « Alto Respingo ». Sur place, un homme leur raconte un événement glaçant auquel il a été témoin la veille, c’est-à-dire le 5 avril. Il prétend avoir entendu des cris effrayés de deux filles, un grand bruit de chute et par la suite, trois hommes courir sur le sentier. En entendant cela, le couple comprend pourquoi il y avais autant de policiers ou de sauveteurs sur le sentier ce jour-là.
    Voici leur blog pour plus de précisions: http://etsionpartait-be.blogspot.com/2014/04/boquete-au-pied-du-volcan-baru.html« )

    Dans les commentaires, un intervenant est parvenu à avoir leur nom :
    Yes
    (« 1 mai 2020 / 11 h 32 min

    Bonjour Camille
    As-tu réussi à contacter les deux français qui étaient sur place à l’époque et a qui on avait rapporté avoir entendu des cris de jeunes filles + vu trois hommes courir sur le sentier ?
    J’ai vu que tu avais posté un message sur leur blog, des réponses ?
    Cet élément paraît déterminant quant à l’issue de l’affaire, je ne comprends pas qu’il ait été ignoré
    Répondre

    CamilleG
    Auteur
    1 mai 2020 / 15 h 12 min

    Hello ! Non pas eu de nouvelles mais je cherche un autre moyen là 🙂
    Répondre

    Abrax
    1 mai 2020 / 13 h 46 min

    Je vous donne le nom des 2 Français qui étaient sur place en avril 2014.
    Il s’agit de Boris Noyère et Edith Scholz et ils habitent dans l’Aude.
    Je les ai retrouvés en moins de 5 min (véridique) sur Google: dans leur blog, Edith dit que son copain Boris est géologue.
    Après une recherche avec ce prénon et ce métier, je suis tombé sur une asso nature de l’Aude https://laudeaunat.fr/ qui propose des balades nature mais aussi de la spéléo débutante… pour géologues.
    Tout 2 sont membres du bureau de l’asso: https://laudeaunatfr.files.wordpress.com/2018/05/p1020168.jpg
    Edith est au milieu et Boris à gauche, comparez avec les photos de leur blog, ce sont eux (en plus vieux ofc). »)

    Donc un homme , je comprend que c’est un garde qui serait posté à Alto-respingo qui aurait entendu un cri, une chute, et surtout des hommes courir (des membres de l’équipe de recherche ?).
    C’est le 5 avril, or le portable de Kriss ne sera plus utilisé de la même façon à partir de cette date non?
    Peut être que ce qu’a entendu cet homme c’est la chute de Kriss ?
    Mais je tente de vérifier, peut être avec votre aide car je ne suis pas très doué avec les cartes, si ce point Alto-respinguo est situé à un endroit qui pourrait coller avec l’endroit que nous cherchons (celui des photos). A priori, si je comprend bien, cette excursion du Quetzal (volcan baru) commence à 15km du Pianista, va vers la droite (vers le pianista) et se termine au bout de 7/8 km. Donc il y aurait une distance de 7/8 km depuis la fin de ce sentier du volcan et le pianista ? Or si les filles se sont perdues et qu’elles ont marché du 1 er au 5 Avril , elles ont pu atterrir par la. Et les deux français confirment qu’il y avait des équipes de recherches ( je ne sais pas si ils ont vu des équipes sur place ou si ils en ont vu avant leur départ à Boquete).
    D’après ce que j’arrive à voir avec les cartes , les chutes d’eaux (lost waterfall) sont situées assez près de la fin du sentier Quetzal vers la droite. Donc plus près du pianista que la fin du sentier des deux touristes Français.
    Donc il est tout à fait possible que les filles soient parvenue jusqu’aux chutes (lost waterfall) et que le 5 l’une d’entre elle ait chuté (Kriss).

  78. TRUCI
    26 août 2020 / 23 h 14 min

    @JERRY / MARIO

    Je remet ce commentaire en enlevant les liens car ça ne passe pas.

    Il y a aussi cette histoire de ce couple de français qui faisait la randonnée du volcan Baru et que Romain évoque dans la partie 2 de l’enquête.

    (« Un couple de touristes francophones réalise la randonnée du Quetzal, qui est un sentier se trouvant près du volcan Baru et à une quinzaine de kilomètres à vol d’oiseau du sentier El Pianista. Ils pénètrent sur le sentier en commençant par l’entrée située à côté de Boquete, rencontrent un premier poste de garde et traversent la rivière Caldera avant d’entrer dans la jungle.

    Une fois cette dernière atteinte, ils marchent pendant 3h30 avant de s’arrêter au poste de garde que je suppose être « Alto Respingo ». Sur place, un homme leur raconte un événement glaçant auquel il a été témoin la veille, c’est-à-dire le 5 avril. Il prétend avoir entendu des cris effrayés de deux filles, un grand bruit de chute et par la suite, trois hommes courir sur le sentier. En entendant cela, le couple comprend pourquoi il y avais autant de policiers ou de sauveteurs sur le sentier ce jour-là. »)

    Dans les commentaires, un intervenant est parvenu à avoir leur nom :

    (« Abrax
    1 mai 2020 / 13 h 46 min

    Je vous donne le nom des 2 Français qui étaient sur place en avril 2014.
    Il s’agit de Boris Noyère et Edith Scholz et ils habitent dans l’Aude.
    Je les ai retrouvés en moins de 5 min (véridique) sur Google: dans leur blog, Edith dit que son copain Boris est géologue.
    Après une recherche avec ce prénon et ce métier, je suis tombé sur une asso nature de l’Aude qui propose des balades nature mais aussi de la spéléo débutante… pour géologues. »)

    Donc un homme , je comprend que c’est un garde qui serait posté à Alto-respingo qui aurait entendu un cri, une chute, et surtout des hommes courir (des membres de l’équipe de recherche ?).
    C’est le 5 avril, or le portable de Kriss ne sera plus utilisé de la même façon à partir de cette date non?
    Peut être que ce qu’a entendu cet homme c’est la chute de Kriss ?
    Mais je tente de vérifier, peut être avec votre aide car je ne suis pas très doué avec les cartes, si ce point Alto-respinguo est situé à un endroit qui pourrait coller avec l’endroit que nous cherchons (celui des photos). A priori, si je comprend bien, cette excursion du Quetzal (volcan baru) commence à 15km du Pianista, va vers la droite (vers le pianista) et se termine au bout de 7/8 km. Donc il y aurait une distance de 7/8 km depuis la fin de ce sentier du volcan et le pianista ? Or si les filles se sont perdues et qu’elles ont marché du 1 er au 5 Avril , vers la gauche, elles ont pu atterrir par la. Et les deux français confirment qu’il y avait des équipes de recherches ( je ne sais pas si ils ont vu des équipes sur place ou si ils en ont vu avant leur départ à Boquete).
    D’après ce que j’arrive à voir avec les cartes , les chutes d’eaux (lost waterfall) sont situées assez près de la fin du sentier Quetzal vers la droite. Donc plus près du pianista que la fin du sentier des deux touristes Français.
    Donc il est tout à fait possible que les filles soient parvenue jusqu’aux chutes (lost waterfall) et que le 5 l’une d’entre elle ait chuté (Kriss).

  79. Jerry
    27 août 2020 / 9 h 47 min

    Oui on ne peut mettre qu’un lien par post.
    On peut trouver Cerro Respingo juste au dessus de Baru à 4km. Sur le lien de la carte cellmapper.net les collines sont indiquées dont Cerro Respingo juste à la droite de Bajo Grande.
    Sur le lien de l’aventurier australien qui a parcouru le panama (journeyera.com), on peut voir ses photos sur Los Quetzales. Il indique qu’il doit donner son nom, sa nationalité et son auberge en cas de disparition, donc j’imagine qu’il s’agit d’un endroit où l’on peut se perdre. A priori comme Romain disait qu’en avril c’était la saison touristique, il doit y avoir pas mal de monde au moment de la disparition des filles, à part si les randos ont été stoppées pour faciliter les recherches, ce qui n’a pas l’air d’avoir été le cas.
    J’imagine qu’au niveau de la marche cela pourrait être possible pour les filles, le témoignage s’il est vrai est intéressant.
    Je mets ici le lien que Romain avait d’ailleurs mis : https://etsionpartait-be.blogspot.com/2014/04/boquete-au-pied-du-volcan-baru.html
    En réalité le témoignage a été modifié, il n’est nullement indiqué que les trois personnes couraient.
    « Au poste de garde, on rencontre un gars qui, la veille, a entendu des cris effrayés de deux filles, puis un grand bruit de chute, et ensuite a vu trois types sur le sentier. Cela explique la présence aujourd’hui de nombreux flics ou sauveteurs sur le sentier à la recherche des filles. »
    Le témoignage est à prendre avec des pincettes, ce n’est pas le témoignage direct, mais ce qu’on leur a dit et qu’elles répètent peut-être avec leurs propres déformations, d’autant plus qu’elles font elles mêmes leurs propres traductions de ce qu’elles ont compris. Je pense par exemple que le fait de dénombrer le nombre de personnes aux cris est assez complexe, il est possible qu’ayant connaissance de l’affaire des hollandaises (comme cela est confirmé à la phrase suivante) les pousse à broder pour y correspondre. Un peu comme les gens brodent en disant que les gens courent pour coller à une piste criminelle.
    J’imagine que le guide ayant cette information (cris et chute) l’a transmise puisqu’ils voient les équipes de recherche sur le sentier. Si à l’époque ils prenaient déjà les noms peut être que les personnes ont été retrouvées. Il me semble avoir vu une telle info passée, comme quoi les personnes avaient été contactées. Mais c’est assez vague.
    En tout cas il serait intéressant effectivement pour Romain de les contacter, (mais j’ai cru comprendre qu’ils ne répondaient pas), de retrouver la personne qui a entendu les cris et chute.

    @Mario : Pour le lieu des photos, s’agissant d’une semaine après leur disparition, j’imagine que leur état est des plus inquiétant, qu’elles n’arrivent probablement plus à marcher correctement, fort possible qu’elles soient toutes les deux blessées, il me semble avoir entendu sur un reportage sur l’Amazonie que la moindre coupure dans la jungle était un problème car l’humidité empêchait la cicatrisation. Ici on est à 80% d’humidité. Peut-être sont elles fiévreuses et sans forces. Mais ce n’est qu’une hypothèse. Elles ne bougent pas durant les 3h, ce qui tendrait à valider l’hypothèse de l’épuisement. J’ai l’impression que la photo du rocher est faite proche du sol, qu’elles ne sont pas debout mais je peux me tromper. Après comme il fait nuit, peut être n’ont-elles pas envie de quitter leur abri et d’aller se perdre s’il y a une différence de hauteur entre elles et les secours.
    Petite remarque mais peut être qu’elle est due au travail photoshoppé des photos, sur certaines photos on voit un point qui ne possède pas la même température de couleur que les autres. Celui-ci est orangé tandis que les autres sont blancs. Il se situe en hauteur sur les photos. J’ai imaginé une lampe torche mais cela semblerait difficile qu’à cet endroit la personne n’ait pas vu les flashs.
    J’aurais l’intuition de penser qu’une des filles est restée à cet endroit mais ce n’est qu’une intuition qui n’a aucune certitude. Un ensembles de choses que je ne peux pas forcément expliquer. Un lieu « abri », près de l’eau, légèrement dégagé en hauteur pour espérer être aperçu par un hélicoptère. Un « outil » constitué d’une « à priori » longue branche auquel on a accroché un sac rouge, probablement pour agiter afin d’être repéré. Est-ce que cet outil serait emmené, j’imagine que oui. Mais le sac n’est plus, comme il fait nuit, j’imagine qu’elles ne viennent pas de l’agiter. Donc le sac a du s’agripper à d’autres branches et se déchirer. Dans ce cas, l’outil tel quel à ce moment là devient inutile. Il n’y a plus de raison de l’emporter. Le fait qu’il soit sur ce lieu indiquerait donc qu’il s’agit d’un lieu où elles ont passé un « certain » temps. Si c’était un lieu récent, elles n’auraient pas gardé cette branche et ces morceaux de sac. Mais peut-être que le sac s’est déchiré dans la journée. Et qu’elles le remplacent le lendemain par autre chose (le haut de Kris ou autre) pour continuer leur chemin. Mais cela indiquerait qu’elles étaient déjà là dans la journée. Mon hypothèse serait qu’au moins l’une d’entre elles est dans un état préoccupant au moment des photos, empêchant l’avancée. Peut-être aussi que les hélicoptères qui tournent ou l’hélicoptère (j’ai lu des infos divergentes) leur laisse l’espoir d’être découvertes sans avoir à s’épuiser en continuant d’avancer. De même pour les recherches qui débutent cette nuit là. Auquel cas elles peuvent considérer que les secours se rapprochent.
    Elles lancent autant de flashs que possible dans la nuit, jusqu’au bout de la batterie. Apparemment ceux qui retrouvent l’appareil n’ont que le temps de voir une centaine de photos. Donc la batterie était très faible. J’imagine que la batterie n’avait plus assez d’énergie pour un flash, mais suffisamment pour regarder encore quelques photos.
    Je pense qu’elles seraient resté le lendemain sur ce lieu en se disant qu’elles allaient bientôt être retrouvées, qu’il fallait s’économiser.
    Mais une fois que l’une disparaît, difficile d’imaginer que les deux partent ensemble, alors la dernière se retrouve face à l’effet miroir. L’horreur frappe, elle voit ce qui risque de lui arriver si elle ne bouge pas et trouve la « dernière » énergie du désespoir, l’instinct de survie qui lui dicte de prendre ses affaires et de poursuivre. Malheureusement il s’agit de la dernière montée d’adrénaline, elle s’épuise sur le chemin, retire son sac, son short et finit par tomber ou s’allonger ou se réfugier dans un lieu « chaud ».

    • CamilleG
      Auteur
      27 août 2020 / 11 h 12 min

      Hello, on peut en mettre plusieurs mais ils vont dans les indésirables. Après je dois les mettre en ligne manuellement 🙂

      • Jerry
        27 août 2020 / 13 h 28 min

        Oui, peut-être y a-t-il un paramètre/option qui pourrait permettre d’augmenter le nombre de liens par post ?
        Si cela était possible, 3 liens devraient être suffisants.
        En tout cas, merci pour le suivi ! C’est top !

  80. TRUCI
    27 août 2020 / 12 h 36 min

    @JERRY

    Oui, le témoignage est imprécis et surtout impossible de le reconfirmer avec les deux touristes. Et effectivement ce ne sont pas des témoins directs. Mais c’est tout de même intéressant surtout avec cette date du 5 avril et la chute.

    Reste que ça m’a permis de passer un petit moment sur la carte et de réaliser qu’il est tout à fait possible que les filles aient pu en se perdant , se retrouver vers les chutes.
    Dans le fond ce qui bloque, c’est que nous parlons de l’eau en considérant les rivières les plus importantes. Mais il ne faut pas oublier qu’il y a dans la jungle, surtout quand la saison des pluies avance, tout un tas de ruisseaux et de petites rivières qui peuvent être des ramifications des rivières principales. Du reste par exemple, la dernière photo de Kriss sur le sentier est sur une de ces petites rivières ou cours d’eau.
    Donc les filles en se perdant, puis en tentant de se diriger vers l’endroit d’où elles perçoivent les recherches, ou voyant ou entendant l’hélicoptère etc, auraient pu traverser des parties de jungle en ayant quand même de l’eau à disposition. Mais sans nécessairement suivre une rivière principale.

    Pour le reste oui je pense que pendant 4 jours elles sont perdues et errent, peut être tournent elles un peu en rond.
    A partir du 4/5 elles perçoivent de l’agitation (hélicoptère) et tentent de bouger vers cette agitation , convaincu qu’on les cherche. Elles sont déjà fatigué mais elles sont logiques et lucides, et c’est la chose qu’il faut faire.
    Oui, la branche avec le sac en se disant qu’en se déplaçant, peut être l’hélico ou des gens pourraient les repérer de loin de cette façon, encore logique.
    Puis il y ce moment ou le dernier téléphone, celui de Kriss, n’est plus utilisé de la même façon.
    La il y a quelquechose qui s’est passé et pour moi, c’est la ou il y a eu un accident. Et je pense que Kriss chute, peut être sont elles parvenu à force de marcher près des chutes mais la question est par ou y sont elles arrivées ? Comme elles n’étaient pas sur un sentier, l’endroit par lequel elles atteignent les chutes peut expliquer que sortant de la jungle elles se trouvent devant un ravin, même petit , et dans lequel Kriss chute, la ou Lisanne peut être un peu plus lente et derrière, peut évidemment éviter le même sort. Il pourrait donc s’agir du 5 Avril.
    Bien entendu, Kriss n’est pas forcément morte sur le coup mais peut être sérieusement blessé et donc immobilisé. Peut être un traumatisme crânien par ex.
    Donc elle reste bloquée la et Lisanne reste puisque Kriss est blessé. Même si elle ne peut pas faire grand chose.
    Puis il y a la nuit du 7 au 8 avril, les flashs par Lisanne , qui est à demi gisante et tente de signaler leur présence.
    Puis Kriss finit par sombrer dans le comas et meurt.
    Et la suite effectivement c’est l’ultime tentative de Lisanne, désormais solitaire, de continuer vers la direction d’où sont venu ces signaux terrestres…..Mais elles meurt d’épuisement sur le chemin.

    • TRUCI
      27 août 2020 / 12 h 53 min

      J’ ajoute que concernant la présence de touristes, il y en a évidemment mais d’une part je ne pense pas qu’il y ait eu des dizaines et des dizaines de touriste fassent la queue sur les sentiers, par ailleurs , à partir du moment ou il y a des recherches, à mon avis, même si les sentiers restent ouverts,pas mal de touristes ont pu décider de ne pas aller en excursion ou de reporter de quelques jours pour ceux qui pouvaient, bref d’adapter leur séjour et leurs projets aux circonstances.

      Elles ne seraient donc pas mortes au même endroit ce qui peut expliquer les différences sur les restes retrouvés.
      Et la ou sont mortes chacune des filles, les corps ont subit le travail naturel de décomposition , l’action des prédateurs, et le nettoyage des lieux avec les pluies de plus en plus fortes à mesure qu’on s’avance dans la saison des pluies.

  81. TRUCI
    27 août 2020 / 13 h 13 min

    Sur ce lien d’un article de 2014, j’ai trouvé des remarques intéressantes sur les prédateurs dans la zone et les possibilités ou non qu’il y ai pu avoir une intervention post mortem et l’impossibilité à priori d’attaques de ces mêmes prédateurs.

    https://www.laestrella.com.pa/nacional/140626/dos-muertes-jovenes-misterio-pianista

    TRADUCTION GOOGLE

    (« La confirmation de la mort des deux jeunes Néerlandaises disparues il y a plus de deux mois dans les terres chiricanes et largement recherchées par voie terrestre et aérienne, laisse désormais la tâche d’établir comment elles sont mortes.

    Il n’y a toujours pas de cause connue de décès pour les touristes Lisanne Froon et Kris Kremers, respectivement âgés de 22 et 21 ans, dont les restes squelettiques ont été retrouvés sur les rives d’une rivière compliquée qui bifurque et se jette dans l’Atlantique et le Paisible. Le fait que le squelette complet de l’un ou l’autre des deux n’ait pas été trouvé ouvre la scène à plus d’une hypothèse.

    La berge de la rivière Culubre était l’endroit où la découverte macabre a été trouvée: un segment pelvien (de Kremers) et quelques os dans une botte (de Froon).

    La rivière est située à environ quatre heures et demie de l’endroit où les touristes ont été vus pour la dernière fois, l’entrée du sentier El Pianista, à Boquete.

    La faune sauvage de la région apparaît comme l’une des principales hypothèses parmi les causes possibles de la mort des touristes, selon les experts consultés par La Estrella de Panamá.

    «Les premiers kilomètres de ce sentier sont sûrs, mais lorsque la frontière entre Chiriquí et Bocas del Toro est atteinte, tout en haut, les dangers commencent», a expliqué Oscar Peña, un guide touristique expérimenté de Boquete.

    L’expérience de Peña le conduit à assurer que les félins prédateurs tels que les pumas des montagnes, les jaguars et les manigordos habitent les zones plus à l’intérieur d’El Pianista, qui, selon lui, auraient pu être responsables du démembrement de Lisanne et de Kris.

    Le biologiste panaméen et spécialiste des félins Rafael Samudio confirme la description de la faune par Peña, mais exclut la possibilité que des prédateurs soient responsables de ces décès.

    «Les félins qui vivent dans cette zone sont solitaires, ils peuvent difficilement avoir attaqué deux proies en même temps; De plus, les humains ne font pas partie de leur régime alimentaire », a déclaré Samudio, qui n’exclut pas une attaque par d’autres animaux.

    « En raison de la manière dont ses restes ont été retrouvés, on pourrait penser qu’il s’agissait de chiens sauvages, même s’ils ne pourraient pas attaquer deux personnes en même temps », souligne l’expert.

    Il ne considère pas non plus, selon son expérience, que l’attaque puisse être attribuée à un crocodile, car au Panama, il n’y a pas de trace de spécimens aussi gros, capables de dévorer deux personnes en même temps, a souligné le biologiste.

    Parmi les «  tueurs  » naturels possibles, l’intervention des différentes espèces de serpents venimeux qui prolifèrent dans la zone et auraient pu mordre Lisanne et Kris, en faisant des proies faciles pour les charognards, qui, en revanche, ne semblent pas capables, n’est pas exclue. de démembrer les extrémités du corps humain au point de séparer les jeunes en morceaux tels que ceux déjà trouvés.

    «C’était peut-être un animal ou non. A ce stade, tout semble possible », a confirmé Humberto Mas, directeur de l’Institut de médecine légale et des sciences judiciaires, sans écarter d’autres hypothèses probables.

    Il a reconnu qu’il n’y avait aucune preuve, dans la dépouille, de voies de fait par des objets tranchants.

    «Il faut se rappeler qu’ils étaient portés disparus depuis près de deux mois et d’autres facteurs entrent en jeu, comme la malnutrition et la déshydratation», explique le médecin.

    Pour le moment, la seule chose réelle est que les autorités panaméennes n’ont pas de réponses claires pour résoudre cette affaire qui a suscité un intérêt international dans la ville touristique de Boquete, où les jeunes femmes sont venues en quête d’aventure.

    Le ministère public doit suivre les enquêtes

    La procureure Betzaida Pittí, responsable de l’enquête, est secrète sur la prochaine étape que les autorités panaméennes entreprendront, après la mort des deux jeunes Néerlandaises disparues à Boquete il y a plus de deux mois.

    Le Panama Star a tenté hier de communiquer avec le fonctionnaire, mais il était impossible de la localiser.

    Les proches de Kris Kremers et Lisanne Froon ont accepté la mort des deux jeunes femmes hier.

    Un communiqué publié hier aux médias déclare: «  Aujourd’hui, la famille de Kris Kremers a dû faire face à la dure nouvelle qu’apparemment et comme Lisanne, Kris est également mort lors de son voyage au Panama  », indique le communiqué daté. dans la ville néerlandaise d’Amersfoort.

    « La deuxième série de tests médico-légaux au Panama a confirmé la découverte de l’ADN de Kris Kremers » parmi les restes humains récemment découverts, ajoute-t-il. «C’est un chapitre très sombre dans lequel il reste encore de nombreuses questions qui obscurcissent l’issue fatale de Kris et Lisanne. Il n’y a qu’une seule façon de trouver des réponses pour cette famille: continuer la recherche  », ferme la déclaration de famille.

    La famille demande aux médias de respecter toutes les parties impliquées et d’être prudents lors de la publication d’informations afin d’éviter des souffrances inutiles pour la famille et les amis. »)

    • TRUCI
      27 août 2020 / 15 h 00 min

      ( » En raison de la manière dont ses restes ont été retrouvés, on pourrait penser qu’il s’agissait de chiens sauvages, même s’ils ne pourraient pas attaquer deux personnes en même temps », souligne l’expert. »)

      Je ne pense pas qu’il s’agisse de chiens tels que nos chiens domestiques.
      Il s’agit ici de chiens de brousse à priori.
      Sur ce lien on parle de cet animal et on en montre des photos.

      https://costarica-decouverte.com/rares-photos-chien-brousse-panama/

    • TRUCI
      27 août 2020 / 15 h 23 min

      (« Parmi les « tueurs » naturels possibles, l’intervention des différentes espèces de serpents venimeux qui prolifèrent dans la zone et auraient pu mordre Lisanne et Kris, en faisant des proies faciles pour les charognards, qui, en revanche, ne semblent pas capables, mais ce n’est pas exclue. de démembrer les extrémités du corps humain au point de séparer les jeunes en morceaux tels que ceux déjà trouvés. »)

      . Le je reviens sur la raison qui aurait pu pousser les filles à revenir qu sommet. Les image de cette fameuse ravine , qui tient lieu de sentier pour partie après le sommet, sont quand même très impressionnantes, surtout sur le blog de ce couple évoqué hier dans vos commentaires.
      Encore une fois, si au beau milieu de cette ravine, qui semble très profonde par moment, se trouvent 1 ou plusieurs serpents installés la, qui auraient pu tomber du haut des parois de la ravine par ex. Alors les filles n’auraient pas tenté de passer. Pas plus qu’elles n’auraient tenté de les chasser en lançant des pierres car ceux ci auraient pu bouger rapidement mais vers elles, et il me semble que dans cet endroit, surtout si on est deux, n’aurait pas permis de courrir.
      Donc dans ce cas elles auraient rebrousser chemin. Peut être auraient elles attendu un moment. Qui sait, est il possible même qu’elles aient tenter d’appeler les secours , ne serait-ce que pour demander un conseil, quoi faire dans ce cas la ??
      Puis, sans même retourné dans la ravine , elles tentent de contourner, et se perdent.
      Bien sur vous pourrez me dire qu’elles auraient pu attendre sur le sentier mais li se fait tard, et comme elles n’ont dit à personne ou elles sont…..

      . Si les serpents ne semblent pas capables de démembrer, ils ont pu prendre part à l’éparpillement des os. Car si un serpent trouve un morceau avec de la matière comestible autour, il peut l’ingérer (parfois ils peuvent avaler des proies bien supérieures à leur propre taille). Ensuite il y a un travail de digestion assez lent et lorsque le serpent évacue ce qui reste, les os sont complètement nettoyés et blanchis. Et il n’est pas évident qu’il reste au même endroit pendant tout ce processus. Il peut continuer de bouger pendant tout le processus de digestion et donc rejeter les os ailleurs.

  82. MARIO, ITALIA
    27 août 2020 / 13 h 30 min

    Je reste convaincu que les filles n’étaient pas perdues dans la zone de Bocas del Toro, mais cela ne m’empêche pas de raisonner avec vous sur d’autres hypothèses.
    Je lis souvent, et je pense qu’il est confirmé (véridique), que les ossements ont été retrouvés éparpillés le long du Rio Culebra, en partant de la source et en descendant de plus en plus vers le bas.
    Cela expliquerait (comme je l’ai lu dans certains commentaires) que les filles ont essayé de se mettre le plus haut possible (vers la source, au sommet de la montagne), pour tenter de se faire remarquer. Si c’est le cas, j’en déduis que cette montagne pourrait très bien être celle où le Rio Culebra naisse.
    Toutefois, qui sait à 100% si tout le tronçon de la rivière vers la source a été fouillé à la recherche du lieu des photos nocturnes … ??

  83. Jerry
    27 août 2020 / 16 h 55 min

    De ce que je vois sur la carte https://www.cellmapper.net/map la zone de Bocas del Toro commence dès le Mirador.
    Le memorial aux filles est indiqué sur la carte et se situe exactement sur la frontière entre le district de Boquete (qui appartient à la Province de Chiriqui) et d’Almirante, Almirante étant l’un des 4 districts de la Province de Bocas del Toro. Je ne m’étais pas encore véritablement penché sur la carte, celle présente dans la partie 2 et indiquant l’emplacement des restes ne représentant pas les éléments tels que rivières, etc. et ne sachant qui l’a créé et si les infos présentes y sont correctement placées. Par comparaison de l’ordre de grandeur de cette carte et de celle du site ci-dessus, les restes auraient été retrouvés dans le district d’Almirante, de la Province de Bocas del Toro. Il pourrait y avoir une confusion entre la province et le district, car le district de Bocas del Toro fait également partie de la Province Bocas del Toro.
    Donc si on parle de « zone » de Bocas del Toro celle-ci s’étend sur l’ensemble de la Province et donc les filles sont fort probablement dans celle-ci à priori si la carte de la partie 2 est correcte. Les restes seraient retrouvés sur le rio Changuinola si je lis bien la carte. Le rio Culebra se situe sur une autre partie éloignée du Panama. Je pense que vous vouliez dire le Culubre, mais celui-ci est éloignée d’approximativement 20 km au nord j’ai l’impression.
    Il faudrait revoir les infos des articles de l’époque pour replacer l’ensemble. Mais il me semble à première vue que la rivière Changuinola est plus appropriée. Celle-ci est répartie de telle manière que si les filles avancent vers le nord elles doivent passer par celle-ci et donc peuvent considérer la suivre. Je me demande d’ailleurs si la dernière photo de jour ne serait pas non loin de celle-ci, car on voit l’un des bras du rio Changuinola sur la carte dans la continuation du mirador qui doit se situer à moins d’1h de marche en ligne droite (A voir sur le terrain).
    Elles auraient pu remonter le Changuinola jusqu’à l’endroit (même au-dessus) où l’on a retrouvé leurs restes.
    Il serait intéressant de placer le village où se pose l’hélicoptère pour partir faire ses recherches. Si celui-ci se trouve dans la Comarca Ngabe Buglé qui me semble être le nom des indigènes, alors celle-ci se situe encore au-dessus en suivant le Changuinola.

    @Truci : Le témoignage serait intéressant. Il fait partie des témoignages qui pourraient déterminer un trajet avec celui des recherches privées qui indiquent avoir également entendu une personne crier (voix aigue) et un jeté de « canette » pendant près d’une minute contre la falaise, puis l’emplacement du « K » sur l’arbre. Ces 2 emplacements + celui des photos (mais qui me semble compliqué à trouver dans la jungle) pourraient aider à comprendre un cheminement. De plus le témoignage du Ngabe Buglé indiquant qu’il connait les nombreux abris pourrait aussi être intéressant à suivre.
    Pour ce qui est de la branche avec le sac en plastique je doute qu’il soit emporté. Je pense plutôt à une agitation de celui-ci sur un endroit fixe. Si celui-ci est de grande taille comme j’imagine (en partant d’autres branches similaires sur la dernière photo), il doit être encombrant. Pour Mario, j’avais oublié de préciser aussi sur l’hypothèse que les filles soient restées sur le lieu des photos que l’on y voit aussi des papiers de « bonbons » me semble-t-il, le fond de la boîte de Springles, la carte qu’elles ont sur la photo de leur petit déjeuner, du « papier toilette » de ce que j’ai cru comprendre… Le tout étalé, ce qui laisse penser qu’elles ont éparpillé leurs affaires, ce qui correspondrait difficilement avec un arrêt pour la nuit selon moi.
    Pour ce qui est de la chute, en partant de l’hypothèse que le guide/garde ait réellement entendu une telle chute, il semble difficile que les secours n’aient pu les retrouver le lendemain.
    Pour les touristes, en tout cas ils n’ont pas l’air d’avoir fermé le sentier sur Los Quetzales, puisque les personnes relatent leurs visites sur celui-ci le 6 sur leur blog.
    Pour ce qui est des prédateurs, effectivement je pense que les jaguars, puma doivent se tenir éloignés de l’homme, d’autant plus si ils sont deux. Ils ne font pas partie de leur alimentation mais s’ils s’en tiennent éloignés ils peuvent aussi les suivre s’ils constatent qu’ils sont faibles. Et une fois qu’ils rendent leur dernier souffle, tout est possible.
    Les serpents, il est fort probable que les filles en aient rencontrés. Le fait qu’elles soient contre une falaise est peut être aussi une manière de se protéger et l’immobilité une manière de ne pas aller à l’encontre des dangers de la jungle.

    • Jerry
      27 août 2020 / 17 h 03 min

      Je rajouterai concernant les témoignages intéressants qui pourraient déterminer des emplacements, le témoignage des secours partis la nuit des photos. Savoir où ils étaient situés, où ils ont posé leur campement pourrait être un indice. Savoir de quelle manière ils ont fait leur signaux lumineux pourrait permettre la distance de visibilité. Ce n’est pas pareil s’ils agitent des lampes torches vers le ciel, vers la jungle, ou s’ils lancent des fusées éclairantes/de détresse. Une fusée éclairante peut être envoyée en diagonale au dessus de la jungle pour l’éclairer sans forcément permettre à une personne de savoir précisément où se trouvent les secours. D’autre part, bien que je l’ai lu, je ne sais pas si on peut envoyer des fusées éclairantes au dessus de la jungle sans risques.

      • Jerry
        27 août 2020 / 17 h 07 min

        Rectificatif sur mon post, apparemment sur l’article posté par Truci, il est indiqué que le Pelvis a été retrouvé sur les rives du Culubre. Donc c’est bien plus haut et je pense que la carte présentant les emplacements dans la partie 2 est donc erronée.

        • TRUCI
          27 août 2020 / 18 h 14 min

          @JERRY

          Oui à vérifier avec Romain car même si c’est un journal local, ils peuvent aussi commettre des erreurs en reprenant des infos etc….
          Mais de toute façon plus on arrive , même si ce sont des hypothèses, à retracer le parcours éventuel et logique en fonctions des indices et autres éléments, et de nos déductions, plus il va être nécessaire d’avoir une ou deux cartes très précises de références , avec aussi les différents altitudes.
          Et aussi bien sur le nom de chaque rivière, leur parcours et l’endroit ou la zone ou les ossements, le short etc ont été trouvés.
          Si nous pouvions nous entendre et trouver ce genre de carte, claires, lisibles et incontestables, ce serait plus facile car nous pourrions systématiquement consulter cette carte de référence et affiner, confirmer nos commentaires et théories plus surement en conséquence.

          Pour le reste, oui il semble indispensable que Romain puisse obtenir plus de détails de la part des équipes de recherche (Sinaproc et aussi privées). Ça ne doit pas être facile mais ça aiderait beaucoup pour affiner une hypothèse ou au contraire pour l’éliminer.

          Je suis d’accord avec vous pour les signaux lumineux. J’y avais pensé quand j’ai envisagé que ça puisse être des fusées éclairantes. Mais en fait je ne sais pas si c’est ça qu’ils utilisent. Aujourd’hui il y a des lampes torches très puissantes et de très longue portée par ex.
          Et de fait, si ce sont des fusées éclairantes , elles montent très haut et retombent lentement en cloches au dessus de la jungle. Dans ce cas, si les filles les ont vu, tout dépend de l’endroit ou elles se trouvent à ce moment la. Si elles sont assez loin ça peut quand même leur donner une direction. Sinon, impossible de déterminer le point départ de ces signaux. Surtout si elles sont dans une sorte de gouffre.

          • MARIO, ITALIA
            27 août 2020 / 18 h 51 min

            @TRUCI
            Je suis 100% d’accord, parce qu’il y a un peu de confusion sur les blogs en général concernant la localisation des ossements.

            En effet JERRY mentionne le « Rio Culubre » que je crois être le même « Rio Culebra » indiqué/cité sur tous les blogs que on peut trouver su Internet et qui s’occupent de cette affaire.
            Le « Rio Changuinola » est une autre rivière qui reçois les eaus du « Rio Culubre » exactement à ces coordonnées:
            9°08’27.4″N 82°30’13.7″W
            9.140943, -82.503807

            Donc, les ossements: ont-ils été retrouvés sur le « Rio Culubre » ou sur le « Rio Changuinola »??
            Je commence à avor des doutes.

    • MARIO, ITALIA
      27 août 2020 / 17 h 32 min

      Le « Rio Culebra » dont nous parlons est un affluent du « Rio Changuinola », l’autre « Rio Culebra » se trouve a l’Est du Panama et il n’a rien a voir avec cette affaire.
      Excusez-mois si je n’ai été pas précis, quand je parle de « zone » de « Bocas del Toro, j’entends les alentours du village de « Alto Romero » où on a trouvé les restes des filles.
      Il se trouve très loin du Mirador (20 km je crois), Boquete, El Pianista, Lost Waterfalls.
      Le Rio Culebra passe bien dans la « zone » de Alto Romero et c’est le long de cette riviére qu’on a trouvés le sac, le ossements, le jeans etc…

  84. MENO
    27 août 2020 / 17 h 41 min

    Une randonnée incluant la pianista par un marcheur (anglais ?) confirmé et qui donne des indications intéressantes ; à un moment il se perd mais se rattrape rapidement ; il passe des ponts de singe ; il voit une trace de puma ; il est attaqué par les taons (dans la zone des élevages)…
    http://www.wildxplor.com/?p=602

  85. MENO
    27 août 2020 / 17 h 49 min

    K&L ont pu avoir l’idée de rejoindre Boquete en descendant un des ruisseaux qui coupent la pianista en pensant obliquer ensuite vers le sud. Malheureusement l’une d’elles s’est blessée. Ensuite dans les jours qui suivent si le ciel est nuageux il est difficile de déceler le sud par le soleil et elles se sont de plus en plus perdues… jusqu’à la rivière de la culebra.
    Vers la fin, les tentatives d’entrer le code PIN viendraient du fait que la survivante (Lisa ?) essaie d’enregistrer un message d’adieu et qu’elle n’y parvient pas.

  86. Jerry
    27 août 2020 / 23 h 14 min

    Je commence à me repérer sur cellmapper.net mais effectivement comme l’indique Truci, les journaux n’aident pas.
    Pour l’instant j’ai juste repéré où a été découvert à priori le sac à dos.
    Sur certains articles ils indiquent que les gens du coin appellent Culebra un tronçon de la rivière Changuinola. Sur d’autres que le rio Changuinola est plus connu comme rio Culebra. Je pense effectivement que par Culebra il faut entendre Culubre. Dans un autre article il est indiqué que le sac a été retrouvé là où convergent les rivières Culebra et Changuinola. Dans un autre article on a l’indication que la personne qui l’a retrouvé et qui se baignait avant de l’apercevoir habitait Los Romeros et plus loin que la procureure se rendait à Los Romeros dans la Valle del Risco.
    Pour vous aider à repérer, si vous cherchez sur Google Map « Bosque Protector de Palo Seco, Panama », vous allez voir un lac, il s’agit du Rio Changuinola, si vous zoomez vous allez voir apparaître la Valle del Risco, et si vous descendez au bas du lac vous allez voir un croisement entre le rio Culubre et rio Changuinola, j’imagine que c’est dans ce coin.
    C’est assez loin d’El Pianista, 15h selon les articles. La procureur indique que la zone sera inspectée mais qu’elle doit d’abord consulter les experts car elle est très difficile d’accès. Apparemment la zone est très montagneuse et pour l’atteindre la procureure sera obligée de marcher durant de nombreuses heures et même de dormir sur place.
    La procureur exclut qu’une personne ait pu y déposer le sac d’autant plus que le sac à dos présente des signes indiquant qu’il aurait été traîné par la rivière.
    J’imagine que cette indication est due à la thèse criminelle qui apparemment circule au même moment au panama. J’ai lu des commentaires sur un post twitter du 14 juin où ces derniers parlaient à l’époque d’une rumeur ancienne d’un réseau de traite des blanches à Boquete. Certains se demandent même si les filles n’ont pas été forcées à traverser la frontière. A noter que la traduction google traduit « trata de blancas » au milieu d’une phrase simplement par « trafiquant » ce qui me permet de comprendre pourquoi j’avais lu dans certains articles l’hypothèse de trafiquants de drogue. Pour finir sur les commentaires, l’un estime que cela est un coup des indigènes. Un autre commentaire estime que les filles sont séquestrées et que ce ne serait pas la première fois sur le volcan. Et d’autres plus intéressants pour l’hypothèse de l’égarement indiquent que la zone n’a jamais été fouillée comme il se doit. Que les gens ont travaillé sans patrons, j’imagine qu’il s’agit des recherches par les indigènes. Qu’il n’y a pas eu de tracé des recherches pour écarter systématiquement les zones. Et d’autres que les recherches n’ont pas envisagé d’autres zones dont celle-ci.

    Pour ce qui est des faits, les articles n’ont pas les mêmes versions mais il semblerait que la femme (qui a loué avec son mari un terrain pour y planter du riz) ait découvert le sac à dos non loin, alors qu’elle se baignait, celui-ci attirant son œil car il était coincé entre des branches. Elle aurait averti son mari ou sa communauté selon les articles, mais peut-être les 2 aussi. Sur la vidéo de Lost in the Wild on voit que la communauté est apparemment consultée pour tout. Qu’un représentant (le mari selon certains journaux) est désigné pour traverser « le territoire en proie à quatre types de serpents venimeux et une végétation dense traversant la chaîne de montagnes de Talamanca, à travers le sentier El Pianista, jusqu’à ce qu’il atteigne Boquete » pour remettre le sac. 9h de trajet pour celui-ci.

    @Meno: Je pense que les rivières sont importantes. Ce sont à priori les seuls éléments auxquels elles peuvent se fier sur la carte qu’elles ont. Enfin j’imagine que la carte doit les indiquer d’autant plus que celle-ci est présente dans les photos de nuit. Une des personnes ayant fait la randonnée parlait d’entendre l’eau à sa droite au début du chemin. Il me semble sur une carte que j’ai vu que l’on passait 2 fois la rivière El Pianista sur le sentier et qu’au milieu du chemin on la longeait avant de s’en écarter sur la fin jusqu’au Mirador. Il est possible que les filles trouvant une rivière pensent trouver le Rio Pianista et qu’elles la suivent en pensant rejoindre l’entrée du sentier alors qu’elles s’éloignent déjà sur le Rio Changuinola. A priori, perdu on cherche à revenir au point de départ. Si elles ont une carte avec les rivières et qu’elles en suivent une, j’imagine qu’elles peuvent alors chercher à se repérer grâce aux croisements. Si elle n’ont pas l’indication des rivières ou si la carte n’est pas aussi détaillée ou précise, alors elles peuvent suivre le rio Changuinola jusqu’à l’endroit où a été retrouvé le sac.
    Pour ce qui est du soleil, effectivement j’ai l’impression qu’il y a même souvent de la brume dans cette zone.

  87. Jerry
    28 août 2020 / 9 h 44 min

    @Mario: Les coordonnées 9°08’27.4″N 82°30’13.7″W correspondraient effectivement à la zone que j’indique ci-dessus. Ce qui voudrait dire que cette carte (https://camilleg.fr/wp-content/uploads/2019/12/carte_panama_el_pianista.png) indiquant les emplacements et présente dans la partie 2 serait totalement erronée.
    Le sac aurait été trouvé quasi 3 fois plus loin que ce qui est indiqué sur cette carte. Il est possible également que les ponts aux singes ne soient donc également pas bien placés tout comme la ferme de Feliciano.
    Le mirador est déjà mal placé sur la carte, il devrait être quasi sur la ligne horizontale qui traverse la carte. En 45 minutes, les filles auraient pu atteindre le 1er pont au singe situé sur cette carte erronée. Quand bien même on considérerait que la distance entre l’entrée du sentier et le mirador soit correcte, elle correspondrait à 1h30-2h de marche, on voit alors que la distance de la carte serait de 6h (dans les mêmes conditions) alors que ce qui a été retrouvé était situé à 15h de distance.
    Si la ferme de Feliciano était bien placée sur cette carte, alors les restes ont été retrouvés à 9-10h de distance de celle-ci. La carte semble-t-il avait pour objectif de laisser penser que Feliciano aurait été suspect parce que les restes des filles auraient été retrouvés autour de sa ferme. Je ne sais qui l’a réalisée, mais il semblerait que la personne n’était pas objective et a voulu broder afin d’aller dans le sens de ses hypothèses.
    Les restes des filles auraient été trouvés autour du sac suite aux recherches effectuées après sa découverte.

    • MARIO, ITALIA
      28 août 2020 / 11 h 05 min

      Oui, je crois qu’il y a beaucoup de confusion sur cet argument (le lieu precis de la découverte des ossements, sac à dos, etc…)
      Je me demande si l’adresse de F. peut être récupérée quelque part sur Internet, après tout il est un guide, il devrait y avoir des informations de contact.
      Au moins nous pourrions être sûrs de la localisation de sa ferme.

      Selon la carte les coordonnées du village d’Alto Romero devraient être les suivantes:
      9°04’58.6″N 82°28’45.1″W
      9.082954, -82.479196
      mais, si correctes, elles ont rien à faire avec le « Rio Culubre ».

      Celles-ci pourraient être plus correctes, parce que ce village est bien localisè sur le « Rio Culubre ».
      9°05’47.4″N 82°31’41.0″W
      9.096488, -82.528052

      Malheureusement, pas de cartes « online » sur Internet indiquant le village d’Alto Romero; comme si c’était un village fantôme…

      • Jerry
        28 août 2020 / 11 h 59 min

        Oui effectivement je suis un peu perdu. Certains confondent le Changuinola et Culebra. J’ai beau chercher Los Romeros je ne trouve pas. Selon les articles se serait dans le Valle del Risco qui est une zone assez grande mais bien éloignée des cartes qui tournent sur Internet.
        Voici la zone : https://zupimages.net/up/20/35/nsn9.jpg
        Le village que vous avez trouvé serait bien situé dans cette zone et à l’air de se situer en hauteur. Peut-être s’agit-il de Los Romeros / Alto Romero, qui serait le lieu d’atterrissage de l’hélicoptère dans la vidéo de Lost in the Wild. Peut-être essayer d’analyser les lieux sur la vidéo pour voir si cela correspondrait.
        Pour Feliciano, il semblerait que la ferme qu’il possède ne soit pas son adresse principale, celle-ci ne serait donc pas indiquée. Pour l’emplacement des ponts, j’ai vu sur le lien de Meno (wildxplor.com/?p=602) que la personne semble les situer au même endroit. Plus haut il indique le rio Romero que j’ai également trouvé et qui croise un peu plus haut le Changuinola. Est-ce que les gens ont considéré que le village d’alto Romero devait se situer sur el rio Romero ? J’avoue être un peu perdu vu que toutes les cartes différentes que je trouve sur Internet semblent indiquer la même zone que la zone de la carte présente dans la partie 2. Est-ce que la délimitation de la Valle del Risco que l’on peut trouver sur Google est si claire pour les habitants, la procureure, les journalistes ? Est-ce que les journalistes ne se mélangent pas quand ils parlent de Culebra, Changuinola, Culubre ? J’ai lu un autre article d’El Siglo indiquant que les restes avaient été retrouvés sur le Culubre. Comment serait-il possible qu’autant de personnes se trompent sur l’emplacement ? J’aurais tendance à me dire que tant de monde, avec des cartes différentes en plus, ce serait quasi impossible et donc qu’on est peut-être dans l’erreur avec ce croisement Culubre et Changuinola. Après il y a cette petite voix qui dit que ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison. J’irai voir si la vidéo de Lost in the wild peut correspondre avec ce village. Ou si Romain peut nous aider avec la carte, s’il connait l’emplacement précis de Los Romeros.

        • Jerry
          28 août 2020 / 14 h 15 min

          @Mario : Sur la vidéo Lost in the Wild ils tracent le trajet et indiquent l’emplacement d’Alto Romero qui correspondrait à la carte de la partie 2, par contre ce serait éloigné de Valle del Risco. Et quand on compare via les images de google earth il ne semble pas y avoir de village à l’endroit indiqué par le tracé de Lost in the Wild.
          J’ai mis les comparaisons sur le lien suivant :
          https://www.zupimages.net/up/20/35/33dm.jpg
          Par contre les images sont moins nettes que celles sur la zone du lac, mais il me semble que l’on verrait tout de même s’il y avait des habitations. L’endroit à l’air désert, mais les images datant de 2020, peut être que le village a été détruit depuis.

  88. Jerry
    28 août 2020 / 9 h 53 min

    Un autre lien d’une capture d’écran. Sur Google map, le lac possède une très bonne résolution. Malheureusement les zones autour n’ont pas cette qualité ce qui est rageant. On peut d’ailleurs le voir sur la capture, la partie basse devenant floue. Si la qualité avait été là on aurait pu voir avec précision l’emplacement ou en tout cas la zone.
    La capture ci-dessous montre le bas du lac, un peu plus loin en descendant on arrive sur le croisemententre le Culubre et le Changuinola. Je mets cette capture juste pour montrer cet endroit où semblent se jeter les troncs ou branches du lac. J’imagine qu’il s’agit d’un lieu « tampon » qui reçoit peut-être tout ce qui se passe sur ce lac. On pourrait imaginer que l’indigène qui retrouve le sac plutôt que de branches parlerait d’amas de troncs et branchages. Peut-être un lieu similaire à celui-ci.
    https://www.zupimages.net/up/20/35/next.jpg

    • MARIO, ITALIA
      28 août 2020 / 17 h 57 min

      Merci, MENO.
      Cette carte de l’allemand est très detaillée et bien faite.
      Toutefois, elle ne va pas clarifier les doutes qu’on a sur la localisation des ossements, du sac à dos, etc…
      Si vous taper su Internet pour chercher des details sur cette affaire, vous pourrez realiser vous même, que dans TOUS les blogs, les sites, les articles, jusqu’à les vidéos, il y a les mêmes infos.
      Les restes des filles (y compris le sac et les jeans) ont été retrouvés:
      1) le long/au bord d’une rivière (Rio Culebra/Culubre- le Rio Changuinola n’est mentionné nulle part);
      2) dans la zone du village d’Alto Romero;
      3) près des fermes (y comprise celle de F.);
      4) en amont de la rivière;
      Donc, si vous prenez cette belle carte realisée par l’allemand vous me confimerai qu’il n y a aucune ferme, aucun village, aucun signe de vie dans le « zones » indiquant les lieus « hypothètiques » où on a retrouvé les restes.

      • MARIO, ITALIA
        28 août 2020 / 18 h 14 min

        par ex:
        on nous a dit dépuis le début que le sac à dos fut retrouvé près du village des indigenes.
        Au moins que je suis devenu aveugle, je ne vois nulle part un village/des maisons dans la zone indiquant le placement du sac. C’est une vaste zone sauvage de kilomètres et kilomètres.

      • TRUCI
        28 août 2020 / 23 h 33 min

        @MENO/ MARIO

        La carte est pas mal du tout et par ailleurs , c’est la première fois que je vois une carte avec le parcours du Sinaproc. Et si les parcours sont corrects, il faudrait donc savoir si ils ont fait ces trajets les uns après les autres, ou si ils y avait (ce que je pense) plusieurs équipes en même temps et surtout ou étaient -ils dans la nuit du 7 au 8 avril pour les premières recherches de nuit. Ont-ils réaliser des recherches de nuit sur tous ces parcours ? En même temps et sur plusieurs jours ? Ou seulement quelques uns de ces parcours, lesquels et à quelles dates et quels créneaux horaires? Quel types de signaux lumineux ont été utilisés ?

        Il y deux trajets du Sinaproc qui sont allé dans la zone des trois chutes. Une équipe à L’ouest qui a pris le sentier du Quetzal en fait , le sentier des trois chutes mais sans aller vraiment aux chutes. Une équipe à l’Est en remontant de los naranjos, et même trois si on considère celle plus éloignée au nord-est des chutes qui semble être allé en pleine jungle.

        Mais bon, de toute façon , sans les dates, les créneaux horaires etc on ne peut pas recouper grand chose.
        Et il faudrait aussi avoir le trajet des recherches privées pour le 9 avril (bruit, cris..).
        Si on arrivait à savoir quel (s) trajet ont été fait de nuit avec signaux et à quelle date, et si on avait la même chose c’est à dire le trajet pour les recherches privées ,de jour uniquement je crois , on pourrait recouper entre la nuit des photos le 7 avril et les bruits le 9 et voir si la localisation est cohérente (distance etc).

  89. MENO
    28 août 2020 / 19 h 11 min

    Dans ces cartes figurent certains lieux habités sous forme de carrés noirs ; par exemple Alto Romero en x 348 y988 (coordonnées UTM des cartes).

  90. MARIO, ITALIA
    28 août 2020 / 21 h 14 min

    Voilà MENO, merci beaucoup de la carte .pdf
    Nous avons enfin identifié avec certitude où se trouve exactement le célèbre village d’Alto Romero!!
    https://goo.gl/maps/bN2N5vKCrcPx4kYeA

  91. Jerry
    29 août 2020 / 1 h 17 min

    Oui merci Meno, effectivement on y voit que l’appellation Valle del Risco se poursuit bien plus loin que ce qu’indiquent les autres cartes. Le Culebra y est indiqué et semble donc correspondre à une autre appellation du Changuinola. Et effectivement Alto Romero y est indiqué plus à l’est que ce qui était indiqué sur le trajet de Lost in the Wild.
    Effectivement Mario, il semblerait que ce soit à cet endroit là. Le village ne correspond pas aux images de Lost in te Wild mais en regardant directement sur la carte de l’allemand qu’a indiqué Meno celui-ci finit par correspondre.
    https://zupimages.net/up/20/35/8zm2.jpg
    Les cartes que l’on trouve semblent donc indiquer la bonne zone des découvertes. Ce qui est déjà une bonne chose par rapport à la zone que l’on avait identifié auparavant et qui était largement éloignée. Au moins la zone est plus resserrée pour Romain s’il souhaite la survoler par drone. Et contrairement à l’autre zone éloignée où la distance aurait privilégié l’hypothèse que les filles n’aient pas été blessées, cette zone si proche d’El Pianista pourrait indiquer qu’au moins l’une d’elle ait été blessé, peut être pas le premier jour vu la distance effectuée (et que j’imagine qu’elles se stoppent à la tombée de la nuit) mais dans les tout premiers jours.
    Meno mettait hier le lien d’une personne qui avait traversé la zone, qui était équipé pour celle-ci, mais en tout cas cela laisse imaginer que le deuxième jour, les filles auraient pu, si tout allait, continuer à marcher jusqu’à rencontrer des gens comme ce fut le cas pour la personne qui traversait la zone. Mais en tout cas, j’imagine plus facilement vu la distance en 10 jours qu’il y a eu attente dans un lieu, elles n’ont pas pu marcher continuellement. Le Ngabé qui fait le trajet de son village le fait en 9h. Le lieu où sont retrouvés les restes est une zone compliquée, preuve en est que la procureure passe par le village d’Alto Romero pour s’y rendre plutôt que de partir d’El Pianista, mais il est à 15h de marche il me semble, donc la zone est plus compliquée mais se fait en une journée de marche, voire 2 si on divise. Plutôt 2 d’ailleurs puisque les jours durent 12h me semble-t-il et la procureure se rend à Alto Romero suite au conseil d’un Ngabé qui lui indique qu’elle ne pourra pas s’y rendre en une journée depuis El Pianista.

    Un article :
    « C’était vendredi. À 10h30, le procureur Betzaida Pittí et un groupe de 15 personnes étaient prêts à défier la nature »
    « Tout d’abord les indigènes ont averti qu’il n’y aurait pas pause, pour garantir que tout serait fait avant le coucher du soleil et pour éviter les complications dans la jungle. »
    « Les guides étaient bien orientés. Mais leur attitude était très alerte. La principale préoccupation lors de l’entrée dans la chaîne de montagnes frontalière entre Chiriquí et Bocas del Toro sont les vipères. Surtout la vipère verruqueuse mortelle et le moustique qui transmet la leishmaniose, qui sont abondants dans cette zone sauvage.
    Mais la montée d’adrénaline toujours présente n’a pas empêché la fatigue, et même la faim.
    Ils ont tous dû s’hydrater et manger au fur et à mesure. Il n’y aurait pas de pause pour se nourrir. »
    « Finalement, à 14h30, l’expédition est arrivée sur le site de la découverte, et il y a eu une pause d’une heure, mais uniquement pour sonder la zone et recueillir des informations classifiées, qui n’ont pas encore été publiées.
    Le site est une jungle, entourée d’une puissante étendue de la rivière Culebra et de nombreux rochers. Autrement dit, ce n’est pas exactement un spa, ce qui pourrait exclure que les Néerlandaises Lisanne et Kris, respectivement âgées de 22 et 21 ans, y soient venues se reposer.
    « Voyant l’éloignement de l’endroit et songeant que le Conseil de la communauté Ngäbe s’est réuni et a décidé d’envoyer un émissaire pour faire connaître la découverte, je ne peux que reconnaître l’honnêteté des compatriotes », a déclaré Betzaida Pittí. »
    « Les montagnes, la pluie, la boue et les rochers ont à nouveau rendu le voyage difficile, mais à la fin s’est rajoutée la complication d’une mauvaise visibilité dans la jungle dense, lorsque le soleil a donné ses derniers rayons.
    La nuit est venue, mais l’expédition n’avait toujours pas atteint le camp de base.
    Enfin, vers 20h30, et après 10 heures de trajet, l’équipe atteint Alto Romero. »
    « «Ce n’est pas la première fois que je participe à une mission d’enquête sur le terrain. Je l’ai également fait dans les zones montagneuses de Darién, Coclé et Guna Yala, mais aucune n’est aussi exigeante que celle-ci », a déclaré la procureure.
    En fait, Betzaida Pittí a eu besoin d’une assistance médicale à son arrivée et a été hospitalisée pendant 3 heures en raison de la déshydratation.
    Mais le voyage compliqué a laissé une forte lueur d’espoir dans ce cas: l’hypothèse du ministère public, maintenant une théorie, selon laquelle les filles néerlandaises sont entrées sur le sentier El Pianista gagne en force. »

    A lire cet article on se rend compte de la difficulté d’accéder à la zone en question, mais aussi que jusqu’à la découverte du sac, le passage des filles par El Pianista était une hypothèse. Ce qui expliquerait pourquoi les équipes souhaitaient arrêter les recherches le 12 avril. Si ils avaient eu la certitude à l’époque que les filles étaient bien passées par El Pianista ils auraient peut être poussé un peu plus et tout concentrer dessus.

    • TRUCI
      29 août 2020 / 1 h 40 min

      @JERRY

      Oui c’est clair , personne ne savait exactement ou elles étaient partit et du reste , quand on voit les trajets des secours sur la carte, ils sont allé un peu partout en tentant sinon de quadriller, en tout cas de suivre différentes directions parfois très éloignées les unes des autres. Et tout ça ne s’est déclenché que vers le 4/5 avril je crois. Or en déjà 3 jours et 3 nuits, elles devaient être sérieusement déshydratées et affamées. Rongées par la peur, le stress et l’angoisse.
      La jungle s’est véritablement refermée sur elles……Quel cauchemar elles ont du vivre.

  92. TRUCI
    29 août 2020 / 1 h 28 min

    j’ai trouvé un blog.
    En descendant , un post du 1er Mars 2016 montre une carte qui semble être la carte du PC de recherche sur laquelle on voit les tracées des recherches et pas mal de détails comme les endroits ou sont allé les hélicoptères.
    Et, Mario, Alto romero est indiqué en rouge
    Si vous cliquez dessus vous pourrez la voir en plus gros et un peu mieux voir les détails.
    https://www.allmystery.de/static/upics/aa5834_14984499545_5b67e803d5_b.jpg
    Et même zoomer un peu même si évidemment ce n’est pas une photo HD…… Moi je l’ai enregistré avec l’outil capture après avoir fait zoom+ et ensuite je zoome d’avantage depuis mon ordi. on voit quand même pas mal de choses et on arrive à lire les endroits.

  93. Jerry
    29 août 2020 / 9 h 08 min

    @Truci : La carte est intéressante, je vois qu’il y 3 plus grandes photos d’hélicoptères, ayant lu effectivement qu’il y avait eu 3 hélicoptères et l’un qui partait d’Alto Romero, peut être les grandes photos indiquent les lieux d’où ils partent (ou alors cela pourrait indiquer les zones qui sont principalement surveillées).
    Sur la carte Alto Romero est apparemment mal placé. Il devrait être placé plus au nord en dehors de la carte. Le sac a été retrouvé avant Alto Romero. Ce qui interroge sur toute la carte et les zones de recherche s’il s’agissait d’une zone de départ. Ou alors peut-être y a-til d’autres dénomination (comme pour Valle del Risco, Culebra…), que le village se nomme Los Romeros et que Alto Romero soit le nom de la hauteur la plus haute de cette zone qui se trouverait au sud du village mais je pense que l’hélicoptère a du partir du village que l’on a indiqué hier.
    Si les zones de recherche sont toutefois les bonnes, on voit que la zone où ont été retrouvés le sac et les restes n’a pas été survolée.
    Si on replace Alto Romero on pourrait même imaginer que l’hélicoptère puisse induire les filles en erreur en leur laissant penser que la ville se situe du côté d’Alto Romero.
    Il est aussi intéressant de voir que les recherches avec chiens s’en sont tenues que sur El pianista et n’auraient pas dépassé le Mirador. Mais je n’arrive pas à voir ce que représentent les photos entourées de vert, j’ai l’impression que ce sont des guides, mais peut-être y a-t-il un chien sur la photo.

    Je mets cette carte que j’ai trouvé :
    https://earth.google.com/web/@8.9362089,-82.39747855,856.46438014a,7332.36223949d,30y,19.54226501h,77.18454378t,0r/data=MicKJQojCiExdW9BY1BQLVhKOFhWNDV5VEdyZnlvTlVGVTZKa1FFalU

    J’espère que le lien n’est pas trop long et qu’il bugguera pas. Vous pouvez zoomer dedans et surtout cliquer sur 3D vous verrez alors les différentes collines apparaître. Ce qui permet de constater que si les filles sont passées par là elles auraient suivi la rivière qui est dessinée par les collines. Elles seraient donc restées au bas des collines. Peut être remontent-elles légèrement la colline quand la rivière ne permet pas de passer. Ou peut-être suivent-elles la rivière de plus haut. On pourrait imaginer qu’elles soient plus haut sur les collines et que certains restes retrouvés près de la rivière soient dus aux fortes pluies qui auraient « poussé » ces derniers à redescendre la pente. Une fois dans la rivière, la boue aurait été nettoyée par l’eau.

    • TRUCI
      29 août 2020 / 13 h 51 min

      @JERRY/MARIO

      Je pense que si cette carte est une carte d’un PC de recherche à Boquete par ex, la localisation de Alta romero est bonne. Dur reste, c’est l’internaute qui rajoute le nom en rouge sut la photo mais on peut voir l’étiquette avec le nom juste pointé par la flèche rouge. En revanche , l’endroit ou le sac est pointé aussi en rouge et donc rajouté par l’internaute sur la photo, n’est peut être pas bon. Et il n’y a aucune étiquette du reste, ce qui veut dire probablement et ça semble logique, que au moment ou cette carte à été faite et utilisée, on avait pas encore retrouvé ni ossements, ni sacs.

      • TRUCI
        29 août 2020 / 14 h 48 min

        En fait je pense que cette carte est un résumé figé des recherches effectuées après la fin de ces dites recherches.
        Pour les familles, la presse, les autorités etc.

        L’autre soucis auquel on est confronté c’est aussi les différences d’échelle d »une carte à une autre qui donne aussi l’impression que les distances semblent plus ou moins importantes en fonction des cartes trouvées sur le net.
        Quant à la localisation des restes, du sac, la aussi chaque internaute à placé tout ça en tentant de recouper les infos pour les plus sérieux , mais ça reste très approximatif. D’autant que même les autorités et/ou les découvreurs n’ont pas pris soin de relever et de marquer avec exactitude les lieux des découvertes (coordonnées GPS par ex).

        Reste que, suivant cette thèse de l’égarement, et en fonction du lieu des ossements, de la zone du sac etc, il semble quand même qu’après s’être perdues , les filles ont tenté de suivre une rivière comme on suit un chemin d’eau. Qu’elles ont pu par moment quand ça devenait impossible, monter dans la jungle comme le dit Jerry , mais en prenant soin de toujours rester près de cette rivière , ne serait ce que pour boire.
        Et il est possible que ne parvenant pas à savoir dans quel sens il fallait suivre la rivière, elles aient décidé d’une direction sans en changer, et malheureusement pour elles, elles se sont enfoncé à l’intérieur de Bocca del torro et se sont éloignés de la ligne continentale et de Chiriqui.
        Et ce pendant 3 ou 4 jours puisque les recherches n’ont commencé qu’après 4 jours.
        Après, est-il possible que voyant les hélicoptères, elles aient à ce moment la tenté de changer de direction ? Est-il possible que dans la nuit du 7 au 8, de la position ou elles étaient , peut être l’une se blessant en l’atteignant vers le 5, elles soient parvenu à se rapprocher d’une des équipes de recherche à pied qui ont travaillé sur cette zone ?

        La une fois de plus, si Romain parvient à obtenir des schedules, des horaires de la part de Sinaproc et aussi de la part de l’équipe de recherche privée etc, il sera possible de tenter de recouper et d’affiner.

        • TRUCI
          29 août 2020 / 16 h 02 min

          J’ai trouvé sur le site de l’agence de presse Reuters , une photo de cette même carte avant qu’elle ne soit complète , par exemple avant que les photos y soient rajoutées. On y voit un membre de l’équipe de recherche pointé du doigt une zone, probablement expliquant les recherches au cours d’un point presse.
          Donc c’est bien une carte élaborée depuis le PC de recherche , probablement situé à Boquete.
          https://pictures.reuters.com/archive/PANAMA–GM1EA4D0FCX01.html#/SearchResult&ITEMID=GM1EA4D0FCX01

          On y trouve d’ailleurs aussi deux autres photos, une des recherches avec les chiens, et l’autre montrant une équipe sur un sentier. Il suffit de cliquer sur la photo et elles sont dispo en bas même si elles n’ont pas un grand intérêt…….Mais au moins on a l’origine de la carte. Et donc le positionnement de Alta romero est exacte sur cette carte, et par ailleurs c’était probablement dans le PC du Sinaproc que cette photo du journaliste de Reuters à été prise.

  94. MARIO, ITALIA
    29 août 2020 / 11 h 30 min

    @JERRY
    oui oui, le village est exactement celui de la vidéo de « Lost in the Wild » comme sur la photo que vous avez lié.
    https://www.zupimages.net/up/20/35/8zm2.jpg

    Donc tous le restes des filles (y compris le sac à dos e le jeans) ont été retrouvés le long/au bord de la rivière CHANGUINOLA qui a sa source dans les montagnes (les mêmes du Mirador) du « Continental Divide » et qui descend jusqu’à la mer des Caraïbes. Ça signifie que les restes « flottaient » vers le Nord.
    Je mis « flottaient » entre guillemets parce que il y a la seconde doute qui nous devons clarifier: le sac à dos.
    Il n’a pas du tout flotté dans la rivière et/ou resté dans la jungle jusqu’à mi juin, c’est clair.
    La camera et le smartphones on auraient pas pu fonctionner au moment de leur dècouverte.
    Quelqu’un (je crois TRUCI) avait envisagé la possibilité d’une découverte bein avant le mid juin et en effet ça marche avec les faits…

    • MARIO, ITALIA
      29 août 2020 / 14 h 51 min

      p.s. : j’ai quand même noté qu’il y a de nombreux espaces ouverts dans toute la zone…

  95. Anonyme
    29 août 2020 / 23 h 21 min

    Bonjour,
    Je suis tombé sur votre blog, j’ai lu, j’ai étudié la photo des cheveux de Kris ici :
    https://www.reddit.com/r/theunknownobserver/comments/e99cjv/kris_kremers_and_lisanne_froon_disappearance/

    je l’ai téléchargée, agrandie à 200% rendue plus nette et au bout du compte il semble qu’elle est positionnée la tête penchée en avant avec les cheveux tombant sur le visage. Il semble qu’on distingue ses deux yeux en bas de la photo, un à gauche avec aussi peut-être des cils plus foncés que les cheveux et l’autre à droite à côté du texte. Cette position suggère qu’elle est assise et affaissée et qu’elle n’est plus en vie. Les cheveux ont pu être répandus sur son visage pour le cacher. Voilà voilà.

    • TRUCI
      30 août 2020 / 17 h 47 min

      Moi je pense que c’est une photo de l’arrière de la tête de Kriss.
      Il y a certains effets visuels qui peuvent être trompeurs, notamment le flash sur les cheveux très près.
      Elle ne me semble pas de face , on pourrait au départ croire notamment en haut à gauche distinguer un plus de peau du front mais non en fait c’est la lumière du flash qui en éclairant les cheveux donnent cette impression et les rend plus blancs.
      Si elle avait été de face, avec les cheveux mis en avant, la force du flash laisserait voir plus de détails de son visage car même en disposant les cheveux vers l’avant, il n’aurait jamais pu camoufler le visage à ce point car juste posés par implantés, et pas assez longs.
      Certes il y cette sorte de trou en bas au centre, qui correspondrait à la nuque qui est curieux. Et il semble même qu’il y en a une second juste en dessous. Si j’osais , j’irais jusqu’à imaginer que kriss est morte et que ces deux trous sont déjà l’apparition des trou de vertèbres (début de la colonne vertébrale). Et à côté du texte, juste à gauche du texte, on pourrait distinguer le bas de l’oreille.
      Quant aux cheveux le fait qu’ils soient encore en bon état même si elle est morte n’est pas surprenant car les cheveux et les ongles continuent de pousser pendant un moment après la mort. Ils gardent donc une certaine vigueur.
      A gauche de la photo, on voit à travers les cheveux ça semble noir et vide , donc juste à droite de cette zone ça ne peut être que la nuque.

      • TRUCI
        30 août 2020 / 18 h 02 min

        La seule chose qui est curieuse c’est cette remarque faites par Romain je crois qui note que si elle avait été allongé sur le sol, sur le ventre , face contre terre, le flash autour aurait montré le sol;en éclairant celui ci.
        Mais elle a pu mourrir dans une autre position , recroquevillé assise et la tête penchée un peu en avant.

        • TRUCI
          30 août 2020 / 18 h 17 min

          Ou même on peut imaginer que la malnutrition, la déshydratation, l’épuisement, le stress , l’angoisse etc etc ont provoqué un amaigrissement assez important et que ces deux taches sombres qu’on voit au niveau de la nuque soient déjà l’apparition des os des vertèbres au niveau de la nuque qui sont saillants. Mais je ne suis pas sur que 7 jours et 6 nuits suffisent pour provoquer ça même si on maigrit très vite dans ce genre de situation et de climat.

          • Anonyme
            30 août 2020 / 20 h 40 min

            Attention, je dis bien qu’elle a la tête penchée en avant. En haut on voit le sommet de son crane, puis en descendant on arrive au front et enfin en bas aux yeux. Ce que vous appelez le bas de l’oreille est alors un oeil. Elle est adossée à une paroi la tête sur la poitrine.

            • Anonyme
              18 septembre 2020 / 9 h 15 min

              Clairement elle est de face. Pour moi on voit l’ombre de ses narines et les taches brunes sa bouche

  96. Jerry
    30 août 2020 / 13 h 38 min

    L’hypothèse que Kris soit penchée en avant, soit de face, pourrait correspondre à l’une de mes hypothèses selon laquelle ce ne serait pas Lisanne qui prendrait les photos mais Kris qui tendrait les bras au dessus de sa tête penchée vers le bas pour éviter l’aveuglement des flashs de nuit. La photo pourrait alors provenir d’une erreur de saisie de l’appareil (dans le mauvais sens) mais serait-ce probable ?
    Pour ma part, au premier regard de cette photo j’ai également cru voir un oeil en bas à droite (là où j’imagine certains parlent de blessure). Et encore aujourd’hui je continue de le voir ainsi mais je pense que ce doit être de la paréidolie, d’autant plus si je suis le seul à le voir ainsi. De plus l’oeil que je vois indiquerait que la photo serait prise de profil ce qui rend la chevelure (démesurée par rapport à l’oeil) compliquée à expliquer. A moins d’un effet de prise de vue de type « bougé », la forme de l’oeil que je vois semblant être présente également juste au dessus.
    Ce que l’on peut dire de la photo, c’est que l’on voit une surface de peau sur la partie basse derrière les cheveux. Ce qui pour certain laisse à penser qu’il s’agirait de l’arrière du cou (mais peut-être le front). La masse de cheveux à cet endroit là me ferait également pencher pour l’avant, Kris ayant les cheveux très longs sur les photos de ce jour ce qui rendrait selon moi difficile ces mouvements de cheveux sur la photo. Les cheveux étant moins longs sur le visage seraient plus susceptibles d’être dans ce type de mouvements.
    Mais la photo est très difficile à analyser.

    @Truci : Pour ce qui est de la carte, il est possible qu’Alto Romero soit une zone étendue, mais s’il s’agit du village celui-ci n’est pas positionné à cet endroit là comme vu avec Mario.
    J’ai retrouvé la carte qui a du servir à la personne qui a rajouté les éléments :
    https://i0.wp.com/ribalych.ru/wp-content/uploads/2016/08/zagadka-ischeznoveniya_114.jpg
    L’emplacement du sac semble correspondre avec les diverses cartes sur le net, seul l’emplacement d’Alto Romero ne correspondrait pas.

    • TRUCI
      30 août 2020 / 16 h 17 min

      Non franchement je pense que cette carte est en quelque sorte la carte officielle du PC de Sinaproc pendant les recherches. Et même si les autorités ont pu faire preuve d’une grande incompétence, je ne pense pas que ça pourrait aller au point de se tromper en positionnant une localité sur leur propre carte.
      Je pense en effet que le backpack à été rajouté par quelqu’un qui à récupéré la carte à l’époque et à ensuite rajouté cette position quand le sac à été retrouvé? quasiment 1 mois après la fin des recherches le 13 juin, mais il ne l’a pas placé avec exactitude et par la suite, de nombreux internautes en ont fait de même, qui plus est, en utilisant à chaque fois des cartes qui ne sont pas à la même échelle.
      Bref, la position du back pack n’a pas été mise sur la carte par Sinaproc, c’est évident puisque lorsqu’ils ont figé cette carte à la fin des recherches, encore une fois, ni le sac , ni les ossement n’avaient encore été retrouvés.

      Autre chose, je ne suis pas parvenu à trouver cette carte dans une meilleure définition pour la moment.
      Mais elle doit exister car j’ai trouvé sur un autre blog que quelqu’un avait zoomé sur une partie de la carte de façon très net, vers le pianista ce qui permet de voir mieux à quoi correspondent certains photos de la carte. Or les fameuses photos qui étaient difficiles à décrypter sont en fait la localisation de troupeaux de vaches …..Et en voyant ça on se dit quand même que y compris après le pianista, du coté de bocca del toro, même si c’est très sauvage, il y a quand même beaucoup d’activités notamment d’élevage.

      https://www.allmystery.de/static/upics/ae3135_15822662957_2d56930b9f_b.jpg

    • Anonyme
      30 août 2020 / 20 h 16 min

      Pour la photo, il faut comprendre comme ça :
      La partie du haut correspond au dessus de la tête, la partie moyenne au front et en bas on découvre la peau du front à travers les cheveux. En effet on dirait un oeil à droite, et si vous regardez vers la gauche exactement au même niveau vous découvrez une espèce de trace noire comme une limace . On la voit très parfaitement sur l’image que j’ai donné en lien juste au dessus des mentions hide et report. Il pourrait s’agir de l’autre oeil.
      Elle peut être appuyée le dos contre une paroi et la tête affaissée en avant.

  97. MARIO, ITALIA
    30 août 2020 / 15 h 20 min

    @JERRY
    Je crois que le village d’Alto Romero a été positionné correctement sur cette carte.
    C’est le « backpack » qui a été mal positionné, c’est trop au Nord, car en effet il était retrouvé just à l’ouest du village,
    là dans la vallée où coule la rivière Changuinola.

    https://www.allmystery.de/static/upics/aa5834_14984499545_5b67e803d5_b.jpg

  98. Anonyme
    30 août 2020 / 18 h 10 min

    1. Concernant la photo des cheveux de Kris. Une analyse colorimétrique (point par point) pourrait être faite en comparant avec les autres photos de Kris pour tenir dompte du flash. On pourrait essayer de voir ce qui est « cheveu » et ce qui est « peau » (ou oeil). Il faut travailler avec le système TSL (Teinte Saturation Luminosité). Une rapide analyse montre que certaines zones sont de Teinte proche même si la Luminosité est très différente. Cela demande du temps !
    2. On peut penser que K&L n’ont pas pu faire un feu avec fumée blanche (pas de briquet ?) ce qui aurait permis de les repérer. Dans une randonnée le briquet est très important (pas pour mettre le feu à une forêt sèche évidemment).

    • MENO
      30 août 2020 / 18 h 11 min

      Commentaire de MENO !

  99. Jerry
    31 août 2020 / 9 h 48 min

    @Meno : Sur le site de Scarlet ont été postées plusieurs photos qui ont été retravaillées via photoshop mais celle-ci reste insaisissable. Il faudrait que je récupère photoshop pour pouvoir manipuler les effets et voir si quelque chose peut ressortir mais sinon cette photo retravaillée me semble intéressante. La personne a retravaillé « la nuque », je pense qu’il a joué sur le rouge pour le faire ressortir, mais je ne sais s’il a appliqué uniquement à cette zone pour la faire ressortir ou sur toute la photo
    https://1.bp.blogspot.com/-YneFbq6tXK8/Xyw3hAKSCfI/AAAAAAAADKg/qauQP-74YaQjhoEKafihkES8U2ul0BV4QCLcBGAsYHQ/s640/cqzT2vd.png
    Certains peuvent ajuster les réglages de photoshop pour faire ressortir ce qu’ils pensent voir sur la photo, mais si le réglage est sur toute la photo, on pourrait alors peut-être discerner l’oreille sur la partie droite. Il pourrait donc effectivement s’agir de la nuque ou alors de l’avant. Certains y voient le visage mais le rouge devrait se dégager sur tout le visage. Vu la position de cette « oreille » s’il s’agit de l’avant de la tête et le rouge qui ressort il pourrait aussi s’agir du front et la tête serait soit penchée en avant, soit la photo prise de plus haut.

    Pour ce qui est du feu. Je peux me tromper mais il me semble que l’une des filles fumait. Mais peut-être occasionnellement et non durant ce voyage. Je crois qu’on ne les voit fumer sur aucune des photos. Pour le feu, peut être que le fond de la boite de Pringles a été retiré dans une tentative désespérée de faire du feu, raison pour laquelle il y aurait du « papier » autour. Certains parlent de « papier toilette » pour faire un SOS sur un rocher. Vu qu’il s’agit du 8, qu’il fait nuit, qu’il pleut. J’ai du mal à imaginer l’utilisation du papier toilette avec la pluie. A moins que cela ait été fait dans la journée, mais le faire le 7ème jour ?
    On reconnaît un bout d’une carte touristique que Lisanne a dans les mains dans la matinée du 1er me semble-t-il. En regardant de nouveau la photo, j’ai l’impression que la carte a du être déchirée et réduite en morceaux. Peut-être pour essayer de faire du feu. Mais s’agissant de la jungle avec 80% d’humidité je ne sais pas.
    Ce qui m’étonne pour ma part c’est qu’elles ne montent pas sur une colline pour se repérer. Comme l’indique Mario il y a des espaces sans arbres qu’elles auraient pu repérer, peut être auraient elles pu repérer le volcan. Peut-être l’ont-elles fait mais que la colline n’était pas suffisamment haute et que toutes alentour se ressemblaient. De nuit peut-être auraient-elles pu voir de la lumière ? Mais peut-être étaient-elles blessées ou fatiguées ? La procureure a eu du mal à descendre à l’endroit où se trouvait le sac, donc possible que ce ne soit pas si simple de monter au haut de la colline et que le plus simple était de suivre la rivière qui se trouvait au plus bas.

    • Jerry
      31 août 2020 / 10 h 14 min

      @Truci, Mario : Pour les lieux j’ai fait cette carte :
      https://zupimages.net/up/20/36/s3ff.jpg
      L’emplacement d’Alto Romero tout en haut est celui identifié par moi et Mario sur google Earth où l’on voit le village qui correspond aux images de Lost in the Wild (mais peut être leur montage à pris d’autres images pour illustrer…). Si l’on regarde bien, il y a une rivière qui a une forme particulière que l’on retrouve en haut de la carte des recherches. Donc soit l’indication Alto Romero est erronée sur la carte des recherches. On ne sait qui l’a faite. Soit Alto Romero est une zone, une hauteur qui s’étend sur une grande partie de la carte (on a déjà vu que les noms des rivières, zones n’étaient pas très déterminés). Ce qui est bizarre c’est effectivement cet emplacement d’étiquette précis. J’ai vérifié sur la carte officielle sur le site trouvé par Meno (ignpanama.anati.gob.pa -> Descarga de Mapas) on y voit bien Alto Romero placé sur la carte 3742_IV_NW sur la droite (sigigntg.anati.gob.pa/mallas_pdf/3742_IV_NW.pdf) ce qui tendrait à confirmer l’emplacement trouvé avec Mario bien plus au nord que l’indication sur la « carte des recherches ».
      Effectivement comme l’indique Truci les cartes sont difficiles car ne présentent pas toutes les mêmes échelles mais même les rivières par exemple ne sont pas toutes représentées. Sur la carte des recherches ce qui est trompeur c’est que celle-ci indique apparemment de nombreux ruisseaux liés à ces rivières. Ce qui est intéressant à connaître mais peut perturber si on se réfère au schéma basique de la rivière.

      • Jerry
        31 août 2020 / 10 h 31 min

        @Truci : Pour ce qui est de l’agence Reuters, on peut y trouver de nombreuses autres photos en allant dans la recherche avancée, précisant Panama, indiquant des dates (ci-dessous du 1er avril au 31 août 2014) et en mettant par exemple « Dutch » :
        https://pictures.reuters.com/CS.aspx?VP3=SearchResult&VBID=2C0BXZSJSYR5LV&SMLS=1&RW=1536&RH=750

        Pour revenir à la carte des recherches, effectivement j’avais vu sur la carte zoomée qu’il s’agissait de photos de vaches, probablement pour indiquer le passage de ces dernières. Dans ce cas je me demande si l’on peut considérer réellement ces passages comme des zones de recherche ou si celles-ci ne seraient pas indiquées juste comme des zones de passage (où des troupeaux seraient simplement passés mais sans forcément que les personnes les accompagnant ne s’en soient écartés pour aller effectuer des recherches autour).
        En tant que zone de passage, les recherches se sont peut-être fait la réflexion que les filles seraient retrouvées si elles passaient par ces zones.
        Pour les chiens, ils n’auraient donc fait que la zone El Pianista. Ce qui en y songeant paraît logique. A ce moment là ils n’ont pas la certitude que les filles sont sur El pianista, raison pour laquelle ils recherchent également sur d’autres sites touristiques comme le Volcan. Ils recherchent sur El Pianista en imaginant que les filles ne dépassent pas le mirador, or les photos indiquant qu’elles ont poursuivi au moins 45 mn plus loin n’apparaissent malheureusement que bien après.

        • Jerry
          31 août 2020 / 10 h 56 min

          Sur les photos postées par Romain (ai.stanford.edu/~latombe/mountain/photo/panama-2018/central-cordillera-trek-1.htm) ce qui m’étonne c’est la hauteur des ponts de singe qui ne me semblent pas si haut par rapport à l’idée que j’en avais de la vidéo Lost in the Wild. Certains voient dans certaine sphotos de nuit des cordes constituant le pont de singe. Il est vrai qu’en regardant les photos on peut se dire qu’il y a à ces endroits de larges pierres qui pourraient être similaires à celle photographiée où se trouve la branche avec le sac en plastique. On discerne de l’eau derrière cette photo. Peut être qu’en réalité l’outil servait peut être à pêcher. Peut-être les filles ont voulu tenter de faire un filet avec le sac plastique accroché à la branche mais que le sac plastique se soit déchiré avec le courant.
          Je mets ici une photo qui m’a interpellé :
          https://img.thedailybeast.com/image/upload/v1492110327/articles/2016/08/07/the-lost-girls-of-panama-the-camera-the-jungle-and-the-bones/160806-kyrt-lost-girls-part-3-embed2_w5hldy.jpg
          On voit effectivement que près des ponts de singe, il semble y avoir le type de rocher similaire aux photos de nuit

            • Jerry
              31 août 2020 / 11 h 06 min

              Si les filles étaient près d’un pont de singe la nuit du 7 au 8, alors leurs restes sont retrouvés beaucoup plus loin me semble-t-il. Ce qui indiquerait qu’elles auraient marché beaucoup plus après le 8 qu’avant. Ce que l’on ne sait à priori pas. Le fait que leurs téléphones s’éteignent ne signifient pas forcément qu’elles ne sont plus en vie. Le pont de singe est intéressant. Il faudrait regarder où ils se situent précisément sur la carte voir si les filles sont « obligées » de passer sous l’un de ces ponts pour poursuivre la rivière.
              C’est intéressant car un pont est un lieu de passage. Elles ont pu attendre sur ce lieu en se disant que quelqu’un passerait l’emprunter. Mais pourquoi ne remonteraient-elles pas l’un des côtés de ce pont (qui ne me semble pas haut) pour suivre l’un des chemins qui mène à ce pont ? Peut-être la blessure.

            • MARIO, ITALIA
              31 août 2020 / 11 h 26 min

              En effet il y a un pont singe au dessus de la rivière sur cette photo, mais je crois qu’en cas de difficulté/peur à l’utiliser on peut très facilement traverser dans l’eau au point que j’ai remarqué par un carré rouge…sauf si/quand la rivière est en crue bien sûr.

              https://zupimages.net/viewer.php?id=20/36/d8p4.jpg

      • MARIO, ITALIA
        31 août 2020 / 11 h 38 min

        Ce que vous avez entouré en orange sur la carte est bien le Río Changuinola près de sa source.

  100. Jerry
    31 août 2020 / 11 h 15 min

    Pour faire suite à mon dernier commentaire. Concernant le suivi de la rivière par les filles ou le déplacement de leurs restes par la rivière, je mets cette photo qui montre apparemment la rivière (pas sûr à 100% qu’il s’agisse de la même mais cela peut donner une idée). Elle est de haute définition donc on peut zoomer dessus :
    https://i2.wp.com/www.wildxplor.com/wp-content/uploads/2016/05/DSC02635-copy.jpg
    Cela montre que la rivière n’est pas un chemin tranquille. Cela peut expliquer aussi pourquoi elles ne montent pas les collines (sans certitude, peut-être l’une d’entre elle a monté une colline, mais j’ai vu certaines photos du haut où l’on ne discerne pas grand chose à part d’autres hauteurs, et qui sait peut-être que la brume aussi ne rend pas simple la montée et la vue). S’il s’agit de la même rivière, on voit que les restes des filles si ils sont emportés par la rivière ne peuvent être transporté aussi facilement vu les différentes hauteurs, différentes cuves, différents rochers.

    • TRUCI
      31 août 2020 / 12 h 34 min

      @JERRY

      La photo est magnifique et édifiante.
      Mais il ne faut pas oublier que pendant la saison des pluies qui est arrivée et s’est intensifiée semaines après semaines,
      le débit des rivières peut parfois augmenter de façon très significatives et par la même la force des courants.
      Dans ce cas, les différentes hauteurs, cuves etc ne suffisent plus à bloquer ou ralentir quoi que ce soit.

  101. MENO
    31 août 2020 / 12 h 04 min

    1. Les rochers arrondis sont nombreux ; c’est l’autre, plat avec une rainure qui est singulier.
    2. Code PIN. S’il s’agit du code PIN le smartphone est bloqué après le 3e numéro erroné. Peut-être s’agit-il du verrouillage d’écran par code d’accès qui n’est pas limité à 3 essais.

  102. TRUCI
    31 août 2020 / 12 h 08 min

    @JERRY

    (« Si les filles étaient près d’un pont de singe la nuit du 7 au 8, alors leurs restes sont retrouvés beaucoup plus loin me semble-t-il. Ce qui indiquerait qu’elles auraient marché beaucoup plus après le 8 qu’avant. »)

    C’est l’une de mes hypothèses en fait, elles ont commencé à bouger plus et « mieux » à partir du moment ou elles ont perçu que des recherches avaient lieu pour les trouver. Notamment avec l’hélicoptère qu’elles ont même pu voir sans que lui ne les voit (j’ai lu plusieurs témoignages de gens perdus dans la forêt et qui explique cela).

    Donc à partir de la elle ont pu déterminer une direction , en suivant la rivière et se retrouver le 7 Avril , ou même avant, sous le pont de singe. Or j’avais dans un de mes scénarios expliqué que arrivant sous un pont de singe, c’est forcément arriver sur un sentier. Mais ce sentier à deux directions, un côté va vers Chiriqui/Boquete et l’autre s’enfonce dans Bocca del torro.
    Ça expliquerait la remarque que fait l’indien dans sa vidéo ou il pense voir un câble sur une des photos de nuit.

    Comme on peut voir que parmi les 3 hélicoptères, l’un est basé , décolle et attérit , depuis alta roméro, il est possible qu’elles aient déterminé une direction en fonction des aller retour de cet hélicoptère et donc, elles décident de partir
    du pont de singe vers, dans la direction de alta roméro.
    Il faut la rappeler que nous sommes le 8 avril donc déjà 8 jours et 7 nuits perdues, donc leur état physique est très diminué à mon avis.
    Il est possible que Kriss ait tenté de grimpé pour remonter sur le sentier et qu’à ce moment la elle ait fait une chute grave, traumatisme crânien par ex, même de jour. Ça à pu arriver le 5 ou le 6 par ex. Mais ce qui est sur c’est que dans la nuit du 7 au 8, elles voient les signaux lumineux. Les deux ou Lisanne seule si Kriss est inconsciente ou déjà morte.
    Si bien que par la suite, c’est Lisanne qui seul , après la mort de Kriss donc pas tout se suite , et après peut être avoir caché ou recouvert son corps, part seul dans la direction qu’elles avaient déterminer (signaux lumineux, hélicoptère) mais elle ne prend pas le risque d’escalader, elles est à bout de force, soit elle tente de suivre par la rivière, soit elle passe par la jungle et meurt ensuite, à un autre endroit, épuisée, avec le sac.

    • TRUCI
      31 août 2020 / 12 h 50 min

      J’ajoute que cet hypothèse il serait vraiment intéressant de connaître l’endroit ou même la zone ou se trouvait l’équipe de recherche privée qui à entendu ce cri et le bruit de choc pendant 1 minutes. C’était le 9 Avril je crois.
      Si ils n’ont pas dépassé le sommet , alors c’est compliqué d’expliquer ou alors ce n’étaient pas les filles mais autre chose (singe par ex ou autre animal).
      Si le 9 avril, ils ont en revanche largement au delà du sommet et sur le sentier en direction de alto romero, la ça pourrait avoir du sens.
      J’ajoute qu’on peut aussi imaginer que Kriss est blessé gravement mais pas morte. Elle a pu se fracturer le bassin par ex (pelvis). Face à cette situation très grave, Lisanne à pu décider puisqu’elles ont vu des signaux lumineux et l’hélico de partir seule pour tenter de trouver au plus vite du secours et de ne pas attendre sous le pont que quelqu’un passe. Elle aurait de fait laisser Kriss mais c’était logique car rester avec elle et attendre alors qu’elles ont retrouvé un sentier et que du monde les cherche, il y a une réelle possibilité qu’il fallait tenter.
      Et qui sait si ce cri et ce bruit n’a pas été fait par Kriss le 9 avril , épuisé, blessé et immobile dans ce qui semblait venir d’un ravin ou d’en dessous.

      • TRUCI
        31 août 2020 / 13 h 04 min

        Enfin, il faut aussi dire que même si par Kriss est seule et blessé sous le pont de singe, elle est immobilisé et probablement dans un renfoncement à l’abri.Donc non visible.
        Et même si c’est sur le sentier, il ne faut pas imaginer qu’il y a énormément de passage. J’ai lu par ex que de tous les trails, le pianista n’est pas forcément le plus visité par les touristes, et évidemment ceux qui le font ne vont pas forcement après le sommet. Et par ailleurs pendant toute cette période, même si ils n’ont pas fermé le sentier, je pense que beaucoup de touristes , mais sont-ils si nombreux, ont pu décider de reporter ou préférer faire autre chose.
        Des autochtones ont pu passer mais si à ce moment la Kriss est à moitié fiévreuse et assoupie (ce qui devait être le cas car 8 jours et 7nuits dans la jungle, malnutrie et blessé), ils ont pu ni la voir , ni entendre quoique ce soit.
        Par ailleurs , les équipes de recherche comprennent une dizaine d’hommes pas plus qui avance sur le sentier et il est possible que l’équipe qui explorait ce sentier soit déjà passé la avant que les filles n’y atterrissent.
        Et peut être que le 9 avril, malgré son état, elle perçoit la présence de l’équipe privée et tente comme elle peut de crier et de faire du bruit. Mais elle est déjà à demi-morte……….

  103. Jerry
    31 août 2020 / 14 h 40 min

    @Truci : La photo est extraite de cette page :
    http://www.wildxplor.com/?p=568
    Il s’agit d’une personne qui a tenté de rechercher les filles à 2 reprises en 2014.
    De mémoire, il me semble qu’il est parti sur El Pianiste juste après l’arrêt des recherches, le lendemain il me semble, peut-être le 15. Son post est intéressant puisqu’il a déjà secouru des personnes perdues, ce qu’il explique au début de son post. Il explique également effectivement que les rochers peuvent être facilement déplacés par les fortes eaux et que l’on peut se retrouver bloquer l’instant d’après à cause d’un déplacement.
    Son post est aussi intéressant parce qu’il explique pourquoi les recherches n’auraient pas été au delà du Mirador. Il arrive sur les lieux et se met dans les mêmes conditions que les filles. Sauf que l’information à l’époque était que les filles étaient montées à 15h30. Donc au moins jusqu’au 15 avril, les secouristes pensent que les filles n’ont pas pu aller au delà du Mirador parce qu’elles y seraient arrivé à 17h30 et qu’il serait alors l’heure de rentrer avant la nuit. Ce jour là, avec l’information qu’il a, il cherche sur El Pianista. C’est plus tard en découvrant les photos qu’il se rend immédiatement compte avec le soleil que les filles se trouvent au Mirador à 13h et qu’il prend conscience de l’erreur ayant mené à penser que les filles n’auraient jamais été au-delà du Mirador. Tout le monde à ce moment là imagine que les filles ont pu se perdre sur le sentier, envisageant même qu’elles aient pu ne pas atteindre le Mirador.
    Il est important d’avoir cela en tête quand on revoit les vidéos ou que l’on relit les articles qui indiquent que les filles n’auraient jamais été au-delà. La raison c’était qu’à l’époque ils pensaient que la nuit approchait.
    La personne repart avec des amis faire des recherches par la suite quand ils apprennent que les parents augmentent la récompense, après la découverte du sac il me semble. Sans succès. Son avis est intéressant puisqu’il était sur place, il penche aussi sur l’hypothèse qu’elles se soient perdues (d’ailleurs il en est persuadé).

    @Mario : Oui je crois que la rivière peut être traversée à pied. Je ne sais pas pour tous les ponts. Il me semble qu’il y en a au moins 3 mais peut-être plus.

    @Truci : C’est pour moi un paradoxe. Si on imagine que les filles « attendent » dans un abri, au regard de l’éparpillement des affaires sur les photos de nuit, on aurait tendance à imaginer qu’elles soient blessées ou fatiguées. D’autant plus si elles sont proches d’un pont de singe. Il serait possible effectivement d’attendre près d’une telle construction humaine en s’attendant à voir des personnes l’emprunter, mais à ce moment là pourquoi ne pas monter à hauteur du pont de singe, au dessus de la rivière pour attendre. J’ai l’impression qu’elles ne pouvaient pas marcher. Et d’autre part, si on retrouve leurs restes bien plus loin sur la rivière c’est qu’elles ont réussi à marcher, voir grimper peut-être certains endroits, donc moins compatible avec la blessure.
    Effectivement le 8 elles doivent déjà être extrêmement fatiguées. Sur le lien que j’ai mis ci-dessus, la personne reste une nuit dans la jungle et peut constater qu’il y fait froid, humide, etc. Peut-être décident-elles d’avancer en raison des signaux lumineux de la nuit qui leur indique une position erronée. C’est « l’espoir » de la nuit. Après la personne qui passe la nuit dans la jungle le 15 avril entend également des feux d’artifice à minuit et envisage un anniversaire. Comme il l’indique, dans la jungle on ne peut savoir d’où provient le son. Peut-être que d’autres « feux d’artifice » ont été tirés qu’elles auraient pu entendre.
    Certains disent que Kris pourrait ne plus être en vie sur la photo de nuit, mais je me demande si le travail sur la teinte rouge faite sur photoshop (photo postée plus haut) n’indiquerait pas au contraire qu’elle est toujours en vie. Le corps pourrait-il prendre cette teinte rouge si elle n’était plus ?
    Pour ce qui est de la présence de l’équipe privée, il faudrait vérifier la date, qu’il s’agit bien du 9 avril. Si la recherche a bien lieu en avril c’est effectivement un lieu important à prendre en compte pour Romain.
    Il y a le lieu des dernières photos de jour qui peuvent donner les coordonnées du dernier point où l’on est sûr qu’elles soient passées. Cela permet aussi d’envisager la suite de leur trajet.
    Ce lieu des recherches privées, où le cri aigu a été entendu associé à un bruit de « canette ». Il me semble que le cri vient après le bruit de canette. Mais l’important serait de trouver le « K » tracé sur un arbre, qui pourrait déterminer un autre passage des filles (ou de Kris).
    Le lieu des photos nocturnes serait aussi important à déterminer. Si en plus il y a réellement un pont de singe sur l’une ou plusieurs d’entre elles, alors il faudrait retrouver l’endroit. On lit souvent qu’il y a 2 ponts de singe, mais apparemment il y en a plus. Sur un autre post du site cité ci-dessus, la personne fait le trajet depuis El pianista et passe par 4 ponts de singe. Si les photos sont prises depuis la rivière, de fortes chances que les fortes pluies aient tout nettoyé mais cela permettrait de poursuivre le cheminement des filles.
    L’endroit où campait l’équipe de recherche la nuit du 7 au 8 (et leur rapport) pourrait fournir une indication éventuelle de la zone où se trouvaient les filles en fonction des signaux lumineux. Si ils passent la nuit dans la jungle, c’est qu’ils doivent s’être enfoncé dans celle-ci au-delà du Mirador.

    • Jerry
      31 août 2020 / 15 h 02 min

      Le lieu de campement permettrait de déterminer peut-être le lieu des photos de nuit.
      Ce serait inimaginable de se dire que les filles ont tenté de se faire repérer à plusieurs reprises, qu’elles savaient qu’elles étaient recherchées, et cela sans succès. Si on considère comme certains l’imaginent que la photo de nuit avec le « papier toilette » et le fond de Pringles sont une tentative de signalisation de leur position à l’hélicoptère qu’elles doivent entendre (le papier toilette qui représenterait un SOS, le fond de la boîte de Pringles une manière de se faire repérer par reflet, le sac rouge sur une longue branche pour attirer l’attention…), qu’elles tentent ensuite la nuit du 7 de se faire repérer par l’équipe de recherche de nuit via 90 flashs, que le 9 elles entendent l’équipe de recherche privée et tentent de signaler leurs présences par des jets de canette contre une falaise et finissent par un cri désespéré… Ce serait jouer de tellement de malchance, de passage à côté, voire d’incompétence des autorités. Preuve en est les recherches ne viennent pas après que l’équipe privée les informe qu’ils ont entendu ce fameux cri… Peyt être parce qu’ils cherchent sur El Pianista et que l’équipe privée s’est aventurée plus loin, peut-être aussi parce qu’ils voient d’un mauvais œil cette équipe privée comme je l’indiquais dans un post, qui n’a pas dû obtenir d’autorisation, etc.

      • TRUCI
        31 août 2020 / 16 h 51 min

        Je crois que tout vient du fait qu’elles n’ont pas dit ou elles allaient se balader ce lundi 1 er Avril.
        Il a donc fallu un moment avant qu’on trouve le pianista mais en plus en se trompant d’heure, et même un doute sur le jour avec certains témoignages, donc en imaginant même pas qu’elles aient pu aller de l’autre côté du sommet. C’est crucial comme info car plus les jours ont passé, plus leur situation s’est dégradé.
        Donc je crois que au delà de la malchance, ce tâtonnement au départ à joué en leur défaveur. D’autant qu’elles savent que personne ne sait ou elles sont.
        Ils ont cherché un peu partout en dispatchant des équipes mais ils n’ont focalisé sur aucune zone en particulier.
        Ils ont donc pu les rater, c’est possible. Contrairement à ce que dit Scarlett par ex, ils n’ont pas fouillé tous les recoins, peut être plus avant le sommet du pianista, mais certainement pas après.
        Plus tard , ils ont envoyé des équipes sur le sentier après le sommet et une dizaine d’hommes ont parcouru le sentier , à partir du 7 la nuit avec des signaux, mais ils n’était pas des armées de bonshommes et des centaines en permanence sur le sentier et ils n’ont pas du s’éloigner du sentier par ailleurs. Et ils n’ont fait que passer.
        Oui , si elles voient ou entendent au loin, mais qu’en dehors du flash, elles ne peuvent pas faire du feu, alors malgré leur tentative de bouger, péniblement et lentement, vers les recherches, elles ont pu les rater et réciproquement.
        Et effectivement, toujours avoir à l’idée qu’on ne saura à 100% qu’elles sont allé au pianista et passé le sommet vers 13h30 ce 1er Avril que 1 mois après quand on trouve le sac.
        Tout comme il faut garder en mémoire qu’elles sont totalement sous équipé, sans feu, sans tenues adéquates, sans nourriture ou très peu, et sans eau sauf de la rivière.
        Dans le fond, Elles ne se seraient pas habillé autrement si elle avait été se balader en été à Amsterdam en fait.
        C’est cette attitude un peu désinvolte, improvisée puisque n’ayant pas pu intégrer leur école, qui me convainc qu’elles se sont perdues. Elles ont à un moment, et d’une certaine façon dès qu’elles passent le sommet, pris des risques sans comprendre, sans réaliser que cette jungle sauvage ne se visite pas comme un parc en centre ville.
        On ne saura probablement jamais la raison pour laquelle elles ont à un moment ou à un autre quitté le sentier.
        C’est la première fois qu’elles vont dans un pays tropical et se retrouvent dans une jungle tropicale. Il fait beau, tout se passe bien et elles veulent vraiment en profiter un peu pour se « venger » de la mésaventure de la veille à l’école. C’est l’aventure et ça à l’air facile. Peur être une envie d’aller un peu dans la jungle à un endroit qui semble un peu plus ouvert, on avance de 20/30mètres, et quand on veut revenir , on ne reconnait plus rien, car on a pas vraiment marché en ligne droite , on a contourner des arbres etc, sans s’en rendre compte, et on est perdu.

    • MARIO, ITALIA
      31 août 2020 / 15 h 41 min

      <>
      Je suis d’accord à 100% avec ça.
      Remonter à ce lieu serait crucial, parce qu’on aurait la confirmation d’où se trouvaient les filles après une semaine de leur disparition. En effet le dernier endroit connu avec certitude est celui de la photo #508, après c’est l’inconnu total, car on a jamais indentifié une suele trace sûre de leur passage.

      • MARIO, ITALIA
        31 août 2020 / 15 h 42 min

         »
        Le lieu des photos nocturnes serait aussi important à déterminer.
         »
        écrit par JERRY

        • Jerry
          31 août 2020 / 16 h 25 min

          Je rajoute que retrouver la personne qui a dit avoir entendu 2 filles crier le 5 avril et une chute importante, pourrait être aussi intéressant. En relisant je me rends compte que celui-ci n’est pas forcément un garde. Les touristes parlent d’une personne qu’elles rencontrent au poste de garde, mais qui n’est pas forcément un garde.
          On ne sait pas si cela concerne le Volcan Baru où les touristes se trouvent le 6 avril ou si cette personne qui leur parle là bas se trouvait peut-être sur le sentier El Pianista la veille. Ils parlent de « sentier », j’ai d’abord pensé à un sentier sur le Volcan, mais peut être s’agit-il d’El Pianista. Auquel cas, une autre personne les aurait entendu le 5 avril crier ? tomber ?

          • MARIO, ITALIA
            31 août 2020 / 17 h 24 min

            Ce témoigna